samedi 24 juin 2017

The King Girl le film

Je vous avais parlé de Christine la reine-garçon en mai dernier, vous vous souvenez ? J'avais également mentionné que la pièce de théâtre avait été adaptée au grand écran. Et bien, j'ai regardé l'adaptation de 2015 intitulée The Girl King. Bien qu'elle soit finlandaise, le scénario est aussi du dramaturge québécois Michel Marc Bouchard.

The Girl King commence alors que Kristina vient d'avoir 18 ans et qu'elle accède au trône par défaut puisque que son père n'a pas d'héritier mâle. Elle régnera véritablement sur la Suède pendant une vingtaine d'année mais ici, on ne s'intéressera qu'à une brève partie de sa vie. À ce moment, la jeune reine a un rêve : que son pays cesse la guerre. Curieuse, elle est aussi très animée par le savoir : la science, la philosophie, les lettres. Les hommes de son entourage lui font sans cesse la cour et espèrent la marier. Malheureusement pour eux, ils essuient refus après refus car elle est secrètement amoureuse d'une de ses dames de compagnie. En faisant une brève recherche sur Internet, j'ai découvert qu'elle avait eu par la suite des "amis intimes" masculins également. La reine Kristina a certainement eu une vie très mouvementée ! Elle était résolument moderne et ne se laissait dominer par personne. Kristina est un personnage féminin fort qui n'en faisait qu'à sa tête (elle aurait été à sa place dans un album de Culottées tiens!). Et pour ça, je l'aime bien !

L'ambiance du film est particulière et froide mais j'ai bien aimé.  Les décors enneigés sont très beaux de même que les costumes. La musique classique ajoute aussi au caractère solennel du film. Ce n'est pas un style que j'écoute beaucoup mais j'aime bien la plupart du temps. J'ai retrouvé la chanson thème ainsi qu'un beau montage (ce n'est pas la bande-annonce mais vous saurez la trouver facilement).


Mon billet à propos du texte de la pièce de théâtre : Christine la reine-garçon

mercredi 21 juin 2017

Culottées (tome 2) - Pénélope Bagieu

Résumé :

Des femmes qui ne font que ce qu'elles veulent : deuxième volet ! Sonita, rappeuse afghane et exilée militante ; Thérèse, bienfaitrice des mamies parisiennes ; Nellie, journaliste d'investigation au XIXe siècle ; Cheryl, athlète marathonienne ; Phulan, reine des bandits et figure des opprimés en Inde. "Les Culottées" ont fait voler en éclat les préjugés. Quinze nouveaux portraits drôles et sensibles de femmes contemporaines qui ont inventé leur destin.


Récemment, j'ai lu ce deuxième tome des Culottées de Pénélope Bagieu. Aussi bien vous le dire tout de suite : j'ai eu le même gros coup de coeur qu'avec le premier tome !

Dans ce tome comme dans le précédent, on nous présente la vie de quinze femmes inspirantes. On s'est intéressé davantage à des héroïnes du siècle dernier dans ce tome ce qui fait que quelques unes d'entre elles sont toujours vivantes aujourd'hui.

Pénélope Bagieu sait raconter la vie de ces femmes autant avec des anecdotes croustillantes que des faits historiques. Elle met toujours le doigt sur le petit détail surprenant et intéressant qui change tout. Impossible après ces histoires de ne pas avoir envie de googler leurs noms pour en savoir plus et pour voir des photos ! Les dessins sont beaux, efficaces et détaillés. Et, encore une fois, les doubles pages sont magnifiques. Bref, j'adore !

D'autres albums de Pénélope Bagieu sur mon blogue : California Dreamin'Culottées (tome 1) et Cadavre exquis

Culottées (tome 2) - Pénélope Bagieu
Éditions Gallimard 2017
170 pages


Cette semaine, le récapitulatif des "BD de la semaine" se trouve chez Stephie.

dimanche 4 juin 2017

La série 13 reasons why (saison 1)

J'ai lu il y a plusieurs années (plus précisément en 2010), le roman Treize raisons de Jay Asher. Il venait d'être traduit en français et il figurait parmi les nouveautés. Sa sortie n'avait pas fait de vague. J'ai donc été étonnée de voir sur Netflix apparaître cette série et surtout de voir l'engouement qu'elle suscitait. La série a énormément fait jaser (même le ministre québécois de l'éducation s'en est mêlé...) et elle a été maintes fois critiqué. Elle inquiétait les parents, les intervenants qui travaillent avec les ados, etc. Je peux comprendre mais le roman est présent dans les bibliothèques et les rayons de librairies depuis tellement longtemps... De mon côté, c'est entre adultes avertis que nous l'avons regardé. Il faut quand même le dire, cette série aborde des sujets difficiles comme le suicide mais aussi l'agression sexuelle et le viol.

Vous connaissez sans doute les grandes lignes de l'histoire. Hannah s'est suicidée en laissant derrière elle des cassettes sur lesquelles on peut l'entendre raconter son histoire. Elle explique, sur 13 cassettes (donc 13 épisodes), les raisons qui l'ont menée à commettre l'irréparable. 

Le roman m'avait moyennement plu. Je me souviens qu'il se lisait bien mais je n'ai gardé que très peu de souvenirs. Il ne m'avait pas marqué et c'était aussi bien car j'ai pu me laisser surprendre par la série. La série se déroule à deux moments différents. Les flashbacks nous ramènent au temps où Hannah était vivante et fréquentait l'école puis il y a le présent alors que Clay écoute les cassettes et essaie de comprendre. Heureusement, il y a la blessure à son front pour nous indiquer clairement à quel moment nous nous trouvons. Clay est malheureusement un personnage aussi fade dans la série que dans le livre mais les autres personnages sont intéressants. Certains peuvent être détestables mais, au moins, ils procurent des émotions. Clay est trop lisse, il en est ennuyeux.

Habituellement, je préfère les livres à leur adaptation mais cette fois, je crois que j'ai préféré la série. J'ai dû regarder 4-5 épisodes avant d'être accrochée mais après, elle m'a réellement tenu en haleine. 

Mon billet (datant de 2010) à propos du roman de Jay Asher se trouve ici : Treize raisons

mercredi 31 mai 2017

Écumes - Ingrid Chabbert & Carole Maurel

Résumé :

Elles s'aiment et après des années d'attente, d'espoir et de désespoir, un bébé est annoncé. Mais la grossesse est compliquée et le pire arrive. Elles vont devoir se reconstruire et lutter contre la douleur.

L'amour, l'évasion sur les terres de leur enfant disparu et les carnets qui se remplissent vont les aider à sortir la tête hors de l'eau, loin des Ecumes.


Il y a un bon moment que je veux la lire celle-ci, c'est maintenant chose faite ! Écumes est une autre superbe BD illustrée par Carole Maurel qui aborde des sujets délicats et encore peu traités.

Deux jeunes femmes espèrent avoir un enfant. Les essais se succèdent sans résultat. L'attente devient de plus en plus insupportable et l'espoir se désagrège au fil des visites à l'hôpital. L'impossibilité d'avoir un enfant devient un poids difficile à porter. L'une d'elle écrit des contes pour se libérer de cette douleur. Puis, un jour, un petit embryon s'accroche...

Les sujets sont délicats mais vraiment bien abordés. L'histoire est touchante et poétique de même de les dessins de Carole Maurel qui me plaisent toujours autant. Elle remuera sans doute davantage ceux et celles qui sont passés par là mais impossible de ne pas être profondément touchée par cette histoire et cette sensibilité. Une belle réussite !

D'autres albums de Carole Maurel sur mon blogue : Collaboration horizontaleLuisa ici et là et L'apocalypse selon Magda


Écumes - Ingrid Chabbert & Carole Maurel
Éditions Steinkis 2017
88 pages

Cette semaine, le récapitulatif des "BD de la semaine" se trouve chez Stephie.

vendredi 26 mai 2017

Sauf que j'ai rien dit - Lily Pinsonneault

Quatrième de couverture :

Cette histoire commence un mardi soir de février sur Facebook, se poursuit dans des inbox et des messages textes. Elle parle de scénarios inventés, de faire l’amour pas très bien dans une chambre sans rideaux, de soirées entre amis à regarder son cell aux deux mi­­nutes, de s’oublier soi-même. D’amour ? Ça, Jolen elle-même ne sait pas. Avançant à tâtons dans une période floue de sa vie, elle s’accroche à son téléphone et à l’idée qu’elle se fait du magnifique Joseph.

Avec un humour mordant et une langue contemporaine colorée, Lily Pinsonneault raconte les bons et les moins bons coups de cette jeune femme qui cherche à se réapproprier ses désirs, ses besoins, sa vie.


Je ne savais rien de ce roman avant de m'y plonger. L'auteure n'est pas encore connue, c'est son premier roman, et je n'avais lu qu'un court résumé. J'ai eu une très bonne surprise, je l'ai dévoré en deux soirées !

Jolen reçoit un jour un message sur Facebook de Joseph qu'elle a rencontré à quelques reprises grâce à des amis communs. Seulement, ils n'avaient échangé que des salutations polies. Jolen est alors intriguée et lui répond. Pendant plusieurs jours, ils s'échangent des messages avant de décider de se revoir.

C'est lorsqu'ils se rencontrent que ça devient vraiment intéressant. L'intrigue est mince, j'en conviens mais ça se lit tout seul ! Je ne sais toujours pas ce que Jolen trouve à Joseph le parfait hipster imbu de lui-même mais peu importe. J'ai aimé les réflexions et l'humour de l'auteure (lorsqu'elle parle de matante Martine j'ai bien ri). J'ai apprécié également son écriture au goût du jour. Malheureusement, ce roman risque d'être figé dans son époque avec la plume très "blogueste" (très 2016-2017 aussi) mais en ce moment, il est dans l'air du temps !

Sauf que j'ai rien dit est un petit roman coloré très agréable. C'était la lecture idéale entre deux grosses briques pour moi ce printemps !

Sauf que j'ai rien dit - Lily Pinsonneault
Éditions Québec Amérique 2017
176 pages

mercredi 24 mai 2017

Nous sommes bien seules - Julie Bosman

Quatrième de couverture :

Mon célibat est plein de mystère, mais l'amour aussi, non ?

Julie Bosman a mené des interviews auprès de femmes âgées de trente-deux à quatre-vingt-cinq ans, seules de cour et/ou de corps depuis plusieurs années. Ces rencontres lui ont inspiré les quinze nouvelles touchantes de Nous sommes bien seules.

Jeune célibataire qui n'arrive pas à trouver de partenaire, mère troublée, homosexuelle refoulée, femmes séparées, divorcées, veuves ou même mariées sont les protagonistes de ces nouvelles. Leurs histoires peuvent paraître étonnantes dans un monde où sont disséqués sur toutes les tribunes le couple, l'amour, la sexualité.

L'auteure donne ici une voix à ces femmes qui pourraient être nos mères, nos sœurs, nos voisines.


Nous sommes bien seules est un recueil composé de quinze nouvelles. Pour les écrire, Julie Bosman s'est inspirée de vraies femmes qui ont accepté de se dévoiler. Chacune d'elles vit une solitude particulière et l'auteure nous la raconte simplement mais très joliment. 

Malgré des thèmes récurrents, les nouvelles sont très différentes les unes des autres. L'une d'elle est écrite en vers, une autre est un long monologue, d'autres sont racontées comme un secret. Les voix sont uniques aussi car les narratrices peuvent être jeunes, âgées, divorcées, veuves, lesbiennes, célibataire par choix, etc. Les textes sont touchants et authentiques. J'ai particulièrement été touchée par Faut que j'aille faire marcher Albert.  Magnifique !

Nous sommes bien seules - Julie Bosman
Éditions Leméac 2017
103 pages

lundi 22 mai 2017

Je suis là, je suis là - Marie-Francine Hébert & Mathilde Cinq-Mars

Quatrième de couverture :


Un appartement coquet, mais modeste. Une cuisine, un salon, la chambre des trois enfants, et la chambre des parents. La mère qui rentre fourbue du travail. Un repas chaud l’accueille, celui préparé par sa propre mère. Les enfants dorment, sauf le plus vieux qui fait semblant, comme d’habitude, et qui attend son bisou. Mais ce soir, ça ne se passe pas comme d’habitude… Un récit intimiste qui aborde avec tendresse le thème de la filiation et de la transmission des rituels familiaux.


Je suis là, je suis là est une jolie nouveauté au rayon des albums illustrés. L'auteur Marie-Francine Hébert y aborde avec sensibilité et tendresse les traditions familiales et l’entraide entre les membres d'une famille. Les illustrations de Mathilde Cinq-Mars aux teintes pastel s'harmonisent parfaitement avec le récit.

Un bel album qui offre un doux moment aux petits comme aux plus grands !

Je suis là, je suis là - Marie-Francine Hébert & Mathilde Cinq-Mars
Éditions Druide 2017
32 pages

samedi 20 mai 2017

Le plongeur - Stéphane Larue

Quatrième de couverture :

Nous sommes à Montréal au début de l’hiver 2002. Le narrateur n’a pas vingt ans. Il aime Lovecraft, le métal, les comic books et la science-fiction. Étudiant en graphisme, il dessine depuis toujours et veut devenir bédéiste et illustrateur. Mais depuis des mois, il évite ses amis, ment, s’endette, aspiré dans une spirale qui menace d’engouffrer sa vie entière : c’est un joueur. Il joue aux loteries vidéo et tout son argent y passe. Il se retrouve à bout de ressources, isolé, sans appartement.

C’est à ce moment qu’il devient plongeur au restaurant La Trattoria, où il se liera d’amitié avec Bébert, un cuisinier expérimenté, ogre infatigable au bagou de rappeur, encore jeune mais déjà usé par l’alcool et le speed. Pendant un mois et demi, ils enchaîneront ensemble les shifts de soir et les doubles, et Bébert tiendra auprès du plongeur le rôle de mentor malgré lui et de flamboyant Virgile de la nuit.

On découvre ainsi le train survolté d’un restaurant à l’approche des fêtes et sa galerie mouvante de personnages : propriétaire, chef, sous-chefs, cuisiniers, serveurs, barmaids et busboys. Si certains d’entre eux semblent plus grands que nature, tous sont dépeints au plus près des usages du métier, avec une rare justesse. C’est en leur compagnie que le plongeur tente de juguler son obsession pour les machines de vidéopoker, traversant les cercles d’une saison chaotique rythmée par les rushs, les luttes de pouvoir et les décisions néfastes.

Œuvre de nuit qui brille des ors illusoires du jeu, Le plongeur raconte un monde où chacun dépend des autres pour le meilleur et pour le pire. Roman d’apprentissage et roman noir, poème sur l’addiction et chronique saisissante d’une cuisine vue de l’intérieur, Le plongeur est un magnifique coup d’envoi, à l’hyperréalisme documentaire, héritier du Joueur de Dostoïevski, de L’homme au bras d’or de Nelson Algren et du premier récit d’Orwell, celui d’un plongeur dans le Paris des années vingt.


J'ai terminé Le plongeur quelques jours après que l'auteur ait reçu une belle distinction : le Prix des Libraires du Québec 2017 pour ce premier roman.

Durant les 200 premières pages, je croyais me diriger vers un gros coup de coeur. J'ai vraiment adoré le début ! Malheureusement, après, j'ai trouvé qu'il y avait quelques longueurs. L'intrigue est très mince et, comme le personnage, on ne sait jamais vraiment où l'on va. Mais n'allez pas croire que je n'ai pas aimé du tout...

D'abord, ce sont les personnages qui m'ont plu. Ensuite, dès le premier shift du narrateur au restaurant La Trattoria, j'ai été captivée, envoûtée. Ma vitesse de lecture s’accélérait et je me sentais prise dans ce tourbillon avec cette galerie de personnages uniques. Puis, les problèmes de jeux ont fait surface. Ce n'est pas une dépendance que je connais, j'ai trouvé intéressant et presque instructif de me retrouver dans la tête d'un joueur compulsif.

Les descriptions du milieu de la restauration semblent super réalistes mais n'y ayant jamais travaillé, je ne peux pas l'affirmer. Dans tous les cas, elles ne sont pas tentantes ! Un personnage féminin mentionne à un certain moment qu'elle a commencé à fumer quand elle a commencé à y travailler car le seul moyen d'avoir une pause, c'était d'aller en griller une. C'est quand même incroyable ! C'est un milieu stressant et très difficile. Ils sont constamment dans le gros rush !

Le plongeur est un roman particulier que j'ai bien aimé mais il a quand même fallu que je m'accroche à certains moments...

Le plongeur - Stéphane Larue
Éditions Le Quartanier 2016
576 pages

mardi 2 mai 2017

Christine la reine-garçon - Michel Marc Bouchard

 Quatrième de couverture :

En invitant à sa cour le docteur et philosophe René Descartes, la reine Christine, anticonformiste et avant-gardiste intrépide, cherche à connaître l'essence du sentiment amoureux qui la tourmente, et comment s'en départir. Éprise de sa première dame de compagnie et pressée de toutes parts de donner un héritier au royaume, elle doit choisir entre le devoir de sa fonction et les pulsions de son corps, sans abjurer ni sa liberté ni son libre arbitre. En son temps, et plus encore au cours des siècles qui ont suivi, Christine de Suède a intrigué, confondant les historiens et l'Histoire.


Il y a des pièces de théâtre auxquelles que je regrette de ne pas avoir assistées. Ce n'est pas comme les livres, les films ou les séries, il est impossible de les rattraper plus tard ! Christine, la rein-garçon de Michel Marc Bouchard fait partie de celles que j'aurais aimé voir. Les acteurs étaient des valeurs sûres selon moi (Céline Bonnier, Éric Bruneau, Magalie Lépine-Blondeau entre autres). J'ai donc lu le texte du grand dramaturge québécois.

Étant la seule enfant du roi de Suède, la jeune Christine hérite du trône à ses 18 ans. À l'époque, avoir une femme à la tête d'un pays n'est pas commun. Christine est la proie des critiques pour plusieurs raisons : d'abord elle veut faire régner la paix dans son pays en guerre depuis des lustres puis elle refuse de se marier. Elle ne s'intéresse pas aux hommes qui lui sont présentés dans sa cour. Elle tombe plutôt secrètement sous le charme d'une de ses dames de compagnie. Ne comprenant pas ce qu'il lui arrive, elle fait venir le philosophe René Descartes de France pour qu'il l'éclaire sur la passion et l'amour.

Christine est un personnage historique qui a réellement existé. Je ne la connaissais pas avant d'entendre parler de cette pièce. J'ai aimé découvrir une femme forte qui défendait ses convictions avec acharnement. Le texte était bien à lire mais j'aurais franchement préféré voir la performance des acteurs. Ce texte a été adapté pour un film : The King Girl de Mika Kaurismäki.

L'édition anglophone est tellement plus jolie !

Christine la reine-garçon - Michel Marc Bouchard
Éditions Leméac 2013
96 pages

jeudi 27 avril 2017

La fille du train - Paula Hawkins

Quatrième de couverture :

Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller à Londres. Le 8 h 04 le matin, le 17 h 56 l’après-midi. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe, lors d’un arrêt, une jolie maison en contrebas de la voie ferrée. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu’elle voit derrière la vitre. Pour elle, ils sont Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte. Rien d’exceptionnel, non, juste un couple qui s’aime. Jusqu’à ce matin où Rachel voit un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Rachel, bouleversée de voir ainsi son couple modèle risquer de se désintégrer comme le sien, décide d’en savoir plus sur Jess et Jason. Quelques jours plus tard, c’est avec stupeur qu’elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu…

Avec ce thriller psychologique exceptionnel, Paula Hawkins fait figure de révélation de l’année. Il vous suffit d’ouvrir ce livre et de vous laisser entraîner dans le piège paranoïaque et jubilatoire qu’elle vous tend et vous comprendrez combien cette publication fait figure d’événement.


Sur ce coup-là, je suis très en retard. J'ai lu La fille du train il y a quelques semaines seulement alors qu'on en parle partout depuis des années ! Avec la sortie de l'adaptation dans les salles de cinéma à l'automne, le roman a même été mis à l'avant deux fois plus qu'une !

L'histoire de La fille du train est celle de Rachel surtout. Cette femme alcoolique et délaissé par son ancien mari peine à refaire sa vie. Alors qu'une disparition survient, elle a la conviction de détenir une partie de la réponse. Malheureusement, ses dernières frasques la rendent peu crédible au yeux de la police et de la société. Puis, il n'y a pas que Rachel. Il y a deux autres femmes, Anna et Megan, qui nous sont présentées. Elles habitent toutes dans la même rue mais leurs vies n'ont pas toujours été aussi banales. Les points de vue alternent d'un chapitre à l'autre. Les trois femmes s'expriment à tour de rôle.

Les rebondissements sont nombreux sans être exagérés. Tout demeure crédible. J'ai pu replacer les pièces du puzzle et comprendre ce qui s'était réellement passé seulement quelques pages avant que ce soit révélé. J'ai aimé chercher le ou la coupable tout ce temps ! La fin tient ses promesses.

J'ai bien aimé ce polar mais je l'aurais sans doute encore plus apprécié si je n'avais pas eu d'aussi grandes attentes. Je regarderai probablement l'adaptation de Tate Taylor dans les prochaines semaines. L'avez-vous vu ? Vaut-elle le détour ?

La fille du train - Paula Hawkins 
Éditions Sonatine 2015
528 pages