lundi 29 décembre 2014

Mais qu'est-ce que tu fais là, tout seul ? - Pierre Szalowski

Quatrième de couverture :

Martin Gagnon, célibataire endurci, revient à Montréalle soir du réveillon de Noël 1988 alors que personne ne l’attend et qu’il n’attend plus rien de personne. Dans l’hôtel vide où il débarque, de strictes consignes ont été données au personnel : pas d’alcool, pas de femmes,pas de fête pour le turbulent hockeyeur, chassé sept ans plus tôt par le Canadien pour une frasque nocturne de trop. Pour l’ancienne gloire locale, la nuit prometd’être longue, très longue. Mais c’est sans compter les hasards de la vie, qui peuvent parfois nous offrir d’incroyables surprises…

Résigné à tuer le temps entre sa chambre d’hôtel et la banquette arrière d’un taxi à la recherche d’amis perdus, Martin Gagnon fait une rencontre inattendue qui va peu à peu illuminer cette nuit jusqu’à en devenir la plus belle de sa vie.

Mais est-ce bien le hasard qui a présidé à cette rencontre ? N’est-elle pas le fruit d’une soirée que Martin Gagnon voulait oublier quand il a quitté Montréal ? Et s’il était père sans l’avoir jamais su ?


Pierre Szalowski aborde toujours des sujets dans lesquels les québécois se retrouvent, se reconnaissent. Dans son roman plus connu Le froid modifie la trajectoire des poissons, l'action se déroulait pendant la Crise du verglas de 1998 qui a marqué tous les habitants de la province. Cette fois, le personnage principal est un joueur de la célèbre équipe de hockey des Canadiens de Montréal.

Dans les premiers chapitres, le personnage principal n'est pas facile à aimer. Martin Gagnon est un joueur de hockey qui aime un peu trop faire la fête. Il s'est probablement inspiré de segments de la vie de certains joueurs réels du tricolore. J'ai cru en reconnaître quelques uns et leurs célèbres frasques. En plus, il est désagréable et arrogant. Il me faisait même penser au fameux M. Scrooge de Charles Dickens en cette veille de Noël ! Il faut donc dépasser la première partie pour commencer à l'apprécier.

Pierre Szalowski a conservé son écriture très cinématographique quoique j'ai trouvé qu'il était plus précis dans ce dernier roman. On y retrouve aussi plus de descriptions. Il  est facile d'imaginer ses romans adaptés au grand écran.  

Bref, ce roman est un parfait feel-good book ! Ce n'est peut-être pas l'histoire la plus recherchée mais elle fait du bien. Je l'ai lu dans un hôtel de Montréal lors du dernier weekend avant Noël. Je n'aurais pu trouver une lecture plus de circonstance puisque l'histoire se déroule majoritairement dans un hôtel de la métropole aussi pendant le jour et la nuit de Noël !

Mais qu'est-ce que tu fais là, tout seul ? - Pierre Szalowski
Éditions Hurtubise 2012
320 pages

mercredi 24 décembre 2014

Joyeux Noël !


Je vous souhaite tous un très joyeux Noël avec votre famille, vos amis, vos livres ou vos chats, peu importe, tant que vous soyez heureux ! Le bonheur, c'est tout ce qui importe après tout. Amusez-vous et faites-vous plaisir, c'est le temps de l'année idéal pour ça !

mardi 23 décembre 2014

Album de famille - Asa Grennvall

Résumé :

Drame psychologique autour d'une famille, et surtout de sa fille aînée, Mari, une adolescente en révolte contre tout. Ce roman graphique, en cinq actes et un épilogue, enchaîne les voix narratives pour dresser un portrait psychologique de chaque personnage.

L'Album de famille porte bien son nom. Dès les premières pages, nous entrons dans cette famille suédoise et nous la suivons sur plusieurs années. Les différents membres de cette famille livrent tour à tour leurs réflexions sur les relations qu'ils entretiennent (ou n'entretiennent plus) entre eux. 

Cette bande dessinée sort du lot par son originalité tant du côté psychologique qu'au niveau des dessins. L'auteur excelle pour créer des personnages à la psychologie complexe. Elle explore brillamment la vie d'une adolescente révoltée que personne ne semble comprendre, celle de sa mère qui la rejette, celle de sa petite soeur "parfaite", etc. Je ne suis pas encore certaine d'aimer le style graphique mais j'ai passé de longues minutes à le regarder tout de même. Il est naïf et décalé.

Je vous conseille donc d'être curieux et de laisser une chance à ce petit album atypique avec lequel j'ai passé un bon moment.
Album de famille - Asa Grennvall
Éditions L'Agrume 2014
112 pages

dimanche 21 décembre 2014

Les vacances commencent !

Le début des vacances des Fêtes, ça signifie aussi plus de temps pour les loisirs, pour lire et pour écrire des billets sur mon blog ! 

Et comment bien commencer cette période magique mais mouvementée ? En passant une fin de semaine à Montréal à faire les boutiques, se baigner à l'extérieur (malgré les -10 degrés), souper au centre-ville, assister une partie des Canadiens de Montréal et lire bien au chaud à l'hôtel un roman tout à fait de circonstance (dont je vous parlerai bientôt).




Bonnes vacances !

dimanche 14 décembre 2014

Ne me dis pas que tu as peur - Giuseppe Catozella

Quatrième de couverture :

Saamiya a la course dans le sang. Enfant, elle promet à son père qu'elle remportera un jour une médaille olympique. Elle s'entraîne dans les ruelles poussiéreuses de Mogadiscio avec Ali, son meilleur ami, qui lui apprend à se laisser porter par le vent. Les victoires arrivent et se succèdent, mais elles attirent aussi sur elle l'attention des fondamentalistes, dont l'étau se resserre sur le pays. Or, Saamiya est une guerrière : à 17 ans, elle réussit à se qualifier pour le jeux Olympiques de Pékin et devient le symbole des femmes brimées par la charia. Menacée, obligée de courir sous une burqa, elle finit par se rendre à l'évidence : pour défendre ses chances aux J.O. de Londres, il lui faut s'entraîner librement. Commence alors un long et terrible voyage vers l'Europe : 8 000 km de l'Éthiopie au Soudan à travers le désert, puis à la Lybie et, de là, aux côtes italiennes.

Pour tirer de l'oubli cette histoire qui a bouleversé le monde entier, en 2012, Giuseppe Catozella choisit de se mettre dans la peau de la jeune athlète somalienne. C'est Saamiya qui, d'une voix douce mais ferme, raconte son combat pour la liberté, mais aussi le destin des innombrables migrants qui tentent chaque jour, dans l'indifférence générale, de rallier l'Occident au péril de leur vie.


L'histoire de Saamiya a, apparemment, bouleversé le monde en entier en 2012. Pourtant, je n'en avais jamais entendu un mot et ce n'est pas parce que je ne suis pas les Jeux Olympiques ! Aux deux ans, je passe pratiquement deux semaines sur mon divan à regarder sans pause les différentes disciplines. J'adore les J.O. J'adore ce qu'ils représentent. Mais l'histoire de Saamiya m'a échappé comme elle a probablement échappé à plusieurs personnes par chez moi. Je suis donc heureuse de l'avoir découverte avec ce livre.

Au commencement, la petite Saamiya n'a que 8 ans mais elle a déjà une passion pour la course. C'est le seul sport qu'elle peut pratiquer avec si peu de moyens dans un pays en guerre. Je ne connaissais pas du tout la situation en Somalie. Les Somaliens sont divisés en clans et se font même la guerre entre eux. Saamiya a la chance d'être une "Abgal" et non une "Darod" comme son ami Ali. Les Abgal, on les laisse habituellement tranquilles alors qu'on persécute régulièrement les Darod qui sont au bas de la société. Le problème de Saamiya, pour les Somaliens, c'est qu'elle court comme les garçons et, surtout, sans voile. Une fille qui court "presque nue" accompagné d'un Darod, dans les rues de Mogadiscio, ça ne passe pas inaperçu malheureusement.

Le destin de Saamiya est infiniment triste et nous connaissons déjà la fin avant d'entreprendre la lecture. Par contre, nous découvrons la force de caractère de cette jeune femme et sa passion pour la course. Je ne connaissais pas non plus les horribles conditions du fameux Voyage de ces gens qui tentent de fuir l'Afrique vers l'Europe. Ce livre est un bel hommage qui m'a touché et informé. Pour ces raisons, je ne peux que le conseiller.

Ne me dis pas que tu as peur - Giuseppe Catozella
Éditions du Seuil 2014
288 pages

mercredi 26 novembre 2014

La collectionneuse - Pascal Girard

Résumé :

Voici le grand retour du dessinateur névrosé et maladroit!  Le pauvre Pascal vient de se faire larguer par sa blonde et squatte une chambre chez un couple d’amis.  Indifférent au dessin, en manque de sérotonine, incapable de courir à cause d’une entorse lombaire, il retourne sur les chantiers comme apprenti-ferblantier. Bref, l’heure est au bilan.

Pascal a beau faire des plans et vouloir atterrir sur ses pieds, une rencontre fortuite avec une cleptomane de livres transforme notre antihéros en Sherlock Holmes de fortune..


La collectionneuse est la troisième bande dessinée de Pascal Girard que je lis. J'avais beaucoup apprécié ses illustrations dans Valentin et j'avais également aimé Conventum qui était, cette fois, écrit et dessiné par lui. La collectionneuse est 100% de son cru aussi et, pour moi, elle surpasse Conventum !

Le héros préféré de Pascal Girard, c'est lui-même ! Il se met en scène dans plusieurs de ses bandes dessinées. Il utilise l'humour et l'auto-dérision à profusion ! Je ne connais toujours pas la part de réel dans tout ça mais peu importe car ses histoires sont cocasses. Côté émotions, il se laisse davantage aller avec cette collectionneuse et ça lui va bien ! L'histoire de cette attachante voleuse de livres est une belle trouvaille.

Les dessins sont simples, sans cadre et sans couleur. Il a son style bien particulier. Je le reconnais tout de suite lorsque je vois un de ses dessins. J'aime qu'il se démarque et  qu'il reste fidèle à son style au fil des années. Il n’essaie pas d'ajouter du "fla-fla" qui ne lui ressemble pas. Ceci dit, les couleurs pastels dans Valentin, ça lui allait bien aussi !
La collectionneuse - Pascal Girard
Éditions La Pastèque
100 pages

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dimanche 23 novembre 2014

Chercher le vent - Guillaume Vigneault

Quatrième de couverture :

La paix a son prix, et il faut parfois brûler les ponts. Il y a déjà longtemps que Jack vit sans Monica. Longtemps aussi que Jack vit sans Jack, un peu. Mais on a beau enterrer les souvenirs, l’érosion fait son travail. Chercher le vent nous entraîne sur la route, la route sans destination, simplement parce qu’il faut bouger, parce qu’il faut prêter ses voiles au hasard.


Chercher le vent est un roman qui a remporté de nombreux prix amplement mérités. C'est aussi le seul roman que j'ai lu 3 fois en 10 ans ! La relecture, ce n'est pas ma tasse de thé mais celui-ci est l'exception. Il est superbement écrit et me permet de m'évader complètement.

Ce roman, bien qu'on y retrouve plusieurs clichés déjà utilisés dans la littérature, m'a complètement transporté. Il nous fait voyager, avec une joyeuse bande, à bord d'une vieille Buick à travers l'Amérique. Après quelques pages, nous voilà partis pour un road-trip  avec Jack un homme dans la trentaine en peine d'amour, Tristan son beau-frère et Nuna une jeune catalane inconnue qui "faisait du pouce". La route les conduira de Val d'or dans le nord du Québec à Montréal puis aux États-Unis dans le Maine, en Louisiane, etc. J'ai de très belles images en tête qui restent depuis des années. Des passages m'ont vraiment marqués.

J'aimerais que Guillaume Vigneault écrive encore. Deux petits romans (Chercher le vent et Carnet de naufrage) ce n'est définitivement pas assez pour un auteur avec un tel talent !

Chercher le vent - Guillaume Vigneault
Les Éditions du Boréal 2001
268 pages

mercredi 19 novembre 2014

La Guerre des Lulus (1915 : Hans) - Hautière & Hardoc

Résumé :

Lucas, Lucien, Luigi et Ludwig : quatre des pensionnaires de l’orphelinat de l’abbaye de Valencourt en Picardie, et que tout le monde, par commodité, surnomme les Lulus. Leur univers a volé en éclats au cours de l’été 1914. Totalement isolés à l’arrière des lignes allemandes lors du déclenchement de la guerre, ces quatre inséparables bientôt rejoints par une autre réfugiée, Luce, 13 ans, ont dû en urgence apprendre à survivre dans un environnement soudain devenu très hostile. Réfugiés dans une cabane en forêt, les Lulus doivent en outre gérer l’inconnue que représente l’unique adulte de leur petit groupe : Hans, un soldat allemand devenu leur prisonnier. Contre toute attente, celui-ci s’avère un compagnon conciliant, trop heureux d’échapper au conflit et à ses combats sanglants. Une sorte de paisible bonheur sylvestre finit même par prévaloir au fil des mois, tandis que la guerre s’enracine dans l’année 1915. Mais combien de temps une telle parenthèse peut-elle se perpétuer, alors que l’horreur rôde si près d’eux, en lisière de leur petit monde miraculeusement préservé ?

Cette semaine, j'ai poursuivis ma découverte des aventures des Lulus. Le premier tome avait été un très bon moment de lecture. Le deuxième est exactement dans la même veine.

On retrouve les quatre orphelins exactement là où on les avait laissé dans le tome précédant c'est-à-dire dans la forêt tout près de leur cabane de bois. Ils avaient rencontré Hans un soldat allemand, ou plutôt, un déserteur allemand. D'abord identifié comme un ennemi par la petite troupe, Hans devient presque un Lulus malgré son prénom qui ne convient pas !

Dans ce tome, il y a plus d'aventures et plus de drames que dans le premier tome. On sent que la guerre se rapproche du camp des Lulus et l'atmosphère devient plus tendue. Par contre, je ne saurais dire lequel est mon préféré ce qui est une bonne chose ! La qualité est égale d'un à l'autre et c'est ce qui me donne envie de lire le troisième tome. Malheureusement, il faudra attendre encore un peu. C'est vraiment une série à mettre entre toutes les mains !

La Guerre des Lulus (1915 : Hans) - Hautière & Hardoc
Éditions Casterman
56 pages

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vendredi 14 novembre 2014

Wild - Cheryl Strayed

Quatrième de couverture :

Lorsque sur un coup de tête, Cheryl Strayed boucle son sac à dos, elle n'a aucune idée de ce qui l'attend. Tout ce qu'elle sait, c'est que sa vie est un désastre. Entre une mère trop aimée, brutalement disparue, un divorce douloureux et un lourd passé de junkie, Cheryl vacille. Pour tenir debout et affronter les fantômes de son passé, elle choisit de s'en remettre à la nature et de marcher. Elle part seule pour une randonnée de mille sept cents kilomètres sur le Chemin des crêtes du Pacifique, un parcours abrupt et sauvage de l'Ouest américain. Au fil de cette longue route, elle va surmonter douleurs et fatigue pour renouer avec elle-même et finalement trouver sa voie.

Franche, dynamique et un brin déjantée, Cheryl Strayed nous entraîne grâce à ce récit humain et bouleversant sur les chemins d'une renaissance.

Ceux qui me connaissent savent que j'adore les randonnées ! J'ai parcouru un bon nombre de sentiers au Québec principalement. J'adore enfiler les kilomètres, sentir l'odeur de la forêt, rencontrer les petits habitants de la forêt et être complètement épuisée en fin de journée.  Il est vrai cependant que je n'en ai jamais fait une de plusieurs jours en autonomie complète. Alors, comparé à ce que Cheryl Strayed a réalisé, ce que j'ai parcouru ce n'est vraiment rien! Pour bien apprécier Wild, il faut d'abord comprendre l'ampleur du projet de l'auteur. Elle souhaite parcourir le Pacific Crest Trail qui débute au sud de la Californie et s'étend jusqu'au nord de l'état de Washington en passant par l'Oregon.



Si Cheryl Strayed se lance un aussi gros défi, c'est qu'elle a besoin d'une renaissance. La vie l'a profondément blessée un peu comme Elizabeth Gilbert dans Mange prie aime. Le parallèle est facile, les livres ont plusieurs points en communs. Dans les deux cas, les femmes ont raté leur mariage et les relations familiales sont difficiles voires inexistantes. Elles se lancent donc, mal préparées, dans un gros projet afin de se retrouver et de redonner un sens à leur vie. Et, comme Mange prie aime, Wild sera adapté au cinéma. C'est le québécois Jean-Marc Vallée dont j'ai adoré les films C.R.A.Z.Y. et Dallas Buyers Club qui est le réalisateur. Petit scoop qui n'en est plus un : c'est Reese Whiterspoon qui jouera le rôle principal.  J'avais aimé la lecture de Mange prie aime mais j'ai vraiment préféré Wild.

Malgré ce qu'on peut croire, ce n'est jamais lassant même si le Cheryl vit son périple en solitaire. Elle est une raconteuse très dynamique et intéressante. Elle rencontre aussi plusieurs personnages sur son passage ce qui donne lieu à beaucoup plus de dialogues que je ne l'aurais cru. Arrivée à la fin, j'avais envie de reprendre certains chapitres du début pour être sûre de n'avoir rien manqué. C'est dire à quel point j'ai apprécié cette lecture !

Il va de soi que je vais me précipiter pour voir l'adaptation qui devrait sortir dans les salles de cinéma du Québec en décembre prochain. Je souhaite qu'elle soit aussi inspirante que le récit et qu'on y retrouve les magnifiques panoramas !

Wild - Cheryl Strayed
Éditions Arthaud 2013
475 pages

mercredi 12 novembre 2014

La Guerre des Lulus (1914 : La maison des enfants trouvés) - Hautière & Hardoc

Résumé :

Lucas, Lucien, Luigi et Ludwig sont quatre des pensionnaires de l’orphelinat de l’abbaye de Valencourt en Picardie. Tout le monde les surnomme les Lulus. En cet été 1914, lorsque l’instituteur est appelé comme tant d’autres sous les drapeaux, personne n’imagine que c’est pour très longtemps. Et les Lulus ne se figurent évidemment pas une seconde que la guerre va déferler sur le monde finalement rassurant qu’ils connaissent. Bientôt, le fracas de l’artillerie résonne dans le ciel d’été. Il faut partir, vite. Mais lorsque la troupe évacue l’abbaye manu militari,les Lulus, qui ont une fois de plus fait le mur, manquent à l’appel. Sans l’avoir voulu, ils se retrouvent soudain à l’arrière des lignes allemandes.


Ah ! Comme je suis concept avec ma BD sur la Première Guerre mondiale le lendemain du Jour du Souvenir ! Je suis probablement une des dernières personnes de la blogosphère à découvrir ces fameux et populaires Lulus mais s'il en reste quelques-unes à convaincre, j'espère que je réussirai à le faire.

La guerre des Lulus est une bande dessinée d'aventure qui peut plaire à un très large public. Comme adulte, j'ai beaucoup aimé mais je suis certaine que les enfants vont y trouver leur compte aussi. On s'attache facilement à ces quatre petits orphelins qui sont confrontés, bien malgré eux, à la présence des "ennemis" dans leur ville. Les dialogues entre les enfants sonnent vrais et leur naïveté fait sourire. Les sujets ne sont pas souvent joyeux mais tout est raconté avec humour et une certaine légèreté. Les dessins sont beaux et efficaces.

C'est clair, pour moi, tout fonctionne à merveille dans cet album ! J'ai pris le deuxième tome du même coup et je m'en félicite ! J'ai vraiment hâte de découvrir la suite. 

La Guerre des Lulus (1914 : La maison des enfants trouvés) - Hautière & Hardoc
Éditions Casterman
54 pages

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vendredi 7 novembre 2014

Wicked : la véritable histoire de la méchante sorcière de l'Ouest - Gregory Maguire

Quatrième de couverture :

Qui est vraiment cette mystérieuse sorcière? Est-elle donc si méchante? Comment a-t-elle hérité de cette terrible réputation? Et si c'était elle, la véritable héroïne du monde d'Oz ? Ouvrez ce livre et vous découvrirez enfin la merveilleuse et terrible vérité.

Quels que soient vos souvenirs de ce chef-d'oeuvre qu'est Le Magicien d'Oz, vous serez passionné et touché par le destin incroyable de cette femme au courage exceptionnel. Entrez dans un monde fantastique si riche et si vivant que vous ne verrez plus jamais les contes de la même manière...

J'ai entamé ce roman pour le Défi Halloween il y a environ un mois. Je ne ferai pas un long billet cette fois car, je dois l'avouer, je ne l'ai pas terminé. Il a fallu que je le rende à la bibliothèque avant. Si je n'ai pas pu le terminer ce n'est pas par manque de temps mais plutôt par manque d'intérêt. J'ai décidé de l'abandonner après 250 pages. C'est aussi ça être une lectrice parfois !

Je connais les grandes lignes de l'histoire du Magicien d'Oz pour avoir vu le film à quelques reprises lorsque j'étais petite. Dans Wicked, le Pays d'Oz est un monde fantastique très très étoffé ! Les provinces du Pays, les différentes créatures, les religions, le système scolaire, tout est imaginaire. Même le système politique est tout à fait sorti de la tête de l'auteur ! Pour moi, c'était juste trop. C'était difficile à suivre et je n'avais pas envie de me casser la tête pour, ce qui est à la base, un conte. Dans un roman historique, par exemple, me forcer pour comprendre des faits ne me dérange pas du tout.  J'aime apprendre de cette façon mais, ici, j'avais l'impression de perdre mon temps.

Je dois reconnaître par contre que c'est bien écrit. De plus, l'imagination débordante de Maguire a su séduire plein de lecteurs puisqu'une comédie musicale sur Broadway intitulée Wicked The Musical a été créé à partir de cette oeuvre.

Le Challenge se termine malheureusement pour moi sur cette note moins positive...


mercredi 29 octobre 2014

Walking dead (Amour et mort T.4) - Robert Kirkman

Résumé :

Rick et son groupe de survivants ont trouvé refuge dans un ancien pénitencier. Après avoir investi et nettoyé les lieux, ils font la connaissance d’anciens détenus et découvrent alors que l’ennemi n’est pas forcément celui que l’on croit. Après avoir neutralisé la menace immédiate de Dexter, Rick, en leader naturel, établit les nouvelles lois d’une société à visage humain.

Je lis cette série presque exclusivement pendant les mois d'octobre pour l'Halloween mais ça ne veut pas dire que je ne l'aime pas. J'adore la série BD de Walking Dead et je savoure chacun des tomes. Lorsqu'on avait quitté le groupe de Rick dans le troisième tome, ils venaient de prendre possession d'un pénitencier malgré la présence inquiétante de quelques anciens détenus. Nous reprenons donc exactement là où nous avions laissé. Le récapitulatif à chaque début d'album est très utile pour les lecteurs comme moi. Il permet de s'y retrouver facilement même si les lectures des tomes s'espacent considérablement dans le temps. Et pour les autres, c'est facile de passer par-dessus !

Dans le pénitencier, la vie du groupe se rapproche de la vie normale. Elle n'a jamais été aussi près même si les affreux rôdeurs constituent la toile de fond derrière les clôtures et les barbelés. Les personnages se donnent des rôles comme dans toutes les communautés. Certains s'occupent de la sécurité, d'autres des repas, de la couture, etc. Le tome porte bien son nom également car on aborde beaucoup les relations de couple cette fois. Les problèmes conjugaux, qui étaient relégués au second plan lorsqu'il n'était question que de survie, refont surface. Un nouveau personnage qui ne passe pas inaperçu arrive aussi dans ce tome.

Comme pour les autres tomes, j'ai adoré !



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mercredi 15 octobre 2014

Vampire (Intégral) - Joann Sfar

Résumé :

Ce livre contient l'intégralité des aventures de Fernand le Vampire, précédemment publié sous les titres Grand Vampire et Le Bestiaire Amoureux.

Vampire
est une imposante brique de plus de 500 pages. Elle pèse des tonnes ! Malgré tout, je l'ai prise dans mon sac de bibliothèque et traînée courageusement jusque chez moi parce que les dessins me plaisaient bien. Il s'agit d'un gros recueil de la série de Fernand (Grand Vampire) puis du Bestiaire Amoureux. À la toute fin, nous avons droit à des bonus, des croquis et des archives.

D'abord, Fernand est un mignon vampire, pas méchant pour 2 sous mais franchement malin ! Par exemple, il ne mord que d'une dent ses victimes pour que ça ressemble à une piqûre de moustique. Sfar, l'auteur et dessinateur, utilise un ton humoristique pour se moquer gentiment des "habitudes" des vampires. Il ne se prend pas du tout au sérieux.

Cependant, je ne sais pas à quel public est destiné cette BD. Parfois on traite de sujets adultes comme les relations conjugales (ou extra-conjugales). On voit même certains personnages avoir des relations intimes assez explicites alors qu'à d'autres moments les blagues sont vraiment enfantines. C'est très bizarre !

Par petites doses, cette BD pourrait vous accompagner jusqu'au 31 octobre sans problème !



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vendredi 10 octobre 2014

La Dame pâle - Alexandre Dumas

Quatrième de couverture :

Au cœur des Carpathes dans le sombre château de Brankovan, les princes Grégoriska et Kostaki s'affrontent pour conquérir la belle Hedwige. Or Kostaki est un vampire qui revient chaque nuit assouvir sa soif de sang auprès de la jeune femme devenue l'objet d'une lutte sans merci entre les deux frères. Une étrange histoire pleine de romantisme et de fantastique où l'angoisse le dispute au romanesque...

J'ai choisis La Dame pâle pour me mettre dans l'ambiance de l'Halloween hier soir. Je ne ferai pas un résumé car vous risqueriez de tout savoir tant la nouvelle est courte! Elle fait à peine 100 pages. Cependant, j'ai eu beaucoup de plaisir à la parcourir.

Dès les premières pages, la Dame m'a captivé lorsqu'elle a annoncé qu'elle racontait, des années plus tard, sa propre histoire au docteur. "Docteur, vous ne direz pas que l'histoire n'est pas vraie; c'est la mienne..." dit-elle d'emblée. Par la suite, l'histoire devient un mélange d'horreur et de romantisme alors que deux demi-frères luttent pour l'amour de la belle Hedwige. L'écriture est très fluide malgré l'époque (1849). Bref, j'ai passé un bon moment !


mercredi 8 octobre 2014

Bouche d'ombre (Lou 1985) - Carole Martinez & Maud Begon

Résumé :

Paris, printemps 1985 : Lou est en classe de première. Elle ne s'intéresse qu'à son monde adolescent, ses amis, les fêtes, le lycée... Jusqu'au jour où toute sa petite bande décide de s'essayer au spiritisme. Le verre bouge et l'univers de Lou vacille...

Le premier volume d’une tétralogie fantastique co-signée par la romancière Carole Martinez et la dessinatrice Maud Begon.


L'histoire de Bouche d'ombre m'a tout de suite intrigué. Repérée sur les blogs, j'ai voulu la lire rapidement. Le Challenge d'Halloween représentait le moment tout indiqué pour le faire. Il est tout de même question de chats noirs, d'esprits, de spiritisme et de séances d'hypnose !

Lou a une vie plutôt normale pour son âge jusqu'à ce qu'elle se joigne à des amis pour une séance de spiritisme. Ils désirent parler à des esprits. Mais, la suite ne se déroule pas comme prévue et les conséquences sont très lourdes...

Il y aura au moins une suite à cette BD que j'ai hâte de découvrir. Sans crier au coup de coeur, je suis très enthousiaste vis-à-vis ce premier tome. Les dessins me plaisent bien. Les univers graphiques diffèrent selon les époques. Les dessins aux couleurs claires alternent avec les planches beaucoup plus sombres. Nous avons aussi droit à une très jolie écriture. On sait qu'on a affaire à une véritable romancière.

Cette BD était parfaite pour entamer le mois d'octobre et les rendez-vous Mercredi BD Fantastique !


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samedi 4 octobre 2014

Le Dôme dans ma télé (Saison 1)

Under the Dome, ou Le Dôme en version française, est, à la base, une grosse brique écrite par Stephen King que je n'ai malheureusement pas lu. Comme plusieurs autres œuvres du maître de l'horreur, elle a été adaptée en série télévisée. Elle a connu un grand succès un peu partout.

L'histoire de départ est simple mais originale. Un jour, un immense dôme est apparu au-dessus de la petite ville américaine de Chester's Mill sans raison apparente. Rien n'annonçait un tel phénomène. C'est l'incompréhension totale qui règne dans les premiers épisodes. Les habitants sont prisonniers du dôme mais, aussi, des passants qui séjournaient dans l'hôtel de Chester's Mill. Certains personnages se connaissent bien alors que d'autres sont totalement étrangers. Parmi eux se trouvent le shérif du comté, des policiers, une journaliste, le conseiller municipal, un animateur de radio, de jeunes adolescents, des passants, etc.

Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre en regardant cette série. On l'a souvent comparé à Lost probablement parce que l'action se déroule dans un huis clos : une île déserte pour Lost et sous un dôme pour Under the Dome. Dans les deux cas, nous suivons les péripéties d'une bande de personnages très hétéroclites qui doivent s'organiser pour survivre malgré leurs différences et les événements. Une touche de fantastique et de mystère est aussi présente dans les deux séries américaines. Cependant, dans Under the Dome, il y a une bonne dose d'hémoglobine et de morbidité qui nous rappelle que c'est Stephen King qui a scénarisé la série.

Bref, la première saison est divertissante et mystérieuse à souhait. Espérons que la deuxième le sera tout autant !

vendredi 3 octobre 2014

La tradition du mois d'octobre !

En octobre, c'est bien connu, je ne lis que des livres mystérieux, sombres et bourrés de créatures surnaturelles ! Et c'est pareil pour les séries ou les films que je regarde! Pour une 5ème année consécutive, j'embarque dans le Challenge Halloween à bord du vaisseau fantôme de Hilde et Lou . Premier billet demain !


vendredi 26 septembre 2014

Québec-o-trésor !

Il y a quelques années, j'avais participé au Blog-o-trésor du blog J’ai lu. Quand j'ai vu qu'on reprenait le concept cette année avec, pour thème, la littérature québécoise, j'étais plus qu'emballée. Le principe est simple : il faut nommer un maximum de 5 livres québécois que nous avons beaucoup aimé. Les organisatrices du défi vont répertorier les titres pour nous offrir une véritable liste de trésors québécois ! Il suffira ensuite de dévorer soit 1, 3 ou 5 titres parmi la liste. Facile ! 



J'ai essayé d'intégrer plusieurs genres (drame, jeunesse, polar, BD, etc.) à ma courte liste.

1. Marie-Tempête de Dominique Demers
parce que c'est mon premier coup de coeur lorsque j'étais adolescente.

2. Paul a un travail d'été de Michel Rabagliati
parce que Paul est mon chouchou côté BD québécoise et ce titre est mon préféré de la série.

3. Chercher le vent de Guillaume Vigneault
parce que c'est le seul roman au monde que j'ai relu 3 fois, c'est tout dire !

4. Chère voisine de Christine Brouillette
parce que j'ai l'impression que les suspenses seront rares dans la liste et que j'avais adoré celui-ci !

5. Les filles de Caleb d'Arlette Cousture
parce que ce sont Émilie et Ovila, point.

mercredi 17 septembre 2014

Celui qui n'existait plus - Rodolphe & Georges Van Linthout

Résumé :

Norman Jones, américain de 40 ans, a une femme, deux enfants et un job qui rapporte. Oui mais voilà, Norman s'ennuie ferme. Arrivé à la moitié de son existence, il a l'impression d'avoir raté quelque chose, de ne pas avoir mené la vie qu'il s'imaginait. Il rêve d'une nouvelle chance, d'un nouveau départ. Le matin du 11 septembre 2001, il ne se rend pas au bureau, préférant paresser au lit avec sa maîtresse, et échappe ainsi à une mort certaine dans l'attentat du World Trade Center. Pour tous, il est mort. Alors pourquoi ne pas en profiter pour disparaître pour de bon, tout lâcher, partir à l'aventure et commencer cette nouvelle vie dont il rêve ? 

Après "Mojo", Rodolphe et Georges Van Linthout nous emmènent une nouvelle fois sur les routes américaines dans un road movie existentiel (doublé d'un thriller !) alors que les plaies du 11 septembre viennent juste de s'ouvrir.

La plupart du temps, je choisis mes BD en fonction des avis que je trouve ici et là sur les blogs. Cette fois, ce fût différent, c'est le pitch qui m'a convaincue de la prendre.

L'idée de départ est originale du fait qu'elle s'inspire d'un événement qui nous a tous marqué de près ou de loin. J'aime son côté réaliste. J'ai réfléchi à la possibilité qu'une personne ait vraiment fait la même chose que Norman Jones cette journée-là. Il est alors en pleine réflexion existentielle et se dit malheureux. Le 11 septembre, il agit sur un coup de tête. Je l'ai trouvé très humain par sa complexité même si parfois nous perdons la sympathie que nous avions pour lui. Il est loin d'être parfait ! Certaines de ses réflexions sont discutables.

Par contre, le 11 septembre n'est qu'un prétexte, on en parle plus passé la trentième page (l'album en fait 160). Ce sont les errances du personnage principal sur la mythique route 66 que nous suivons attentivement. Le road-trip commence pour celui qui rêve de voir le Pacifique !

Le dessin avec ses nuances de gris m'a beaucoup plu. Réaliste et brut, il s'agence parfaitement à l’ensemble.

Finalement, Celui qui n'existait plus est une très bonne surprise !



Pour lire les billets des participants de la "BD du mercredi", c'est chez Mango !

lundi 15 septembre 2014

Paul au cinéma !

Paul, le personnage des bandes dessinées de Michel Rabagliati, a la cote partout et bientôt, il l'aura au cinéma aussi ! Ça faisait un moment qu'on en parlait mais l'adaptation de l'album Paul à Québec est présentement en tournage. Les noms des acteurs qui interpréteront les principaux personnages ont été aussi révélés. C'est François Létourneau qui deviendra Paul pour l'occasion.



Je ne fais que répandre la bonne nouvelle. Pour en savoir plus et voir des photos du tournage, allez lire l'article de Radio-Canada ici. Il ne nous reste plus qu'à attendre jusqu'en août prochain pour voir le résultat !

vendredi 12 septembre 2014

Mine de rien...

mon blog a aujourd'hui 6 ans !

Je n'ai pas toujours conservé la même cadence côté "publication de billets" mais je suis heureuse de ne l'avoir jamais laissé tomber complètement depuis 2008 ! Merci à vous qui passez ici et me laissez vos petits mots ! Le but de ce blog était, avant tout, d'échanger avec des gens sur mes impressions de lectures. Sans vous, j'arrêterais probablement tout donc, MERCI !

mercredi 10 septembre 2014

Max Winson (T.1 La tyrannie) - Jérémie Moreau

Résumé :

Max Winson n'a jamais perdu un match de tennis de sa vie. Adulé par la foule, il n'est pourtant pas celui qu'on croit. Grande carcasse mélancolique à l'allure de Pierrot, il n'est que le produit d'une enfance volée par des entraînements inhumains, le pantin d'un père tyrannique. Quand ce dernier devient trop faible pour le coacher, la liberté s'offre à lui avec son cortège de paradoxes existentiels...

Max Winson est au sommet du classement de l'ATP depuis des années. Il est jeune, riche et complètement imbattable sur un court de tennis. Par contre, dès les premières pages, on remarque qu'il semble malheureux. Il ne laisse jamais ses émotions l'envahir et ne semble avoir aucun plaisir. Une entrevue à la télévision sera le début de gros changements dans sa vie.

D'abord, ce sont les personnages caricaturaux qui m'ont surprise. Le vieux père Winson, Andy et Tyle sont tout sauf conventionnels. Cependant, leurs réactions amplifiées rendent la lecture dynamique.

L'album a aussi le mérite de proposer plusieurs réflexions pertinentes sur la victoire et le succès. Elles peuvent évidemment s'appliquer autant en dehors du monde sportif. Peut-on gravir les échelons du succès sans écraser les autres ? Est-ce que la compétition est saine ? Est-ce que le succès est le but ultime de toute chose ? 

Tous en noir et blanc, les dessins sont stylés mais me semblent un peu brouillons. Je n'ai pas détesté mais je n'ai pas aimé non plus. Le côté caricatural des personnages ressort aussi beaucoup graphiquement. 

Le premier volet du dyptique Max Winson est surprenant, décalé et intelligent. Je crois qu'il peut plaire à un large public qu'il soit sportif ou non. L'étonnante fin donne envie de lire la suite !
Max Winson (T.1 La tyrannie) - Jérémie Moreau
Éditions Belcourt
160 pages

Pour voir ce qu'ont lu les autres participants de la BD du mercredi, allez chez Mango !