lundi 3 août 2015

En silence - Audrey Spiry

Résumé :

Quelque part dans le sud, en été, un petit groupe d’amis – deux couples, deux enfants et un moniteur – part en expédition en pleine nature, pour une grande journée de canyoning. L’isolement, le dépaysement et le frisson du danger vont servir de révélateur. Chacun, au fil de cette longue journée pleine d’imprévus, va se retrouver seul, confronté en silence à ses interrogations les plus intimes. Ainsi Juliette, la narratrice, qui perçoit bientôt cette journée particulière comme une sorte d’épreuve du feu pour le couple qu’elle forme avec Luis. Comment dépasser le sentiment d’immobilisme et d’attente qui imprègne leur relation, et qui lui est devenu presque insupportable ? Cette belle journée d’été n’est-elle pas, finalement, l’épilogue de leur histoire d’amour ?

Unité de temps, de lieu, d’action, ce récit tout simple en apparence surprend et séduit à la fois par son ton, intime et sensible, et par sa forme, très picturale et spectaculairement colorée. Le premier album plein d’originalité d’une jeune dessinatrice au talent très affirmé.


Voici une belle bande dessinée aux couleurs bien estivales ! Ce sont ces dessins aux couleurs vives et surprenantes qui m'ont donné envie de la lire. Et, pour une amoureuse de l'eau comme moi, c'était difficile de résister à toutes ces nuances de bleu !

En silence est l'histoire d'une jeune femme dans la vingtaine qui accompagne son amoureux dans une aventure de canyoning. Je ne connaissais pas vraiment cette activité alors j'étais heureuse de la découvrir. Le jeune couple est accompagné pour l'occasion par une charmante famille et un guide qui se prend un peu pour un super-héros. Tout au long de la journée, les personnages devront défier certaines de leurs peurs... et l'eau glaciale !

Évidemment, ce n'est pas tout. On découvre rapidement que la jeune femme n'est pas aussi heureuse qu'elle ne le laisse paraître. Elle est en pleine remise en question. Elle parcourra le canyon avec les autres mais aussi de façon bien solitaire, dans sa tête. Cette journée dans l'eau lui donnera l'occasion de faire une introspection. Il y a des non-dits intéressants et des parallèles à faire entre sa vie et les épreuves de l'activité.

En silence est original tant pour ces dessins que pour son scénario ! Elles sont rares les bandes dessinées qui mélangent activités sportives et introspection. Pourtant, ça va souvent de pair. C'est pendant de longues courses que j'en fais le plus et je ne crois pas être la seule. J'ai passé un très bon moment !


En silence - Audrey Spiry
Éditions Casterman 2012
160 pages

vendredi 31 juillet 2015

Derrière la porte - Sarah Waters

Quatrième de couverture :

Au sud de Londres, dans une villa triste et silencieuse, la vie est sur le point de changer pour la veuve Wray et sa « vieille » fille de vingt-six ans. La Grande Guerre a fait des ravages, les temps sont durs, elles doivent se résigner à sous-louer un étage de leur demeure pour éponger leurs dettes.

Les nouveaux occupants, un couple de jeunes mariés, secouent les habitudes de la maisonnée et apportent avec eux gramophone et joie de vivre. Mais quand le désir des unes s’enflamme et que la rancoeur des autres instille son venin, la table est mise pour le drame.

Avec le doigté et la malice qui la caractérisent, l’auteure de L’Indésirable livre le récit d’un amour aux limites du convenable où sensualité et obsession esquissent un funeste et envoûtant pas de deux.


Il y a ces livres que l'on découvre un peu par hasard et il y a les autres qu'on sait d'avance que l'on va aimer. Les romans de Sarah Waters figurent dans cette deuxième catégorie. Derrière la porte est le quatrième que je lis (Du bout des doigts, Affinités et L’indésirable) et jamais elle ne m'a jamais déçue.

Sarah Waters a le don de nous transporter dans une autre époque de façon si réaliste que l'on dirait qu'elle y a vécu. Cette fois, son histoire se déroule en 1922 tout juste après la Première Guerre mondiale. Les temps sont durs et tristes pour Frances, une vieille fille de vingt-six ans, et sa mère. Les hommes de la maison sont tous morts. Elles se retrouvent seules dans une immense propriété. Pour pouvoir y rester, elles sont dans l'obligation d'en louer une partie à un jeune couple avec beaucoup plus d'entrain et de joie de vivre qu'elles.

Si vous connaissez l'auteure, vous êtes habitué aux revirements de situations et aux rebondissements fréquents. Ce roman n'y fait pas exception. Cependant, il ne faut pas lire la quatrième de couverture ! Je fais de gros efforts pour ne pas "spoiler" mais apparemment tous ne se donnent pas cette peine. C'est terrible de voir ce que révèle la première petite phrase d'Entertainment Weekly ! Évidemment, je ne l'ai pas mis ci-dessus ! J'ai eu l'impression de lire deux romans en un tellement le ton et l'atmosphère changent avec les événements ! Mais vaut mieux ne rien savoir à l'avance si on veut réellement être surpris.

Les thèmes chers à Sarah Waters se retrouvent une fois de plus dans ce titre. Elle aborde l'homosexualité féminine, la guerre et ses conséquences, les différentes classes sociales, la criminalité et la déchéance des grandes familles londoniennes. Sa plume est toujours aussi belle et fluide. Le rythme est lent mais je le trouve parfaitement adapté pour une histoire qui se déroule à une époque où les messages importants se transmettaient via des télégrammes et où les nouvelles quotidiennes n'étaient transmises que par les journaux.

Si vous aimez déjà Sarah Waters, si vous aimez Londres ou si vous aimez les romans d'époque et les gros pavés, celui-ci est pour vous !

Derrière la porte - Sarah Waters
Éditions Alto 2015
576 pages

dimanche 26 juillet 2015

Micro-bibliothèques dans ma ville

J'avais lu quelque part qu'une dizaine de micro-bibliothèques seraient installées dans différents quartiers de ma ville mais je n'en avais pas encore vu. C'est hier que j'ai découvert ma première "petite cabane" remplie de livres alors que je prenais une marche. Le principe existe déjà à Montréal mais c'est tout nouveau par chez moi !



Prends un livre, donne un livre, j'aime beaucoup l'idée ! Je sais de quelle manière je vais me départir de mes livres maintenant, moi qui en a beaucoup trop ! J'y piocherai aussi quelques bouquins. Et j'espère que plusieurs personnes l'utiliseront de manière à offrir régulièrement de nouveaux livres.

jeudi 23 juillet 2015

Cet été-là - Jillian Tamaki & Mariko Tamaki

Résumé :

Rose et Windy se connaissent depuis l’enfance. Elles se retrouvent chaque été au lac Awago où leurs familles louent des cottages. Cet été là, elles ont 13 ans et 11 ans et demi, passent leurs journées à se baigner, à faire des barbecues en famille et regardent des films d’horreur en cachette. Mais surtout, elles partagent les mille questions de l’entrée dans l’adolescence. Une étroite différence d’âge, suffisante à cet étape charnière pour que leurs préoccupations diffèrent : Rose suit avec beaucoup d’intérêt les démêlés d’un groupe d’ados plus âgés, Windy aime encore jouer. Chacune d’elle se débat en parallèle avec ses problématiques familiales. Une plongée toujours fine et juste dans l’adolescence.


J'ai cru comprendre entre les branches que le rendez-vous de La BD de la semaine (du mercredi) prenait des vacances. Je vous parle donc de BD en ce jeudi !

Rose et Windy sont deux amies depuis l'enfance qui se rendent chaque été à Awago Beach. Leurs familles y possèdent toutes deux une maison d'été. C'est une petite ville un peu paumée mais il y a un joli lac, une plage et beaucoup d'espace pour se balader ! Cet été, rien n'est plus pareil par contre car les jeunes filles entrent doucement dans l'adolescence. Windy est extravertie tandis que Rose est plus réservée et semble aussi plus mature. Elle s'éveille au monde adulte, à l'amour, à la sexualité tout en étant aussi affectée par les problèmes dans sa propre famille.

J'ai aimé l'atmosphère de vacances mais l'histoire des jeunes filles ne m'a pas passionnée. J'y suis restée hermétique sauf à quelques occasions. J'ai été touchée par la mère de Rose notamment lorsque la tante et l'oncle viennent les visiter à Awago. Ce sont ces relations familiales qui m'ont le plus intéressées.

J'ai aussi eu du mal à me repérer dans le temps. Les technologies prouvent que les personnages vivent bien dans les années 2000 mais Rose et Windy regardent de très vieux films d'horreur. Je côtoie beaucoup d'adolescents via mon travail mais je n'en connais pas qui louent Jaws, Massacre à la troçonneuse et Les griffes de la nuit. Ce n'est pas de leur temps. Ça m’apparaît trop marginal pour être crédible.

Visuellement, je dois dire que ça m'a plu. Le noir et blanc ajoute à la nostalgie qui se dégage déjà des jolis dessins. Les pages silencieuses sont magnifiques ! 

Bref, je ne saurais dire si Cet été-là m'a plu ou si je me suis ennuyée; un mélange des deux je crois !

Cet été-là - Jillian Tamaki & Mariko Tamaki
Éditions Rue de Sèvres 2014
320 pages

lundi 20 juillet 2015

Nous étions le sel de la mer - Roxanne Bouchard

Quatrième de couverture :

« C'est Vital. Ça a l'air qu'il a ramassé un cadavre dans ses filets. Il l'a dit dans sa radio. Tu veux qu'on t'en raconte, des histoires de marins? Reste avec nous autres pis tu vas en voir, la p'tite! »

Ce matin-là, Vital Bujold a repêché le corps d'une femme qui, jadis, avait viré le cœur des hommes à l'envers. En Gaspésie, la vérité se fait rare, surtout sur les quais de pêche. Les interrogatoires dérivent en placotages, les indices se dispersent sur la grève, les faits s'estompent dans la vague, et le sergent Moralès, enquêteur dans cette affaire, aurait bien besoin d'un double scotch.


J'avais plusieurs bonnes raisons de lire ce roman de Roxanne Bouchard. Premièrement, il y a quelques années, j'ai passé un excellent moment avec son autre roman intitulé Whisky et paraboles. Deuxièmement, j'ai lu plusieurs très bons avis sur les blogs à propos de ce livre. Et finalement, les participants du défi "Un livre Québécois par mois" l'ont choisi pour la lecture commune du mois de juillet. Je me suis dit qu'il était temps que je le lise aussi. Je l'ai donc emporté dans mes valises et je l'ai lu sur mon île. Et j'ai eu un grand coup de coeur !

Nous étions le sel de la mer est une histoire de quête de soi pour Catherine la jeune femme qui ne connait pas ses parents biologiques. Pour plusieurs autres, pour le gentil Cyrille, pour l'enquêteur Moralès, c'est une histoire de rendez-vous manqués. Mais surtout, Nous étions le sel de la mer, c'est l'histoire de la vie et de la mort.

Malgré ses airs de polars, ce roman est très beau, très poétique. J'aime ce mélange des genres. J'ai aussi beaucoup aimé la plume de Roxanne Bouchard. Elle entremêle des passages plutôt comiques à d'autres très poétiques comme lorsqu'elle donne la parole à la défunte. Lorsque les autres personnages, bien vivants eux, parlent avec leurs tics de langage, c'est de la personnalité qu'elle leur donne. Ils sont colorés et attachants. Et puis, il y a la mer qui est finalement le personnage le plus important du roman; celui qui est toujours là et qui fait le lien entre tous les autres.

Comme lectrice, je suis loin de me contenter des histoires de pêcheurs. Je dois avouer que j'aime bien connaitre la vérité. Je craignais, comme l'enquêteur Moralès, de ne jamais la découvrir ! J'étais curieuse et j'ai bien été servie avec tous ces secrets de villages. Ce roman est intéressant d'un bout à l'autre et pour plusieurs raisons. Je ne sais quoi ajouter de plus; lisez-le !

Nous étions le sel de la mer - Roxanne Bouchard
VLB Éditeur 2014
360 pages

samedi 18 juillet 2015

Me revoilà !

Les vacances ont été courtes mais très belles ! Je suis habituée aux voyages de 2 ou 3 semaines mais les circonstances cette année ne me permettaient pas de partir plus longtemps. J'ai donc passé 8 jours sur l'île de Roatan. J'avais promis de vous en parler au retour alors voilà quelques informations et photos de cette destination encore peu connue !

L'île de Roatan appartient au Honduras et elle est située dans la Mer des Caraïbes. Beaucoup plus petite que la Jamaïque ou Cuba, elle ne fait que 50 kilomètres de longueur par 6 kilomètres de largeur.


La destination est déjà très prisée par les plongeurs car une grande barrière de corail entoure l'île. Par contre, ce n'est pas encore une destination pour le tourisme de masse. Seules les régions de West Bay et West End à l'ouest de l'île sont plus fréquentées par les touristes. Mais j'ai bien peur que ça change dans les prochaines années. J'ai malheureusement vu deux gros hôtels en construction. C'est le temps d'y aller maintenant avant que le décor ne change trop !

Les honduriens natifs de l'île parlent surtout anglais puisque Roatan a été, par le passé, une colonie britannique. Cependant, l'espagnol y est beaucoup parlé aussi puisque beaucoup d'honduriens du continent décident de venir vivre sur cette île paisible. Ici, la criminalité est très rare voire inexistante ! C'est probablement mieux qu'au Québec ou ailleurs !

La plongée sous-marine est une des principales raisons de se rendre sur Roatan mais il y en a plusieurs autres. Les Honduriens sont super sympathiques ! Le paysage est montagneux et la végétation luxuriante, c'est un vrai paradis tropical ! Il y a de jolies petites plages un peu partout dans les criques ! D'ailleurs, ces criques étaient des cachettes parfaites pour les pirates anciennement. Le fameux "Black Pearl" aurait véritablement existé selon eux et aurait accosté à Roatan plus d'une fois. Port Royal, endroit cité dans les films Pirates des caraïbes, existe vraiment aussi ! J'ai visité une caverne qui est maintenant un petit musée avec des objets retrouvés sur l'île ayant appartenu aux pirates : des canons, fusils, barils, etc. La tête de mort de pirates est un peu l'emblème de Roatan, on en voit partout !


Une maquette de l'île dans la "caverne musée de pirate"


On retrouve des lézards, iguanes et autres reptiles partout !


Des villages honduriens


Petits endroits paradisiaques !


La grande plage de West Bay déjà accaparée par des centaines de touristes !


À West End, ville de locals et de backpackers, on peut s'asseoir, prendre un café et emprunter un livre !


Mais moi, j'avais le mien ! Le titre s'agençait parfaitement bien même s'il me transportait plutôt en Gaspésie !


Coucher de soleil magnifique sur le centre de plongée


En plongée... je ne suis pas à mon meilleur pour une de mes rares apparitions sur mon blog mais bon !


mercredi 8 juillet 2015

Adios !



C'est mon tour de prendre le large pour des vacances ! J'ai l'habitude des voyages plus simples, souvent en sac à dos, et plus actifs mais cette fois, je m'offre un peu de luxe et surtout du repos !

Je me rendrai sur l'île de Roatan, du Honduras, dans la mer des caraïbes. Je rêve de prendre du soleil sur la plage, de me baigner, de lire dans un hamac en sirotant une boisson exotique et d'aller à la rencontre des créatures marines en plongée ! Je vous en parlerai au retour. On se retrouve dans une dizaine de jours. À bientôt !

dimanche 5 juillet 2015

Les filles bleues de l'été - Mikella Nicol

Quatrième de couverture :

Clara et Chloé cherchent à guérir. Tout l’été, elles s’exilent dans la forêt. Au chalet de leur enfance, elles vont se réfugier, s’épier l’une l’autre, combattre dans le silence et le mal et la peur qui les hantent. Elles ne font plus partie du monde étroit auquel on a voulu leur faire croire : le leur est rythmé par les cigarettes, les siestes et l’eau du lac, calme, infinie. Quand le temps de revenir en ville arrive, elles peinent à se défaire de leur peau de campagne.

Clara et Chloé ont vingt ans et ne se contentent pas de la réalité. Les années les plus belles appartiennent au passé. Leur jeunesse est un pays d’où on ne revient pas.

« L’idée s’est installée d’elle-même. Si l’été ne reviendrait jamais, alors c’était nous qui devions lui revenir. J’ai prononcé ces mots exacts : “ Clara, je vais retourner dans l’été ”. Comme elle ne répondait pas, j’ai ajouté “ Pour de bon ”. Ma voix était ferme. Je ne parlais pas de voyager le temps, je ne croyais pas aux miracles. C’était plus que ça. »


Chloé et Clara, à peine sorties de l'adolescence, sont deux oisillons qui ont quitté le nid mais leur chute dans le monde des adultes a été fracassante. Chloé a beaucoup souffert avant que l'on fasse sa rencontre. Les maladies dont elle est atteinte ne sont jamais nommées mais tout est clair. C'est très bien ainsi, un diagnostic médical aurait enlevé beaucoup de charme. Clara, elle, a été blessée par l'amour plus d'une fois. Elle est malheureusement éprise d'un homme boomerang qui passe son temps à partir et à revenir. Croyant que la présence de l'autre sera bénéfique, Chloé décide de s'isoler avec Clara que l'on pourrait qualifier d'âme sœur. Elles iront guérir leur mal de vivre dans un chalet dans les bois. L'amitié entre elles est si fusionnelle qu'elle semble irréelle, improbable, mais elle est belle.

L'écriture de Mikella Nicol est très poétique et inspirée par la nature. Presque à chaque page j'avais envie de relever une jolie citation ! Je l'ai lu un matin à la campagne sur le bord de l'eau. Je n'entendais que le pépiement des oiseaux (et un peu le ronronnement lointain d'un moteur de tracteur aussi mais j'étais capable d'en faire abstraction). Je me sentais en symbiose avec leur univers. 

Malheureusement, j'ai trouvé quelques coquilles dans ce livre. Je ne prétends pas écrire sans faute, bien au contraire ! Je suis consciente que j'en fait souvent même si je tente de les limiter (rassurez-vous, je ne suis pas enseignante de français). Mais dans un livre, elles m'agacent beaucoup.

Mikella Nicol est une jeune auteure québécoise (elle est née en 1992) que je suivrai de près dans les années à venir. 

Les filles bleues de l'été - Mikella Nicol
Éditions Le cheval d'août 2014
121 pages

mardi 30 juin 2015

Les saisons 1 & 2 d'Orange is the new black

Comme prévu, je suis passée de Piper Kerman, du bouquin, à Piper Chapman à l'écran. Dans un billet précédent, je vous ai mentionné que le roman Orange is the new black m'avait passablement ennuyé. Ce n'était donc pas gagné d'avance pour la série ! C'est très rare que je préfère une adaptation plutôt que son livre mais c'est le cas cette fois. Ils sont très différents l'un de l'autre même si le point de départ est le même. La suite a été inventé de toutes pièces par les créateurs de la série. Je me suis tapé les deux premières saisons en un mois.

Orange is the new black est nettement moins dramatique que les autres séries qui se déroulent aussi en milieu carcéral que j'ai regardé comme Prison Break ou Unité 9 (deux très bonnes séries télévisées aussi). Ceux qui sont derrière tout ça ont plutôt choisi l'humour et la dérision pour le ton de la série. Pour quelqu'un qui ne regarderait qu'un épisode au hasard, ça pourrait même paraître niais mais ça ne l'est pas. Malgré les caricatures, c'est une série plutôt dérangeante car elle remet en doute plusieurs valeurs de la société américaine. Selon ces valeurs, la jolie Piper devrait "faire son temps" bien sagement à Litchfield et espérer retourner vers Larry son fiancé avec lequel elle doit se marier prochainement. Je trouve audacieux de la faire hésiter entre lui et la voluptueuse Alex Vause ! Il est non seulement rare que des personnages principaux soient bisexuels mais j'y vois aussi un espèce de rejet des valeurs traditionnelles. On se moque aussi du fanatisme religieux particulièrement dans la première saison avec un personnage qui m'a fait beaucoup rire : Pennsatucky. Ses expressions faciales à elles seules me faisaient rire !

Et quand, dans un tel microcosme, on retrouve des femmes de toutes les classes sociales, de toutes les communautés ethniques et de toutes les orientations sexuelles, ça ne peut qu'être savoureux ! La deuxième saison se termine sur un épisode haletant qui ne donne qu'une envie : se jeter sur la troisième qui, heureusement, est disponible sur Netflix depuis le 12 juin dernier.

vendredi 26 juin 2015

Un livre québécois par mois : Bilan à mi-chemin



En janvier dernier, j'ai décidé de relever le défi proposé par le blog Le fil rouge. Il est tout simple: il suffit de lire au moins un livre québécois (peu importe le genre) par mois tout au long de l'année. Il y a également un groupe Facebook pour le défi. On y propose chaque mois un titre pour une lecture commune mais nous pouvons en choisir un autre. J'ai pigé dans les titres proposés quelques fois mais jamais au même moment que tout le monde. Mais peu importe, après 6 mois, ce défi est bien parti pour moi qui n'en mène presque jamais un à terme !

Récapitulatif au fil des mois

Janvier 
Notre Duplex d'Éléonore Létourneau
Louise est de retour de Chrystine Brouillet

Février
Car la nuit est longue de Sophie Bérubé

Mars
La déesse des mouches à feu de Geneviève Pettersen

Avril
Le cinquième corridor de Daniel Leblanc-Poirier

Mai
La vie au pas de course de Julie Grenier

Juin
Les deuxièmes de Zviane (BD)