jeudi 13 octobre 2011

Carmilla - Sheridan Le Fanu

Quatrième de couverture :

Dans un château de la lointaine Styrie, au début du XIXe siècle, vit une jeune fille solitaire et maladive.
Lorsque surgit d'un attelage accidenté près du vieux pont gothique la silhouette ravissante de Carmilla, une vie nouvelle commence pour l'héroïne. Une étrange maladie se répand dans la région, tandis qu'une inquiétante torpeur s'empare de celle qui bientôt ne peut plus résister à la séduction de Carmilla... Un amour ineffable grandit entre les deux créatures, la prédatrice et sa proie, associées à tout jamais " par la plus bizarre maladie qui eût affligé un être humain ". Métaphore implacable de l'amour interdit, Carmilla envoûte jusqu'à la dernière ligne... jusqu'à la dernière goutte de sang !

Carmilla est pour moi une petite déception, mais dire que je n'ai pas du tout aimé cette lecture serait un gros mensonge. C'est seulement que j'avais de grandes attentes car on m'avait dit que le texte de Le fanu était un des piliers de la littérature vampirique. Il faut avouer que je ne croyais pas au départ que Carmilla était presque une nouvelle. Il ne fait que 123 pages ! Partant de là, je n'ai pas eu la longue histoire étoffée à laquelle je m'attendais mais je suis très contente de connaitre la vampire culte et sa pauvre victime Laura. J'ai découvert une histoire étonnante pour l'époque agrémentée d'une atmosphère gothique mystérieuse. Avec une  dose de sensualité et des interventions des personnages ecclésiastiques, je ne doute pas que Carmilla ait suscité une certaine controverse. Il est à lire ne serait-ce que pour connaitre une ancêtre de nos nombreux vampires actuels !

mercredi 12 octobre 2011

Morse... un autre film de vampires

Adaptation du roman Laisse-moi entrer de John Ajvide Lindqvist, Morse est un film de vampires très différent de ceux que j'ai eu l'occasion de voir auparavant. Cependant, c'est tout à fait positif, il m'a vraiment beaucoup plu. Je considère même que Morse a le potentiel de devenir un film culte. Ce n'est pas rien ! Il faut le voir absolument !

Par un soir froid à Stockholm, le jeune Oskar rencontre Eli, une jeune voisine, dans la cour de son immeuble. N'ayant pas d'amis, Oskar se liera d'amitié avec cette Eli qui n'est pas une jeune fille ordinaire. J'imagine que vous devinez bien ce qu'est en vérité Eli !

Sur le plan esthétique, tout le film est remarquable. J'ai senti qu'on avais beaucoup travaillé cet aspect et personnellement, ça m'a bien plu. Certaines scènes peuvent être plutôt "gores" mais elles restent très agréables à regarder. Je pense notamment au moment où l'homme qui habite avec Eli tente de récupérer du sang (disons ça ainsi pour ne pas "spoiler") dans un petit boisé (que je ne trouvais pas très dense pour s'adonner à ce genre d'activité mais ça c'est une autre histoire).  J'ai aussi aimé l'atmosphère qui se dégage ainsi que le jeu des deux jeunes acteurs.

Puis, la dernière scène, filmée sous l'eau de la piscine, est très imginative. Je crois qu'elle restera dans les scènes les plus marquantes du genre.

Je sais que les américains en ont fait un "remake" qui s'intitule Let me in. J'ai de la difficulté à croire que la qualité équivaut à l'original. L'avez-vous vu ?


dimanche 9 octobre 2011

Carrie - Stephen King


Carrie White, dix-sept ans, solitaire, timide et pas vraiment jolie, vit un calvaire : elle est victime du fanatisme religieux de sa mère et des moqueries incessantes de ses camarades de classe. Sans compter ce don, cet étrange pouvoir de déplacer les objets à distance, bien qu'elle le maîtrise encore avec difficulté... Un jour, cependant, la chance paraît lui sourire. Tommy Ross, le seul garçon qui semble la comprendre et l'aimer, l'invite au bal de printemps de l'école. Une marque d'attention qu'elle n'aurait jamais espérée, et peut-être même le signe d'un renouveau ! Loin d'être la souillonne que tous fustigent, elle resplendit et se sent renaître à la vie. Mais c'est compter sans la mesquinerie des autres élèves. Cette invitation, trop belle pour être vraie, ne cache-t-elle pas un piège plus cruel encore que les autres ?

De l'histoire de Carrie, je ne connaissais rien mis à part qu'elle possédait des dons de télékinésie. Je pense que tout le monde est au courant de ce "détail". C'est donc avec enthousiasme et curiosité que je me suis plongée dans le tout premier roman de Stephen King devenu maintenant un classique. Je n'ai pas été déçue, j'ai passé un excellent moment avec ce roman.

Ce que j'aime de cette histoire, c'est qu'elle raconte un drame comme il s'en vit régulièrement dans les écoles. Partout, malheureusement, un nombre incalculable de jeunes se font ostracisés comme Carrie. C'est ce qui m'a secoué au début. Mais partant de là, Stephen King a écrit un vrai cauchemar avec ces garces sans pitié et surtout, avec cette mère fanatique complètement "timbrée". Je dirais que ce personnage m'a perturbé davantage que Carrie ! Le début est excellent mais dès que le bal commence, il est encore plus difficile de décrocher.

Bien que j'aie trouvé ce livre très différent des autres King que j'ai lu (bon ma liste n'est pas super longue non plus), il s'est hissé parmis mes préférés, probablement ex aequo avec Salem, que je ne peux oublier. J'aimerais bien mettre la main sur l'adaptation de Brian De palma avec Sissy Spacek maintenant.


mercredi 5 octobre 2011

Halte à la maison hantée... The changeling

J'ai décidé de prendre le train fantôme du Challenge Halloween au moins pour cette première halte soit "La célèbre, l'incontournable Maison hantée". Je ne promet cependant rien pour la suite. Seul l'avenir nous dira si je resterai à bord...

Alors, j'ai fait halte dans une énorme maison bien évidemment hantée avec le film The changeling (L'enfant du diable en français) qui date de 1980. Je ne crois pas qu'il soit très connu. En tous cas, je ne le connaissais pas avant que mon oncle, un grand amateur de films d'horreur et d'épouvante, me le prête. J'ai appris, en plus, que c'est un film canadien !

En résumé, un compositeur de musique et professeur à l'université, John Rusell, déménage à la suite des décès de sa femme et sa fille dans une nouvelle maison. La maison n'a pas été habitée depuis un bon moment et pour cause, elle est sous l'emprise de quelqu'un ou quelque chose...

J'ai beaucoup aimé cette histoire. Le rythme au début est lent et s'accélère au fil des découvertes de John. L'enquête qu'il mène nous garde en haleine. Et que dire de la maison, ce véritable manoir est typique : énorme, glauque, rempli de portes et pièces secretes, etc.  Vers la fin, j'ai trouvé la scène avec la chaise roulante particulièrement troublante.

Je ne sais pas pourquoi The changeling est moins connu que d'autres films du genre. Même s'il n'est peut-être pas le plus effranyant, je l'ai trouvé prenant et il m'a paru bien fait pour l'époque. Je ne peux donc que vous le conseiller.

dimanche 2 octobre 2011

Les frissons, c'est parti... avec Psycho !

C'est le tout début du challenge Halloween 2011 de Lou et Hilde ! Je commence aujourd'hui par un billet sur un film qui n'a besoin d'aucune présentation et évidemment d'aucun résumé. Il s'agit de Psycho de Hitchcock. Probablement peu d'entre vous n'ont jamais vu ce classique mais c'était mon cas jusqu'à tout récemment. J'avais déjà visionné la fameuse scène de "la douche" mais jamais le film en entier. Lors de mon voyage en Californie, j'ai eu la chance de voir les véritables décors de ce film qui sont toujours intacts aux Universal Studios : le motel Bates, la voiture et la maison de Norman. À mon retour, me procurer ce film a été une de mes priorités !

La suite peut contenir quelques petits spoilers... j'essaierai quand même de les limiter !

Un soir, je me suis donc assise devant ce monument de film d'horreur. En fait, il pourrait être classé "thriller psychologique" car il n'est pas si horrifique que ça mais il est angoissant à souhait. J'imagine, en plus, qu'actuellement nous sommes habitués à ce genre de film. Ça ne devait pas être le cas en 1960 ! Et pour moi, habituée aux films HD et en couleur, je trouve que le côté "noir et blanc" ajoute beaucoup au caractère du film.

Même si je connaissais le destin de Marion Crane, j'ai été très surprise de la chronologie des événements. Ce n'était pas du tout ce que je m'étais imaginé. Malgré tout, mon intérêt n'a pas diminué. Au contraire même. J'ai été fasciné par Norman Bates. Et que dire de la musique tout à fait stressante ? C'est un petit ingrédient qui ajoute beaucoup au côté angoissant du film. La scène finale est surprenante. Elle met un point final à tout ce suspense d'une terrible façon. Elle doit avoir marquer l’imaginaire de bien des gens.

Au final, même s'il ne fera pas trembler de peur les amateurs de notre époque, je considère que c'est un film qu'il faut voir !

Petits bonus : mes photos personnelles ! Elles ne sont pas géniales, il y a toujours une tête devant ou un poteau du chariot qui gâche la vue. C'est qu'ils ont le tour à Hollywood, pour visiter les décors et les studios, nous nous déplaçons dans un chariot. Pour avoir le droit de descendre, prendre de plus jolies photos ou se prendre nous-mêmes avec les décors, il faut débourser plus d'argent. Payer plus, c'est la loi à Hollywood ! La maison de Norman Bates et de sa mère demeure  très lugubre, vous ne trouvez pas ? 







lundi 26 septembre 2011

Dans quelques jours : le challenge Halloween 2011 !

En me baladant sur les blogs, j'ai découvert que le challenge de Lou et Hilde a été reconduit pour l'Halloween 2011. J'ai eu la chance d'y participer l'an dernier mais cette année, je ferai mieux ! J'ai décidé de consacrer TOUT le mois d'octobre aux lectures d'horreur, de mystère et de fantastique ainsi qu'aux BD et films du même genre. Pour les autres genres, j'attendrai novembre pour les publier. De toutes façons, je ne suis pas à un billet près en retard ! Je pense que c'est ce qu'il me fallait pour me motiver à reprendre mon blog en main.


 
Qui affrontera avec nous les créatures nocturnes et les horreurs des nuits d'octobre ?

samedi 24 septembre 2011

L.A. Story - James Frey

Quatrième de couverture :

L'un des auteurs les plus célèbres et controversés des Etats-Unis nous livre ici son premier roman : une chronique audacieuse du Los Angeles contemporain. Des dizaines de personnages défilent sous les yeux du lecteur - certains ne font qu'une unique apparition - tandis que James Frey s'attache à narrer les vies dramatiques d'une poignée d'âmes perdues de Los Angeles : une jeune Latino-Américaine brillante et ambitieuse qui voit s'écrouler ses espérances dans un moment d'humiliation cuisante ; un acteur de films d'action narcissique à l'excès que la poursuite d'une passion impossible risque de détruire; deux jeunes gens de dix-neuf ans qui fuient l'atmosphère étouffante de leur ville natale et se battent pour survivre aux marges de la grande ville ; un vieil alcoolique de Venice Beach dont la vie est bouleversée par l'irruption d'une adolescente toxicomane à demi morte devant les toilettes où il a élu domicile. Ce roman puissant résonne des millions d'autres vies qui, mises ensemble, décrivent une ville, une culture et une époque. L.A. Story, en un tour de force ébouriffant, déroule les joies, horreurs et hasards inattendus de la vie et de la mort dans la cité des Anges.


Ce livre a été lu tout juste en revenant de mon voyage en Californie, c'est-à-dire au mois d'août (je sais, j'ai beaucoup de retard dans mes billets). Le lire a été un moyen de prolonger mon passage dans la capitale du cinéma. Je ne suis pas certaine que j'aurais autant apprécié ma lecture si je n'en revenais pas justement mais, dans mon cas, ce n'est pas loin d'un coup de coeur.

James Frey a un style très spécial, il faut le mentionner. Sa manie de ne (presque) pas mettre de virgules m'a un peu déboussolée au début. Après, on s'y habitue quand même. Après quelques pages, on porte toute notre attention sur cette panoplie de personnages très différents les uns des autres mais qui recherchent tous la même chose : améliorer sa situation et être heureux. Les personnages principaux étaient très intéressants. Cependant, quand Frey s'acharnait, sur 5-6 pages, à raconter la vie de certains personnages qu'on ne revoit plus après, je m'ennuyais un peu. Curieuse, j'allais toujours voir quelques pages plus loin pour trouver un chapitre qui débutait par Vieux Joe, Amberton, Esperanza, Dylan ou Maddie. Et là j'avais hâte.

L'auteur a choisi d'ajouter à ses récits plusieurs informations sur L.A. On voit qu'il se passionne pour cette ville autant qu'on a l'impression à certains moments qu'il la déteste. Les informations étaient généralement bien mais quelques passages comme celui sur les autoroutes était beaucoup trop long pour moi.

Au final, une très bonne lecture pour qui s'intéresse déjà à la ville de Los Angeles. Pour les autres, je suis moins certaine.

Quelques unes de mes photos personnelles de mon passage à L.A. et Venice Beach (dont on parle beaucoup dans L.A. Story).

Le Walk of Fame sur Hollywood Boulevard


Vue des collines du Griffith Park


Ma main dans celle de Marilyn Monroe


Une rue "ordinaire" de L.A.


La plage de Venice Beach



lundi 22 août 2011

La femme en vert - Arnaldur Indridason

Quatrième de couverture :

Dans une banlieue de Reykjavik, au cours d'une fête d'anniversaire, un bébé mâchouille un objet qui se révèle être un os humain. Le commissaire Erlendur et son équipe arrivent et découvrent sur un chantier un squelette enterré là, soixante ans auparavant. Cette même nuit, Eva, la fille d'Erlendur, appelle son père au secours sans avoir le temps de lui dire où elle est. Il la retrouve à grand-peine dans le coma et enceinte. Erlendur va tous les jours à l'hôpital rendre visite à sa fille inconsciente et, sur les conseils du médecin, lui parle, il lui raconte son enfance de petit paysan et la raison de son horreur des disparitions.

L'enquête nous est livrée en pointillé dans un magnifique récit, violent et émouvant, qui met en scène, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, une femme et ses deux enfants. Une femme victime d'un mari cruel qui la bat, menace ses enfants et la pousse à bout.

Voici à nouveau le commissaire Erlendur et ses adjoints Elinborg et Sigurdur Oli dans un récit au rythme et à l'écriture intenses et poignants, aux images fortes et aux personnages attachants et bien construits. La mémoire est comme toujours chez Indridason le pivot de ce roman haletant, qui hante longtemps ses lecteurs.

Après La cité des Jarres, j'ai voulu poursuivre la série des enquêtes d'Erlendur. Je tenais à les lire chronologiquement, ce qui m'a amené à me procurer La femme en vert sans même que j'aie lu la quatrième de couverture. Je ne savais donc pas du tout à quoi m'attendre.

Autant le dire tout de suite, je l'ai préféré au précédent que j'avais pourtant déjà bien aimé. La femme en vert m'a semblé être un roman beaucoup plus abouti et mieux construit. Il y a moins de facilités et moins de hasard que dans la première enquête. Celle-ci m'a beaucoup plus passionnée et j'en garde plus de souvenir (je l'ai lu il y a un mois environ).

Mis à part l'enquête elle-même, Indridason s'est aussi permit d'explorer des sujets plus tabous dans ce deuxième roman. Aborder de lourds problèmes sociaux n'est pas chose facile et c'est plutôt rare de le voir dans les polars. J'ai trouvé qu'il le faisait de belle manière.

J'ai évidemment envie de poursuivre avec la suite, La voix, dont je ne connais pas non plus les grandes lignes. Encore une fois, je compte garder la surprise !

dimanche 7 août 2011

L'indésirable - Sarah Waters

Quatrième de couverture :

Hundreds Hall n’est plus que l’ombre de lui-même ; depuis longtemps les glaces ternies ont cessé de refléter ces fêtes qui animaient le manoir au temps de sa splendeur. Victime elle aussi des ravages de la Seconde Guerre mondiale et des tensions qui déchirent le tissu social de l’Angleterre, la famille Ayres, qui habite Hundreds depuis des générations, est abandonnée à son triste sort. Malgré la débâcle, la mère tente de cacher son infortune tandis que le fils, blessé au combat, peine à assurer la relève, aidé par sa soeur, Caroline, une femme vive et indépendante.

Venu un jour s’occuper d’une domestique souffrante, le docteur Faraday, qui a connu enfant la belle époque du manoir, se lie bientôt d’amitié avec la famille. Il sera avec elle témoin d’une succession d’événements de plus en plus effrayants. Se peut-il que les Ayres, hantés par les souvenirs d’une vie révolue, soient aussi tourmentés par une autre présence rôdant dans les corridors de Hundreds Hall ?

Subtil mélange de fresque familiale, de roman social et de suspense gothique, le cinquième ouvrage de Sarah Waters, finaliste au prix Booker, vient confirmer d’éclatante manière le formidable talent d’une romancière ensorcelante.


Avant de partir en voyage, je m'étais plongée dans cette très mystérieuse histoire de campagne anglaise et de maison délabrée possiblement hantée. Encore une fois, j'ai été frappée par le talent de Sarah Waters. Chaque fois que je me lance dans une de ses grosses briques, je suis éblouie par le réalisme des descriptions. Ne pas connaitre du tout l'auteure, j'aurais facilement pu croire qu'elle avait vécue l'après-guerre en Angleterre.

La campagne anglaise d'après-guerre, c'est le décor de cette nouvelle histoire. Histoire qui m'a donnée quelques frissons, je l'avoue, beaucoup plus que certains romans portant pourtant l'étiquette "Horreur". C'est cette atmosphère étrange qui secoue le lecteur et le fascine de même que les personnages. Le pauvre Rod blessé de guerre, la gentille Mrs Ayres, l'insaisissable Caroline, la jeune Betty et le docteur Faraday resteront, j'en suis certaine, longtemps dans ma mémoire. Comme dans les précédents romans que j'ai lu de Waters (Du bout des doigts et Affinités), l'aspect psychologique est très travaillé. Le côté sociologique m'a semblé plus présent ou peut-être simplement que je n'y avais pas porté beaucoup attention dans les précédents. Dans L'indésirable, c'est un aspect très important. L'auteur y explique, à travers ses personnages, le déclin de l'aristocratie anglaise et la déchéance des grandes familles comme celle des Ayres.

Vous l'aurez constaté, c'est un roman d'ambiance dont j'ai beaucoup apprécié la lecture. Il n'y a que la lenteur, bien qu'elle me semble voulue, qui m'a fait diminuer le rythme. J'ai eu un peu de mal à quelques rares moments mais aussitôt qu'un évènement étrange survenait, j'avais envie de poursuivre. Je pense être la seule de toute la blogosphère à lui faire un reproche mais il est si petit, ce reproche, que vous ne devez pas trop y faire attention. C'est un roman à lire absolument !

mercredi 27 juillet 2011

Au nom du fils - Clément Belin & Serge Perrotin

Résumé :

"Je n'ai aucune confiance dans ces chargés de mission, ces diplomates... On ne peut compter que sur nous-mêmes, Marie. Je ne sais pas si je retrouverai Étienne. Mais je dois essayer."

Quand Mo' m'a proposé de faire voyager cet album jusque chez moi, j'ai tout de suite accepté même si je n'étais pas certaine que j'allais aimer. Je craignais de ne rien piger aux histoires avec les ambassades, les Affaires étrangères, les FARC et toutes les autres organisations du genre. Heureusement que je m'y suis lancée quand même car j'ai été très agréablement surprise. Bien entendu, je n'ai pas compris tous les propos de ces agents du Ministère mais c'était très bien comme ça puisque Michel, le héros, n'y comprenait pas grand chose non plus. Je ressentais donc mieux sa détresse face à cette ignorance.

Michel, c'est le père d'Étienne, un jeune routard qui a choisit de prendre une année sabbatique à la fin de ses études universitaires pour bourlinguer en Amérique du Sud avant que la vraie vie commence pour lui. Le destin, ou le hasard de la vie, fait qu'il se retrouve au mauvais endroit au mauvais moment et qu'on le kidnappe. Qui est-ce qui le kidnappe exactement ? On n'en sait rien, pas plus que le Ministère des Affaires étrangères. Michel décide donc d'aller à la rencontre de ce pays non seulement pour retrouver Étienne mais aussi pour comprendre son fils et marcher dans ses pas. Dans son périple, il rencontrera des colombiens et des routards. Par chance, parmi eux, certains ont connu son fils.

La quête de Michel m'a passionnée. J'ai ressenti sa peur et sa détresse mais aussi sa culpabilité. Il se sent coupable de ne pas connaitre son fils comme il l'aurait souhaité. Pourquoi son fils voulait-il voyager si loin de chez lui ? Et pourquoi si longtemps ? Il est mal à l'aise avec son incompréhension. Les dessins, sobres, m'ont semblé parfaits pour ce récit. J'ai également bien aimé le dépaysement qu'on nous offre. Et puis, il y a des québécois dans l'histoire (oui oui !). Génial, non ? Bref, je ne sais pas quand sortira la suite mais je veux absolument la lire.


Mon Dieu, il y avait longtemps que je n'avais pas participé ! Pour lire les billets des autres participants, allez chez Mango !