vendredi 26 septembre 2014

Québec-o-trésor !

Il y a quelques années, j'avais participé au Blog-o-trésor du blog J’ai lu. Quand j'ai vu qu'on reprenait le concept cette année avec, pour thème, la littérature québécoise, j'étais plus qu'emballée. Le principe est simple : il faut nommer un maximum de 5 livres québécois que nous avons beaucoup aimé. Les organisatrices du défi vont répertorier les titres pour nous offrir une véritable liste de trésors québécois ! Il suffira ensuite de dévorer soit 1, 3 ou 5 titres parmi la liste. Facile ! 



J'ai essayé d'intégrer plusieurs genres (drame, jeunesse, polar, BD, etc.) à ma courte liste.

1. Marie-Tempête de Dominique Demers

parce que c'est mon premier coup de coeur lorsque j'étais adolescente.

2. Paul a un travail d'été de Michel Rabagliati

parce que Paul est mon chouchou côté BD québécoise et ce titre est mon préféré de la série.

3. Chercher le vent de Guillaume Vigneault

parce que c'est le seul roman au monde que j'ai relu 3 fois, c'est tout dire !

4. Chère voisine de Christine Brouillette

parce que j'ai l'impression que les suspenses seront rares dans la liste et que j'avais adoré celui-ci !

5. Les filles de Caleb d'Arlette Cousture

parce que ce sont Émilie et Ovila, point.

mercredi 17 septembre 2014

Celui qui n'existait plus - Rodolphe & Georges Van Linthout

Résumé :

Norman Jones, américain de 40 ans, a une femme, deux enfants et un job qui rapporte. Oui mais voilà, Norman s'ennuie ferme. Arrivé à la moitié de son existence, il a l'impression d'avoir raté quelque chose, de ne pas avoir mené la vie qu'il s'imaginait. Il rêve d'une nouvelle chance, d'un nouveau départ. Le matin du 11 septembre 2001, il ne se rend pas au bureau, préférant paresser au lit avec sa maîtresse, et échappe ainsi à une mort certaine dans l'attentat du World Trade Center. Pour tous, il est mort. Alors pourquoi ne pas en profiter pour disparaître pour de bon, tout lâcher, partir à l'aventure et commencer cette nouvelle vie dont il rêve ? 

Après "Mojo", Rodolphe et Georges Van Linthout nous emmènent une nouvelle fois sur les routes américaines dans un road movie existentiel (doublé d'un thriller !) alors que les plaies du 11 septembre viennent juste de s'ouvrir.

La plupart du temps, je choisis mes BD en fonction des avis que je trouve ici et là sur les blogs. Cette fois, ce fût différent, c'est le pitch qui m'a convaincue de la prendre.

L'idée de départ est originale du fait qu'elle s'inspire d'un événement qui nous a tous marqué de près ou de loin. J'aime son côté réaliste. J'ai réfléchi à la possibilité qu'une personne ait vraiment agi comme Norman Jones cette journée-là. Il est alors en pleine réflexion existentielle et se dit malheureux. Le 11 septembre, il agit sur un coup de tête. Je l'ai trouvé très humain par sa complexité même si parfois nous perdons la sympathie que nous avions pour lui. Il est loin d'être parfait ! Certaines de ses réflexions sont discutables.

Par contre, le 11 septembre n'est qu'un prétexte, on en parle plus passé la trentième page (l'album en fait 160). Ce sont les errances du personnage principal sur la mythique route 66 que nous suivons attentivement. Le road-trip commence pour celui qui rêve de voir le Pacifique !

Le dessin avec ses nuances de gris m'a beaucoup plu. Réaliste et brut, il s'agence parfaitement à l’ensemble.

Finalement, Celui qui n'existait plus est une très bonne surprise !



Pour lire les billets des participants de la "BD du mercredi", c'est chez Mango !

lundi 15 septembre 2014

Paul au cinéma !

Paul, le personnage des bandes dessinées de Michel Rabagliati, a la cote partout et bientôt, il l'aura au cinéma aussi ! Ça faisait un moment qu'on en parlait mais l'adaptation de l'album Paul à Québec est présentement en tournage. Les noms des acteurs qui interpréteront les principaux personnages ont été aussi révélés. C'est François Létourneau qui deviendra Paul pour l'occasion.



Je ne fais que répandre la bonne nouvelle. Pour en savoir plus et voir des photos du tournage, allez lire l'article de Radio-Canada ici. Il ne nous reste plus qu'à attendre jusqu'en août prochain pour voir le résultat !

vendredi 12 septembre 2014

Mine de rien...

mon blog a aujourd'hui 6 ans !

Je n'ai pas toujours conservé la même cadence côté "publication de billets" mais je suis heureuse de ne l'avoir jamais laissé tomber complètement depuis 2008 ! Merci à vous qui passez ici et me laissez vos petits mots ! Le but de ce blog était, avant tout, d'échanger avec des gens sur mes impressions de lectures. Sans vous, j'arrêterais probablement tout donc, MERCI !

mercredi 10 septembre 2014

Max Winson (T.1 La tyrannie) - Jérémie Moreau

Résumé :

Max Winson n'a jamais perdu un match de tennis de sa vie. Adulé par la foule, il n'est pourtant pas celui qu'on croit. Grande carcasse mélancolique à l'allure de Pierrot, il n'est que le produit d'une enfance volée par des entraînements inhumains, le pantin d'un père tyrannique. Quand ce dernier devient trop faible pour le coacher, la liberté s'offre à lui avec son cortège de paradoxes existentiels...

Max Winson est au sommet du classement de l'ATP depuis des années. Il est jeune, riche et complètement imbattable sur un court de tennis. Par contre, dès les premières pages, on remarque qu'il semble malheureux. Il ne laisse jamais ses émotions l'envahir et ne semble avoir aucun plaisir. Une entrevue à la télévision sera le début de gros changements dans sa vie.

D'abord, ce sont les personnages caricaturaux qui m'ont surprise. Le vieux père Winson, Andy et Tyle sont tout sauf conventionnels. Cependant, leurs réactions amplifiées rendent la lecture dynamique.

L'album a aussi le mérite de proposer plusieurs réflexions pertinentes sur la victoire et le succès. Elles peuvent évidemment s'appliquer autant en dehors du monde sportif. Peut-on gravir les échelons du succès sans écraser les autres ? Est-ce que la compétition est saine ? Est-ce que le succès est le but ultime de toute chose ? 

Tous en noir et blanc, les dessins sont stylés mais me semblent un peu brouillons. Je n'ai pas détesté mais je n'ai pas aimé non plus. Le côté caricatural des personnages ressort aussi beaucoup graphiquement. 

Le premier volet du dyptique Max Winson est surprenant, décalé et intelligent. Je crois qu'il peut plaire à un large public qu'il soit sportif ou non. L'étonnante fin donne envie de lire la suite !

Pour voir ce qu'ont lu les autres participants de la BD du mercredi, allez chez Mango !

dimanche 7 septembre 2014

Beach Bum - Pierre Brume

Quatrième de couverture :

L'action de ce premier tome de Beach Bum se déroule au Mexique, à Puerto Loco, petit village de la Côte Pacifique. Insouciant et désinvolte, Max accumule les conquêtes féminines et multiplie les combines pour survivre dans ce monde paradisiaque où le temps se dilate dans un quotidien de rêve. Dans un décor tropical, luxuriant et baigné de somptueux couchers de soleil, chaque jour apporte son lot d'imprévus, au rythme des vagues parfois périlleuses. Car tout n'est pas que sexe, plage, alcool et aventures. Le danger guette notre Beach Bum.

Trouvé complètement par hasard, c'est l'endroit où se déroule l'histoire qui m'a attiré : le Mexique ! Je ne connaissais rien de l'auteur ni du scénario avant de commencer si ce n'est que Beach Bum est le premier tome d'une série à venir.

Max, un québécois à la recherche de liberté, vit déjà depuis quelques semaines sous les tropiques lorsque nous faisons sa rencontre. Dès le départ, plusieurs péripéties surviennent mais, bien qu'intéressantes, elles me semblaient trop rapidement survolées. Il m'a fallu un peu plus de temps pour finalement apprécier cette lecture légère et ensoleillée.

J'avais un peu de difficulté à me mettre en tête que c'était une fiction et non pas la vie de l'auteur à une certaine époque. Ça sent vraiment le vécu (autant la pêche d'huîtres en apnée que les parties de jambes en l'air dans les hamacs à vrai dire) mais au fond, peu importe, c'est divertissant ! J'ai eu le goût de repartir au Mexique illico ! Pendant ma lecture, je me suis demandé : de la men litt, est-ce que ça existe ? Beach Bum possède toutes les qualités de la chick litt et tous les défauts aussi mais en version plus masculine. 

Bref, c'est une lecture parfaite pour la plage ! Mon conseil : achetez-le à votre copain avant de partir dans le Sud pour qu'il lise avec vous. Je paris qu'il adorera ce livre ! Puis quand vous aurez fini le vôtre, empruntez-lui donc !


mercredi 3 septembre 2014

Come prima - Alfred

Résumé :

Début des années 60. Suite à la mort de leur père, deux frères, Fabio et Giovanni, sillonnent les routes au volant d’une Fiat 500. Leur voyage, émaillé de disputes et de silences, de souvenirs et de rencontres, les conduira jusqu’à leur Italie natale, quittée depuis des années. Par bribes, le portrait de leur père se recompose et les amène à mettre en lumière leurs relations tumultueuses…

Dès les premières pages de Come prima, j'ai tombé sous le charme du dessin d'Alfred. Quelques pages plus loin, c'était au tour de la narration de me séduire. Il ne m'a pas fallu beaucoup de temps pour réaliser que je filais tout droit vers un gros coup de coeur à bord de cette minuscule bagnole et ces deux frères italiens. Un coup de coeur BD comme je n'en ai pas eu depuis des mois !

À l'instar de ma BD précédente, Ma révérence de Lupano et Rodguen, nous avons droit à un duo de héros mal assortis. Tout commence lorsque Giovanni décide de retrouver son frère aîné Fabio pour lui annoncer la mort de leur père. S'étant laissés en mauvais termes, les retrouvailles ne sont évidemment pas réjouissantes. On ne sait pas grand chose de Giovanni mis à part qu'il a essayé de réparer les pots cassés par son frère il y a de ça des années. Malgré tout, Fabio accepte de retourner en Italie avec lui. Dans les premières planches, on aperçoit Fabio livré un combat de boxe et on s'imagine facilement qu'il est un dur à cuire, paumé et bourru. Se fier aux apparences cependant est une erreur. C'est aussi le genre de personnage à s'émouvoir à la vue d'un oranger et de ses fruits qu'il n'a pas mangé depuis des années. C'est cette complexité qui les rend crédibles et humains.

L'Italie, sous les traits d'Alfred, est magnifique. J'ai adoré les couleurs ensoleillées des paysages ! On nous offre un très beau road-trip avec les deux frères. La route n'est pas tranquille avec eux mais elle est passionnante !

Bref, Come prima est une superbe BD volumineuse comme je les aime !

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mercredi 27 août 2014

Ma révérence - Wilfrid Lupano & Rodguen

Résumé :

Vincent, trentenaire, un poil dépressif, estime que la société lui doit quelques dommages et intérêts, au titre de préjudice moral. Et comme on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même, il s'improvise braqueur de fourgon. Son plan est malin, sa cause noble et l'amour au bout du braco. Mais en choisissant pour complice le déconcertant Gaby Rocket, Vincent n'a-t-il pas vu trop grand ?

Ma révérence a eu un véritable succès sur les blogs mais pas que là. Elle a remporté le Prix Fauve Polar SNCF au Festival de BD d'Angoulême. Je vous assure qu'elle a aussi eu du succès chez moi !

Au départ, ce qui m'a frappé, c'est la narration volontairement décousue. On suppose que Vincent, le personnage principal, ne sait pas par quel bout commencer. C'est qu'elle est spéciale son histoire ! Il nous présente rapidement son acolyte, un looser qui se croit un dur de dur, un pauvre type alcoolique et homophobe. Le duo de personnages deviendra attachant malgré tous leurs travers. J'ai pris plaisir à les voir pratiquer et réviser leur plan qui, disons-le, n'impressionne pas vraiment ! Loin de leur souhaiter du malheur, j'avais envie qu'ils réussissent mais l'espoir était faible.

Le dessin et le scénario sont très cinématographiques. Le dessin est dynamique et agréable pour l'oeil. Les visages sont très expressifs comme vous pouvez le constater dans les extraits ci-dessous. On a l'impression de regarder un dessin animé. Le scénario, humoristique par moments, tient aussi la route. Le dernier tiers de l'album a un rythme particulièrement enlevant. Bref, Ma révérence, c'est que du plaisir !




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dimanche 24 août 2014

Le chardonneret - Donna Tartt

Quatrième de couverture :

Qui est Theo ? Que lui est-il arrivé à New York pour qu'il soit aujourd'hui, quatorze ans plus tard, cloîtré dans une chambre d'hôtel à Amsterdam comme une bête traquée ? Qu'est devenu le jeune garçon de treize ans qui visitait des musées avec sa mère et menait une vie de collégien ordinaire ? D'où vient cette toile de maître, Le Chardonneret, qu'il transporte partout avec lui ?

À la fois roman d'initiation à la Dickens et thriller éminemment moderne, fouillant les angoisses, les peurs et les vices de l'Amérique contemporaine, Le Chardonneret laisse le lecteur essoufflé, ébloui et encore une fois conquis par le talent hors du commun de Dona Tartt.

La sortie de ce roman, il y a quelques mois, n'est pas passée inaperçue en remportant, entre autres, le prix Pulitzer. C'est que Donna Tartt a du talent, vraiment ! Elle nous l'avait amplement démontré dans Le maître des illusions mais elle en rajoute avec son "p'tit dernier". Cette fois encore, son écriture est hyper précise sans être lourde. Elle coule facilement et efficacement. 

Avant ma lecture, j'avais entendu dire que Le chardonneret était interminable et que les nombreuses longueurs diminuaient le plaisir. Je ne suis pas d'accord quoique je l'ai trouvé long aussi. Nous ne sommes pas habitués de lire un pavé de près de 800 pages aussi compactes. Les caractères sont petits, il y a peu d'espaces et peu chapitres pour alléger la lecture. Par contre, dire que le plaisir ne suit pas la cadence serait mentir. L'histoire est prenante et les personnages sont originaux et travaillés. C'est surtout le cas du copain de Théo, Boris. Ce dernier a probablement voyagé plus que vous et moi déjà alors qu'il n'a pas encore vingt ans. Il est polyglotte, marginal et plutôt téméraire. C'est un personnage en qui on a plus ou moins confiance mais du genre qui me plait bien. 

Le roman se divise en plusieurs parties qui ont toutes un petit quelque chose. Les personnages se retrouvent à New York, à Las Vegas et à Amsterdam. Ce n'est cependant pas toujours une partie de plaisir alors que les excès font partie du quotidien et que la mort ne rôde jamais bien loin. Tout comme dans La maître des illusions, l''histoire a un côté noir très prononcé qui m'a totalement envoûté. Les théories du bien et du mal exprimées tout au long de l'histoire méritent qu'on leur porte attention aussi.

Bref, ce n'est pas évident de parler d'un roman aussi fort et dense. Le Chardonneret, c'est un roman d'envergure à l'écriture puissante !

vendredi 22 août 2014

Si la BD québécoise vous intéresse...

vous serez contents d'apprendre qu'une nouvelle revue intitulée "Planches" devrait voir le jour dans les prochains mois. Ils en sont actuellement à demander des contributions financières pour le projet. Intéressant, non ? Vous pouvez obtenir la revue et quelques articles contre votre contribution (des éditions spéciales, marque-page, ex-libris, etc.).