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vendredi 25 novembre 2016

Ceci n'est pas de l'amour - Sophie Bienvenu

Quatrième de couverture :

Ceci n’est pas un journal.

Ceci n’est pas un meurtre, ni un viol, ni une bouche. Surtout pas un rêve ou une fantaisie. Nous sommes en poésie, les visages se multiplient au même rythme que les corps, la vie, les plaies et toutes les fleurs dehors: cela défile, cela est vrai. Sophie Bienvenu parle d’amour.

Première incursion de l’auteure dans la forme poétique, ce recueil au sens propre s’impose comme une radiographie des passions. On tourne autour, on s’irradie pour mieux apercevoir le squelette des verbes Aimer, Fuir et Prendre. « Je ne suis pas le genre de fille/à me protéger de la pluie ».


Je ne vais pas prétendre m'y connaître en poésie. Je n'en lis presque pas (sauf  les poèmes sur les murs de ma ville). Mais, quand un auteur que j'aime publie un recueil, j'ose. J'avais le goût de lire Ceci n'est pas de l'amour car j'aime tout ce que fait Sophie Bienvenu. J'aime ses mots. Ils ne sont pas souvent tendres, pas toujours beaux mais ils sont toujours justes. Et certains sont étonnamment, et malheureusement, d'actualité :

"Non
Trois lettres
Deux en fait
Un enfant aurait compris
Un chien aussi
Dans mon encyclopédie des monstres
Laisse-moi vérifier
Lequel tu es"

De Sophie Bienvenu, sur mon blogue :  Chercher Sam, Et au pire, on se mariera et Autour d'elle.

Ceci n'est pas de l'amour - Sophie Bienvenu
Éditions Poètes de brousse 2016
80 page

vendredi 16 septembre 2016

Les garçons courent plus vite - Simon Boulerice

Résumé :

Avec Simon Boulerice, un test de course de vingt mètres devient un exercice poétique bouleversant. 

Lourdeur du corps et lourdeur du coeur sont unis dans un même chagrin. Impossible de les fuir, il faut courir jusqu'à la case survie.

Je suis poreux 

la transpiration me calfeutre de détresse 
mon corps est à bout 
de cette course à vide


Sous cette couverture remplie de lignes de couleurs, qui rappellent celles d'un gymnase, on retrouve de la poésie. Mais c'est le sujet qui étonne : le fameux test Bip Bip ! Un adolescent passe le test Léger-Boucher (qui sert à mesurer la vitesse maximale d'aérobie) avec ses pairs sous l’œil aguerri de son enseignant d'éducation physique. Il nous livre ses pensées pendant et après l'effort sous forme de poèmes. Mis bout à bout, ils dévoilent une histoire pas si légère que ça avec des sujets comme l'estime de soi, le rapport au corps, l'intimidation, l'homosexualité, etc.

J'ai découvert Simon Boulerice avec un roman l'hiver dernier: Javotte. Quand j'ai su de quoi il en retournait avec Les garçons courent plus vite, je voulais absolument le lire. Il faut dire que je suis enseignante en éducation physique (l'avais-je déjà mentionné ici? je ne sais plus) et j'ai fait passer ce test à plusieurs reprises. J'étais très curieuse. Il est la bête noire de certains élèves, j'en suis consciente, mais il est pertinent pour prendre conscience de sa condition physique. Et puis on a tous des bêtes noires à l'école, non ? Pour moi, jouer la comédie devant les autres était un véritable martyre !

Simon Boulerice prouve que la poésie est accessible et qu'on peut l'utiliser pour aborder n'importe quel sujet. Même si je n'étais pas le public cible de ce court recueil, il m'a donné le goût d'en lire plus.

Les garçons courent plus vite - Simon Boulerice
Éditions La courte Échelle 2015
46 pages