dimanche 6 août 2017

Une longue canicule - Anne Villeneuve

Résumé :

Une longue canicule, la première bande dessinée d’Anne Villeneuve, met en scène Marie-Hélène, une jeune femme quittant les Îles-de-la-Madeleine pour venir s’installer à Montréal. La jeune fille découvre une nouvelle ville, ses habitants et apprend à vivre avec son déracinement et les démons de son passé. Œuvre sensible et intimiste, le récit se déroule sur une durée de quelques jours durant lesquels la métropole est plongée dans l’une des plus chaudes canicules de son histoire.


Je vous présente aujourd'hui une autre BD québécoise pour laquelle j'ai eu un coup de coeur ! J'attendais une canicule pour la lire (je l'attends toujours...) mais peu importe le temps, on passe un excellent moment avec cet album !

Le point de départ est simple : une jeune femme, Marie-Hélène, quitte ses Îles-de-la-Madeleine natales pour s'installer au coeur de Montréal. Le changement est brusque et déstabilisant. Elle n'a jamais été entourée par autant de gens mais elle se sent très seule. Elle a peu d'alliés : Nestor un collègue de travail français et Marguerite sa vieille voisine solitaire mais sympathique. Sa vie semble tranquille mais ne elle ne le restera pas... Et puis, l'amour n'est pas bien loin non plus.

J'ai eu un gros coup de coeur pour la magnifique couverture bleue mais ce qu'il y a à l'intérieur est aussi bien. L'ambiance de canicule est géniale, les dessins en noir et blanc sont beaux et le scénario tient la route. On passe par toute la gamme des émotions. Je l'ai dévoré d'un trait !

Bref, Une longue canicule est une belle BD intime et douce à s'offrir !

Une longue canicule - Anne Villeneuve
Éditions Mécanique Générale 2017
216 page

mercredi 2 août 2017

Antarctique solo, une sortie au froid !

J'ai assisté à cette pièce de théâtre ce samedi mettant en vedette Rémi-Pierre Paquin. C'est tout ? Oui c'est tout ! Le mot solo dans le titre n'est pas là pour rien. Rémi-Pierre Paquin interprète l'aventurier Frédéric Dion alors qu'il traverse l'Antarctique en kite ski ou paraski. Il est absoluement seul sur scène comme l'était Frédéric Dion durant son audacieux périple. 


Avec une pièce qui dure plus une heure trente, regarder et écouter un seul comédien pourrait être ennuyant mais non ! Rémi-Pierre est incroyablement talentueux. Je l'ai découvert dans Les pays d'en haut dans son rôle de Bidou Laloge, un autre dans lequel il excelle. 

J'ai beaucoup de mal à comprendre les motivations qui poussent un individu à entreprendre une aventure aussi risquée mais j'aime en entendre parler. La pièce est truffée d'informations intéressantes sur le périple de Frédéric Dion et sur les aventuriers qui ont traverse l'Antarctique avant lui en traîneau à chiens par exemple. Les moments sérieux alternent avec des moments légers et humoristiques. C'est bien balancé. On a souvent recours à la technologie, des vidéos sont projetés sur le décor de glaciers, C'est bien pensé. J'ai moins aimé le côté "moralisateur" qui me donnait un peu l'impression d'assister à une conférence de motivation. Je ne suis pas une adepte de ce genre de conférence, j'ai l'impression qu'on me dit comment vivre. 

Cette pièce de théâtre sort de l'ordinaire par son thème, un fait vécu, et par sa mise en scène. L'unique comédien est également excellent. Je la conseille donc à tous y compris aux plus jeunes spectateurs. Elle est présentée à Shawinigan pour quelques semaines encore puis l'équipe partira en tournée au Québec ensuite.

dimanche 30 juillet 2017

L'esprit du camp (tome 1) - Falardeau & Cab

 Résumé :

Une adolescente est envoyée de force par sa mère dans un camp de vacances, où elle devra travailler comme monitrice tout l’été. Perdue en pleine forêt, entourée d’inconnus avec lesquels elle ne semble pas avoir d’affinités, Élodie considère déjà que ses vacances sont fichues… mais le camp du Lac à l’Ours lui réserve plusieurs surprises; un jour après l’autre, un groupe de petites rousses à l’imagination débordante, un mystérieux directeur de camp et une collègue attentionnée transformeront son séjour en véritable aventure.


J'aime beaucoup retrouver l'ambiance des camps de vacances dans les livres et les bandes dessinées ayant été moi-même campeuse et animatrice à certains moments de ma vie. D'ailleurs, dans un style différent mais tout aussi intéressant, j'avais adoré Paul a un travail d'été de Michel Rabagliati qui avait aussi cette thématique. Si vous connaissez d'autres titres, je suis preneuse !

Dans L'Esprit du camp, nous vivons le premier été d'Élodie, 17 ans, comme monitrice de camp de vacances. Nous faisons vite connaissance avec les autres moniteurs et monitrices (pourquoi n'ont-ils pas de noms de camp?) et le directeur qui est tout un personnage ! C'est le moins qu'on puisse dire ! Les moniteurs ne sont pas des modèles, ils sacrent devant les jeunes campeurs, se font bronzer sur la place sans surveiller les enfants se baignent, etc. Je ne leur confierais probablement pas des enfants mais ils sont drôles et c'est l'important ! Mais les plus drôles, ce sont définitivement les campeurs. Les petites rousses du groupe d'Élodie n'ont vraiment pas la langue dans leur poche !

Un deuxième tome est prévu. J'espère qu'il répondra à nos interrogations : qui est véritablement le directeur ? Y'a-t'il vraiment quelque chose de maléfique dans la forêt ? Est-ce que Catherine ressent plus que des sentiments d'amitié pour Élodie ? Il y a un soupçon de fantastique et peut-être une histoire d'amour à prévoir pour la suite.  Je la lirai assurément.

Crue, colorée, drôle et déjantée, c'est une BD estivale géniale !
L'esprit du camp (tome 1) - Falardeau & Cab
Éditions Studio Lounak 2017
104 pages

vendredi 28 juillet 2017

Blue Moon (saisons 1 & 2)

Cette série n'est peut-être pas l'adaptation d'un livre mais elle vaut la peine que j'en parle quand même. L'année dernière, j'avais bien aimé la première saison. Mais là, je viens carrément d'enfiler les épisodes de la deuxième ! Je suis encore plus conquise ! Avant cette série, je ne croyais pas aimer les séries d'action car oui, Blue Moon en est une, une vraie ! J'en ai regardé d'autres, surtout américaines, et elle n'a absolument rien à envier à celles d'ailleurs.

Ce sont les acteurs et actrices principaux qui m'avaient donné envie d'y jeter un coup d'oeil à la base. J'aime beaucoup le travail de Karine Vanasse, Éric Bruneau et Caroline Dhavernas. Puis, j'ai été happée par les intrigues. Dans la saison 1 : qui a tué le père de Justine (Karine Vanasse) ? Que fait l'entreprise para-militaire Blue Moon au juste ? Qui est l’atroce personnage masqué qui a fait du mal à Justine ? Dans la saison 2, sur fond de contestations étudiantes, un nouveau personnage interprété par Émile Proulx-Cloutier fait son entrée. Impossible de ne pas penser à Gabriel Nadeau-Dubois... Vous verrez, après trois épisodes, c'est difficile de s'arrêter !

Je ne veux pas trop en dire mais si vous avez la chance de pouvoir la visionner, n'hésitez pas ! C'est une des bonnes séries québécoises des dernières années selon moi. Pourtant, j'ai l'impression qu'elle passe sous le radar...

dimanche 23 juillet 2017

Au fond de l'eau - Paula Hawkins


Quatrième de couverture :

Une semaine avant sa mort, Nel a appelé sa sœur, Julia. Qui n’a pas voulu lui répondre. Alors que le corps de Nel vient d’être retrouvé dans la rivière qui traverse Beckford, Julia est effrayée à l’idée de revenir sur les lieux de son enfance. De quoi a-t-elle le plus peur ? D’affronter le prétendu suicide de sa sœur ? De s’occuper de Lena, sa nièce de quinze ans, qu’elle ne connaît pas ? Ou de faire face à un passé qu’elle a toujours fui ? Plus que tout encore, c’est peut-être la rivière qui la terrifie, ces eaux à la fois enchanteresses et mortelles, où, depuis toujours, les tragédies se succèdent.

Julia, Lena, Nel : avec ce superbe portrait de trois femmes en quête d’elles mêmes, aux prises avec les pesanteurs du passé, on retrouve l’infinie compréhension pour ses personnages dont témoignait déjà Paula Hawkins dans La Fille du train. On y retrouve, surtout, sa virtuosité et un talent incroyable pour tenir le lecteur en haleine jusqu’à l’ultime rebondissement, qui marquera tous les esprits.

Paula Hawkins a vécu au Zimbabwe, en France et en Belgique. Journaliste à Londres, son premier roman La Fille du train a été vendu à plus de 18 millions d'exemplaires dans le monde.


Les romans de Paula Hawkins sont toujours de gros succès. De mon côté, c'est la jolie couverture qui m'a donné envie de lire ce polar cet été ! Il faut dire que j'avais bien aimé son premier La fille du train aussi. D'ailleurs, je ne devrais pas tarder à regarder l'adaptation cinématographique.  Encore une fois, avec Au fond de l'eau, elle nous offre un polar très efficace.

Paula Hawkins nous transporte à Beckford un petit village en Angleterre et sur les berges de sa rivière tumultueuse. Nous nous baladons entre le Vieux Moulin, le bassin aux noyées et le commissariat de police. Avec de tels lieux, on pourrait certainement en faire un beau film ! Cependant, j'ai eu un peu de mal à m'y retrouver au départ car les personnages sont nombreux. On y rencontre presque tout un village ! Après un moment, on s'y fait et on peut apprécier davantage l'intrigue qui avance lentement mais surement. À l'instar de son premier roman, il est difficile de savoir lesquels sont vraiment fiables et lesquels disent la vérité. Les secrets se révèlent au fil des pages. J'ai aussi bien aimé l'atmosphère de ce roman. Je ne sais pas si l'histoire me marquera longtemps mais sur le coup, ça a bien fonctionné.

Un autre roman de Paula Hawkins sur mon blogue : La fille du train

Au fond de l'eau - Paula Hawkins
Éditions Sonatine 2017
406 pages

jeudi 20 juillet 2017

Coin lecture en devenir...

Nous avons acheté une maison tôt ce printemps et depuis juin, nous sommes dans les rénovations et la décoration. C'est maintenant au tour de la pièce dédiée à la lecture ! C'était important pour moi d'en avoir une loin de la télévision (je suis incapable de lire si je l'entends). Il y a déjà des bibliothèques intégrées au mur et un poêle à bois. L'été, je lis principalement dans la cour mais l'hiver, l'automne ou les jours de pluie, je pourrai profiter de ce petit coin. 

Pourquoi je vous parle de tout ça ? J'aimerais avoir les conseils de lecteurs et lectrices. Qu'aimez-vous de votre coin lecture ? Qu'aimeriez avoir que vous n'avez pas ? Quels sont les indispensables selon vous ?

Voici des photos avant les travaux (avec un chat en prime). Le rouge et le brun disparaîtront, ne vous en faites pas ! :)




mardi 18 juillet 2017

Nelly le film


Nelly Arcan a marqué le monde littéraire québécois à sa manière dès la parution de son premier roman Putain. Elle était une femme aux multiples personnalités et aux nombreux talents. J'ai regardé récemment ce film biographique qui est paru l'année dernière soit huit ans après qu'elle se soit enlevée la vie.

Dans Nelly, on pourrait croire qu'on a affaire avec plusieurs personnages différents : l'escorte, la junkie, l'écrivaine, la star, l'amoureuse. Les scènes se succèdent mais l'ambiance change. Seul le malaise reste. Mylène MacKay interprète à merveille cette femme insaisissable et torturée. Certaines scènes sont marquantes, d'autres fascinantes. La photographie du film est léchée et magnifique.

Il m'a semblé qu'on entremêlait parfois la réalité et la fiction. A-t-elle utilisé ce même procédé dans ses romans ? C'est fort possible. Malheureusement, je n'ai jamais lu ses romans (mais je le ferai un jour) et cela m'a sans doute empêché de saisir quelques détails. Je n'ai pas l'impression d'en avoir appris beaucoup sur Nelly Arcan mais plutôt d'avoir baigné dans sa mélancolie et son mal de vivre le temps du visionnement. J'ai passé un très bon moment de cinéma malgré tout.

mercredi 5 juillet 2017

Corps sonores - Julie Maroh

Résumé :

Montréal, comme partout ailleurs, les couples se font et se défont. Les individus s’attirent, se repoussent, dans une perpétuelle valse des corps. Dans cette même ville s’entrecroisent des destins à la fois différents et semblables, liés par ce sentiment indescriptible : l’amour. Cette inconnue à laquelle même la science ne peut donner d’explication, ce concept qui nourrit l’imaginaire des artistes depuis toujours, est au cœur du nouveau roman graphique de Julie Maroh.

À travers vingt et une nouvelles de bande dessinée, sur 300 pages, l’auteure retrace les différentes étapes d’une relation amoureuse : les premiers flirts, les rendez-vous manqués, la vie sous le même toit, la rupture... Interrogeant les émotions, convoquant les sens, elle décrit les parcours de personnages criants de vérité. Loin des supposées « normes » de genre et des stéréotypes physiques ou raciaux, leurs corps, dans leur diversité, sont les nôtres. Avec eux, nous partageons l’excitation, les doutes, la tristesse, la joie, la honte, la colère. Comme eux, nous aimons.

Corps sonores est un ouvrage à la fois universel et résolument contemporain dans ce qu’il donne à voir de la réalité humaine.


Julie Maroh, ce nom vous dit certainement quelque chose. C'est elle qui est derrière Le bleu est une couleur chaude, une BD pour laquelle j'avais eu un coup de coeur. Elle a été adaptée aussi sous le titre de La vie d'Adèle. Corps sonores, le deuxième album d'elle que je lis est composé de courtes (et de très courtes) histoires qui ont en commun le thème de l'amour et le lieu, c'est-à-dire la ville de Montréal. D'ailleurs, cet extrait est juste et magnifique :

"Tout commence un 1er juillet puisqu'à Montréal tout change chaque 1er juillet: c'est la journée typique des déménagements. Les corps chargent et déchargent des véhicules en résonnant d'émotions, Espoir, nostalgie, peur, doute, excitation.... Dans ce chaos organisé et sous la chaleur accablante, tout le monde offre les cadavres de son ancienne vie sur les pelouses des allées et emporte le reste, vers la vie à venir."

J'ai aimé retrouver des décors montréalais : les tam-tams du Mont-Royal, la Ronde, etc. Cependant les "traductions" d'expressions québécoises à répétition m'ont agacé alors que d'autres trop "françaises" pour être dites par des québécois m'ont fait grincer des dents. Le langage n'est pas au point et même sans le savoir, on devine facilement que c'est écrit par une française.

J'ai été surprise que l'auteure considère le polyamour est bien accepté au Canada. Nous sommes une société plus ouverte que bien d'autres à propos de la diversité sexuelle mais le message envoyé me paraît bien loin de la réalité. Je n'ai jamais entendu parler de polyamour vécu au quotidien... Alors dire qu'il est bien accepté et ce depuis des années, ça me semble exagéré malheureusement.

Comme dans tous les recueils d'histoires ou de nouvelles, certaines nous touchent plus que d'autres évidemment. Ce fût le cas ici aussi. L'épilogue est l'une de celle que j'ai préférée. L'album est un peu inégal mais il vaut quand même le détour.

Un autre album de Julie Maroh sur mon blogue : Le bleu est une couleur chaude
Corps sonores - Julie Maroh
Éditions Glénat 2017
304 pages

jeudi 29 juin 2017

Bonjour Tristesse - Françoise Sagan

Quatrième de couverture :

La villa est magnifique, l’été brûlant, la Méditerranée toute proche. Cécile a dix-sept ans. Elle ne connaît de l’amour que des baisers, des rendez-vous, des lassitudes. Pas pour longtemps. Son père, veuf, est un adepte joyeux des liaisons passagères et sans importance. Ils s’amusent, ils n’ont besoin de personne, ils sont heureux. La visite d’une femme de coeur, intelligente et calme, vient troubler ce délicieux désordre. Comment écarter la menace ? Dans la pinède embrasée, un jeu cruel se prépare.


C’était l’été 1954. On entendait pour la première fois la voix sèche et rapide d’un « charmant petit monstre » qui allait faire scandale. La deuxième moitié du XXe siècle commençait. Elle serait à l’image de cette adolescente déchirée entre le remords et le culte du plaisir.


J'ai lu Bonjour tristesse au cours des dernières semaines. C'est un titre que beaucoup connaissent (souvent sans même l’avoir lu) car dès sa parution en 1954, il a connu un grand succès. Une adaptation cinématographique existe aussi. Ce fût une lecture mitigée pour moi mais pas désagréable.

Pour ma part, je ne connaissais rien de l'histoire mis à part qu'elle se déroulait dans le sud de la France. Pour résumer, il s'agit de l'histoire de Cécile, 17 ans, qui est en vacances dans une villa au bord de la mer avec son père Raymond un jeune veuf. Avec eux, voyage Elsa qui est amoureuse de Raymond. Tout va pour le mieux jusqu'à ce qu'un autre personnage débarque pour troubler le trio. Anne est une grande dame qui souhaite conquérir Raymond et éduquer Cécile qui est trop "libre" pour elle et pas assez intellectuelle.

Je n'ai pas détesté mais je m'attendais à autre chose. Les phrases sont courtes et sèches. Les descriptions vont droit au but. Il a fallu que je m'y habitue. Le personnage de Cécile ne m'était pas vraiment sympathique. Je n'ai aimé que son côté décomplexé et libre (surtout pour une jeune femme de 17 ans) qui a certainement dérangé à l'époque mais sa jalousie la rend forcément moins attachante. Par contre, la fin énigmatique est très réussie, elle porte à réflexion et force l'interprétation.

J'ai aussi aimé l'ambiance estivale du sud de la France. J'ai retrouvé des lieux où je suis moi-même allée lors d'un voyage en 2012. Comme les personnages, j'ai mis les pieds à la gare de Fréjus ainsi que sur les plages de Fréjus et de St-Raphaël. J'ai aimé ces petites villes qui semblaient être prisées davantage par les vacanciers français que par les touristes de partout comme dans les grandes villes. Voici quelques-unes de mes photos. 

 À St-Raphaël

 La plage de Fréjus

Ma première fois en Paddleboard, c'était à Fréjus !

Bonjour Tristesse - Françoise Sagan
Éditions Pocket 2009
160 pages

samedi 24 juin 2017

The King Girl le film

Je vous avais parlé de Christine la reine-garçon en mai dernier, vous vous souvenez ? J'avais également mentionné que la pièce de théâtre avait été adaptée au grand écran. Et bien, j'ai regardé l'adaptation de 2015 intitulée The Girl King. Bien qu'elle soit finlandaise, le scénario est aussi du dramaturge québécois Michel Marc Bouchard.

The Girl King commence alors que Kristina vient d'avoir 18 ans et qu'elle accède au trône par défaut puisque que son père n'a pas d'héritier mâle. Elle régnera véritablement sur la Suède pendant une vingtaine d'année mais ici, on ne s'intéressera qu'à une brève partie de sa vie. À ce moment, la jeune reine a un rêve : que son pays cesse la guerre. Curieuse, elle est aussi très animée par le savoir : la science, la philosophie, les lettres. Les hommes de son entourage lui font sans cesse la cour et espèrent la marier. Malheureusement pour eux, ils essuient refus après refus car elle est secrètement amoureuse d'une de ses dames de compagnie. En faisant une brève recherche sur Internet, j'ai découvert qu'elle avait eu par la suite des "amis intimes" masculins également. La reine Kristina a certainement eu une vie très mouvementée ! Elle était résolument moderne et ne se laissait dominer par personne. Kristina est un personnage féminin fort qui n'en faisait qu'à sa tête (elle aurait été à sa place dans un album de Culottées tiens!). Et pour ça, je l'aime bien !

L'ambiance du film est particulière et froide mais j'ai bien aimé.  Les décors enneigés sont très beaux de même que les costumes. La musique classique ajoute aussi au caractère solennel du film. Ce n'est pas un style que j'écoute beaucoup mais j'aime bien la plupart du temps. J'ai retrouvé la chanson thème ainsi qu'un beau montage (ce n'est pas la bande-annonce mais vous saurez la trouver facilement).


Mon billet à propos du texte de la pièce de théâtre : Christine la reine-garçon