mercredi 16 novembre 2011

Le cas des casiers carnassiers (Malphas tome 1) - Patrick Senécal

Quatrième de couverture :

« Je m'appelle Julien Sarkozy. Oui, oui, je me prénomme bien Julien ! Professeur de littérature, je suis fin prêt pour ma première session au cégep de Malphas. Je vais d'abord rencontrer le directeur pédagogique, puis mes nouveaux collègues, et enfin mes étudiants. mes étudiants dont certains ne verront pas la fin de la session ! »

Je ne suis pas ce qu'on peut appeler une fan de Patrick Senécal. J'ai de la difficulté à dire que j'aime vraiment ce qu'il écrit car, pour moi, c'est souvent trop horrible, trop "gore", trop cruel. Malgré tout, ses textes m'attirent, allez savoir pourquoi ! Alors dès que j'ai eu connaissance de l'existence de Malphas, ma curiosité a été piquée. C'est très différent de ce qu'il fait habituellement. D'abord, Malphas est une série qui se composera d'au moins quatre tomes, selon mes sources. Puis, cette fois, l'auteur use de beaucoup d'humour. De l'humour noir bien entendu.

Tout au long de la lecture, on sent que Patrick Senécal a eu du plaisir a écrire cette histoire et son plaisir est contagieux. Il a créé un univers complètement déjanté avec une dose de fantastique. Les personnages, les élèves comme les professeurs (surtout les professeurs!) ont des personnalités très divergentes et décalées. Ce n'est pas surprenant que l'harmonie ne règne pas toujours dans le département d'Art et lettres ! Il faut savoir que les professeurs de l'établissement y enseignent tous parce qu'ils sont sur une certaine "liste noire" qui les empêche d'exercer leur profession ailleurs. Ils sont d'autant plus intéressants quand on le sait car on essait de deviner pourquoi ils figurent sur cette fameuse liste. D'ailleurs, pour moi, plusieurs personnages sont plus intéressants que Julien Sarkozy ce que je trouve un peu dommage. L'histoire, quant à elle, est aussi abracadabrante que les personnages. On a affaire ici à des meurtres horribles mais qui ne semblent pas ébranler tout le monde dans la ville...

Même si j'ai passé un bon moment et que j'ai le goût de lire les prochains tomes, je considère que Malphas est très loin d'être ce que Senécal a écrit de mieux. C'est entraînant mais ça n'atteint pas, selon moi, la qualité des autres romans que j'ai lu de lui. Je n'en garderai probablement pas un souvenir impérissable.


J'aime lire la plume québécoise

4 commentaires:

Mango a dit…

Je n'avais encore jamais entendu parler de cet auteur. Je vais faire plus attention quand je verrai son nom désormais.

wens a dit…

L'auteur m'est inconnu mais quand son héros se nomme Sarkosy...

Suzan a dit…

En ce qui me concerne, mes voyages au travers les mots de Senécal se sont terminés avec «Le Vide» et je ne sais si un jour je relirai cet auteur.

Marguerite a dit…

@ Mango : Il est très connu ici, au Québec. Quelques uns de ses romans ont même été adaptés au cinéma.

@ Wens : Il l'a nommé Sarkozy ironiquement, il n'arrête pas d'en faire des blagues dans son roman !

@ Suzan : Il parait qu'il est horrible... Je ne l'ai pas lu et j'avoue qu'il ne me tente pas vraiment. "Malphas", c'est plus une comédie noire. Mon préféré c'est "Les 7 jour du talion".