jeudi 20 juillet 2017

Coin lecture en devenir...

Nous avons acheté une maison tôt ce printemps et depuis juin, nous sommes dans les rénovations et la décoration. C'est maintenant au tour de la pièce dédiée à la lecture ! C'était important pour moi d'en avoir une loin de la télévision (je suis incapable de lire si je l'entends). Il y a déjà des bibliothèques intégrées au mur et un poêle à bois. L'été, je lis principalement dans la cour mais l'hiver, l'automne ou les jours de pluie, je pourrai profiter de ce petit coin. 

Pourquoi je vous parle de tout ça ? J'aimerais avoir les conseils de lecteurs et lectrices. Qu'aimez-vous de votre coin lecture ? Qu'aimeriez avoir que vous n'avez pas ? Quels sont les indispensables selon vous ?

Voici des photos avant les travaux (avec un chat en prime). Le rouge et le brun disparaîtront, ne vous en faites pas ! :)




mardi 18 juillet 2017

Nelly le film


Nelly Arcan a marqué le monde littéraire québécois à sa manière dès la parution de son premier roman Putain. Elle était une femme aux multiples personnalités et aux nombreux talents. J'ai regardé récemment ce film biographique qui est paru l'année dernière soit huit ans après qu'elle se soit enlevée la vie.

Dans Nelly, on pourrait croire qu'on a affaire avec plusieurs personnages différents : l'escorte, la junkie, l'écrivaine, la star, l'amoureuse. Les scènes se succèdent mais l'ambiance change. Seul le malaise reste. Mylène MacKay interprète à merveille cette femme insaisissable et torturée. Certaines scènes sont marquantes, d'autres fascinantes. La photographie du film est léchée et magnifique.

Il m'a semblé qu'on entremêlait parfois la réalité et la fiction. A-t-elle utilisé ce même procédé dans ses romans ? C'est fort possible. Malheureusement, je n'ai jamais lu ses romans (mais je le ferai un jour) et cela m'a sans doute empêché de saisir quelques détails. Je n'ai pas l'impression d'en avoir appris beaucoup sur Nelly Arcan mais plutôt d'avoir baigné dans sa mélancolie et son mal de vivre le temps du visionnement. J'ai passé un très bon moment de cinéma malgré tout.

mercredi 5 juillet 2017

Corps sonores - Julie Maroh

Résumé :

Montréal, comme partout ailleurs, les couples se font et se défont. Les individus s’attirent, se repoussent, dans une perpétuelle valse des corps. Dans cette même ville s’entrecroisent des destins à la fois différents et semblables, liés par ce sentiment indescriptible : l’amour. Cette inconnue à laquelle même la science ne peut donner d’explication, ce concept qui nourrit l’imaginaire des artistes depuis toujours, est au cœur du nouveau roman graphique de Julie Maroh.

À travers vingt et une nouvelles de bande dessinée, sur 300 pages, l’auteure retrace les différentes étapes d’une relation amoureuse : les premiers flirts, les rendez-vous manqués, la vie sous le même toit, la rupture... Interrogeant les émotions, convoquant les sens, elle décrit les parcours de personnages criants de vérité. Loin des supposées « normes » de genre et des stéréotypes physiques ou raciaux, leurs corps, dans leur diversité, sont les nôtres. Avec eux, nous partageons l’excitation, les doutes, la tristesse, la joie, la honte, la colère. Comme eux, nous aimons.

Corps sonores est un ouvrage à la fois universel et résolument contemporain dans ce qu’il donne à voir de la réalité humaine.


Julie Maroh, ce nom vous dit certainement quelque chose. C'est elle qui est derrière Le bleu est une couleur chaude, une BD pour laquelle j'avais eu un coup de coeur. Elle a été adaptée aussi sous le titre de La vie d'Adèle. Corps sonores, le deuxième album d'elle que je lis est composé de courtes (et de très courtes) histoires qui ont en commun le thème de l'amour et le lieu, c'est-à-dire la ville de Montréal. D'ailleurs, cet extrait est juste et magnifique :

"Tout commence un 1er juillet puisqu'à Montréal tout change chaque 1er juillet: c'est la journée typique des déménagements. Les corps chargent et déchargent des véhicules en résonnant d'émotions, Espoir, nostalgie, peur, doute, excitation.... Dans ce chaos organisé et sous la chaleur accablante, tout le monde offre les cadavres de son ancienne vie sur les pelouses des allées et emporte le reste, vers la vie à venir."

J'ai aimé retrouver des décors montréalais : les tam-tams du Mont-Royal, la Ronde, etc. Cependant les "traductions" d'expressions québécoises à répétition m'ont agacé alors que d'autres trop "françaises" pour être dites par des québécois m'ont fait grincer des dents. Le langage n'est pas au point et même sans le savoir, on devine facilement que c'est écrit par une française.

J'ai été surprise que l'auteure considère le polyamour est bien accepté au Canada. Nous sommes une société plus ouverte que bien d'autres à propos de la diversité sexuelle mais le message envoyé me paraît bien loin de la réalité. Je n'ai jamais entendu parler de polyamour vécu au quotidien... Alors dire qu'il est bien accepté et ce depuis des années, ça me semble exagéré malheureusement.

Comme dans tous les recueils d'histoires ou de nouvelles, certaines nous touchent plus que d'autres évidemment. Ce fût le cas ici aussi. L'épilogue est l'une de celle que j'ai préférée. L'album est un peu inégal mais il vaut quand même le détour.

Un autre album de Julie Maroh sur mon blogue : Le bleu est une couleur chaude
Corps sonores - Julie Maroh
Éditions Glénat 2017
304 pages