samedi 22 novembre 2008

L'ombre du vent - Carlos Ruiz Zafòn

Quatrième de couverture :

Dans la Barcelone de l'après-guerre civile, " ville des prodiges " marquée par la défaite, la vie difficile, les haines qui rôdent toujours. Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon - Daniel Sempere, le narrateur - dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L'enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d'occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y " adopter " un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l'entraîner dans un labyrinthe d'aventures et de secrets "enterrés dans l'âme de la ville" : L'Ombre du vent.

Avec ce tableau historique, roman d'apprentissage évoquant les émois de l'adolescence, récit fantastique dans la pure tradition du Fantôme de l'Opéra ou du Maître et Marguerite, énigme où les mystères s'emboîtent comme des poupées russes, Carlos Ruiz Zafon mêle inextricablement la littérature et la vie.

Il est difficile de parler de ce livre qui figure pourtant dans mes coups de coeur. D'abord, le genre est indéfinissable puisqu'il y a de la romance, de l'histoire, une enquête et beaucoup de mystère. Le tout se déroule dans une Barcelone qui m'était plutôt étrangère, une ville brumeuse, mystérieuse et, même, pluvieuse. Dire que pour moi, Barcelone représentait la chaleur, le soleil, les plages et Gaudi ! Cependant, j'ai adoré cette atmosphère qui règne tout au long du roman. Je pourrais la qualifier d'inquiétante, lugubre, troublante par moment, mais, totalement envoûtante. Grâce à cette atmosphère, j'ai embarqué dans l'histoire après seulement une dizaine de pages et je n'ai absolument jamais décroché. J'ai aussi adoré le Cimetière des Livres Oubliés. Je voudrais que ce lieu existe réellement, il semble mythique et extraordinaire. Les histoires parallèles de Daniel Sempere et de Julian Carax sont bien racontées, à un point tel qu'après une centaine de pages, Carax avait l'air si réel que j'ai cru qu'il s'agissait d'un véritable écrivain. J'admire l'auteur d'avoir su créé un personnage aussi tangible.

Enfin, ce livre ne se retrouve pas dans mes coups de coeur par hasard. J'en ai même rêvé une nuit ! Et, je crois que ce livre m'a fait de l'oeil, comme L'ombre du vent pour Daniel, je l'ai trouvé dans une bouquinerie. Il était, en grand format, bien évident sur une tablette parmi les livres usagés. C'est le premier livre que j'ai vu cette journée la... il m'attendait !

6 commentaires:

Blogueuse Cornue a dit…

La description que tu en fais me donne envie de le lire. Je vais partir à la recherche de ce roman!

Marguerite a dit…

@ Blogeuse Cornue : Je suis certaine que tu ne seras pas déçue, si tu le trouves et le lis !

keisha a dit…

J'en ai lu du bien sur un autre blog, tu confirmes qu'il faut le lire !

Marguerite a dit…

@ Keisha : Ce n'est pas pour rien qu'il se retrouve aussi dans ma liste du Blog-o-trésor ! Tu devrais aimer, je n'ai lu que de bons commentaires.

Karine :) a dit…

Je seconde entièrement ton commentaire! J'ai adoré moi aussi!! Tu as tout à fait raison, l'atmosphère est envoûtante!

Marguerite a dit…

@ Karine :) : C'est un des bons livres que j'ai lus dans ma vie !