mercredi 27 août 2014

Ma révérence - Wilfrid Lupano & Rodguen

Résumé :

Vincent, trentenaire, un poil dépressif, estime que la société lui doit quelques dommages et intérêts, au titre de préjudice moral. Et comme on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même, il s'improvise braqueur de fourgon. Son plan est malin, sa cause noble et l'amour au bout du braco. Mais en choisissant pour complice le déconcertant Gaby Rocket, Vincent n'a-t-il pas vu trop grand ?

Ma révérence a eu un véritable succès sur les blogs mais pas que là. Elle a remporté le Prix Fauve Polar SNCF au Festival de BD d'Angoulême. Je vous assure qu'elle a aussi eu du succès chez moi !

Au départ, ce qui m'a frappé, c'est la narration volontairement décousue. On suppose que Vincent, le personnage principal, ne sait pas par quel bout commencer. C'est qu'elle est spéciale son histoire ! Il nous présente rapidement son acolyte, un looser qui se croit un dur de dur, un pauvre type alcoolique et homophobe. Le duo de personnages deviendra attachant malgré tous leurs travers. J'ai pris plaisir à les voir pratiquer et réviser leur plan qui, disons-le, n'impressionne pas vraiment ! Loin de leur souhaiter du malheur, j'avais envie qu'ils réussissent mais l'espoir était faible.

Le dessin et le scénario sont très cinématographiques. Le dessin est dynamique et agréable pour l'oeil. Les visages sont très expressifs comme vous pouvez le constater dans les extraits ci-dessous. On a l'impression de regarder un dessin animé. Le scénario, humoristique par moments, tient aussi la route. Le dernier tiers de l'album a un rythme particulièrement enlevant. Bref, Ma révérence, c'est que du plaisir !




Pour lire les billets des participants de la "BD du mercredi", c'est chez Mango !

dimanche 24 août 2014

Le chardonneret - Donna Tartt

Quatrième de couverture :

Qui est Theo ? Que lui est-il arrivé à New York pour qu'il soit aujourd'hui, quatorze ans plus tard, cloîtré dans une chambre d'hôtel à Amsterdam comme une bête traquée ? Qu'est devenu le jeune garçon de treize ans qui visitait des musées avec sa mère et menait une vie de collégien ordinaire ? D'où vient cette toile de maître, Le Chardonneret, qu'il transporte partout avec lui ?

À la fois roman d'initiation à la Dickens et thriller éminemment moderne, fouillant les angoisses, les peurs et les vices de l'Amérique contemporaine, Le Chardonneret laisse le lecteur essoufflé, ébloui et encore une fois conquis par le talent hors du commun de Dona Tartt.

La sortie de ce roman, il y a quelques mois, n'est pas passée inaperçue en remportant, entre autres, le prix Pulitzer. C'est que Donna Tartt a du talent, vraiment ! Elle nous l'avait amplement démontré dans Le maître des illusions mais elle en rajoute avec son "p'tit dernier". Cette fois encore, son écriture est hyper précise sans être lourde. Elle coule facilement et efficacement. 

Avant ma lecture, j'avais entendu dire que Le chardonneret était interminable et que les nombreuses longueurs diminuaient le plaisir. Je ne suis pas d'accord quoique je l'ai trouvé long aussi. Nous ne sommes pas habitués de lire un pavé de près de 800 pages aussi compactes. Les caractères sont petits, il y a peu d'espaces et peu chapitres pour alléger la lecture. Par contre, dire que le plaisir ne suit pas la cadence serait mentir. L'histoire est prenante et les personnages sont originaux et travaillés. C'est surtout le cas du copain de Théo, Boris. Ce dernier a probablement voyagé plus que vous et moi déjà alors qu'il n'a pas encore vingt ans. Il est polyglotte, marginal et plutôt téméraire. C'est un personnage en qui on a plus ou moins confiance mais du genre qui me plait bien. 

Le roman se divise en plusieurs parties qui ont toutes un petit quelque chose. Les personnages se retrouvent à New York, à Las Vegas et à Amsterdam. Ce n'est cependant pas toujours une partie de plaisir alors que les excès font partie du quotidien et que la mort ne rôde jamais bien loin. Tout comme dans La maître des illusions, l''histoire a un côté noir très prononcé qui m'a totalement envoûté. Les théories du bien et du mal exprimées tout au long de l'histoire méritent qu'on leur porte attention aussi.

Bref, ce n'est pas évident de parler d'un roman aussi fort et dense. Le Chardonneret, c'est un roman d'envergure à l'écriture puissante !

vendredi 22 août 2014

Si la BD québécoise vous intéresse...

vous serez contents d'apprendre qu'une nouvelle revue intitulée "Planches" devrait voir le jour dans les prochains mois. Ils en sont actuellement à demander des contributions financières pour le projet. Intéressant, non ? Vous pouvez obtenir la revue et quelques articles contre votre contribution (des éditions spéciales, marque-page, ex-libris, etc.).


mercredi 20 août 2014

Justine - Gauthier

J'écris un mini-billet pour une mini BD ! Je ne ferai pas de résumé sinon vous n'aurez plus aucune surprise ! L'album de Justine est mini par son format mais pas du tout par l'importance et la valeur de son sujet. Je doute qu'il soit facile de parler d'un enfant garçon né dans un corps de fille que ce soit en bande dessinée ou dans un tout autre médium d'ailleurs. Quand c'est super bien fait, ça vaut la peine d'être dit ! 

J'aime beaucoup les dessins simples mais qui disent tout. Je les avais beaucoup aimé aussi dans l'autre bande dessinée de Gauthier que j'ai lu Peau de lapin. J'avoue avoir préféré ce Peau de lapin à Justine parce qu'on avait le temps d'entrer plus doucement dans l'histoire...

vendredi 15 août 2014

Le Nao de Brown - Glyn Dillon

Résumé :

Nao souffre de TOC, mais pas de celui qui consiste à sans cesse se laver les mains ou toujours tout ordonner. Nao souffre d’obsessions violentes et morbides et ses compulsions prennent la forme de rituels mentaux invisibles. Travaillant à mi-temps dans un magasin de jouets designs et tendances, tout en essayant de décoller sa carrière d’illustratrice, elle est en quête d’un amour insaisissable... l’amour parfait. Et en rencontrant l’homme de ses rêves, elle réalise que les rêves peuvent s’avérer... bizarres.

J'étais très curieuse à propos de cet album qui a remporté des prix prestigieux. En le feuilletant, ce sont les superbes dessins qui m'ont davantage attiré. Il n'en fallait pas plus pour que je le prenne !

L'histoire est celle de Nao, une jeune femme asiatique vivant à Londres (c'est un peu redondant ces temps-ci avec Un thé pour Yumiko). Cependant, le quotidien de Nao n'est pas ordinaire. Elle vit avec ses démons, des pensées terribles. Son entourage n'est pas au courant mais fréquemment, elle se voit, en pensée heureusement, agresser des gens autour voire même les tuer. Ces TOC très particuliers font d'elle un personnage très différent de ceux qu'on a l'habitude de rencontrer dans les bandes dessinées ce que j'ai apprécié. Malgré ses problèmes, Nao a la chance de vivre une histoire d'amour présentée de façon très réaliste et plaisante.

Par contre, l'histoire de Pictor l'homme-arbre, qui alterne avec celle de Nao ne m'a pas du tout intéressée. Je dirais même que cette fable m'a profondément ennuyée. Je vous fais une confession : je n'ai pas lu toutes les pages de cette histoire.


Je ne sais pas si j'en garderai un grand souvenir mais j'espère au moins garder en mémoire ces dessins. Ne sont-ils pas géniaux ?

mardi 12 août 2014

De retour pour de bon !

Voilà ! Je suis chez moi pour de bon cette fois ! Je ne devrais malheureusement pas repartir dans les prochains mois. L'activité sur le blog devrait reprendre son cours normal...

Ma destination cette fois était le Bas St-Laurent et la Gaspésie, au Québec. Je connaissais le Bas St-Laurent mais jamais je ne m'étais rendu plus loin que Rimouski. La Gaspésie, c'était tout nouveau pour moi ! J'ai eu un énorme coup de coeur pour cette région incroyablement belle et où les gens sont tous plus sympathiques les uns que les autres. Moi qui adore les animaux, j'ai été gâtée ! J'ai croisé des lièvres, des cerfs de Virginie, des caribous, des phoques et des milliers de fous de Bassan. 

Le Québec n'a vraiment rien a envier aux autres pays !


Les caribous du Mont Jacques-Cartier

Cap-des-Rosiers

Vue du Mont St-Alban


Les fous de Bassan de l'Île Bonaventure (la plus grosse colonie au monde)

Le Rocher Percé vu de l'Île Bonaventure

vendredi 1 août 2014

Blog en pause pour une autre semaine !

Et oui ! Je repars pour une semaine de vacances. Je ne dévoile pas la destination tout de suite, ce sera une surprise à mon retour ! À moins que vous ne le deviniez avant ! Un indice : ce sera un voyage en voiture cette fois, pas d'avion ! :) À bientôt !




mardi 29 juillet 2014

Ce qui se passe au congrès... reste au congrès ! - Amélie Dubois

Quatrième de couverture :

À peine six mois après être revenues d'un voyage au Mexique ayant frôlé la catastrophe, Caroline, Katia et Vicky reprennent la route, cette fois vers la ville de Québec afin de prendre part à un banal congrès sur l'éducation. Que ce soit pour s'offrir une pause de leur vie quotidienne ou pour profiter d'un petit congé aux frais de la commission scolaire, nos trois enseignantes partent le coeur léger, avec l'objectif avoué de se faire plaisir. Fail !

En quittant les lieux quatre jours plus tard, un peu sous le choc, les trois amies se promettront de ne JAMAIS rien dire à personne au sujet de ce qui s'est passé à ce congrès de malheur.

Vêtues en femmes d'affaires ou en tenue de soirée, derrière un loup-masque ou les yeux rougis par toutes sortes d'abus, le plaisir semble avoir rimé une fois de plus avec les regrets pour nos trois congressistes. En les suivant dans leurs déboires, parfois pathétiques mais toujours comiques, vous verrez à quel point le karma n'oublie jamais, et vous vous réjouirez de ne pas être à leur place! «Bon congrès à tous!»

J'ai fait la connaissance de ces trois enseignantes, à qui tous les malheurs arrivent, l'année dernière dans le savoureux Ce qui se passe au Mexique... reste au Mexique. L'été et les vacances étaient les prétextes parfaits pour se plonger dans cette suite toute aussi légère et plaisante.

L'idée du congrès dans la ville de Québec est bonne, quoiqu'un peu moins exotique que le séjour au Mexique ! Je n'ai jamais assisté à un congrès et, maintenant, je ne sais pas si j'ai envie de le faire un jour... Quoi qu'il en soit, j'aime l'imagination débordante de l'auteure quand il s'agit de faire mal paraître ses personnages ! J'aime aussi beaucoup son humour. Les situations sont cocasses à souhait ! 

Par contre, j'aime moins son écriture sans finesse qui "en dit trop". Les lectrices que nous sommes n'ont pas besoin de se faire expliquer tout tout tout ! Au début, j'ai été agacée mais finalement, on s'y habitue un peu...

C'est une lecture idéale pour ce temps de l'année ! Si vous avez aimez le premier tome, vous y retrouverez le même plaisir ! À la fin du livre (et sur la page FB de l'auteur) on nous annonce qu'un troisième tome sortira en 2015 avec les mêmes héroïnes. Le titre sera Ce qui se passe à Cuba... reste à Cuba ! Katia, Caro et Vicky s'étaient pourtant dit qu'elles ne voyageraient plus jamais ensemble... 

dimanche 27 juillet 2014

Tout l'or de Paris (La colère de Fantômas T.2) - Olivier Bocquet & Julie Rocheleau

Résumé :

Avec Tout l'or de Paris, tome 2 de La Colère de Fantômas, Olivier Bocquet et Julie Rocheleau confirment le grand retour du maître du crime et de l'effroi...

Dans ce deuxième épisode de La Colère de Fantômas, le criminel sans visage ni états d'âme qui terrifie les habitants de Paris depuis seize longues années a maintenant juré de voler tout l'or de la capitale. Dans une frénésie galopante, et avec pour seule compagnie l'énigmatique lady Beltham, il tue les témoins embarrassants et pille les coffres-forts de la Banque de France. L'inspecteur Juve et Fandor se lancent rageusement à sa poursuite pour qu'enfin cessent ses crimes.

Ce 2e volet de La Colère de Fantômas est une bande dessinée librement inspirée de l'oeuvre de Marcel Allain et Pierre Souvestre ; une série entre récit historique et roman noir.

Je n'ai pas attendu très longtemps pour lire ce deuxième tome des aventures de Fantômas et de l'inspecteur Juve. Moi qui n'aime généralement pas les super-héros (ou super-méchant), j'avais aimé le premier tome Les bois de justice. Cette fois-ci, j'ai trouvé le scénario encore meilleur que dans le premier qui me semblait parfois légèrement confus. Le rythme est toujours rapide et enlevant. Et, j'aime toujours autant le style de dessin et les couleurs de Julie Rocheleau.

Malheureusement, il se lit très vite. La bonne nouvelle c'est qu'il reste encore un tome à découvrir. La date de sortie ne semble pas encore connue. Bref, c'est une suite digne du premier tome !

jeudi 24 juillet 2014

Côte ouest du Mexique (partie 2) : le déjà vu !

Avez-vous déjà eu une forte impression de déjà ? De voir un endroit et de se dire : c'est certain je suis venue ici dans une autre vie ? J'ai vécu cette situation lors de mon séjour au Mexique. Je vous explique.

On nous avait parlé d'un commerce de Tequila génial à Mismaloya, dans les montagnes, pour faire des dégustations. Déjà, Mismaloya, ça me disait vaguement quelque chose pour une raison absolument inconnue. Une fois sur place, la gentille propriétaire nous concocte une délicieuse Margarita.


Puis, heureux, se baladant verres à la main, nous découvrons les lieux. La propriétaire nous présente fièrement sa collection de Tequila. Des bouteilles qui valent très chères. Probablement une des plus grandes collections du pays nous dit-on. C'est à ce moment-là que j'aperçois ce mur ! 


L'impression était très bizarre... Oh je connais ce mur mais d'où ? C'est mon deuxième voyage au Mexique mais jamais je n'ai visité la côte ouest avant ! Ce n'est que le soir, à l'hôtel, que j'ai allumé ! Il y a un certain lien, non ? Le hasard est parfois incroyable !


Je dois avouer que je n'ai pas aimé ce livre l'année dernière mais il m'a permit d'apprécier davantage ma visite de Puerto Vallarta. L'histoire se déroule dans cette ville, en 1963, alors qu'on y tourne le film La nuit de l'iguane. Il s'agit d'un vrai film et les personnages sont bien réels : Elizabeth Taylor, Richard Burton, Ava Gardner, etc. Il n'y a que l'intrigue policière sur le plateau de tournage qui a été inventée. On y parle de l'idylle d'Elizabeth Taylor et Richard Burton qui a fait la une des journaux alors qu'ils avaient des conjoints connus des médias de l'époque. Après le tournage, ils se sont séparés de leurs conjoints respectifs pour vivre leur amour à Puerto Vallarta où tout a commencé pour eux. 

Elizabeth Taylor a acheté une maison à Puerto Vallarta appelée la Casa Kimberley. Elle existe toujours mais elle est actuellement en restauration. Les propriétaires veulent en faire un hôtel-boutique. On dit que des malfaiteurs ont tenté de voler l'enseigne. Ce serait pourquoi elle est aussi abîmée.



Richard Burton, lui, a possédé la maison directement en face de la Casa Kimberley de l'autre côté de la rue. Il s'agit de la Casa Shipley.


Et, comme ils étaient probablement très romantiques, ils ont fait construire un petit pont au dessus de la rue qui relie leurs maisons. Sans les fils électriques ce serait certainement plus joli  !


Bref, ma lecture de Martini Shoot de F.G. Haghenbeck ne m'avait pas plu mais je vous le conseille si vous prévoyez vous rendre dans cette région du Mexique. Sur ce, je vais aller le feuilleter histoire de lui donner une deuxième chance !

J'ai aussi envie de lire La nuit de l'iguane de Tennessee Williams qui a précédé l'adaptation cinématographique.