mardi 30 juin 2015

Les saisons 1 & 2 d'Orange is the new black

Comme prévu, je suis passée de Piper Kerman, du bouquin, à Piper Chapman à l'écran. Dans un billet précédent, je vous ai mentionné que le roman Orange is the new black m'avait passablement ennuyé. Ce n'était donc pas gagné d'avance pour la série ! C'est très rare que je préfère une adaptation plutôt que son livre mais c'est le cas cette fois. Ils sont très différents l'un de l'autre même si le point de départ est le même. La suite a été inventé de toutes pièces par les créateurs de la série. Je me suis tapé les deux premières saisons en un mois.

Orange is the new black est nettement moins dramatique que les autres séries qui se déroulent aussi en milieu carcéral que j'ai regardé comme Prison Break ou Unité 9 (deux très bonnes séries télévisées aussi). Ceux qui sont derrière tout ça ont plutôt choisi l'humour et la dérision pour le ton de la série. Pour quelqu'un qui ne regarderait qu'un épisode au hasard, ça pourrait même paraître niais mais ça ne l'est pas. Malgré les caricatures, c'est une série plutôt dérangeante car elle remet en doute plusieurs valeurs de la société américaine. Selon ces valeurs, la jolie Piper devrait "faire son temps" bien sagement à Litchfield et espérer retourner vers Larry son fiancé avec lequel elle doit se marier prochainement. Je trouve audacieux de la faire hésiter entre lui et la voluptueuse Alex Vause ! Il est non seulement rare que des personnages principaux soient bisexuels mais j'y vois aussi un espèce de rejet des valeurs traditionnelles. On se moque aussi du fanatisme religieux particulièrement dans la première saison avec un personnage qui m'a fait beaucoup rire : Pennsatucky. Ses expressions faciales à elles seules me faisaient rire !

Et quand, dans un tel microcosme, on retrouve des femmes de toutes les classes sociales, de toutes les communautés ethniques et de toutes les orientations sexuelles, ça ne peut qu'être savoureux ! La deuxième saison se termine sur un épisode haletant qui ne donne qu'une envie : se jeter sur la troisième qui, heureusement, est disponible sur Netflix depuis le 12 juin dernier.

vendredi 26 juin 2015

Un livre québécois par mois : Bilan à mi-chemin



En janvier dernier, j'ai décidé de relever le défi proposé par le blog Le fil rouge. Il est tout simple: il suffit de lire au moins un livre québécois (peu importe le genre) par mois tout au long de l'année. Il y a également un groupe Facebook pour le défi. On y propose chaque mois un titre pour une lecture commune mais nous pouvons en choisir un autre. J'ai pigé dans les titres proposés quelques fois mais jamais au même moment que tout le monde. Mais peu importe, après 6 mois, ce défi est bien parti pour moi qui n'en mène presque jamais un à terme !

Récapitulatif au fil des mois

Janvier 
Notre Duplex d'Éléonore Létourneau
Louise est de retour de Chrystine Brouillet

Février
Car la nuit est longue de Sophie Bérubé

Mars
La déesse des mouches à feu de Geneviève Pettersen

Avril
Le cinquième corridor de Daniel Leblanc-Poirier

Mai
La vie au pas de course de Julie Grenier

Juin
Les deuxièmes de Zviane (BD) 

mercredi 24 juin 2015

Les deuxièmes - Zviane

Résumé :

Un homme et une femme sont en vacances dans un chalet qui n’est pas le leur, dans un pays qui n’est pas le leur. Ils sont confinés à l’intérieur à cause de la pluie, ils ne savent même pas quelle heure il est. Comme par l’embrasure d’une porte, nous sommes témoins du temps suspendu, du bruissement de la pluie dans la forêt, du goût de la sueur séchée sur leur peau, des mots amoureux qu’ils se chuchotent, mais qui cachent autre chose: dans cette limite floue entre ce qui est un jeu et ce qui ne l’est pas peut se dissimuler une bataille sans merci entre le rationnel et l’irrationnel.

En ce jour de la Fête du Québec, je me devais de vous présenter une BD québécoise ! Bonne St-Jean tout le monde !

Il y a longtemps que j'ai repéré les albums de Zviane et particulièrement celui-ci qui a remporté quelques prix. Je me suis lancée dans cette histoire sans savoir de quoi il en retournait. Je ne comprenais pas non plus la signification du titre qui pourtant est très éloquent après la lecture.

L'album s'ouvre sur une immense fenêtre par laquelle on aperçoit que de la pluie. L'atmosphère commence déjà à se définir. Le couple passera les prochains jours bien à l'abri dans la maison d'architecte prêtée par un copain. Ces personnages, je ne les ai pas aimés tout de suite. Je n'appréciais pas leur façon de se parler au début. Les "yo" et autres expressions adolescentes me laissaient perplexe mais j'ai passé par-dessus au bout de quelques pages. On ne sait presque rien d'eux. On ne sait pas du tout qui sont cet homme et cette femme mais nous entrons dans leur intimité sans censure. Nous sommes en quelque sorte des voyeurs dans ce cocon. Je vous avertis, ne laissez pas traîner cet album à la portée des enfants ou vous aurez à répondre à bien des questions !

J'ai bien aimé les dessins de Zviane. Je ne connaissais pas son style mais j'adhère totalement ! J'ai particulièrement aimé les grandes cases qui prenaient toute la place et dans lesquelles on voit les personnages déambuler de pièces en pièces. Dites, on peut la louer cette maison pour les vacances ?

Je relirai certainement Zviane pour la vivacité de ses dessins, pour son originalité et parce que j'ai l'impression que je passerai à nouveau un bon moment !
Les deuxièmes - Zviane
Éditions Pow Pow 2013
132 pages

dimanche 21 juin 2015

Bon weekend !



Quel plaisir d'alterner entre la piscine au soleil et la lecture sur le bord de l'eau en ce samedi après-midi ! J'espère que vous en profitez aussi !

vendredi 19 juin 2015

Le Journal d'Anne Frank - Anne Frank

Quatrième de couverture :

Réunit la version du journal retouchée par A. Frank dans les derniers mois de sa vie et des extraits de sa première rédaction.

Anne Frank est née le 12 juin 1929 à Francfort. Sa famille a émigré aux Pays-Bas en 1933. À Amsterdam, elle connaît une enfance heureuse jusqu’en 1942, malgré la guerre. Le 6 juillet 1942, les Frank s’installent clandestinement dans «l’Annexe» de l’immeuble du 263, Prinsengracht. Le 4 août 1944, ils sont arrêtés sur dénonciation. Déportée à Auschwitz, puis à Bergen-Belsen, Anne meurt du typhus en février ou mars 1945, peu après sa sœur Margot. La jeune fille a tenu son journal du 12 juin 1942 au 1er août 1944, et son témoignage, connu dans le monde entier, reste l’un des plus émouvants sur la vie quotidienne d’une famille juive sous le joug nazi. Cette édition comporte des pages inédites.

Résumer ici l'oeuvre d'Anne Frank serait bien inutile. Je ne souhaite pas non plus l'analyser comme dans un cours de littérature. Vous pouvez trouver d'excellentes analyses un peu partout de gens qui écrivent bien mieux que moi. C'est suite à ma soirée au théâtre du mois d'avril que j'ai décidé de lire ce texte en entier. Je l'ai lu sans me casser la tête, sans l'intellectualiser, et il m'a vraiment passionnée.

Qui peut lire le Journal d'Anne Frank sans l'adopter tout de suite ? Cette adolescente, vive d'esprit, fait des réflexions toujours très pertinentes à propos de son époque, des Juifs, de la Guerre, de la condition de la femme, de l'amour qu'elle découvre et de la sexualité. Elle est très informée sur tous les sujets et elle est parfaitement lucide. Avec sa plume vivante, elle sait dire les choses mieux que bien des adultes et, même, que bien des écrivains ! Elle mentionne d'ailleurs dans son Journal qu'elle rêvait de devenir une journaliste ou une écrivaine célèbre qui serait lue dans le monde entier. Si seulement elle savait...

Son quotidien n'est pas toujours passionnant mais elle écrit de façon à ce qu'on saisisse ses émotions. C'est ce qui est intéressant. Il serait difficile autrement d'imaginer comment devait se sentir des juifs clandestins enfermés pendant plus de deux ans.

J'espère que le monde s'intéressera encore longtemps à ce Journal pour continuer de faire vivre Anne et tous ces enfants qui ont quitté le monde beaucoup trop vite. Maintenant, j'aimerais tant visiter Amsterdam et la fameuse Annexe ! J'espère pouvoir m'y rendre un jour.

Le Journal d'Anne Frank - Anne Frank 
Éditions Le livre de poche 2013 (nouvelle édition)
368 pages

mercredi 17 juin 2015

Abélard (T. 2 Une brève histoire de poussière et de cendre)

Résumé :

Dans l'espoir de décrocher la lune pour séduire la belle Épilie, Abélard poursuit son voyage vers le Nouveau Monde. Pendant la traversée en bateau, aux côtés de Gaston, il va apprendre la vie, la vraie, et comprendra que celle qu'il avait dans son marais n'était qu'un miroir déformant et tronqué d'une réalité qui peut se montrer cruelle. 

Dans ce deuxième tome, le voyage du mignon petit Abélard commencé dans le premier tome se poursuit avec, à ses côtés, le Gaston le dur à cuire. Cette amitié qui se développe est aussi improbable que belle ! J'aime beaucoup ce personnage de Gaston le gros ours grognon. Plus terre-à-terre qu'Abélard, il n'en n'est pas moins touchant.

Encore une fois, par le biais d'animaux, l'auteur aborde de façon délicate une multitude de thèmes forts. Certains dialogues sont carrément philosophiques ! Mine de rien, on y parle d'espoir et de désespoir, du bonheur, d'amour, d'amitié, de rêves, de la mort. Quant au dessin, il est exactement dans la même veine que le premier tome; légèrement enfantin mais très esthétique à la fois.

Abélard, c'est une magnifique histoire mais ce qui est encore plus magnifique, ce sont les réflexions qu'il nous force à faire. J'aimerais écrire aussi bien que le chapeau d'Abélard pour vous convaincre de lire cette histoire. Il semble toujours trouver les mots justes. Malheureusement, je n'ai pas ce talent. Je me contente alors de vous la recommander fortement.



Abélard (T. 2 Une brève histoire de poussière et de cendre)
Éditions Dargaud 2011
64 pages


Cette semaine, le récapitulatif des "BD de la semaine" se fait chez Noukette.

jeudi 11 juin 2015

Avez-vous aussi hâte que moi ?

En même temps, j'ai tellement aimé la BD que j'ai peur d'être déçue... Et vous ?

samedi 6 juin 2015

Orange is the new black - Piper Kerman

Quatrième de couverture :

Piper Kerman est une jeune femme comme tant d'autres : elle a un emploi, un compagnon, une famille aimante. Elle est très loin de la jeune casse-cou qui avait livré une valise d'argent pour un trafiquant de drogues dix ans plus tôt. Mais le passé l'a rattrapée. Condamnée à quinze mois d'incarcération dans une prison pour femmes du Connecticut, la jeune cadre dynamique de bonne famille devient le matricule 11187-424.

Le choc est brutal. De sa première fouille corporelle à sa libération, Piper Kerman apprend à naviguer dans cet étrange univers aux codes absurdes et aux lois arbitraires. Elle rencontre des femmes issues de tous les milieux, qui la surprennent par leur générosité, leur humour et leur ouverture d'esprit. Déchirant, drôle et parfois rageant, le récit de Piper Kerman nous offre un témoignage rare et précieux sur le quotidien des détenues américaines.

Car c'est en grande partie pour elles que Piper a écrit ce livre : pour témoigner au nom de toutes celles qui n'ont pas la possibilité de s'exprimer. 

La presse américaine unanime : « C'est une histoire formidablement contée [.], une lecture terriblement drôle, et ce, jusqu'à la dernière page. » Elle US 

« Fascinant. » O : The Oprah Magazine « Ce livre est impossible à lâcher, car Kerman, ce pourrait être vous.
Ou votre meilleure amie. Ou votre fille. » Los Angeles Time 

« Magnifiquement écrit. ce livre est destiné à devenir un classique du genre. » Columbia Journalism Review « Saisissant et révélateur. » Entertainment Weekly

On m'a recommandé plusieurs fois de regarder la série Orange is the new black. Comme pour les films, quand une série est l'adaptation d'un livre, j'aime bien commencer d'abord par la lecture. Je peux comparer ensuite et voir si tout est comme je me l'étais imaginé. Donc, avant qu'on me prête cette série, j'ai tenu à lire le récit autobiographique de Piper Kerman. Et, après tous ces éloges sur la quatrième de couverture, mes attentes étaient plutôt élevées.

Dès les premiers chapitres, l'histoire de Piper Kerman m'a tenu en haleine. C'est bien écrit malgré le ton familier. Le contexte de départ n'est pas banal non plus. Ce n'est probablement pas tous les jours qu'une jeune femme de bonne famille se rende elle-même à la prison escortée en voiture par son fiancé comme s'ils allaient faire un pique-nique ! Piper a un passé un peu trouble (mais pas trop) ce qui l'amène à devoir purger une peine de quelques mois dans une prison américaine à sécurité minimale. Le personnage est intéressant, c'est un bon point de départ ! Son témoignage est même instructif par moment pour une personne qui, comme moi, ne connait rien au monde carcéral. Les différents clans, les règles officielles et les autres non-écrites; ce n'est pas simple tout ça ! Mais, malgré tout, je m'attendais  à autre chose. Partout, on annonce une comédie hilarante alors que je n'ai pratiquement pas ris de toute ma lecture. Il y a aussi beaucoup de personnages et je devais régulièrement faire des retours en arrière pour me souvenir de tous et chacun. J'aurais aussi pensé être plus touchée par ces détenues et par Piper elle-même. On ressent son désarroi lors de ses premiers pas dans la prison mais il me semble qu'elle aurait pu pousser plus loin l'analyse de ses émotions lorsqu'elle raconte certains épisodes en particulier.

Mes grandes attentes n'ont peut-être pas été comblées mais je donnerai une chance à la série quand même car je suis curieuse de voir tout ce "beau" monde à l'écran !

Orange is the new black - Piper Kerman
Éditeur Presses de la cité 2014
394 pages

mercredi 3 juin 2015

La vie au pas de course - Julie Grenier

Quatrième de couverture :

Un soir d'été, Gabrielle et ses trois inséparables amies enfilent les verres de vin et refont le monde sous le signe de la rigolade. Soudain, elle remet en question leur bonheur tranquille en faisant une étonnante proposition : que chacune, dans la prochaine année, se déniche un défi, une quête.

Gabrielle se met en tête de courir un demi-marathon l'été suivant, en dépit de son horaire surchargé de conjointe, de maman, d'amie et de patronne d'agence de pub. Puis, un jour, son petit monde bascule.

Son année aura des allures de montagnes russes, et elle réalisera que la vie, une fête qui ne dure jamais assez longtemps, mérite d'être vécue au pas de course.

Un roman rafraîchissant, à la fois amusant et émouvant.

À la fin avril, j'ai eu une petite panne de lecture. Je n'avais plus envie de lire les nombreux romans commencés qui s'entassaient sur ma table de chevet. Je n'avais pas non plus le goût d'aller faire un tour à la bibliothèque (ce qui est plutôt rare). En revenant chez moi un soir, j'ai aperçu ce livre. Parce que je suis plus assidue côté course à pieds que lecture ces temps-ci, j'étais certaine que ce roman de chick-lit québécois me sortirait illico de ma panne.

Dès les premières pages, la légèreté m'a emballée. Mes dernières lectures n'étant pas particulièrement joyeuses, ça me faisait un bien énorme ! Je ne me suis pas nécessairement reconnue dans le personnage de Gabrielle, cette super-maman de famille avec un boulot stressant et intense mais il me plaisait quand même. Quand elle décrit son quotidien, on est presque aussi essoufflées que lorsqu'on court avec notre meilleur pace ! Ce n'est pas toujours reposant mais c'est intéressant.

Dans ce livre, on y parle beaucoup de la vie mais pas beaucoup de la course. Cela rassure peut-être les lectrices "non-coureuses" mais, pour moi, c'était une petite déception. Les romans avec des héros qui courent sont tellement rares que j'aurais aimé qu'on s'y attarde avec celui-ci. Et, comme dans tout bon roman de chick-lit, il y a des copines toujours prêtes pour un 5 à 7, des séances de magasinage, des soirées bien arrosées et des mecs qui tournent autour de notre héroïne. Mais ce n'est pas tout ! Dans la vie de Gabrielle, il y a aussi deux gamins qui possèdent un sens de la répartie qui fait sourire, d'agréables fins de semaine de ski à la montagne, des séances de courses à pieds et quelques moments plus touchants, moins légers ceux-là.

Si le genre vous plait, c'est un roman à emporter au chalet pour les vacances cet été !

La vie au pas de course - Julie Grenier
Éditions Libre Expression 2015
296 pages

lundi 1 juin 2015

Plus d'un mois sans billet...

et je m'en excuse. Je manque de constance et de rigueur avec mon blog... peut-être parce que j'en ai gagné dans les autres sphères de ma vie. On ne peut pas être parfaite partout !! Blague à part, je passe d'abord vous dire "bonjour" puis vous annoncer que j'ai quelques billets presque prêts à être publiés. Ce sera fait cette semaine. Par contre, je n'ai pas arrêter complètement de vous lire ni de lire tout court. À très bientôt !