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mercredi 8 janvier 2020

Hiver rouge - Dan Smith

Quatrième de couverture :

Hiver rouge 1920, Russie centrale. La terreur s'est abattue sur le pays. À la mort de son frère, Nikolaï Levitski a déserte l'Armée rouge pour aller l'enterrer dans son village. Mais lorsqu'il arrive dans la petite communauté, perdue en pleine nature, c'est la stupéfaction. Les rues sont vides et silencieuses. Les hommes ont été massacrés dans la forêt alentour, les femmes et les enfants ont disparu. Nikolaï se met alors sur la piste des siens. C'est le début d'une quête aussi désespérée que périlleuse dans une nature hostile, au coeur d'un pays ravagé par la guerre civile.


Hiver rouge, c'est le roman que j'ai dévoré au début des vacances des Fêtes. À priori, ce n'est pas le genre de roman que je lis régulièrement mais des proches me l'avaient chaudement conseillé et prêté. Puis, avec l'hiver qui tardait à arriver en décembre, j'avais le goût de me plonger dans cet hiver rouge en Russie.

Au départ, je craignais ne pas aimer. Le début est lent et plus ou moins enthousiasmant. Nikolaï Levitski, le personnage principal, revient dans son village natal avec son frère décédé (oui, il traîne son cadavre depuis un moment déjà) à dos de cheval. On ne sait presque rien sur lui au départ. Malheureusement, à son arrivée, il ne retrouve ni sa femme ni ses deux fils. En fait, le village est complètement désert. Il se rencontre avec une vieille dame qu'il a connue jadis qui raconte des bribes d'histoires qui semblent être tout droit sorties de son imagination. Tout devient intéressant, environ cent pages plus tard, quand il se résout à quitter à nouveau son village et à partir à la recherche de sa famille. 

Durant son périple, Nikolaï ira de rencontre en rencontre. Mais alors, à qui peut-il faire confiance ? Le récit devient très prenant. J'avais du mal à m'arrêter. En plus, chaque chapitre se termine sur un cliffhanger qui nous donne envie de poursuivre "juste quelques pages de plus". Je ne connais pas beaucoup l'histoire de Russie, ses guerres, l'armée rouge et les Tchékistes mais ça ne m'a pas empêché d'apprécier ce roman. Nous sommes beaucoup plus dans un suspense, un thriller, que dans un roman historique. Il y a un petit côté survivaliste également. Il faut parfois avoir le cœur bien accroché par contre car cette histoire n'est pas exempte de violence de toute sortes. Certains passages sont très durs.

Je suis bien contente d'être sortie de ma zone de confort et d'être allée à la rencontre de ce déserteur de l'armée rouge dans ce roman riche en rebondissements. J'ai adoré.

Hiver rouge - Dan Smith
Éditions 10-18  2016
552 pages

dimanche 23 juillet 2017

Au fond de l'eau - Paula Hawkins


Quatrième de couverture :

Une semaine avant sa mort, Nel a appelé sa sœur, Julia. Qui n’a pas voulu lui répondre. Alors que le corps de Nel vient d’être retrouvé dans la rivière qui traverse Beckford, Julia est effrayée à l’idée de revenir sur les lieux de son enfance. De quoi a-t-elle le plus peur ? D’affronter le prétendu suicide de sa sœur ? De s’occuper de Lena, sa nièce de quinze ans, qu’elle ne connaît pas ? Ou de faire face à un passé qu’elle a toujours fui ? Plus que tout encore, c’est peut-être la rivière qui la terrifie, ces eaux à la fois enchanteresses et mortelles, où, depuis toujours, les tragédies se succèdent.

Julia, Lena, Nel : avec ce superbe portrait de trois femmes en quête d’elles mêmes, aux prises avec les pesanteurs du passé, on retrouve l’infinie compréhension pour ses personnages dont témoignait déjà Paula Hawkins dans La Fille du train. On y retrouve, surtout, sa virtuosité et un talent incroyable pour tenir le lecteur en haleine jusqu’à l’ultime rebondissement, qui marquera tous les esprits.

Paula Hawkins a vécu au Zimbabwe, en France et en Belgique. Journaliste à Londres, son premier roman La Fille du train a été vendu à plus de 18 millions d'exemplaires dans le monde.


Les romans de Paula Hawkins sont toujours de gros succès. De mon côté, c'est la jolie couverture qui m'a donné envie de lire ce polar cet été ! Il faut dire que j'avais bien aimé son premier La fille du train aussi. D'ailleurs, je ne devrais pas tarder à regarder l'adaptation cinématographique.  Encore une fois, avec Au fond de l'eau, elle nous offre un polar très efficace.

Paula Hawkins nous transporte à Beckford un petit village en Angleterre et sur les berges de sa rivière tumultueuse. Nous nous baladons entre le Vieux Moulin, le bassin aux noyées et le commissariat de police. Avec de tels lieux, on pourrait certainement en faire un beau film ! Cependant, j'ai eu un peu de mal à m'y retrouver au départ car les personnages sont nombreux. On y rencontre presque tout un village ! Après un moment, on s'y fait et on peut apprécier davantage l'intrigue qui avance lentement mais surement. À l'instar de son premier roman, il est difficile de savoir lesquels sont vraiment fiables et lesquels disent la vérité. Les secrets se révèlent au fil des pages. J'ai aussi bien aimé l'atmosphère de ce roman. Je ne sais pas si l'histoire me marquera longtemps mais sur le coup, ça a bien fonctionné.

Un autre roman de Paula Hawkins sur mon blogue : La fille du train

Au fond de l'eau - Paula Hawkins
Éditions Sonatine 2017
406 pages

jeudi 27 avril 2017

La fille du train - Paula Hawkins

Quatrième de couverture :

Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller à Londres. Le 8 h 04 le matin, le 17 h 56 l’après-midi. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe, lors d’un arrêt, une jolie maison en contrebas de la voie ferrée. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu’elle voit derrière la vitre. Pour elle, ils sont Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte. Rien d’exceptionnel, non, juste un couple qui s’aime. Jusqu’à ce matin où Rachel voit un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Rachel, bouleversée de voir ainsi son couple modèle risquer de se désintégrer comme le sien, décide d’en savoir plus sur Jess et Jason. Quelques jours plus tard, c’est avec stupeur qu’elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu…

Avec ce thriller psychologique exceptionnel, Paula Hawkins fait figure de révélation de l’année. Il vous suffit d’ouvrir ce livre et de vous laisser entraîner dans le piège paranoïaque et jubilatoire qu’elle vous tend et vous comprendrez combien cette publication fait figure d’événement.


Sur ce coup-là, je suis très en retard. J'ai lu La fille du train il y a quelques semaines seulement alors qu'on en parle partout depuis des années ! Avec la sortie de l'adaptation dans les salles de cinéma à l'automne, le roman a même été mis à l'avant deux fois plus qu'une !

L'histoire de La fille du train est celle de Rachel surtout. Cette femme alcoolique et délaissé par son ancien mari peine à refaire sa vie. Alors qu'une disparition survient, elle a la conviction de détenir une partie de la réponse. Malheureusement, ses dernières frasques la rendent peu crédible au yeux de la police et de la société. Puis, il n'y a pas que Rachel. Il y a deux autres femmes, Anna et Megan, qui nous sont présentées. Elles habitent toutes dans la même rue mais leurs vies n'ont pas toujours été aussi banales. Les points de vue alternent d'un chapitre à l'autre. Les trois femmes s'expriment à tour de rôle.

Les rebondissements sont nombreux sans être exagérés. Tout demeure crédible. J'ai pu replacer les pièces du puzzle et comprendre ce qui s'était réellement passé seulement quelques pages avant que ce soit révélé. J'ai aimé chercher le ou la coupable tout ce temps ! La fin tient ses promesses.

J'ai bien aimé ce polar mais je l'aurais sans doute encore plus apprécié si je n'avais pas eu d'aussi grandes attentes. Je regarderai probablement l'adaptation de Tate Taylor dans les prochaines semaines. L'avez-vous vu ? Vaut-elle le détour ?

La fille du train - Paula Hawkins 
Éditions Sonatine 2015
528 pages

jeudi 22 décembre 2016

Comme un livre ouvert - Liz Kessler

Quatrième de couverture :

Ashleigh Walker est amoureuse. Au sens le plus intense et bouleversant du terme. Un amour inconditionnel qui la consume. De quoi oublier de s'inquiéter pour ses mauvais résultats scolaires. De quoi lui faire oublier le mariage de ses parents qui s'effondre. Il y a juste une chose qui la perturbe… Pourquoi n'est-ce pas Dylan, son petit ami qui la met dans cet état, mais plutôt Mademoiselle Murray, sa prof d'anglais ?


Il me prend assez régulièrement l'envie d'aller fouiner dans les nouveautés pour adolescents. Malgré mon âge, j'ai du plaisir à lire ces romans de temps en temps. Comme un livre ouvert aborde de belle façon deux principaux thèmes : subir le divorce de ses parents et découvrir son attirance pour les personnes du même sexe. Je suis étonnée que le divorce ne prenne pas plus de place dans le résumé, on l'aborde autant que l'homosexualité de l'héroïne.

Le roman est divisé en trois grandes parties. J'ai beaucoup aimé les deux premières. Ashleigh n'est pas sans faille et c'est ce qui en fait un personnage humain et attachant. C'est une adolescente qui tente d'être appréciée de tous. Ses réflexions empreintes d'empathie à propos de ses parents m'ont touché. Par contre, j'ai trouvé que la troisième partie était précipitée. Alors que l'auteure prend son temps pour développer les relations d'Ashleigh avec Dylan, Mlle Murray, Robyn et Cat, elle néglige celles avec Jayce et Taylor. Pourtant, elles sont importantes. Elle nous laisse aussi sur un événement marquant abordé à la va-vite. J'aurais aimé plus de pages pour cette finale qui était bien consistante !

Les jeunes lecteurs n'apprendront probablement rien de nouveau mais ceux qui vivent le divorce de leurs parents ou se questionnent sur leur orientation sexuelle verront qu'ils ne sont pas les seuls. Et ça, c'est déjà beaucoup. Je n'hésiterais pas à conseiller ce roman.

Comme un livre ouvert - Liz Kessler
Éditions Hugo et cie 2016
312 pages

mercredi 2 novembre 2016

Dracula - Bram Stoker

Quatrième de couverture :

Jonathan Harker, jeune notaire, est envoyé en Transylvanie pour rencontrer un client, le Comte Dracula, nouveau propriétaire d'un domaine à Londres. A son arrivée, il découvre un pays mystérieux et menaçant, dont les habitants se signent au nom de Dracula. Malgré la bienveillance de son hôte, le jeune clerc ne peut qu'éprouver une angoisse grandissante. Très vite, il se rend à la terrifiante évidence: il est prisonnier d'un homme qui n'est pas un homme. Et qui partira bientôt hanter les nuits de Londres...

Grand classique de la littérature de vampires, best-seller de tous les temps après la Bible, "Dracula" est une source d'inspiration inépuisable.


En octobre, depuis quelques années déjà, je lis des classiques d'épouvante : Carmilla, Frankenstein, Le fantôme de l’Opéra, L’étrange cas du Docteur Jekyll et de Mr. Hyde, etc. C'était au tour du mythique Dracula cette année. Il serait inutile de faire un résumé de cette oeuvre mais je tiens tout de même à vous partager mon appréciation.

Comte Dracula, Dr. Van Helsing, Jonathan Harker, nous avons tous déjà entendu ces noms mais peut-être que vous avez de fausses représentations en tête comme moi avant ma lecture. Découvrir leur véritable histoire a été un plaisir en ce temps d'Halloween ! Renfield, l'homme interné dans un asile qui mange des mouches et des araignées, est aussi un personnage savoureux que j'ai adoré.

Dracula est presque uniquement composé de journaux intimes et de lettres des différents personnages. J'avais peur que le style épistolaire rende très ardu la lecture de ce roman (qui fait quand même plus de 500 pages). Il n'en est rien. L'écriture de Bram Stoker se lit très bien malgré l'époque. L'atmosphère est envoûtante dès les premiers chapitres. Le fantastique y est présent par petites doses ce qui, selon moi, le rend plus crédible. Nous sommes davantage dans la suggestion que dans l'action.

J'ai seulement été un peu déçue du sort réservé aux personnages féminins qui sont, à chaque fois, des victimes du Comte ou des êtres faibles que les hommes doivent protéger. Si, par bonheur, l'une d'elles est intelligente et brave, on dit d'elle qu'elle "a le cerveau d'un homme". Mais, je ne ferai pas ma féministe avec un roman du IXe siècle, nous n'en sommes plus là.

Bref, j'ai adoré ce classique. J'ai lu une vieille édition qui date de 1963 qui avait beaucoup de charme. Voyez par vous-même !

Dracula - Bram Stoker
Éditions 
507 pages

vendredi 31 juillet 2015

Derrière la porte - Sarah Waters

Quatrième de couverture :

Au sud de Londres, dans une villa triste et silencieuse, la vie est sur le point de changer pour la veuve Wray et sa « vieille » fille de vingt-six ans. La Grande Guerre a fait des ravages, les temps sont durs, elles doivent se résigner à sous-louer un étage de leur demeure pour éponger leurs dettes.

Les nouveaux occupants, un couple de jeunes mariés, secouent les habitudes de la maisonnée et apportent avec eux gramophone et joie de vivre. Mais quand le désir des unes s’enflamme et que la rancoeur des autres instille son venin, la table est mise pour le drame.

Avec le doigté et la malice qui la caractérisent, l’auteure de L’Indésirable livre le récit d’un amour aux limites du convenable où sensualité et obsession esquissent un funeste et envoûtant pas de deux.


Il y a ces livres que l'on découvre un peu par hasard et il y a les autres qu'on sait d'avance que l'on va aimer. Les romans de Sarah Waters figurent dans cette deuxième catégorie. Derrière la porte est le quatrième que je lis (Du bout des doigts, Affinités et L’indésirable) et jamais elle ne m'a jamais déçue.

Sarah Waters a le don de nous transporter dans une autre époque de façon si réaliste que l'on dirait qu'elle y a vécu. Cette fois, son histoire se déroule en 1922 tout juste après la Première Guerre mondiale. Les temps sont durs et tristes pour Frances, une vieille fille de vingt-six ans, et sa mère. Les hommes de la maison sont tous morts. Elles se retrouvent seules dans une immense propriété. Pour pouvoir y rester, elles sont dans l'obligation d'en louer une partie à un jeune couple avec beaucoup plus d'entrain et de joie de vivre qu'elles.

Si vous connaissez l'auteure, vous êtes habitué aux revirements de situations et aux rebondissements fréquents. Ce roman n'y fait pas exception. Cependant, il ne faut pas lire la quatrième de couverture ! Je fais de gros efforts pour ne pas "spoiler" mais apparemment tous ne se donnent pas cette peine. C'est terrible de voir ce que révèle la première petite phrase d'Entertainment Weekly ! Évidemment, je ne l'ai pas mis ci-dessus ! J'ai eu l'impression de lire deux romans en un tellement le ton et l'atmosphère changent avec les événements ! Mais vaut mieux ne rien savoir à l'avance si on veut réellement être surpris.

Les thèmes chers à Sarah Waters se retrouvent une fois de plus dans ce titre. Elle aborde l'homosexualité féminine, la guerre et ses conséquences, les différentes classes sociales, la criminalité et la déchéance des grandes familles londoniennes. Sa plume est toujours aussi belle et fluide. Le rythme est lent mais je le trouve parfaitement adapté pour une histoire qui se déroule à une époque où les messages importants se transmettaient via des télégrammes et où les nouvelles quotidiennes n'étaient transmises que par les journaux.

Si vous aimez déjà Sarah Waters, si vous aimez Londres ou si vous aimez les romans d'époque et les gros pavés, celui-ci est pour vous !

Derrière la porte - Sarah Waters
Éditions Alto 2015
576 pages

lundi 4 novembre 2013

Avant d'aller dormir - S.J. Watson

Quatrième de couverture :


À la suite d’un accident survenu une vingtaine d’années plus tôt, Christine est aujourd’hui affectée d’un cas très rare d’amnésie : chaque matin, elle se réveille en croyant être une jeune femme célibataire ayant la vie devant elle, avant de découvrir qu’elle a en fait 47 ans et qu’elle est mariée depuis vingt ans. Son dernier espoir réside dans son nouveau médecin, Ed Nash. Celui-ci lui a conseillé de tenir un journal intime afin qu’elle puisse se souvenir de ce qui lui arrive au quotidien et ainsi reconstituer peu à peu son existence. Quand elle commence à constater de curieuses incohérences entre son journal, ce que lui dit son entourage et ses rares souvenirs, Christine est loin de se douter dans quel engrenage elle va basculer. Très vite elle va devoir remettre en question ses rares certitudes afin de faire la vérité sur son passé… et sur son présent.

Ne le dis à personne, d’Harlan Coben, Shutter Island, de Dennis Lehane, Tokyo, de Mo Hayder… il est des livres dont la publication marque irrémédiablement le genre et hisse leur auteur au rang des incontournables du polar. Gageons que Avant d’aller dormir de S. J. Watson va tout de suite aller rejoindre ce cercle très fermé. Avec une héroïne à laquelle on s’attache instantanément, un récit à la construction aussi machiavélique qu’époustouflante et un suspense de tous les instants, une seule questiohante l’esprit du lecteur une fois la dernière page refermée : à quand le prochain Watson ? Les éditeurs évoquent souvent « un livre qu’on ne peut pas lâcher ». Voici un livre qu’on ne peut véritablement pas lâcher !


Il y avait longtemps que ce polar figurait dans mon calepin avec les autres titres de romans que j'ai envie de lire. J'en avais entendu parler à la télévision et sur de nombreux blogs. Il avait beaucoup fait jaser à sa sortie. La quatrième de couverture est également très alléchante ! Mais, qu'en est-il vraiment ? Selon moi, c'est un polar divertissant mais qui traîne un peu en longueur. Ce livre m'a beaucoup fait penser au film Mémento (mais sans les longueurs).

L'auteur sait mettre la table pour un grand suspense. Les personnages, peu nombreux, sont très intrigants. Les dialogues entre Christine et Ben sont intéressants. Le lecteur ne peut faire autrement que de se poser des millions de questions à leur sujet jusqu'à la fin qui est, elle, tout à fait géniale. J'espèrais être surprise, je n'ai pas été déçue ! Il n'y a pas de violence superflue, seulement une tension bien palpable. Par contre, malgré la brillante construction et la fin époustouflante, j'avoue avoir "trouvé le temps long" par moment. Les personnages se répètent souvent. Je sais que, compte tenu de l'handicap du personnage principal, c'est tout à fait normal mais quand même ça me lassais... 

Je ne veux absolument pas vous dissuader de le lire par contre. L'intrigue est superbement bien ficelée. Et, la fin, à elle seule, en vaut la peine !

Avant d'aller dormir - S.J. Watson
Éditions Sonatine 2011
400 pages

lundi 14 octobre 2013

L'Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde - Robert Louis Stevenson

Quatrième de couverture :

Le docteur Jekyll est un médecin londonien, précurseur des tendances de la médecine psychanalytique moderne. Ayant diagnostiqué deux éléments de sa personnalité, il les dissocie grâce à des poudres chimiques. D'où deux personnages distincts : le praticien distingué, le docteur Jekyll, estimé de la haute société, et le monstre abject et dépravé, Mr Hyde. Croyant se libérer ainsi de ses cruelles angoisses, Jekyll tombe en fait sous la domination absolue de Hyde qui finira par le détruire. Dès sa parution en 1896, le roman connut un immense succès qui ne s'est pas démenti de nos jours, et a fait l'objet de nombreuses adaptations cinématographiques.


C'est aujourd'hui que nous devons présenter un classique dans le cadre de l'Halloween. Pour ma part, j'ai lu une nouvelle dont je ne connaissais presque rien. Si j'avais vaguement vu des représentations de Mr. Hyde le monstre dans des dessins animés, je ne connaissais pas du tout cette histoire. À l'instar de Frankenstein de Mary Shelley que j'ai lu au même moment l'année dernière, je m'étais imaginé complètement autre chose.

Cette nouvelle d'un peu plus de cent pages à l'atmosphère gothique m'a vraiment plu. Stevenson a une très jolie écriture et, bien qu'elle soit courte, la nouvelle contient beaucoup de suspense. Elle propose aussi une bonne réflexion sur le bien et le mal des êtres humains. J'imagine qu'on a dû l'étudier en long et en large mais ce n'était pas mon but pour le moment. Je voulais une lecture étrange et mystérieuse pour l'Halloween et c'est exactement ce que j'ai eu avec ce texte qui nous amène directement dans le Londres brumeux des années 1800 avec d'intrigants personnages. C'est une histoire que je n'oublierai pas rapidement.



mardi 1 novembre 2011

Frankenstein - Mary Shelley

Quatrième de couverture :

En expédition vers le pôle Nord, Robert Walton adresse à sa sœur des lettres où il évoque l'étrange spectacle dont il vient d'être le témoin depuis son bateau : la découverte, sur un iceberg, d'un homme en perdition dans son traîneau. Invité à monter à bord, Victor Frankenstein raconte qu'il n'est venu s'aventurer ici que pour rattraper quelqu'un - qui n'est autre que la créature monstrueuse qu'il créa naguère, et qui s'est montrée redoutablement criminelle. Paru en 1818, Frankenstein est né deux ans plus tôt sur les bords du Léman, un jour où Lord Byron proposait à quelques amis, dont le poète Shelley et son épouse Mary, que chacun écrivît une histoire de spectre. Ce roman fantastique annonce la science-fiction et, depuis près de deux siècles, n'a cessé de susciter un sublime effroi - de terrifier, donc, mais surtout de séduire.


Comme surement plusieurs personnes, je croyais connaitre Frankenstein avant même de l'avoir lu. Ce personnage est tellement encré dans notre imaginaire qu'on lui a façonné une histoire qui n'est finalement pas la sienne. Je m'imaginais un  monstre vert, avec vis et écrous lui sortant du cou, dépourvu de sentiments et qui effrayait les gens. Et pourtant, Frankenstein, c'est loin d'être ça ! Je me demande même comment une oeuvre peut à ce point s'être transformée !

La première chose que j'ai apprise, c'est que Frankenstein n'est pas le nom de la créature mais bien celui de son créateur, le scientifique Victor Frankenstein. Deuxième chose : le monstre n'est pas la bête sans intelligence auquelle je m'attendais. En fait, je m'attendais à une bête de la pire espèce et d'une histoire tout aussi macabre et horrifiante. Le point de départ l'est pourtant. Créer un monstre vivant à partir de parties du corps et d'organes de cadavres est terrible mais le reste du texte ne continue pas en ce sens. Rassurez-vous, ce n'est pas inintéressant pour autant.

La qualité de l'écriture est incontestable. Mais, même si j'étais bien accrochée au début, à certains moments les longues descriptions, de la beauté des paysages par exemple, ont commencé à m'ennuyer. Quand cela s'étendait sur quelques pages, je m'impatientais. Je voulais connaitre la suite des évènements.

Finalement, c'est un classique que je suis contente d'avoir lu malgré mes quelques réserves. Je ne regarderai plus Frankenstein de la même façon maintenant. Et puis, il faut découvrir l'écriture de Mary Shelley !

Je croyais être capable d'écrire ce billet hier pour l'Halloween mais je n'ai pas pu. C'était mon dernier pour le Challenge !

dimanche 7 août 2011

L'indésirable - Sarah Waters

Quatrième de couverture :

Hundreds Hall n’est plus que l’ombre de lui-même ; depuis longtemps les glaces ternies ont cessé de refléter ces fêtes qui animaient le manoir au temps de sa splendeur. Victime elle aussi des ravages de la Seconde Guerre mondiale et des tensions qui déchirent le tissu social de l’Angleterre, la famille Ayres, qui habite Hundreds depuis des générations, est abandonnée à son triste sort. Malgré la débâcle, la mère tente de cacher son infortune tandis que le fils, blessé au combat, peine à assurer la relève, aidé par sa soeur, Caroline, une femme vive et indépendante.

Venu un jour s’occuper d’une domestique souffrante, le docteur Faraday, qui a connu enfant la belle époque du manoir, se lie bientôt d’amitié avec la famille. Il sera avec elle témoin d’une succession d’événements de plus en plus effrayants. Se peut-il que les Ayres, hantés par les souvenirs d’une vie révolue, soient aussi tourmentés par une autre présence rôdant dans les corridors de Hundreds Hall ?

Subtil mélange de fresque familiale, de roman social et de suspense gothique, le cinquième ouvrage de Sarah Waters, finaliste au prix Booker, vient confirmer d’éclatante manière le formidable talent d’une romancière ensorcelante.


Avant de partir en voyage, je m'étais plongée dans cette très mystérieuse histoire de campagne anglaise et de maison délabrée possiblement hantée. Encore une fois, j'ai été frappée par le talent de Sarah Waters. Chaque fois que je me lance dans une de ses grosses briques, je suis éblouie par le réalisme des descriptions. Ne pas connaitre du tout l'auteure, j'aurais facilement pu croire qu'elle avait vécue l'après-guerre en Angleterre.

La campagne anglaise d'après-guerre, c'est le décor de cette nouvelle histoire. Histoire qui m'a donnée quelques frissons, je l'avoue, beaucoup plus que certains romans portant pourtant l'étiquette "Horreur". C'est cette atmosphère étrange qui secoue le lecteur et le fascine de même que les personnages. Le pauvre Rod blessé de guerre, la gentille Mrs Ayres, l'insaisissable Caroline, la jeune Betty et le docteur Faraday resteront, j'en suis certaine, longtemps dans ma mémoire. Comme dans les précédents romans que j'ai lu de Waters (Du bout des doigts et Affinités), l'aspect psychologique est très travaillé. Le côté sociologique m'a semblé plus présent ou peut-être simplement que je n'y avais pas porté beaucoup attention dans les précédents. Dans L'indésirable, c'est un aspect très important. L'auteur y explique, à travers ses personnages, le déclin de l'aristocratie anglaise et la déchéance des grandes familles comme celle des Ayres.

Vous l'aurez constaté, c'est un roman d'ambiance dont j'ai beaucoup apprécié la lecture. Il n'y a que la lenteur, bien qu'elle me semble voulue, qui m'a fait diminuer le rythme. J'ai eu un peu de mal à quelques rares moments mais aussitôt qu'un évènement étrange survenait, j'avais envie de poursuivre. Je pense être la seule de toute la blogosphère à lui faire un reproche mais il est si petit, ce reproche, que vous ne devez pas trop y faire attention. C'est un roman à lire absolument !

mercredi 1 juin 2011

Passager pour Francfort - Agatha Christie

Quatrième de couverture :

Alors que Miss Theodofanous est priée de se présenter au contrôle immédiatement, une petite fille, dans un coin du hall, lève les yeux étonnés vers un homme endormi qui tient dans la main un panda en peluche. Pendant ce temps, sir Stafford Nye rêve qu'il chasse le léopard.

Il y avait un moment que je n'avais pas lu d'Agatha Christie. Il y avait un moment aussi que celui-ci trainait chez moi. Cependant, je dois dire qu'il ne m'a pas particulièrement plu. En fait, c'est la première fois que je suis déçue d'un roman de la grande romancière.


Passager pour Francfort est une histoire, je l'avoue, que j'ai trouvé difficile à suivre. Il est très différent des autres romans d'Agatha Christie que j'ai lu bien qu'il y ait encore beaucoup de personnages. Ici, il n'y a pas de meurtre, pas d'enquête de crime mais plutôt une partie d'espionnage. J'aurais apprécié un peu plus d'action et moins de discussions qui me donnaient l'impression de partir dans tous les sens.

Bref, je me suis ennuyée. C'est dommage car le début était prometteur. J'étais très intriguée par l'inconnue à l'aéroport et par l'évènement qui s'y produit. J'ai failli l'abandonner, c'est tout dire.

mardi 2 novembre 2010

Affinités - Sarah Waters

Quatrième de couverture :

La prison de Millbank et ses voleuses, criminelles et faussaires, ses avorteuses et mères maquerelles. C'est dans l'inquiétant climat de l'une des geôles les plus lugubres de l'ère victorienne que Margaret Prior, dame patronnesse, rencontre la charismatique médium spirite Selina Dawes qui, bien qu'incarcérée, ne cesse de clamer son innocence.

Au fil des visites, Selina dévoile son étrange histoire, et Margaret est irrésistiblement entraînée dans un monde crépusculaire de séances de spiritisme et d'apparitions, d'esprits insoumis et de passions incontrôlables...

Récit de fantômes et thriller historique, Affinités nous plonge dans l'univers fascinant qui a fait le succès des précédents romans de Sarah Waters. En héritière virtuose de Dickens et de Willie Collins, l'auteur nous offre un roman envoûtant où le suspense monte sans répit jusqu'à un dénouement final étonnant.


C'est la lecture du roman Du bout des doigts de la même auteure qui avait été un coup de coeur qui m'a donné le goût de lire une deuxième oeuvre d'elle. J'ai opté pour celui-ci parce qu'il me semblait être un choix idéal pour le mois d'octobre avec Londres la mystérieuse, ses prisons sales et noires, ses médiums et surtout, ses fantômes ! Je pensais pouvoir finir ce roman il y a quelques jours et l'inscrire dans le cadre du défi Spécial Halloween mais j'ai manqué de temps.

Une fois de plus, Sarah Waters m'a ensorcelé avec sa superbe plume. Elle excelle dans les descriptions des lieux qui sont si précises qu'on a l'impression d'y être. J'ai vraiment ressentie la lourde atmosphère de la prison de Millbank, sombre, froide et inquiétante. Les personnages sont aussi très bien travaillés et qu'on les aime ou pas, ils ne laissent pas indifférents. Quant à l'histoire, elle est originale et habilement menée. L'auteure prend un malin plaisir à nous brouiller les cartes et à nous lancer sur de fausses pistes.

Après Du bout des doigts et cette deuxième lecture très réussie, c'est son nouveau roman, L'indésirable, qui me tente énormément. J'ai même envie de l'acheter tellement je trouve le livre en tant qu'objet est beau !

jeudi 8 octobre 2009

Le crime de L'Orient-Express - Agatha Christie

Quatrième de couverture :

"Le train est aussi dangereux que le paquebot", dit Hercule Poirot...

Le lendemain, dans un wagon de l'Orient-Express bloqué par les neiges yougoslaves, on découvre le cadavre d'un Américain lardé de douze coups de couteau.

L'assassin n'a pas pu venir de l'extérieur : voici donc un huit-clos, le plus fameux, peut-être, de toute la littérature policière, où pour mener son enquête, le petit détective belge a le choix entre une princesse russe, une Américaine fantasque, le secrétaire de la victime, un couple de Hongrois distingués, l'inévitable colonel de retour des Indes, les domestiques de ce beau monde et le contrôleur du wagon.

Un meurtre incompréhensible, à moins qu'on ne puisse établir que tous ces voyageurs sont moins étrangers les uns aux autres qu'ils ne veulent bien le prétendre...

C'est un plaisir à chaque fois de retrouver le petit détective belge d'Agatha Christie. C'est tout simplement un grand plaisir de lire Agatha Christie que j'apprécie un peu plus à chaque oeuvre d'elle que je découvre (je n'en suis qu'à ma quatrième). Le crime de l'Orient-Express n'y échappe pas, j'ai eu un coup de coeur immédiat.

Comme dans Mort sur le Nil (le premier que j'ai lu) qui se déroulait sur un bateau de croisière, on se retrouve dans un endroit fermé, dans un train bloqué par la neige cette fois, où le meurtrier est forcément un passager. J'aime beaucoup ce type de polar avec un "huis-clos". Des auteurs d'aujourd'hui utilisent d'ailleurs encore cette formule. Est-ce que Stieg Larsson, par exemple, s'en est inspiré pour son premier Millenium alors que le meurtre survient sur une île coupée de tout contact ? Bref, cette formule me plait beaucoup et semblait bien plaire à la reine du roman policier car elle semble en avoir écrit d'autres en suivant ce même modèle.

Quant à la fin, c'est une de celles que je préfère jusqu'à maintenant. Elle n'est pas tirée par les cheveux, tout était en place dès le début. J'ai soupçonné quelques fois le bon "truc" mais sans jamais en être certaine. L'ambiance est toujours aussi agréable. J'ai vraiment adoré ce roman à énigmes. Que dire de plus ? Il me faut d'autres d'Agatha Christie ! Comme nous sommes chanceux qu'elle en ait écrit autant !

vendredi 18 septembre 2009

Orgueil et préjugés - Jane Austen

Quatrième de couverture :

Orgueil et préjugés est le plus connu des six romans achevés de Jane Austen. Son histoire, sa question, est en apparence celle d'un mariage: l'héroïne, la vive et ironique Elizabeth Bennett qui n'est pas riche, aimera-t-elle le héros, le riche et orgueilleux Darcy ? Si oui, en sera-t-elle aimée ? Si oui encore, l'épousera-t-elle ? Mais il apparaît clairement qu'il n'y a en fait qu'un héros qui est l'héroïne, et que c'est par elle, en elle et pour elle que tout se passe. Drôle, romanesque, le chef-d'oeuvre de Jane Austen reste tout simplement incontournable !


Il s'agit de mes tous premiers pas dans l'oeuvre de Jane Austen. Je n'avais ni lu ses livres ni vu d'adaptions. J'ai opté pour Orgueil et préjugé pour débuter puisqu'il est le plus connu. J'ai beaucoup aimé mais ça n'a pas été le coup de foudre immédiat.

L'écriture est sublime. La plume de Jane Austen est exceptionnellement séduisante: poétique tout en restant efficace et même parfois, humoristique. Cette dame devait être extrêmement talentueuse pour écrire de la sorte. Son personnage, Elizabeth Bennet, est très intéressant avec son intelligence et son humour. Sa confiance en elle-même m'a surprise à plusieurs reprises. Les personnes issues d'un rang social supérieur ne l'intimident en aucun cas. Je lui ai aussi trouvé un petit côté féministe (une avant-gardiste ?) qui me plaisait bien. De même, j'ai adoré la façon de converser des gens de l'époque. Les expressions et les manières de s'exprimer sont exquises. J'aime leurs grandes convenances et leur politesse qui, aujourd'hui, nous semblent malheureusement exagérées.

L'histoire, quant à elle, ne m'a pas renversée. Je m'attendais à autre chose. Elle ne tourne qu'autour des mariages des jeunes filles de l'entourage d'Elizabeth. Je suppose que l'auteur a voulu démontrer que le mariage était la plus grande (et parfois même, la seule) préoccupation des jeunes filles anglaises du milieu mondain. Malheureusement, cela ne m'a pas passionnée du début à la fin.

Ce fût une agréable lecture avec une très belle histoire d'amour même si je n'ai pas ressentie le même engouement que plusieurs lectrices. Peut-être avais-je de trop hautes attentes ? Ou il se peut que ce soit moi qui manque de romantisme, qui sait ? J'ai tout de même le goût de poursuivre ma découverte. Je suis certaine que les autres romans d'Austen valent le détour car Orgueil et préjugés le valait déjà amplement. Peut-être que le souvenir que je garderai de cette lecture s’imprégnera davantage plus tard...

Lu dans le cadre du défi Blog-o-trésors

dimanche 23 août 2009

God save la France - Stephen Clarke

Quatrième de couverture :

Nom : Paul West.
Age : 27 ans.
Langue française : niveau très moyen.
Fonction : jeune cadre dynamique promis à un grand avenir.
Occupation : déjouer les pièges potentiellement désastreux du quotidien français.
Hobbie : lingerie féminine.
Signe particulier : Paul West serait le fruit d'un croisement génétique entre Hugh Grant et David Beckham.

Jeune Britannique fraîchement débarqué à Paris, créateur, en Angleterre, de la fameuse enseigne Voulez-Vous Café Avec Moi, Paul a bien du mal à s'adapter au pays des suppositoires, des grèves improvisées et des déjections canines. Et il n'est pas au bout de ses surprises...

J'ai reçu ce roman à ma fête il y a quelques mois. Il me tentait puisque les romans sur différences culturelles m'amusent toujours. Certaines habitudes des français décrites par un étranger m'ont fait sourire d'autant plus que j'ai passé près d'un mois en France il y a quelques années et que ça me rappelait forcément des souvenirs. Par contre, je ne connais absolument pas Paris donc je ne pouvais pas tout m'imaginer à la perfection. J'avais préféré visiter le sud de la France et j'ai l'impression que bien des choses y sont différentes. Ça ne m'a quand même pas empêché d'apprécier l'humour corrosif du très british Paul West. Il nous permet de sourire à plusieurs reprises mais n'est pas hilarant comme la quatrième de couverture nous l'indique pour une principale raison : l'exagération. Une blague sur les "crottes" de chiens, c'est drôle. Deux ça va encore, mais après on peut s'en passer. C'est aussi le cas pour les grèves qui se multiplient tout le long du livre.

Pour apprécier le roman de Stephen Clarke, il faut aussi aimer le genre. Ça ne plaira pas à tous mais je l'ai trouvé divertissant. Je dirais qu'il se rapproche drôlement de la chick litt à la différence qu'il est écrit par un homme et que le personnage principal est aussi un homme. Sinon, ça se ressemble beaucoup, c'est léger, il y parle de sa nouvelle carrière à Paris, de ses relations (et de ses relations sexuelles) avec les femmes, etc. J'ai bien aimé ce nouveau genre. J'aurais seulement préféré que Paul soit un peu moins volage mais ça, c'est moi.

Au final, j'ai passé un bon moment en compagnie de M. West. Reste à savoir si je le retrouverai dans la suite God save les françaises dont les avis semblent plutôt mitigés. À présent, je n'en ai aucune idée.

samedi 27 juin 2009

Du bout des doigts - Sarah Waters

Quatrième de couverture :

Londres, 1862. A la veille de ses dix-huit ans, Sue Trinder, l'orpheline de Lant Street, le quartier des voleurs et des receleurs, se voit proposer par un élégant, surnommé Gentleman, d'escroquer une riche héritière. Orpheline elle aussi, cette dernière est élevée dans un lugubre manoir par son oncle, collectionneur de livres d'un genre tout particulier. Enveloppée par une atmosphère saturée de mystère et de passions souterraines, Sue devra déjouer les complots les plus délicieusement cruels, afin de devenir, avec le concours de la belle demoiselle de Briar, une légende parmi les cercles interlopes de la bibliophilie érotique.

Héritière moderne de Dickens, mais aussi de Sapho et des Libertins, Sarah Waters nous offre une vision clandestine de l'Angleterre victorienne, un envers du décor où les héroïnes, de mariages secrets en amours interdites, ne se conduisent jamais comme on l'attendrait. Un roman décadent et virtuose.

Les billets ces temps-ci se font rares, je sais. La raison est toute simple; tous les livres qui me tentent depuis un moment sont tous de grosses briques ! Vous avez pu le constater avec mes billets de Révélation de Stephenie Meyer, La reine dans le palais des courants d'air de Stieg Larsson et de celui-ci qui comptent tous plus de 700 pages !

Les nombreux avis enthousiastes ont eu raison de moi, je me suis lancé dans ce livre dès que je l'ai eu entre les mains. Comme pour plusieurs, j'ai complètement embarqué dans cette histoire sombre et complexe mais très prenante. L'histoire se divise en trois parties : dans la première et la dernière, nous suivons Sue et dans celle du milieu, Maud prend la parole.

L'écriture m'a rebuté un peu dans les premières pages mais tout s'est arrangé rapidement. Lorsque le personnage de Gentleman arrive dans la maison de Lant Street, ce quartier de Londres où règnent les voleurs, l'arnaque est lancée et il est difficile de décrocher. Ce cher Gentleman demande à Sue de devenir la femme de chambre de Mlle Maud. Il désire qu'elle lui parle en bien de lui pour qu'il puisse la marier et finalement la faire enfermer à l'asile pour hériter de sa fortune. L'intrigue de départ peut sembler machiavélique mais attendez de voir la suite ! À un certain moment, toute l'histoire bascule, plus rien n'est comme on l'avait prévu. Si vous êtes très attentif, vous pourrez percevoir des indices car il y en a plusieurs mais moi, je n'y ai vu que du feu. Sarah Waters réussit un véritable coup du chapeau !

L'atmosphère de ce roman m'a beaucoup plu. J'ai toujours aimé les romans où l'ambiance est mystérieuse. Dans ce roman qui se déroule à l'époque victorienne, elle est obscure et peu rassurante autant dans le repère des voleurs que dans le manoir de Briar. J'ai vraiment ressenti une atmosphère lourde de secrets. Ce que j'ai aimé aussi c'est que les personnages ne sont pas seulement des "gentils" ou des "méchants". Certains sont très méchants, ça oui ! Mais pour la plupart, ils sont quelque part entre les deux. Ils peuvent avoir des idées très malsaines pour tirer profit d'une situation mais ça demeure crédible et réaliste. Par exemple, Sue se laisse entraîner dans le plan grâce à l'effet d'entraînement et la pression de son entourage. Elle veut aider sa pauvre famille. Le bien et le mal est relatif, c'est dans la nature humaine. Outre l'histoire et l'atmosphère, c'est toute cette psychologie qui m'a emballée.

En somme, c'est un excellent roman qui ne semble pas absolument pas faire 750 pages. J'en lirai assurément d'autres de Sarah Waters.

samedi 7 mars 2009

Dix petits nègres - Agatha Christie

Quatrième de couverture :

L'île du Nègre... Que de bruits courent sur son nouveau propriétaire... Richissime yankee, star hollywoodienne, ou bien encore l'Amirauté britannique ?

Bref, quand tous les dix - du juge au play-boy, sans oublier la secrétaire - reçoivent cette invitation à passer des vacances sur l'île, aucun d'eux n'hésite à accourir... Mais là-bas, dans la somptueuse demeure, personne... sauf, bien entendu, cette voix, sur un disque, qui accuse tour à tour chacun des participants... C'est la panique.

Alors, au rythme des couplets de la ronde des dix petits nègres, le nombre des invités commence à diminuer. Inexorablement...

Un petit polar d'Agatha Christie, c'est toujours distrayant ! Ce roman m'a procuré un réel plaisir. J'avais l'impression, tout au long de l'histoire, de jouer à Clue ! Aussitôt que les nombreux personnages ont été bien identifiés dans ma tête, le rythme rapide m'a tenu en haleine jusqu'à la jusqu'à fin. J'ai particulièrement appréciée que tout se produise dans un endroit clos, où la fuite est impossible, tout comme dans le premier roman que j'ai lu d'Agatha Christie, Mort sur le Nil. Je cherchais le moindre indice dans chacune des morts mais la fin est vraiment imprévisible. J'ai tout de même longtemps soupçonné, par intuition j'imagine, celui qui était le véritable coupable sans, par contre, n'avoir d'idée sur la façon dont il s'y était pris.

Pour ceux qui n'ont pas peur des spoilers -------------------------------------------->
Dans le paragraphe suivant, je dévoile une toute petite partie du mystère. Vous êtes prévenus !

L'idée d'un meurtrier qui veut faire sa propre justice est encore populaire aujourd'hui dans les films et les livres. Ça m'a surprise puisque l'écriture du roman d'Agatha Christie date de 1940 ! Ça m'a vaguement fait penser aux films Saw qui ont la cote de nos jours chez les amateurs de films d'horreur. Ils sont dans un autre registre vraiment plus "hard", j'en conviens, mais le mobile du meurtrier et sa mise en scène s'en approche, non ? Comme quoi ils n'ont rien inventés de nouveau.

Finalement, avec un rythme haletant, une intrigue géniale dans un endroit sinistre et une fin comme celle-là, ce livre n'est pas un classique de la littérature policière par hasard !

jeudi 11 décembre 2008

Cartes sur table - Agatha Christie

Quatrième de couverture :

Mr Shaitana est un bien étrange personnage : longue figure, moustache cosmétiquée et sourcils en accents circonflexes qui accentuent son air de Méphisto. Et Mr Shaitana, qui est véritablement diabolique, s'est plu, ce soir-là, à convier à dîner huit hôtes triés sur le volet : quatre spécialistes du crime et quatre personnes qui seraient - à ses dires - des criminels assez habiles pour ne s'être jamais fait pincer.

Il ne faut pas trop jouer avec le feu, fût-on le diable ou peu s'en faut. Au cours de la partie de bridge qui prolonge cette extravagante soirée, le rictus démoniaque s'effacera définitivement de la longue face de Mr Shaitana. Tout simplement parce que l'un de ses invités lui a donné un coup de poignard bien placé...

J'ai continué ma découverte de l'oeuvre d'Agatha Christie avec ce deuxième roman. Une fois de plus, j'ai adoré. C'était parfait pour lire, ces temps-ci, dans mes pauses d'étude et de travaux (vive les fins de sessions universitaires!), ça ne demande pas beaucoup de concentration et c'est très divertissant.

Au début, l'histoire ne m'emballait pas trop car je déteste les jeux de cartes. Je ne sais jouer qu'à un ou deux jeux et, je ne veux pas en apprendre de nouveaux. Je me tiens loin lorsque quelqu'un sort un jeu de carte. Ça existe la phobie des cartes ? J'en souffre probablement ! Dans ce roman, le meurtre survient pendant une partie de bridge et au début, on en parle beaucoup, l'enquête fait même référence à la partie à quelques reprises. J'avais peur de manquer un indice car je n'y comprenais rien mais, après le premier quart du livre, on en parle moins, j'ai davantage apprécié. J'ai bien aimé qu'il n'y ait que quatre suspects. Les quatre sont intéressants mais, j'aurais voulu savoir s'ils étaient vraiment tous des criminels. Le personnage, Shaitana, affirmait que oui mais, nous en sommes jamais bien certains. Tout au long du livre, on en apprend sur la vie qu'a mené chacun de ces suspects pour démasquer l'assassin parmi eux car il y a très peu de preuves dans ce crime. Cette fois-ci, Agatha Christie m'a bien eu ! Je n'ai pas identifié le bon personnage, j'ai fais fausse route. Je ne me sers probablement pas assez de mes petites cellules grises !

mardi 25 novembre 2008

Harry Potter (tome 1-2-3) - J.K. Rowling

Quatrième de couverture :

Le jour de ses onze ans, Harry Potter, un orphelin élevé par un oncle et une tante qui le détestent, voit son existence bouleversée. Un géant ment le chercher ;pour l'emmener à Poudlard, la célèbre école de sorcellerie ou une place l'attend depuis toujours. Voler sur des balais ; jeter des sorts, combattre les Trolls : Harry Potter se révèle un sorcier vraiment doué. Mais quel mystère entoure sa naissance et qui est L'effroyable V..., le mage dont personne n'ose prononcer le nom?

Tout le monde connait bien Harry Potter donc je considère inutile de mettre ici le résumé de chacun des livres. Surtout qu'ils sont tellement facilement trouvables sur Internet. Cependant, je ferai des commentaires format 3 dans 1 car j'avoue m'être arrêté au troisième bouquin. Je perçois vos nombreuses questions : "Mais pourquoi ? Arrêter de lire Harry comment est-ce possible ?"

D'abord, j'ai bien aimé le premier livre. Je l'ai lu avant que la folie Harry Potter éclate partout dans le monde. J'ai adoré toutes les inventions de l'auteur qui a une imagination fertile et enviable. Ce livre, bien qu'il soit court, m'a transporté dans cet univers magique que vous connaissez tous. Il m'a donné le goût de poursuivre mon aventure avec ce petit sorcier.

J'ai donc lu le deuxième tome peu de temps après le premier. J'étais heureuse de retrouver toute la bande de sorciers. J'aime particulièrement les cours à Poudlard. Les noms des cours sont vraiment bien pensé et ce qu'on y enseigne aussi. J'adore aussi les professeurs. J'ai toujours eu un faible pour les enseignants dans les livres je crois. Devinez pourquoi ! Cependant, l'histoire de ce livre ne m'a pas passionnée. Elle est bien, sans plus. Bien que les inventions imaginaires de l'auteur continuait d'attirer mon attention, j'ai été déçue par ce livre.

J'ai tout de même continué à lire la série car au moment où je commençais le troisième tome, le quatrième sortait dans les magasins au Québec. Le phénomène prenait de l'ampleur, je ne sais pas si vous vous souvenez comme moi. J'ai alors lu ce tome, plus gros (car chaque livre est plus volumineux que le précédant, j'ai l'impression). L'histoire m'a captivé un moment mais, je ne comprenais pas l'engouement mondial, phénoménal, pour les aventures de ce petit sorcier. Mais, quand trop de gens s'emballent, je m'éloigne généralement... pour une cause encore inconnue. Je sais, mon avis ne sera probablement pas partagé mais, je ne veux pas mentir sur mon blog.

Je n'ai donc pas poursuivi. Je me dis souvent que je devrais continuer puisque plusieurs lecteurs m'ont dis que le tome 4 était l'un des meilleurs. Voilà, tout est dit. Il fallait que je me confesse ! J'espère ne pas me faire jeter de pierres !

dimanche 9 novembre 2008

Mort sur le Nil - Agatha Christie

Quatrième de couverture :

Ça n'est pas très joli de voler son fiancé à sa meilleure amie pour se marier avec lui. Et même si l'amie en question semble se résigner, la ravissante et riche Linnet Ridgeway a bien des raisons d'être inquiète... Surtout quand le hasard les rassemble, pour une croisière sur le Nil, avec d'inquiétants personnages, dans une lourde atmosphère de sensualité et de cupidité.

Un petit revolver, un crime étrange, une énigme de plus à résoudre pour un passager pas comme les autres: Hercule Poirot.

Qui n'a jamais lu un livre d'Agatha Christie ? Bien, moi ! Ce livre est en effet ma première rencontre avec la grande dame du roman policier la plus connu et la plus lu au monde. J'ai trouvé deux de ses romans dans une bouquinerie alors, pourquoi pas ? Je me suis lancé dans ce roman avec l'intention de découvrir cette auteure mais aussi son célèbre détective Hercule Poirot. Résultat : j'ai adoré !

L'histoire est réellement captivante. J'ai vraiment aimé l'enquête et les personnages qui ont tous une personnalité très différente. J'ai aimé aussi que le meurtre se déroule dans un endroit clos, les personnages sont alors tous suspects, ou presque, et ne peuvent s'enfuir. Je me suis mise à soupçonner tous et chacun pour finalement ne trouver qu'une partie de l'énigme. La résolution faite par Poirot lui-même est assez pointue mais, tout était en place dès le début. Bref, rien n'est laissé au hasard.

Le fait que tout a lieu dans l'Égypte des années 1930 ajoute aussi à l'histoire. Une croisière sur le Nil était alors extrêmement exotique. Il n'y a que quelques descriptions des égyptiens, parfois légèrement racistes, qui ont peut-être mal vieillies car le livre date tout de même de 1937. Cependant, cette époque a définitivement un charme particulier dont s'est servie Agatha Christie pour écrire un excellent roman.