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mercredi 5 février 2020

Une famille presque normale - M. T. Edvardsson

Quatrième de couverture :

Faites connaissance avec la famille Sandell. Le père, Adam, est un pasteur respecté dans la petite ville de Lund, en Suède. Sa femme, Ulrika est une brillante avocate. Leur fille, Stella, dix-neuf ans, s'apprête à quitter le foyer pour un road trip en Asie du Sud-Est. C'est une famille normale, une famille comme les autres. Et comme toutes les autres familles de la ville, les Sandell sont horrifiés quand un important homme d'affaires, Christopher Olsen est retrouvé assassiné. Ils le sont plus encore quand, quelques jours plus tard la police vient arrêter Stella. Comment pouvait-elle connaître Olsen, et quelles raisons auraient pu la pousser à le tuer ? Il ne peut s'agir que d'une erreur judiciaire.

Dans ce récit en trois parties, chacun des membres de la famille tente à son tour de recomposer un puzzle dont il n'a pas toutes les pièces. C'est d'abord Adam qui s'exprime, puis Stella, et enfin Ulrika. Chaque fois, de nouvelles perspectives se font jour, la version précédente est remise en question, la vérité s'échappe. La seule évidence qui s'impose très vite, c'est qu'il n'existe aucune famille " normale ".

Plus qu'un thriller, une découverte exceptionnelle. 



Ma dernière lecture d'un polar scandinave remontait à plusieurs mois. En lisant la quatrième de couverture de celui-ci, j'ai tout de suite été intriguée même si je ne connaissais pas du tout. C'est plutôt normal car c'est le premier roman de cet auteur suédois à être traduit en français. Et ce fût une très bonne pioche !

Tout commence alors que Stella Sandell, 19 ans, est arrêtée pour le meurtre d'un riche homme d'affaire d'une trentaine d'année. Tout bascule dans la famille Sandell apparemment sans histoire et "normale". Le récit est divisé en trois parties distinctes dans lesquelles les membres de la famille se livrent un après l'autre. D'abord, nous avons droit à la version d'Adam le père. Ensuite, c'est Stella qui raconte sa vie et les évènements venant déjà bousculer la version de son père. Finalement, Ulrika, la mère, vient clore le récit avec ses propres vérités. Le regard croisé sur des moments pourtant ordinaires et les différences de point de vue sont intéressants.

Évidemment, tout au long de la lecture, on veut savoir ce qui s'est réellement passé. Stella est-elle coupable ou non ? Mais, en plus de ça, ce roman nous fait réfléchir à la justice. Les deux parents sont des personnes qui devraient croire en une certaine justice. Adam est pasteur de profession. Il devrait s'en remettre à la volonté de Dieu. De son côté, Ulrika est une avocate. Inutile de dire qu'elle devrait croire en le système judiciaire pour lequel elle travaille chaque jour. Et pourtant, toutes leurs certitudes s'effacent lorsque leur propre fille est considérée comme le suspect numéro un de cette affaire. Et là, la fameuse question se pose : "Jusqu'où iriez-vous pour protégez votre famille?".

Même sans grands rebondissements, l'auteur entretient le suspense jusqu'à la toute dernière page. Le dénouement ne déçoit pas non plus. C'est un vrai bon page-turner !

Une famille presque normale - M. T. Edvardsson
Éditions Sonatine 2019
528 pages

mercredi 8 janvier 2020

Hiver rouge - Dan Smith

Quatrième de couverture :

Hiver rouge 1920, Russie centrale. La terreur s'est abattue sur le pays. À la mort de son frère, Nikolaï Levitski a déserte l'Armée rouge pour aller l'enterrer dans son village. Mais lorsqu'il arrive dans la petite communauté, perdue en pleine nature, c'est la stupéfaction. Les rues sont vides et silencieuses. Les hommes ont été massacrés dans la forêt alentour, les femmes et les enfants ont disparu. Nikolaï se met alors sur la piste des siens. C'est le début d'une quête aussi désespérée que périlleuse dans une nature hostile, au coeur d'un pays ravagé par la guerre civile.


Hiver rouge, c'est le roman que j'ai dévoré au début des vacances des Fêtes. À priori, ce n'est pas le genre de roman que je lis régulièrement mais des proches me l'avaient chaudement conseillé et prêté. Puis, avec l'hiver qui tardait à arriver en décembre, j'avais le goût de me plonger dans cet hiver rouge en Russie.

Au départ, je craignais ne pas aimer. Le début est lent et plus ou moins enthousiasmant. Nikolaï Levitski, le personnage principal, revient dans son village natal avec son frère décédé (oui, il traîne son cadavre depuis un moment déjà) à dos de cheval. On ne sait presque rien sur lui au départ. Malheureusement, à son arrivée, il ne retrouve ni sa femme ni ses deux fils. En fait, le village est complètement désert. Il se rencontre avec une vieille dame qu'il a connue jadis qui raconte des bribes d'histoires qui semblent être tout droit sorties de son imagination. Tout devient intéressant, environ cent pages plus tard, quand il se résout à quitter à nouveau son village et à partir à la recherche de sa famille. 

Durant son périple, Nikolaï ira de rencontre en rencontre. Mais alors, à qui peut-il faire confiance ? Le récit devient très prenant. J'avais du mal à m'arrêter. En plus, chaque chapitre se termine sur un cliffhanger qui nous donne envie de poursuivre "juste quelques pages de plus". Je ne connais pas beaucoup l'histoire de Russie, ses guerres, l'armée rouge et les Tchékistes mais ça ne m'a pas empêché d'apprécier ce roman. Nous sommes beaucoup plus dans un suspense, un thriller, que dans un roman historique. Il y a un petit côté survivaliste également. Il faut parfois avoir le cœur bien accroché par contre car cette histoire n'est pas exempte de violence de toute sortes. Certains passages sont très durs.

Je suis bien contente d'être sortie de ma zone de confort et d'être allée à la rencontre de ce déserteur de l'armée rouge dans ce roman riche en rebondissements. J'ai adoré.

Hiver rouge - Dan Smith
Éditions 10-18  2016
552 pages

mardi 17 décembre 2019

Les abysses - Biz

Quatrième de couverture :

On peut être au cœur de la forêt et sentir néanmoins s’ouvrir sous ses pieds des profondeurs abyssales. On peut être sur la terre ferme et néanmoins se noyer… 

Catherine se noie. Son père, son unique parent à qui elle tient plus que tout au monde, son « père-mère », son ami, son confident… son père est enfermé dans une cellule de la prison à sécurité maximale de Port-Cartier. 

Michel Métivier, surnommé le « boucher de Baie-Comeau », ne doit pas en sortir avant une dizaine d’années. En attendant, sur les murs aveugles de son cachot, il dessine aux marqueurs fluo des créatures pélagiques, fantômes phosphorescents auxquels il consacre maintenant ses journées après avoir passé sa vie à empailler des animaux terrestres, ses trophées de chasse. 

La réalité d’un milieu carcéral fédéral n’est pas de tout repos, et le danger couve parmi les autres détenus : criminels, maniaques, psychopathes, assassins… 

De son côté, Catherine est en liberté mais vit dans une autre forme de prison. Crispée autour d’un secret qui ne sera révélé au lecteur qu’à la dernière ligne du roman, elle se coupe de tout : de son chum, de ses études, de ses plaisirs, d’elle-même. Entre ses rencontres avec la psy du cégep, ses visites à son père et ses piètres tentatives pour démontrer un semblant de normalité, elle perd pied, coule et se demande de plus en plus à quoi sert de lutter.

Le livre propose une structure en trois parties qui établit d’abord un présent tendu et mystérieux, puis qui remonte dans le temps pour donner accès à un récit de débâcle, tout en évitant soigneusement de dévoiler le cœur même du drame qui secoue Michel et Catherine ; la troisième partie, brève, percutante, montre en détail la scène qui a fait… tout chavirer.

Roman policier ? Oui. Roman psychologique aussi, et roman noir, ou plutôt roman en nuances de gris foncé. Roman habile : assurément.


Chaque livre que Biz publie fait beaucoup parler de lui. Il y a toujours un certain engouement autour de ses parutions. Personnalité d'abord connue grâce à son groupe de musique Loco Locass, il est devenu un auteur prolifique avec ses sept (je crois) romans. Les abysses était le premier roman pour adultes de lui que je lisais. J'ai lu il y a quelques années La chute de Sparte qui s'adresse plutôt aux adolescents et j'ai vu son adaptation au cinéma.

À la lecture de La chute de Sparte, j'avais reproché à l'auteur d'avoir "sentie" sa voix à plusieurs reprises. Je n'avais jamais totalement cru au narrateur adolescent. Ici, j'ai oublié Biz. J'ai pu embarquer dans l'histoire beaucoup plus facilement. S'il y a aussi certaines critiques sociales dans ce roman, elles sont plus subtiles et parfaitement intégrées au récit. 

Nous sommes transportés sur la Côte-Nord alors que Catherine vit des moments difficiles. Son père est emprisonné à la prison de Port-Cartier. Il a été accusé du meurtre d'un chasseur américain venu passer ses vacances près de leur chalet. Malgré tout, Catherine tente de poursuivre sa vie d'étudiante au cégep du mieux qu'elle peut avec, à ses cotés, son copain et son amie de longue date.

Malgré une fin prévisible, j'ai lu ce livre à toute vitesse. Évidemment, je voulais savoir si j'avais vu juste. Le rythme est prenant et l'enquête aussi. La relation père-fille est aussi intéressante bien qu'elle aurait pu être exploitée davantage. 

Bref, je ne me suis pas ennuyée une seconde avec ce roman même si la fin se devine longtemps d'avance. Je lirai assurément d'autres romans de cet auteur.

Un autre livre de Biz sur mon blogue : La chute de Sparte

Les abysses - Biz
Éditions Leméac 2019
144 pages

mardi 8 octobre 2019

L'Outsider - Stephen King



Quatrième de couverture :

Parfois, le mal prend le visage du bien.

Le corps martyrisé d’un garçon de onze ans est retrouvé dans le parc de Flint City. Témoins et empreintes digitales désignent aussitôt le coupable : Terry Maitland, l’un des habitants les plus respectés de la ville, entraîneur de l’équipe locale de baseball, professeur d’anglais, marié et père de deux fillettes. Et les résultats des analyses ADN ne laissent aucune place au doute.
Pourtant, malgré l’évidence, Terry Maitland affirme qu’il est innocent.
Et si c’était vrai ?


Stephen King est un auteur que j'apprécie beaucoup et ce, depuis mon adolescence. Ses premières publications m'attirent davantage mais j'ai voulu jeter un oeil à ce qu'il écrivait présentement. J'ai opté pour L'Outsider paru cette année en français.

L'histoire débute comme un polar traditionnel. Un meurtre sordide, un vieux policier, une jeune victime, un tueur potentiel, un procureur, une enquête : tous les éléments habituels sont là. Puis vient l'alibi béton du présumé coupable qui change tout. À partir de là, l'enquête bascule. Puisque c'est Stephen King, il y a bien entendu un soupçon de surnaturel. Sans trop en révéler, il emprunte quelques éléments à la mythologie mexicaine. Je ne connaissais pas du tout ce folklore mais j'ai été suffisamment intriguée pour faire quelques petites recherches sur Internet par la suite.

Au fil des pages, les morts se succèdent au même rythme que les découvertes. Autour du policier et du procureur, se forme une équipe qui tentera d'éclaircir le mystère et de combattre le mal qui s'abat sur Flintcity, une ville imaginaire située dans le sud des États-Unis. Certains personnages seront familiers à ceux qui ont lus Mr. Mercedes ce qui n'était pas mon cas. 

Cependant, la fin m'a semblé fin trop rapide et un peu trop facile. N'est-ce pas d'ailleurs ce qu'on reproche souvent à Stephen King, de bâcler la fin de ses romans ? Il se moque justement de ces critiques dans son caméo du nouveau film It (je vous en parlerai très, très bientôt).

J'ai été captivée du début à la fin de ma lecture mais, après coup, je réalise qu'il ne figurera pas parmi mes King préférés.

D'autres livres de Stephen King sur mon blogue : Jessie, Carrie, Misery, Salem et Rage.

L'Outsider - Stephen King
Éditions Albin Michel 2019
576 pages


samedi 20 janvier 2018

Hypothermie - Arnaldur Indridason

Quatrième de couverture :

C’est l’automne. Maria, une femme d’une cinquantaine d’années, est retrouvée pendue dans son chalet d’été sur les bords du lac du Thingvellir par Karen, sa meilleure amie. Après autopsie, la police conclut à un suicide. Quelques jours plus tard, Erlendur reçoit la visite de Karen qui lui affirme que ce n’était pas « le genre » de Maria de se suicider. Elle lui remet une cassette contenant l’enregistrement d’une séance chez un médium que Maria est allée consulter afin d’entrer en contact avec sa mère décédée deux ans plus tôt, qui lui avait promis de lui envoyer un signe de l’au-delà. Aussi dubitatif que réticent, Erlendur lui promet d’écouter l’enregistrement tout en lui répétant que ni l’enquête ni l’autopsie n’ont décelé le moindre élément suspect. L’audition de la cassette le convainc cependant de reprendre l’investigation à l’insu de tous. Il découvre que l’époux de Maria a eu un passé agité, qu’il a une liaison avec l’une de ses anciennes amours, qu’il est endetté et que Maria possédait une vraie fortune. Une intrigue parallèle nous raconte l’histoire d’un jeune couple disparu lors d’une promenade sur le lac. Et nous avons enfin des informations sur la nature des relations d’Erlendur avec son ex-épouse, Halldora.


Lire un roman d'Indridason pendant les vacances des Fêtes, c'est maintenant un classique chez moi ! Je l'ai fait encore cette année avec le 6ème roman mettant en scène l'inspecteur Erlendur.

Dans Hypothermie, notre vieux Erlendur enquête sur le suicide mystérieux d'une femme dans son  chalet de campagne en Islande. C'est la meilleure amie de cette femme qui le met sur la piste d'une affaire qui n'avait pas l'air d'être être une. Puis, l'enquête avance et il y est question de croyances surnaturelles, de fantômes, de médiums et d'expériences interdites (qui m'ont fait penser au film Flatliners). L'enquête est passionnante malgré qu'il n'y ait pas de l'action à chaque page. Si vous aimez habituellement les enquêtes proposées par Indridason, vous devriez aimer celle-là également. Moi, j'ai beaucoup aimé.

J'ai un seul petit agacement (et c'est le même que dans Hiver arctique, son roman précédent) qui concerne l'histoire du jeune frère d'Erlendur qui a perdu la vie. Il se sent encore coupable de l'avoir perdu de vue dans la tempête. Cette histoire est lassante et n'avance pas d'un pouce depuis le tout premier roman. J'espère qu'il découvrira un jour ce qu'il est véritablement arrivé à son frère et qu'il pourra ainsi faire son deuil et nous laisser tranquille avec ça !

Bref, j'ai passé encore un très bon temps des Fêtes avec mon cher Erlendur !

D'autres romans d'Arnaldur Indridason sur mon blogue : La cité des jarres, La femme en vert, La voix, L'homme du lac, Betty et Hiver arctique

Hypothermie - Arnaldur Indridason
Éditions Métailié 2010
304 pages

dimanche 23 juillet 2017

Au fond de l'eau - Paula Hawkins


Quatrième de couverture :

Une semaine avant sa mort, Nel a appelé sa sœur, Julia. Qui n’a pas voulu lui répondre. Alors que le corps de Nel vient d’être retrouvé dans la rivière qui traverse Beckford, Julia est effrayée à l’idée de revenir sur les lieux de son enfance. De quoi a-t-elle le plus peur ? D’affronter le prétendu suicide de sa sœur ? De s’occuper de Lena, sa nièce de quinze ans, qu’elle ne connaît pas ? Ou de faire face à un passé qu’elle a toujours fui ? Plus que tout encore, c’est peut-être la rivière qui la terrifie, ces eaux à la fois enchanteresses et mortelles, où, depuis toujours, les tragédies se succèdent.

Julia, Lena, Nel : avec ce superbe portrait de trois femmes en quête d’elles mêmes, aux prises avec les pesanteurs du passé, on retrouve l’infinie compréhension pour ses personnages dont témoignait déjà Paula Hawkins dans La Fille du train. On y retrouve, surtout, sa virtuosité et un talent incroyable pour tenir le lecteur en haleine jusqu’à l’ultime rebondissement, qui marquera tous les esprits.

Paula Hawkins a vécu au Zimbabwe, en France et en Belgique. Journaliste à Londres, son premier roman La Fille du train a été vendu à plus de 18 millions d'exemplaires dans le monde.


Les romans de Paula Hawkins sont toujours de gros succès. De mon côté, c'est la jolie couverture qui m'a donné envie de lire ce polar cet été ! Il faut dire que j'avais bien aimé son premier La fille du train aussi. D'ailleurs, je ne devrais pas tarder à regarder l'adaptation cinématographique.  Encore une fois, avec Au fond de l'eau, elle nous offre un polar très efficace.

Paula Hawkins nous transporte à Beckford un petit village en Angleterre et sur les berges de sa rivière tumultueuse. Nous nous baladons entre le Vieux Moulin, le bassin aux noyées et le commissariat de police. Avec de tels lieux, on pourrait certainement en faire un beau film ! Cependant, j'ai eu un peu de mal à m'y retrouver au départ car les personnages sont nombreux. On y rencontre presque tout un village ! Après un moment, on s'y fait et on peut apprécier davantage l'intrigue qui avance lentement mais surement. À l'instar de son premier roman, il est difficile de savoir lesquels sont vraiment fiables et lesquels disent la vérité. Les secrets se révèlent au fil des pages. J'ai aussi bien aimé l'atmosphère de ce roman. Je ne sais pas si l'histoire me marquera longtemps mais sur le coup, ça a bien fonctionné.

Un autre roman de Paula Hawkins sur mon blogue : La fille du train

Au fond de l'eau - Paula Hawkins
Éditions Sonatine 2017
406 pages

jeudi 27 avril 2017

La fille du train - Paula Hawkins

Quatrième de couverture :

Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller à Londres. Le 8 h 04 le matin, le 17 h 56 l’après-midi. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe, lors d’un arrêt, une jolie maison en contrebas de la voie ferrée. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu’elle voit derrière la vitre. Pour elle, ils sont Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte. Rien d’exceptionnel, non, juste un couple qui s’aime. Jusqu’à ce matin où Rachel voit un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Rachel, bouleversée de voir ainsi son couple modèle risquer de se désintégrer comme le sien, décide d’en savoir plus sur Jess et Jason. Quelques jours plus tard, c’est avec stupeur qu’elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu…

Avec ce thriller psychologique exceptionnel, Paula Hawkins fait figure de révélation de l’année. Il vous suffit d’ouvrir ce livre et de vous laisser entraîner dans le piège paranoïaque et jubilatoire qu’elle vous tend et vous comprendrez combien cette publication fait figure d’événement.


Sur ce coup-là, je suis très en retard. J'ai lu La fille du train il y a quelques semaines seulement alors qu'on en parle partout depuis des années ! Avec la sortie de l'adaptation dans les salles de cinéma à l'automne, le roman a même été mis à l'avant deux fois plus qu'une !

L'histoire de La fille du train est celle de Rachel surtout. Cette femme alcoolique et délaissé par son ancien mari peine à refaire sa vie. Alors qu'une disparition survient, elle a la conviction de détenir une partie de la réponse. Malheureusement, ses dernières frasques la rendent peu crédible au yeux de la police et de la société. Puis, il n'y a pas que Rachel. Il y a deux autres femmes, Anna et Megan, qui nous sont présentées. Elles habitent toutes dans la même rue mais leurs vies n'ont pas toujours été aussi banales. Les points de vue alternent d'un chapitre à l'autre. Les trois femmes s'expriment à tour de rôle.

Les rebondissements sont nombreux sans être exagérés. Tout demeure crédible. J'ai pu replacer les pièces du puzzle et comprendre ce qui s'était réellement passé seulement quelques pages avant que ce soit révélé. J'ai aimé chercher le ou la coupable tout ce temps ! La fin tient ses promesses.

J'ai bien aimé ce polar mais je l'aurais sans doute encore plus apprécié si je n'avais pas eu d'aussi grandes attentes. Je regarderai probablement l'adaptation de Tate Taylor dans les prochaines semaines. L'avez-vous vu ? Vaut-elle le détour ?

La fille du train - Paula Hawkins 
Éditions Sonatine 2015
528 pages

jeudi 21 juillet 2016

L'affaire Mélodie Cormier - Guillaume Morissette

Quatrième de couverture :

La petite Mélodie Cormier, 10 ans, a disparu. Elle s’est volatilisée, un jeudi matin ordinaire. Ses parents l’ont vue monter dans l’autobus scolaire, mais elle ne s’est jamais rendue jusqu’à la cour d’école. Le mystère est total. Ailleurs dans la ville, Marco Genest reçoit des messages étranges. Un correspondant anonyme affirme détenir des renseignements sur la mort accidentelle de ses parents, survenue plusieurs mois plus tôt. Accidentelle, vraiment? Alors que Marco et l’enquêteur Héroux tentent de démêler leurs intrigues respectives, les liens entre elles deviennent troublants. Mais si les parents de Marco sont décédés, la petite Mélodie, elle, est toujours vivante, au moins jusqu’à preuve du contraire…


Voici un autre roman lu récemment. Je l'avais noté il y a un bon moment chez Karine. J'avais surtout envie de le lire parce qu'il se déroulait dans ma ville. N'habitant pas dans une grande ville et rares sont les romans qui se déroulent chez moi. En plus, Karine l'avait dévoré ! Et moi aussi.

Comme c'est souvent le cas dans les polars, il y a deux histoires au départ qui n'ont, de prime abord, rien en commun mais qui se recroiseront au fil des pages. D'un côté, il y a Marco ce jeune homme qui vient de perdre ses deux parents à la suite d'un accident et qui reçoit d'étranges lettres d'un inconnu. De l'autre, il y a l'enquêteur Héroux et toute son équipe qui font des pieds et de mains pour retrouver une fillette disparue quelques jours plus tôt. Difficile au début de ne pas penser à l'affaire Cédrika Provencher : même ville, jeune fille sensiblement du même âge, etc. Cependant, la fiction prend une tournure bien différente qui nous fait vite oublier le vrai drame.

L'affaire Mélodie Cormier est un bon thriller, je dirais même un bon page turner ! Même si l'action n'est pas toujours intense, il y a du suspense et peu de temps morts. J'aimais l'idée des énigmes même si j'étais clairement trop lâche pour essayer de les déchiffrer avant les personnages ! Ce que j'ai préféré c'est de retrouver une multitude de lieux que je connais bien voire même très bien (comme mon lieu de travail).

Ce polar est une belle surprise et un très bon moment de lecture !

L'affaire Mélodie Cormier - Guillaume Morissette
Éditions Guy St-Jean 2015
400 pages

mardi 5 janvier 2016

Bondrée - Andrée A. Michaud

Quatrième de couverture :

Été 67. Le soleil brille sur Boundary Pond, un lac frontalier rebaptisé Bondrée par Pierre Landry, un trappeur canuck dont le lointain souvenir ne sera bientôt plus que légende. Le temps est au rire et à l’insouciance. Zaza Mulligan et Sissy Morgan dansent le hula hoop sur le sable chaud, les enfants courent sur la plage et la radio grésille les succès de l’heure dans l’odeur des barbecues. On croit presque au bonheur, puis les pièges de Landry ressurgissent de la terre, et Zaza disparaît, et le ciel s’ennuage.


Bondrée aurait dû être un endroit de plaisir cette année encore, une bulle à l'écart du quotidien pour ces familles francophones du Québec et anglophones des États-Unis qui y possèdent des maisons d'été. Bondrée, cette fois, devient une bulle de peur et de tristesse lorsque des habitants retrouvent Zaza Mulligan, une adolescente provocante, morte la jambe prise dans un piège à ours.

Nous entrons dans ce huis-clos brumeux avec deux narrateurs qui alternent. Parmi eux, il y a Andrée, une petite fille d'une douzaine d'année. Ses chapitres constituent un roman d'apprentissage à l'intérieur de ce polar. Alors que les drames surviennent, elle oscille entre l'enfance et l'âge adulte. Elle rêvait de plus de liberté cet été mais elle sera, avec la menace qui plane, encore plus surveillée qu'auparavant. Il n'y a pas d'action à toutes les pages mais je préfère les polars à l'atmosphère mystérieuse que ceux dans lesquels le sang gicle à profusion. J'aime les descriptions toutes en retenue, mon imagination se charge du reste. La psychologie des personnages est très fouillée. Leurs différentes réactions face aux drames sont intéressantes et réalistes.

Même s'il s'agit d'un polar, nous sommes forcés de ralentir le rythme pour en apprécier l'écriture. Elle est plus exigeante que celle des polars que j'ai l'habitude de lire mais tellement plus belle aussi ! La présence régulière d'expressions anglophones peut surprendre au départ mais, dans un endroit comme Bondrée, à cheval sur la frontière, elle devient tout à fait naturelle.

Il y avait longtemps que je n'avais pas autant été imprégnée par l'atmosphère d'un polar. Je me sentais prise au piège dans cette forêt dense. Bondrée plaira autant aux amateurs de thrillers psychologiques qu'à ceux de romans d'apprentissage qui relèveront probablement quelques citations au passage. Andrée A. Michaud est une auteure que je relirai.

Bondrée - Andrée A. Michaud
Éditions Québec Amérique 
304 pages

samedi 31 janvier 2015

Louise est de retour - Chrystine Brouillet

Quatrième de couverture :

Louise, meurtrière sans scrupules de Chère voisine, coule des jours heureux à Montréal avec ses chats. L'annonce de la vente de l'immeuble où elle habite fait voler en éclats cette belle sérénité. Pas question pour Louise de quitter son nid douillet!

Une première victime, le malheureux propriétaire, s'incline devant sa détermination. Les conséquences de ce meurtre ne sont malheureusement pas celles escomptées. Louise devra jouer de finesse afin de se procurer l'argent nécessaire pour écarter la menace. Parviendra-t-elle à échapper aux policiers qui rôdent ? Mieux vaut ne pas réveiller une serial killer qui ronronne…

Si vous ne connaissez pas Louise, je vous conseille fortement de débuter par Chère voisine de Christine Brouillet. Si vous avez déjà fait la connaissance de ce personnage complètement atypique, poursuivez avec celui-ci ! Le premier roman m'avait vraiment plu, les attentes étaient donc hautes pour cette suite écrite 30 ans plus tard ! 

Il est rare d'avoir le point de vue d'une personne complètement dérangée dans un roman et, encore pire, d'une tueuse en série ! Nous sommes plutôt habitués à tenter de les démasquer. Ici, puisque nous connaissons d'emblée la coupable, le suspense est très différent. On se prend à espérer, malgré ses gestes impardonnables, qu'elle ne se fasse pas prendre. Et pourtant, ce n'est pas un personnage attachant avec son caractère froid.  C'est très bizarre ! 

Ce qui est certain c'est qu'on ne s’ennuie pas avec ce roman ! Un fois l'introduction terminée, il n'y a pas de temps mort. Louise a toujours un plan, un "projet" sur le feu. Certains aspects m'ont paru un peu moins crédibles que dans Chère voisine mais j'ai eu autant de plaisir à le lire. Les nombreux dialogues sonnent vrais et donnent du rythme. L'humour noir, quant à lui, ajoute juste ce qu'il faut de folie.

Je lirai la suite qui sortira en février même si j'ai du mal à croire que la tueuse en série puisque continuer son petit manège longtemps sans que cela ne devienne trop farfelu !

Louise est de retour - Chrystine Brouillet
Les Éditions de l'Homme 2014
224 pages

Un livre ? Plutôt 2 pour le mois de janvier, c'est encore mieux !

vendredi 6 juin 2014

Rage - Richard Bachman (Stephen King)

Quatrième de couverture :

Charlie Decker, un lycéen de Placerville, est renvoyé de son établissement pour des raisons de discipline. En sortant, il prend un flingue dans son casier, rentre dans sa classe, tue son prof et prend sa classe en otage.

Suite à la tragédie à Colombine High School en 1999, Stephen King avait lui-même décidé que son roman Rage écrit en 1977 ne serait plus édité. Les exemplaires existants ont également été retirés de la vente. À l'époque, il craignait avoir donné des idées à des jeunes déjà "pas très bien dans leurs têtes". Il voulait dissuader les gens de le lire. Je vous avoue que pour moi, ça a l'effet contraire. Le côté "interdit" m'attire. Maintenant, vous l'aurez compris, il est plus difficile de mettre la main sur ce livre. 

Si ce livre n'est plus disponible, nous n'avons pas arrêté de transposer ce genre de drame dans d'autres romans et au cinéma. Au Québec, par exemple, certains se l'ont permis au petit et au grand écran. Nous n'avons qu'à penser au film Polytechnique ou à l'insoutenable épisode de la série 19-2 (excellente série soit dit en passant!) diffusée l'année dernière qui a énormément fait jaser. Bonne chose, mauvaise chose ? Je ne sais pas, je ne me prononce pas, ce n'est pas le propos de mon billet.

Revenons à Rage lui-même. C'est un King plutôt court, sans vampire, sans esprit maléfique ou démon mais ça fait peur ! C'est certainement le roman de Stephen King qui m'a le plus troublé. Il faut dire que je travaille dans une école, ça n'aide pas. C'est tellement réaliste ! Le narrateur, c'est Charlie Decker, le tireur fou. Au départ, il semble être un adolescent plutôt normal mais, en avançant, certains éléments nous indiquent que sa réalité est relativement différente. Sa folie est superbement décrite. Je ne peux pas dire que j'ai eu un plaisir fou à le lire car c'est trop malsain mais il prouve le talent du maître de l'horreur. Pour écrire des thrillers psychologiques, il excelle.

Bref, ce n'est définitivement pas un livre à mettre entre toutes les mains mais le talent de Stephen King est indéniable.

dimanche 12 janvier 2014

Hiver arctique - Arnaldur Indridason

Quatrième de couverture :

Un soir glacial de janvier à Reykjavik, le corps d’un petit garçon est retrouvé au pied d’un immeuble de banlieue. Il avait douze ans, rêvait de forêts, ses parents avaient divorcé et sa mère venait de Thaïlande. Erlendur et son équipe n’ont aucun indice, mais le frère aîné de la victime disparaît avec la complicité de sa mère. Erlendur va explorer tous les préjugés qu’éveille la présence croissante des immigrés dans une société fermée. Une autre enquête mobilise Erlendur. Une femme trompée, qui croyait au grand amour, a disparu, et une femme mystérieuse appelle le commissaire sur son portable pour pleurer, ce qui va permettre au commissaire de révéler ses dons de diplomate. Par ailleurs, son fils et sa fille s’obstinent à exiger des réponses qu’il n’a aucune envie de donner. 

Dans ce dernier roman impressionnant, Indridason surprend en créant un monde à la Simenon. Il a reçu pour ce livre, et pour la troisième fois, le Prix Clé de Verre du roman noir scandinave.

Pendant le temps des fêtes, j'ai lu ce livre (de circonstance) alors qu'il neigeait des centimètres et des centimètres à l'extérieur ! J'aime bien cet auteur et son personnage Erlendur. Mais surtout, ce que j'aime des polars d'Indridason, ce sont les enquêtes. On peut facilement élaborer des théories comme si nous étions enquêteur aussi. Cet opus n'y fait pas exception. J'ai encore eu du plaisir à lire ce polar très efficace qui a aussi un petit côté social. 

On y aborde de façon directe la vie des immigrants venant d'Asie et de l'intégration de leurs enfants à l'école. Le racisme est malheureusement encore une réalité en Islande (comme dans tous les pays je suppose). Indridason a l'habitude des thèmes durs et il en parle bien. Il dénonce sans être moralisateur pour autant. À part le racisme dans celui-ci, il a abordé la violence conjugale dans La femme en vert et la "surveillance mutuelle" dans l'Allemagne des années 60 dans L'homme du lac

Mon seul petit agacement est l'histoire du jeune frère d'Erlendur, qui a perdu la vie dans une tempête, qui commence vraiment à me lasser. On connait les faits depuis le premier titre, La cité des Jarres, et on en reparle régulièrement à chaque nouveau livre malgré que ce dossier n'avance absolument pas. Jusqu'ici, je n'avais presque pas de point négatif à mentionner sur cette série mais en voilà un ! Cela dit, il n'est pas assez agaçant pour m'empêcher de poursuivre.

Hiver arctique - Arnaldur Indridason
Éditions Métailiés 2009
336 pages

lundi 4 novembre 2013

Avant d'aller dormir - S.J. Watson

Quatrième de couverture :


À la suite d’un accident survenu une vingtaine d’années plus tôt, Christine est aujourd’hui affectée d’un cas très rare d’amnésie : chaque matin, elle se réveille en croyant être une jeune femme célibataire ayant la vie devant elle, avant de découvrir qu’elle a en fait 47 ans et qu’elle est mariée depuis vingt ans. Son dernier espoir réside dans son nouveau médecin, Ed Nash. Celui-ci lui a conseillé de tenir un journal intime afin qu’elle puisse se souvenir de ce qui lui arrive au quotidien et ainsi reconstituer peu à peu son existence. Quand elle commence à constater de curieuses incohérences entre son journal, ce que lui dit son entourage et ses rares souvenirs, Christine est loin de se douter dans quel engrenage elle va basculer. Très vite elle va devoir remettre en question ses rares certitudes afin de faire la vérité sur son passé… et sur son présent.

Ne le dis à personne, d’Harlan Coben, Shutter Island, de Dennis Lehane, Tokyo, de Mo Hayder… il est des livres dont la publication marque irrémédiablement le genre et hisse leur auteur au rang des incontournables du polar. Gageons que Avant d’aller dormir de S. J. Watson va tout de suite aller rejoindre ce cercle très fermé. Avec une héroïne à laquelle on s’attache instantanément, un récit à la construction aussi machiavélique qu’époustouflante et un suspense de tous les instants, une seule questiohante l’esprit du lecteur une fois la dernière page refermée : à quand le prochain Watson ? Les éditeurs évoquent souvent « un livre qu’on ne peut pas lâcher ». Voici un livre qu’on ne peut véritablement pas lâcher !


Il y avait longtemps que ce polar figurait dans mon calepin avec les autres titres de romans que j'ai envie de lire. J'en avais entendu parler à la télévision et sur de nombreux blogs. Il avait beaucoup fait jaser à sa sortie. La quatrième de couverture est également très alléchante ! Mais, qu'en est-il vraiment ? Selon moi, c'est un polar divertissant mais qui traîne un peu en longueur. Ce livre m'a beaucoup fait penser au film Mémento (mais sans les longueurs).

L'auteur sait mettre la table pour un grand suspense. Les personnages, peu nombreux, sont très intrigants. Les dialogues entre Christine et Ben sont intéressants. Le lecteur ne peut faire autrement que de se poser des millions de questions à leur sujet jusqu'à la fin qui est, elle, tout à fait géniale. J'espèrais être surprise, je n'ai pas été déçue ! Il n'y a pas de violence superflue, seulement une tension bien palpable. Par contre, malgré la brillante construction et la fin époustouflante, j'avoue avoir "trouvé le temps long" par moment. Les personnages se répètent souvent. Je sais que, compte tenu de l'handicap du personnage principal, c'est tout à fait normal mais quand même ça me lassais... 

Je ne veux absolument pas vous dissuader de le lire par contre. L'intrigue est superbement bien ficelée. Et, la fin, à elle seule, en vaut la peine !

Avant d'aller dormir - S.J. Watson
Éditions Sonatine 2011
400 pages

dimanche 15 septembre 2013

Martini Shoot - F.G. Haghenbeck

Quatrième de couverture :

Sunny Pascal, amateur de tequila et de planches de surf, gagne sa vie en lavant les grands d'Hollywood des scandales les plus incroyables. En cette année 1963, un nouveau contrat l'emmène à Puerto Vallarta, dans son Mexique natal, sur le tournage du nouveau film de John Huston, La Nuit de l'iguane, qui réunit sur une même plage le sulfureux couple d'Elizabeth Taylor et Richard Burton, la sublime Ava Gardner, la capricieuse Sue Lyon et tout un staff haut en couleur. Entre deux cocktails bien corsés, Sunny devra veiller à ce que ce casting de marque ne s'entre-tue pas avant le clap de fin. Une gageure lorsque l'on sait que le réalisateur a offert à chacun un pistolet en or muni de balles en argent gravées à leur nom... Un polar noir et glamour campé sur le mythique tournage de La nuit de l'iguane de John Huston.

Mon commentaire sur ce roman sera court pour une simple raison : je n'ai pas du tout aimé ce roman. Je l'ai pourtant lu de bout en bout mais c'est uniquement puisque j'ai eu la bonne idée de partir en voyage avec un seul roman dans ma valise. Je l'avais choisi car j'allais passer deux semaines au Mexique. L'histoire se passe sur la côte pacifique de ce pays (j'étais cependant sur la côte caraïbe) et l'auteur est mexicain. 

L'histoire m'a semblé sens dessus dessous. Le fil conducteur est trop maigre et les personnages sont inintéressants.  Le seul point positif qui me donne envie de conserver ce livre est le début de chacun des chapitres. On y donne la recette d'un différent cocktail ou drink à chaque fois ainsi qu'un court historique d'une page ou deux. C'était intéressant de savoir où, quand et comment ils ont été inventés. Il y a 26 chapitres et autant de recettes comme le Pina Colada, le Daiquiri, le Martini Dry, le Zombie, la Margarita, le Bloody Mary, le Russe Blanc, le Mojito, le Sangrita, le Manhattan, etc.  

Je ne crois pas avoir besoin de vous dire de passer votre tour à moins d'être curieux à propos des drinks. Et puis, même à ça, beaucoup de livres sur le sujet existent et sont probablement mieux. À oublier donc.

Pour rendre ce billet un peu plus intéressant, je vous laisse quelques photos de mon voyage au Mexique.







lundi 25 février 2013

Betty - Arnaldur Indridason

Quatrième de couverture :

Quand j’ai rencontré Bettý, j’ai su que ma vie allait basculer. Elle était magnétique et fatale. J’aurais tout donné pour elle. J’ai même accepté de travailler pour son mari. Mais maintenant c’est moi qui suis derrière les barreaux. Aux yeux de tous, je suis coupable de meurtre. Parce que, si l’amour se joue à trois, il y en a toujours un de trop.

Une fois n'est pas coutume, j'écrirai un très court avis. C'est trop difficile de ne rien révéler et je ne veux absolument pas gâcher le plaisir des futurs lecteurs. Betty est un roman d'à peine deux cent pages qui se lit très rapidement. Indridason nous a habitués à suivre les enquêtes d'Erlendur et de son équipe mais, cette fois-ci, ce sont de tout nouveaux personnages que nous rencontrons. C'est intéressant de lire ce qu'il a écrit avant les aventures du célèbre enquêteur islandais. Ce roman n'est pas tout neuf. C'est seulement sa traduction qui l'est. Je n'en dis pas plus si ce n'est que j'ai bien aimé suivre cette machiavélique Betty et cette histoire noire et tordue.

Un petit passage où un policier discute avec ses collègues avant un interrogatoire d'un certain Erlendur qui enquête sur le squelette trouvé dans le lac de Kleifarvatn m'a bien fait sourire. C'est l'enquête de L'homme du lac que j'ai lu la semaine dernière !

Pour ceux qui n'ont pas peur des spoilers -------------------------------------------->
Il y a un bon revirement de situation auquel on ne devrait normalement pas s'attendre vers le milieu du roman. Mais, puisque maintenant vous savez (je le savais moi aussi), vous trouverez peut-être la manipulation de l'auteur comme moi. J'ai tout vu venir ! Pourrez-vous en dire autant ?

vendredi 15 février 2013

L'homme du lac - Arnaldur Indridason

Quatrième de couverture :

En juin 2000, un tremblement de terre provoque un changement du niveau des eaux du lac de Kleifarvatn et découvre un squelette lesté par un émetteur radio portant des inscriptions en caractère cyrillique à demi effacées. Le commissaire Erlendur et son équipe s'intéressent alors aux disparitions non élucidées dans les années 60, Ce qui conduit l'enquête vers les ambassades des pays de l'ex bloc communiste et les étudiants islandais des jeunesses socialistes boursiers en Allemagne de l'Est, pendant la guerre froide. Tous ces jeunes gens sont revenus du pays frère brisés par la découverte de l'absurdité d'un système qui, pour faire le bonheur du peuple,jugeait nécessaire de le surveiller constamment. 

Erlendur, séduit par un indice peu commun, une Ford Falcon des années 60, s'obstinera à remonter la piste de l'homme du lac dont il finira par découvrir le terrible secret.

Indradison nous raconte une magnifique histoire d'amour victime de la cruauté de l'Histoire, sans jamais sombrer dans le pathos. L'écriture, tout en retenue, rend la tragédie d'autant plus poignante.

Quand j'ouvre un roman d'Indridason, je sais que des heures de plaisir m'attendent ! Jusqu'à date, je n'ai jamais eu de déception. Ses polars sont efficaces et intéressants. De plus, les enquêtes ne se ressemblent pas.

Dans cette quatrième enquête d'Erlendur, en partant d'un squelette retrouvé dans ce lac d'autrefois, maintenant desséché,  on s'attaque aux régimes politiques socialiste et communiste. On découvre que l'espionnage, souvent camouflée sous le nom de surveillance mutuelle, était une réalité bien réelle en Allemagne dans les années 60-70 mais, aussi, dans bien d'autres pays d'Europe. Les tribulations des jeunes étudiants universitaires islandais en Allemagne de l'Est sont habillement menées. J'ai pu découvrir en même temps qu'eux ce qu'était la vie dans ce pays à cet époque. J'étais aussi heureuse de voir Erlendur sociabiliser davantage. Ça regarde bien pour la suite !

Le dénouement, haletant et tragique, est satisfaisant sauf pour un détail : j'aurais apprécié savoir ce qu'il était arrivé à un personnage en particulier. On ne le sait pas et, pourtant, c'était un personnage important de l'histoire. 

Bref, je prends toujours un malin plaisir à lire ses enquêtes. C'est tout ! Et, c'est bien assez !

dimanche 6 janvier 2013

La voix - Arnaldur Indridason

Quatrième de couverture :

Mauvaise publicité pour l'hôtel de luxe envahi par les touristes ! Le pantalon sur les chevilles, le Père Noël est retrouvé assassiné dans un sordide cagibi juste avant le traditionnel goûter d'enfants. La direction impose la discrétion, mais le commissaire Erlendur ne l'entend pas de cette oreille. Déprimé, assailli par des souvenirs d'enfance douloureux, il s'installe dans l'hôtel et en fouille obstinément les moindres recoins ...


J'ai récemment lu ce troisième opus de la série d'enquêtes d'Erlendur Sveinsson et je dois dire que je l'apprécie de plus en plus à chaque roman. J'ai vraiment dévoré celui-ci ; c'est mon préféré de la série jusqu'à maintenant !

La force de La voix n'est pas l'action. Si c'est ce que vous recherchez, passez votre chemin. C'est un roman d'ambiance avec une enquête passionnante et bien ficelée.

L'ambiance est parfaite : prenante, mystérieuse et froide dans ce chic hôtel d'Islande même pendant cette période de l'année pourtant "chaleureuse" normalement. Il ne s'agit tout à fait d'un huis-clos mais presque tout se passe dans l'hôtel bondé de touristes. Même Erlendur décide de s'installer dans une des chambres (comble du malheur, elle est glaciale, le radiateur ne fonctionne plus) pour mieux enquêter. À la fin, on connait tellement les lieux, c'est comme s'ils existaient réellement et qu'on y avait déjà mis les pieds.

Les personnages principaux me sont de plus en plus familiers. Arnaldur lui-même se dévoile peu à peu ce qui me plait bien. J'ai hâte de mieux connaitre cet homme introverti et solitaire. Une femme vient même troubler son existence. Serait-ce le début d'une belle histoire ? Les personnages propres à l'enquête sur le meurtre du père Noël  aux personnalités fouillées sont très intéressants aussi. 

Chose certaine, je ne perdrai pas de temps à enfiler les prochains tomes. Je me les ai même déjà tous procurés. Le pauvre vieux commissaire n'aura pas beaucoup de vacances !

lundi 22 août 2011

La femme en vert - Arnaldur Indridason

Quatrième de couverture :

Dans une banlieue de Reykjavik, au cours d'une fête d'anniversaire, un bébé mâchouille un objet qui se révèle être un os humain. Le commissaire Erlendur et son équipe arrivent et découvrent sur un chantier un squelette enterré là, soixante ans auparavant. Cette même nuit, Eva, la fille d'Erlendur, appelle son père au secours sans avoir le temps de lui dire où elle est. Il la retrouve à grand-peine dans le coma et enceinte. Erlendur va tous les jours à l'hôpital rendre visite à sa fille inconsciente et, sur les conseils du médecin, lui parle, il lui raconte son enfance de petit paysan et la raison de son horreur des disparitions.

L'enquête nous est livrée en pointillé dans un magnifique récit, violent et émouvant, qui met en scène, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, une femme et ses deux enfants. Une femme victime d'un mari cruel qui la bat, menace ses enfants et la pousse à bout.

Voici à nouveau le commissaire Erlendur et ses adjoints Elinborg et Sigurdur Oli dans un récit au rythme et à l'écriture intenses et poignants, aux images fortes et aux personnages attachants et bien construits. La mémoire est comme toujours chez Indridason le pivot de ce roman haletant, qui hante longtemps ses lecteurs.

Après La cité des Jarres, j'ai voulu poursuivre la série des enquêtes d'Erlendur. Je tenais à les lire chronologiquement, ce qui m'a amené à me procurer La femme en vert sans même que j'aie lu la quatrième de couverture. Je ne savais donc pas du tout à quoi m'attendre.

Autant le dire tout de suite, je l'ai préféré au précédent que j'avais pourtant déjà bien aimé. La femme en vert m'a semblé être un roman beaucoup plus abouti et mieux construit. Il y a moins de facilités et moins de hasard que dans la première enquête. Celle-ci m'a beaucoup plus passionnée et j'en garde plus de souvenir (je l'ai lu il y a un mois environ).

Mis à part l'enquête elle-même, Indridason s'est aussi permit d'explorer des sujets plus tabous dans ce deuxième roman. Aborder de lourds problèmes sociaux n'est pas chose facile et c'est plutôt rare de le voir dans les polars. J'ai trouvé qu'il le faisait de belle manière.

J'ai évidemment envie de poursuivre avec la suite, La voix, dont je ne connais pas non plus les grandes lignes. Encore une fois, je compte garder la surprise !

vendredi 17 juin 2011

La cité des jarres - Arnaldur Indridason

Quatrième de couverture :

Un nouveau cadavre est retrouvé à Reykjavik. L'inspecteur Erlendur est de mauvaise humeur : encore un de ces meurtres typiquement islandais, un " truc bête et méchant " qui fait perdre son temps à la police... Des photos pornographiques retrouvées chez la victime révèlent une affaire vieille de quarante ans. Et le conduisent tout droit à la " cité des Jarres ", une abominable collection de bocaux renfermant des organes...


Avec ce roman, j'ai enfin fait la connaissance du célèbre inspecteur Erlendur d'Arnaldur Indridason. Il y a plusieurs autres de ses enquêtes qui me faisaient envie mais je tenais à commencer par le début pour les lire chronologiquement. La cité des jarres est sa toute première enquête, traduite en français du moins.


Suite à la lecture de plusieurs billets sur la blogosphère, j'avais des attentes en débutant et après quelques pages, j'avoue que je n'étais pas certaine que ça me plairait. On entre vite dans l'action, ce qui m'a plu mais, j'aurais aimé connaitre un peu mieux les personnages. J'ai trouvé qu'ils manquaient de profondeurs. Une chance, l'enquête, elle, est prenante. Plusieurs rebondissements l'alimentent tout au long de l'histoire. Le lecteur a peu de répit. Puis, le livre est assez court, il se lit donc très bien.


Malgré mes petits bémols, je compte continuer la série de l'enquêteur Erlendur. Peut-être que les personnages gagneront en profondeur. J'espère notamment en apprendre plus sur les deux acolytes de l'enquêteur, Sigurdur Oli et Elinborg. Et si les autres romans ressemblent à celui-ci, ce sont des lectures parfaites pour l'été !

mercredi 8 juin 2011

Les visages - Jesse Kellerman

Quatrième de couverture :

Lorsque Ethan Muller, propriétaire d'une galerie, met la main sur une série de dessins d'une qualité exceptionnelle, il sait qu'il va enfin pouvoir se faire un nom dans l'univers impitoyable des marchands d'art.

Leur mystérieux auteur, Victor Cracke, a disparu corps et âme, après avoir vécu reclus près de quarante ans à New York dans un appartement miteux. Dès que les dessins sont rendus publics, la critique est unanime: c'est le travail d'un génie. La mécanique se dérègle le jour où un flic à la retraite reconnaît sur certains portraits les visages d'enfants victimes, des années plus tôt, d'un mystérieux tueur en série.

Ethan se lance alors dans une enquête qui va bien vite virer à l'obsession. C'est le début d'une spirale infernale à l'intensité dramatique et au coup de théâtre final dignes des plus grands thrillers. Bien loin des polars calibrés habituels, Jesse Kellerman, styliste hors pair, nous offre ici un roman d'une indéniable qualité littéraire qui, doublée d'une intrigue machiavélique, place d'emblée le livre au niveau des plus grandes réussites du genre, tels Mystic River, de Dennis Lehane, ou L'Analyste, de John Katzenbach.


Je vous présente rien de moins que mon dernier coup de coeur dans la catégorie "suspense" ! Je trouve un peu exagéré de le classer dans la catégorie des thrillers car il n'est pas vraiment haletant mais cela ne signifie pas qu'il est ennuyant pour autant, bien loin de là !

Si je n'ai pas réussis à mettre le doigt exactement sur ce qui m'a autant plu, je peux vous dire que les personnages complexes sont intrigants. Leur vie est remplie de secrets. Plus on avance dans le récit, plus on réalise que ces secrets sont énormes et qu'ils auront de graves conséquences. J'ai apprécié qu'Ethan Muller, le personnage principal, soit un galeriste et que, comme la plupart d'entre nous, il ne s'y connaisse pas en enquête. Ce détail apporte de l'originalité au récit. L'univers des galeries d'art m'a aussi beaucoup intéressé, c'est un monde qui m'est tout à fait inconnu mais qui attise ma curiosité.

Quant à elle, l'écriture est fluide et précise d'une couverture à l'autre. Elle ne permet, pas plus que l'histoire elle-même, aucune baisse d'intérêt de la part du lecteur.

Donc, vous aurez compris, je recommande Les visages avec enthousiasme à ceux et celles qui ne l'ont pas lu !