vendredi 1 février 2013

Sur la route (Le rouleau original) - Jack Kerouac

Quatrième de couverture :

La virée, dans sa bande originale : un long ruban de papier, analogue à celui de la route, sur lequel l'auteur a crépité son texte sans s'arrêter, page unique, paragraphe unique. 


Aujourd'hui, voici qu'on peut lire ces chants de l'innocence et de l'expérience à la fois, dans leurs accents libertaires et leur lyrisme vibrant  ; aujourd'hui on peut entendre dans ses pulsations d'origine, le verbe de Kerouac, avec ses syncopes et ses envolées, long comme une phrase de sax ténor dans le noir.

Telle est la route, fête mobile, traversées incessantes de la nuit américaine, célébration de l'éphémère.

En entamant ce roman phare de la Beat Generation, j'avais quelques appréhensions comme j'en ai souvent en ouvrant un livre dont la réputation est aussi immense. Je me dis toujours : et si je n'aimais pas ? Ça peut arriver mais pas cette fois ! J'en aurais long à dire sur ce roman. Je ne sais pas par où commencer. 

Première constatation : au départ, je ne sais pas si c'est l'écriture très "orale" ou le personnage en cavale qui me rappelait Holden Caufield mais, je ne cessais de comparer avec L’attrape-coeur de J.D. Salinger. J'aime ce style très américain.

Deuxième constatation : si vous ne prenez pas quelques notes concernant les personnages dans les premières pages, vous serez probablement aussi paumée que je ne l'étais. Les personnages sont très nombreux et c'est facile de les mélanger. Une fois leurs noms et quelques détails sur eux notés, tout allait bien. J'ai évidemment pu mieux apprécier l'histoire.

Le rouleau original se divise en trois parties. Les péripéties m'ont tenues en haleine tout au long de cette lecture malgré que l'intrigue soit bien mince. C'est que l'écriture de Kerouac est complètement addictive ! Je ne saurais dire pourquoi, j'ai de la difficulté à exprimer mon ressenti. C'est puissant et honnête. Les personnages sont intéressants également. Dans la deuxième partie, les passages à propos de la ville de La Nouvelle-Orléans sont savoureux. Les odeurs, la chaleur, les saveurs, la musique, on s'y croirait ! Sublime !

Le rôle des personnages féminins m'a un peu choqué.  Je ne veux pas jouer à la féministe outrée mais ça m'a un peu dérangé. Elles ne sont que des parures : elles sont là pour embellir le paysage. Et, pour le sexe aussi bien sûr ! Il fallait bien que j'y reproche quelque chose, la perfection n'existe pas, non ?

Bref, que dire de nouveau sur ce roman lu, relu et mille fois étudié ? Si, malgré mes encouragements, cette lecture vous rebute, vous pouvez toujours rencontrer ces joyeux lurons dans l'adaptation cinématographique de Walter Salles.

Vous avez surement remarqué que j'aime bien ajouter mes photos des endroits mentionnés dans les bouquins où j'ai déjà mis les pieds. Alors en voici encore quelques-unes !

Sausalito, ville de la Bay Area où les personnages de Jack, Henri Cru et Diane ont habité et travaillé


Un vue sur San Francisco, la cité blanche souvent mentionnée dans le récit


Sur les quais de San Francisco

4 commentaires:

Malorie Leduc a dit…

Je découvre depuis peu la littérature américaine et je suis sous le charme. J'ai donc très envie de me lancer sur ce roman de Kerouac, surtout après avoir lu ton avis...
Belles lectures à toi.

Marguerite a dit…

@ Malorie Leduc : Bonne lecture alors Malorie ! J'espère que tu aimeras autant que moi ! Et, bienvenue sur mon blog, si c'était ton premier passage ;)

Suzanne a dit…

C'est fou mais je n'ai encore pas lu ce classique. Faudrait bien que je m'y mette un jour.

Marguerite a dit…

@ Suzanne : Il est très bien, je te le conseille. En même temps, on ne peut pas avoir tout lu ! :)