jeudi 24 juillet 2014

Côte ouest du Mexique (partie 2) : le déjà vu !

Avez-vous déjà eu une forte impression de déjà ? De voir un endroit et de se dire : c'est certain je suis venue ici dans une autre vie ? J'ai vécu cette situation lors de mon séjour au Mexique. Je vous explique.

On nous avait parlé d'un commerce de Tequila génial à Mismaloya, dans les montagnes, pour faire des dégustations. Déjà, Mismaloya, ça me disait vaguement quelque chose pour une raison absolument inconnue. Une fois sur place, la gentille propriétaire nous concocte une délicieuse Margarita.


Puis, heureux, se baladant verres à la main, nous découvrons les lieux. La propriétaire nous présente fièrement sa collection de Tequila. Des bouteilles qui valent très chères. Probablement une des plus grandes collections du pays nous dit-on. C'est à ce moment-là que j'aperçois ce mur ! 


L'impression était très bizarre... Oh je connais ce mur mais d'où ? C'est mon deuxième voyage au Mexique mais jamais je n'ai visité la côte ouest avant ! Ce n'est que le soir, à l'hôtel, que j'ai allumé ! Il y a un certain lien, non ? Le hasard est parfois incroyable !


Je dois avouer que je n'ai pas aimé ce livre l'année dernière mais il m'a permit d'apprécier davantage ma visite de Puerto Vallarta. L'histoire se déroule dans cette ville, en 1963, alors qu'on y tourne le film La nuit de l'iguane. Il s'agit d'un vrai film et les personnages sont bien réels : Elizabeth Taylor, Richard Burton, Ava Gardner, etc. Il n'y a que l'intrigue policière sur le plateau de tournage qui a été inventée. On y parle de l'idylle d'Elizabeth Taylor et Richard Burton qui a fait la une des journaux alors qu'ils avaient des conjoints connus des médias de l'époque. Après le tournage, ils se sont séparés de leurs conjoints respectifs pour vivre leur amour à Puerto Vallarta où tout a commencé pour eux. 

Elizabeth Taylor a acheté une maison à Puerto Vallarta appelée la Casa Kimberley. Elle existe toujours mais elle est actuellement en restauration. Les propriétaires veulent en faire un hôtel-boutique. On dit que des malfaiteurs ont tenté de voler l'enseigne. Ce serait pourquoi elle est aussi abîmée.



Richard Burton, lui, a possédé la maison directement en face de la Casa Kimberley de l'autre côté de la rue. Il s'agit de la Casa Shipley.


Et, comme ils étaient probablement très romantiques, ils ont fait construire un petit pont au dessus de la rue qui relie leurs maisons. Sans les fils électriques ce serait certainement plus joli  !


Bref, ma lecture de Martini Shoot de F.G. Haghenbeck ne m'avait pas plu mais je vous le conseille si vous prévoyez vous rendre dans cette région du Mexique. Sur ce, je vais aller le feuilleter histoire de lui donner une deuxième chance !

J'ai aussi envie de lire La nuit de l'iguane de Tennessee Williams qui a précédé l'adaptation cinématographique.


mercredi 23 juillet 2014

La cicatrice - Gilles Rochier

Résumé :

Dans La cicatrice, Gilles Rochier se penche sur la vie d'un jeune couple de trentenaire, Denis et Sophie, partagé entre le travail, la rénovation d'un appartement et la vie familiale. Denis et Sophie vivent en région parisienne, travaillent dans de grandes entreprises : peu de temps pour communiquer, pas de nuage non plus. Un jour, Denis remarque une cicatrice sous son bras dont les causes lui échappent totalement. Accaparé par une vie professionnelle intense qu'il semble mener sereinement, c'est avec discrétion et obsession que Denis va tenter d'obtenir de la part de son entourage des indices et des bribes d'explications sur l'origine de cette cicatrice.

J'ai lu cet album la veille de mon départ pour le Mexique histoire de me calmer un peu. J'avais envie d'une bande dessinée simple et efficace. Me casser la tête avec un roman me semblait bien impossible avec toute cette excitation ! La cicatrice a été, somme toute, un bon choix mais elle m'a fait réfléchir plus que je ne l'aurais cru.

Cette bande dessinée se lit comme un thriller. On tourne les pages vite en quête d'une réponse. Subtilement, elle propose aussi une réflexion sur nos rapports avec les gens que l'on côtoie. Denis semble bien entouré avec sa femme, les collègues, ses parents, etc. Et, pourtant, personne ne se soucie vraiment de lui. Ils n'arrivent pas à communiquer sincèrement ni à ressentir le malaise qui le ronge de plus en plus. La cicatrice est le symbole d'un problème plus important qui est présent depuis toujours dans sa vie mais que Denis n'a jamais remarqué. En tout cas, je l'ai perçu de cette manière !

Les dessins en noir, blanc et bleu ne sont ni beaux ni laids. Ils sont efficaces. Malheureusement, c'est la fin n'est pas satisfaisante à mon goût. Elle porte à réflexion mais j'ai été limite frustrée. Je ne veux pas trop en dire mais j'ai été déçue.

lundi 21 juillet 2014

Côte ouest du Mexique (Partie 1)

J'ai remis les pieds en sol québécois il y a quelques jours après un superbe séjour sur la côte ouest du Mexique. Malgré que que nous étions en pleine saison des pluies, il n'a plu qu'une soirée en 14 jours ! Il a fait très chaud et c'était très humide.

Encore une fois, le Mexique m'a épaté autant côté faune que côté culture. Les mexicains sont très fiers de leur métissage culturel qui mélange la culture espagnole et celles des peuples autochtones (Mayas, Aztèques, etc.) et ils ont bien raison. Le Mexique, c'est la Tequila, l'odeur du café partout, la guacamole, les nachos pour dîner, les délicieux churros pour dessert, les plages à perte de vue, les poissons multicolores, les routes en pierres et la végétation luxuriante. Un seul petit côté négatif ? Les vendeurs qui nous prennent pour des banques ambulantes !

Dans ce pays, je crois que tous les voyageurs peuvent y trouver leur compte : les amateurs de plage, les "foodies", les sportifs et les amateurs d'histoires (même si l'histoire est plutôt récente). 

J'ai eu la chance de visiter Puerto Vallarta, Mismaloya, Bucerias, les îles Marietas (Parc National), Nuevo Vallarta et quelques autres endroits.


Petit village de Bucerias



Une librairie dans le village de Bucerias


Puerto Vallarta


Marina de Puerto Vallarta


Sublime plage de Las Caletas

Ceux qui me connaissent savent que je ne peux rester en place pendant des jours. J'ai donc pu dépenser mon énergie en faisant de la plongée sous-marine, du surf, de longues marches, etc.


Promenade dans les villages



Plongée sous-marine 


Cours de surf à Punta Mita (je suis celle au centre)

Une deuxième partie suivra dans quelques jours avec une petite anecdote intéressante reliée à la lecture !


jeudi 3 juillet 2014

Ça y est !

Tout est en place ! Je pars dans quelques heures. 
Je serai de retour avec un billet spécial "Mexique" dans 15 jours !
À bientôt !


mercredi 2 juillet 2014

Un thé pour Yumiko - Fumio Obata

Résumé :

Quand elle apprend la mort de son père, Yumiko, jeune graphiste londonienne, doit partir au Japon pour assister à la traditionnelle cérémonie des obsèques. Le voyage au pays de ses origines, jusque dans la ville où elle est née et a grandi, se révèle une succession d'émotions contradictoires et bouleversantes. Qui est-elle devenue loin de chez elle?

Un thé pour Yumiko est une très jolie bande dessinée qui m'a attiré d'abord grâce au dessin. D'ailleurs, je trouve la couverture particulièrement réussie. On a envie de connaitre cette jeune femme et son univers. Pour moi, c'est chose faite et j'ai bien aimé.

Lors d'un voyage obligé au Japon, la londonienne d'adoption retrouve ses racines qu'elle croyait disparues. Elle a tout quitté pour se réaliser professionnellement en Occident. Après toutes ces années d'exil, ce sera l'occasion pour celle qui a fait beaucoup d'effort pour se recréer une vie ailleurs de faire une profonde introspection.

L'histoire de Yumiko est plutôt lente. Plusieurs silences ponctuent le récit. Il est question de deuil et de quête identitaire, deux thèmes forts mais ils sont abordés tout doucement dans cet album presque onirique par moment. Les élégants dessins et les couleurs choisies par Fumio Obata s'agencent parfaitement à ce type  de récit contemplatif.

Un seul petit bémol ? Je n'ai pas été aussi touchée que je l'aurais cru mais j'ai quand même beaucoup aimé ma lecture. J'ai apprécié les dessins et le voyage au Pays du Soleil Levant qu'offre cet album. Un livre à déguster lentement comme un bon thé.




Pour lire les billets des participants de la "BD du mercredi", c'est chez Mango !

samedi 28 juin 2014

Les vacances dans 5 jours !

Je partirai pour le Mexique, pays que j'aime beaucoup ! Je visiterai la côte pacifique cette fois. Le but principal est d'aller faire du surf mais aussi de profiter du pays ce qui veut dire déguster de la délicieuse guacamole et des tacos, boire de la tequila, visiter les villages et lire sur la plage !


Sauf que je ne me félicite pas d'avoir choisi cette énorme brique comme lecture quelques semaines avant de partir ! Il faut se rendre à l'évidence, jamais je pourrai la terminer avant de partir avec tous les préparatifs. Je vais être obligée de la traîner avec moi là-bas ! Je pars jeudi prochain alors je prépare un billet pour la BD du mercredi puis... adios !


Ce roman sera le Pavé de l'été qui officialisera ma participation au challenge de Brize.


mercredi 25 juin 2014

Peau de lapin - Gauthier

Résumé :

C'est l'histoire d'un enfant pris au piège de la violence de son père, la souffrance de sa mère, l'indifférence du monde qui l'entoure et la méchanceté des autres enfants. Le récit s'enfonce dans la noirceur, ou comment une enfance innocente peut basculer dans la violence.

J'ai découvert Gauthier grâce à son blog ou son Tumblr, peu importe, et j'aime beaucoup son travail. Peau de lapin est le premier livre d'elle que je lis. On pourrait croire à tort qu'il s'agit d'une bande dessinée pour enfant mais, malgré son apparence douce et naïve, elle aborde un sujet difficile : la dépression chez un enfant. Les causes sont multiples le père est violent, les parents se séparent, il vit une grande solitude.

L'histoire est racontée par le petit garçon. Il est mignon avec ses oreilles de lapin mais on comprend vite qu'il a du mal à s'attirer la sympathie des autres enfants.  Il gagne cependant la nôtre dès le début. On voudrait le protéger. On voudrait qu'il cesse de souffrir et d'être la proie de tous.

Le dessin au crayon de plomb est doux et magnifique. Il donne l'impression que c'est l'enfant lui-même qui l'a réalisé. Il est tout simple, tout beau.

Bref, c'est un petit album à lire. Il est touchant et tellement bien fait!



Pour lire les billets des participants de la "BD du mercredi", c'est chez Mango !

vendredi 20 juin 2014

La petite reine...

Parce que oui, parfois je regarde aussi des films qui ne sont pas des adaptations de livres mais des scénarios originaux. Une fois n'est pas coutume, j'ai envie de débattre sur ce film québécois vu dans les derniers jours. Autant le dire tout de suite, j'ai beaucoup aimé !

Au Québec, personne n'ignore qui est la cycliste Geneviève Jeanson. C'est probablement la cycliste la plus connue mais ce n'est pas uniquement dû à ses succès. Son gros secret a été une affaire très médiatisée. Elle a avouée publiquement avoir pris de l'EPO depuis ses débuts en compétition à l'âge de 16 ans. Mais quelle adolescente pourrait s'injecter ça sans l'aide de complice? Son principal complice: son entraîneur. Un homme qui a soif de victoire et de reconnaissance au détriment de la santé physique et psychologique de son athlète.

L'histoire de Geneviève Jeanson a été l'inspiration du réalisateur de La petite reine, un film haletant très fort en émotions et ce, dès les premières minutes. On le dit librement inspiré mais certaines scènes m'ont semblé identiques à la réalité comme lorsqu'elle est en conférence de presse après que son médecin l'ait dénoncée. La Julie Arseneault du film s'exprime exactement sur le même ton que Jeanson et prononce les mêmes phrases. 

Après la première compétition, sur le Mont Royal à Montréal, on voit une longue scène de célébration sur la ligne d'arrivée. Sa famille est là, aveuglément fière d'elle. Ses amis accourent et lui sautent dans les bras. Tout le monde hurle son nom. C'est à ça que Julie Arseneault est accroc... et son entraîneur aussi. L’entraîneur manipulateur et trop exigeant est très bien joué par Patrice Robitaille. Laurence Leboeuf qui tient le rôle principal est également très convaincante. Je découvre son talent avec ce film.

J'ai lu quelques critiques qui reprochent d'avoir fait un film à propos d'une tricheuse, une menteuse. Le but n'était surement pas de faire de ce personnage une héroïne respectable mais de présenter un personnage tourmenté, victime de manipulation et à peine consciente de tout le mal qu'elle s'impose. Son quotidien n'est fait que de mensonges, d'isolement et de violence psychologique.  Elle est prise dans un engrenage où la tension devient de moins en moins soutenable. Avouons-le, les personnages lisses et gentils, ça ne fait pas de bons films ni de bons romans ! Ce n'est pas la première fois qu'on s'inspire de quelqu'un qui n'est pas un modèle dans la société mais l'art ne sert pas à donner l'exemple. Enfin, c'est mon opinion !

La chanson thème interprété par Émilie McAll Pinard (que je ne connaissais pas du tout) est aussi un coup de coeur. Vous pouvez l'écouter ici.

mercredi 18 juin 2014

Les bois de justice (La colère de Fantômas T.1) - Olivier Bocquet & Julie Rocheleau

Résumé :

Avec Les Bois de justice, 1er tome de La Colère de Fantômas, Olivier Bocquet et Julie Rocheleau annoncent le grand retour du maître du crime et de l’effroi…


Ce 1er épisode de La Colère de Fantômas s’ouvre à Paris en 1911. Le peuple s’est rassemblé pour assister à l’exécution du plus grand criminel de la capitale. Fantômas a terrorisé les foules et mis les brigades de police sur les dents pendant seize longues années. Alors que l’inspecteur Juve regretterait presque cette période terrible mais palpitante, un événement spectaculaire vient secouer les esprits. Lors d’une représentation théâtrale mettant en scène la vie de Fantômas, celui-ci surgit d’outre-tombe et massacre acteurs et spectateurs.


Ce 1er volet de La Colère de Fantômas nous offre une intrigue digne des meilleurs romans noirs, mais aussi une BD historique qui suscite à la fois terreur et fascination; une série librement inspirée de l’œuvre de Marcel Allain et Pierre Souvestre.


Il faut mettre au clair quelque chose : je ne connaissais rien de Fantômas avant cette lecture, ni les livres, ni les films. Rien. J'ai voulu découvrir cet univers grâce à l'épisode de BD QC consacré à la dessinatrice Julie Rocheleau. Les dessins étaient simplement trop beaux pour que je passe à côté même si les "super-héros" (ou plutôt "super-vilains" dans ce cas-ci) ne sont généralement pas ma tasse de thé. Ça ne semble pas être celle de Julie Rocheleau non plus et c'est probablement pour cette raison que j'ai été attiré vers ses albums. Le dessin ne ressemble pas du tout a l'idée que je me fais des BD de super-héros traditionnels.

Fantômas, c'est un assassin, un fou ou le mal lui-même. Ce n'est pas clair ! Peu importe, il sème la terreur partout dans Paris. Il n'hésite jamais à tuer. Le scénario est sombre mais il contient quand même quelques pointes d'humour. La scène à la cour alors que Fantômas prend seul sa défense en est un bel exemple. À ma grande surprise, j'ai éclaté de rire !

Les dessins ont beaucoup de style et d'élégance. La magnifique couverture le démontre bien. Les couleurs pourtant très vivantes rendent les dessins macabres comme l'utilisation de ce rouge vif pour le sang.

J'ai cependant une petite interrogation. En fait, je n'ai pas compris la planche 29. Je serais ravie si quelqu'un pouvait m'éclairer sur ce symbole que la fillette dessine et que l'on retrouve à chacune des cases suivante de la planche. L'avait-on aperçu avait ? Que signifie-t-il ?

Bref, je lirai sans aucun doute les deux autres tomes de cette trilogie. Le deuxième est déjà paru au Québec et en France.

Pour voir ce qu'ont lu les autres participants de la BD du mercredi, allez chez Mango !

dimanche 15 juin 2014

La deuxième saison de Walking Dead

Il y a quelques mois, j'ai lu en parallèle les trois premiers tomes de la série de bandes dessinées en même temps que le visionnement de cette série ce que je ne vous conseille absolument pas ! Les deux médiums sont bien mais les histoires diffèrent ce qui devient très mêlant. À la maison, c'était la série du moment. On visionnait chaque soir des épisodes donc j'ai décidé d'arrêter temporairement les bandes dessinées. 

Au début de cette saison, le groupe quitte leur repère peu sécuritaire et trouve, par hasard, une ferme habitée par quelques survivants. L'arrivée à la ferme se déroule un peu dans la catastrophe mais tout semble se calmer ensuite. Nos héros ne savent pas que la ferme cache plusieurs secrets. Notre groupe se heurte aussi à la méfiance des résidents et à des questions plus existentielles. Un "rôdeur" est-il toujours un humain ? A-t-il toujours des droits ? Puis la vie de groupe ne se déroule pas non plus sans difficulté. Mais comment prendre des décisions quand aucun membre n'est officiellement un chef ? Faut-il toujours un chef pour faire la démocratie ? Faudrait-il en élire un ?

Le suspense est omniprésent dans cette saison. Le danger rôde partout mais il ne provient pas seulement des walking dead. Les hommes peuvent être aussi dangereux parfois...

Les liens entre les personnages se développent et les interactions deviennent de plus en plus intéressantes et c'est ce qui m'intéresse le plus dans cette série. Les morts-vivants sont un prétexte seulement (mais un prétexte angoissant qui ajoute du piquant il faut bien le dire). 

Si la première saison ne vous avait pas convaincu, il est fort possible que celle-ci le fasse. Selon moi, elle est bien supérieure ! Mais si celle-ci n'a toujours pas réussi, il ne vous reste plus qu'à laisser tomber je crois...