vendredi 22 janvier 2010

Enid (Quatre soeurs tome 1) - Malika Ferdjoukh


Quatrième de couverture :

Enid doit faire dix-sept pas de l’abribus jusqu’à l’impasse de l’Atlantique qui mène à sa maison, la Vill’Hervé. Un de moins que l’automne dernier. La preuve que ses jambes allongent, donc qu’elle a grandi. N’empêche qu’elle est toujours la plus petite des cinq sœurs Verdelaine. Personne ne la croit quand elle dit qu’elle a entendu un fantôme hurler dans le parc. Ni Charlie, trop occupée à réparer Madame Chaudière pour l’hiver. Ni Bettina et ses copines, concentrées sur leur nombril. Ni Geneviève, mobilisée par son propre secret très difficile à préserver. Ni Hortense, plongée dans la rédaction de son journal intime. Ses parents la croiraient peut-être, mais ils sont morts depuis dix-neuf mois et vingt-deux jours. Swift, sa chauve-souris, l’écouterait sûrement, mais elle a disparu dans la tempête. Il faut qu’Enid se résigne : « Convaincre les grands, c’est comme vouloir qu’un chewing-gum mâchouillé une heure conserve son goût du début. »

Je ne veux pas trop m'avancer mais je crois que cette série deviendra vite un de mes coups de coeur en littérature jeunesse. En tout cas, ce premier tome de la série de quatre est un petit coup de coeur. Très court, il se lit aussi extrêmement vite. Malgré la courte durée, l'auteur réussi à bien nous faire ressentir la douce atmosphère immersive de la Vill'Hervé, la grande maison sur la falaise où habitent les jeunes soeurs.

Enid, c'est le prénom d'une des quatre soeurs mais en fait, elles sont cinq. Il y a Charlie la plus âgée qui a la garde de ses quatre soeurs depuis la mort des parents Verdelaine. Elle a vingt-trois ans et fréquente Basile, un jeune médecin. Ensuite, il y a Geneviève la secrète, l'arrogante et la "très à la mode" Bettina, Hortense la rêveuse et finalement Enid, la cadette qui a neuf ans. Ce premier tome s'intitule Enid mais finalement, le lecteur savoure les aventures de toute la maisonnée. Plusieurs petites histoires se chevauchent et rendent le récit très agréable. J'ai apprécié qu'on ne tombe jamais dans la mélancolie malgré que les jeunes filles soient orphelines.

Je pense que ce minuscule roman de 140 pages plaira aux amateurs de littérature jeunesse. Enid et Hortense m'ont d'ailleurs fait penser à Anne Shirley à certains moments. C'est peut-être dû à leur imagination débordante, je ne sais pas. Seul bémol pour une québécoise comme moi (ou pour une plus jeune lectrice québécoise): certains mots utilisés et certaines expressions très "françaises" ont été pénibles à déchiffrer. Le début du livre qui en contient plusieurs a été un peu laborieuse mais au final, j'ai bien compris. Ça ne gâche absolument pas le plaisir si l'on persévère un tantinet...

mercredi 13 janvier 2010

Coeur trouvé aux objets perdus - Francine Ruel

Quatrième de couverture :

Lorsqu'on s'appelle Lambert, qu'on naît dans une cuvette de toilettes, qu'on porte les noms de Sauvé-Desnoyers, qu'ontravaille aux "objets perdus", qu'on tombe amoureux d'une lectrice dans le métro, n'est-on pas destiné à un avenir extravagant ?

Lorsqu'on est rousse, convaincue de ne pas être jolie, qu'on vit sa vie entre les pages des romans, n'est-on pas appelée à vivre des moments exceptionnels et insolites ?

Commencent alors les chassées-croisés qui ont pour théâtre le métro, un immeuble peuplé d'êtres esseulés, une maison où s'entassent une famille d'originaux. Tous ces gens finiront pas se rencontrer le jour où le destion se manifestera pour transformer leur vie.

Voilà un roman qui met de bonne humeur ! Francine Ruel a le don d'écrire des "feel good book". J'avais beaucoup aimé Et si c'était ça, le bonheur ? de cette auteure et sa suite Maudit que le bonheur coûte cher ! Dans celui-ci, on retrouve le même ton humoristique et la même légèreté rafraîchissante que dans les deux autres avec un thème assez différent et des personnages plus jeunes.

Je déconseille ce roman aux amateurs d'action et de rebondissements. Le lecteur suit plutôt le train-train quotidien des personnages. Bien entendu, pour notre plus grand plaisir, il y a une jolie histoire d'amour au travers de tout ça. Les personnages sont extravagants et captivants. Dylan, la jeune femme, est une mordue de lecture et travaille dans une bibliothèque. J'ai trouvé plaisant que l'auteure mentionne les romans lus par Dylan et qu'elle nous offre même quelques citations. Un des passe-temps favoris de la jeune femme rousse est de prendre le métro de Montréal uniquement pour aller y lire un roman. Elle choisit le trajet le plus long. Elle porte un foulard au cou qu'elle n'enlève jamais, même pas en plongée sous-marine ! Elle vit dans une famille hippie sur les bords que je qualifierais de dysfonctionnelle. Elle est un personnage que j'ai bien aimé mais sa famille ne m'a malheureusement pas touchée. Lambert est aussi sympathique. Il vit seul et a deux emplois hors du commun. Les histoires de ses voisins, de son bloc appartement, m'ont davantage plu que celles de l'énorme famille de Dylan. J'ai aimé Elena, la dame polonaise, et Haïm, son copain tunisien.

Avec les personnages spéciaux qu'elle met en scène, l'auteure a inventée une agréable histoire qui se lit sans effort. J'ai trouvé les évènements prévisibles mais ça ne m'a pas empêché de le lire avec un sourire aux lèvres. J'ai apprécié l'écriture de Francine Ruel tout comme dans ses livres précédents. Bref, c'est un bon petit roman sans prétention. Ça ferait une belle lecture de printemps d'ailleurs !

mercredi 6 janvier 2010

Tentation (New Moon) Le film

Hier, je suis allé voir ce film que tout le monde a vu. La preuve ? Nous étions que six dans la salle de cinéma. C'était comme si j'étais dans mon salon ! Comme je dois être une des dernières à l'avoir vu, vous avez probablement toutes déjà vos opinions personnelles mais je tenais à vous faire part de la mienne.

Le deuxième volet de la série m'avait beaucoup plu lors de sa lecture. J'avais des attentes assez hautes. Le personnage de Jacob y est plus présent et c'est mon préféré ! L'adaptation est plutôt réussie, elle demeure très fidèle au roman. L'histoire, somme toute assez simple, est intéressante. Pas de déception majeure donc mais, ce n'est tout de même pas un grand film.

J'appréhendais les moments où les Quileutes se transformeraient mais, sans être super réalistes non plus, ils sont assez bien fait. L'image que je faisais d'eux ressemble à celle qu'on leur a donnée. L'acteur qui incarne Jacob, Taylor Lautner, joue bien, heureusement. Le charmant Jake est fièrement représenté dans cette adaptation. Charlie, le père de Bella, m'a paru moins drôle que dans Fascination mais, pour les autres acteurs et personnages, ils sont assez égales à eux-mêmes. Et, j'aime de plus en plus Kristen Stewart.

Là où ça se gâche légèrement, c'est la longueur des scènes principalement de dialogues. Je n'en pouvais plus de tous ces soupirs, regards, re-soupir, regards de nouveau et re-re-soupir entre Bella et Edward. J'en étais mal à l'aise à certains moments. Est-ce juste moi ? Les conversations avec Jacob étaient plus fluides et donc plus agréables à voir. Sans tous ces silences, le film aurait duré moins de deux heures. Ça aurait été mieux car, même s'il m'a diverti un bon moment, j'avoue m'être ennuyée à la fin.

dimanche 3 janvier 2010

Léo, l'ultime solution - Hélène Lucas

Quatrième de couverture :

Qu'est devenu Léo, ce jeune garçon sensible et attachant ? Porte-t-il toujours en lui les séquelles d'une enfance troublée par le rejet de sa mère ?

Après quelques années de stabilité, le passé le rattrape : sa famille est de nouveau confrontée à la maladie. Léo réalise que sa mère cherche à l'écarter de la solution, comme elle l'avait écarté de la vie de son frère disparu. Cette crise révélera à Léo sa propre histoire comme il aurait souhaité ne jamais la connaître. Le destin de cette famille en sera à jamais bouleversé.

Après le succès instantané de Léo, l'autre fils, Hélène Lucas replonge avec brio dans l'univers bouleversant de Léo, qui a captivé des milliers de lecteurs. Ce second volet, dans lequel les intrigues se succèdent, est encore plus émouvant. L'écriture magnifique et la justesse des sentiments rendent cette histoire si véridique qu'on a peine à croire que c'est un roman. Attendu impatiemment, Léo, l'ultime solution comblera le lecteur et le touchera jusqu'aux larmes.

Il y a quelques mois, j'ai fait la connaissance de ce petit Léo, qui a eu une enfance de misère. Je m'étais attaché à lui et j'avais hâte de voir ce qu'il devenait. Malgré quelques réserves, j'avais passé un bon moment avec le premier tome mais, selon moi, le deuxième est encore meilleur.

D'un côté, je me demande pourquoi j'aime cette série alors que je fuis généralement ces histoires d'accumulation de malheurs. Car, il faut le dire, la famille Allard a une véritable malédiction, c'est incroyable ! L'un d'eux doit bien avoir cassé un (ou deux) miroir(s) !

D'un autre côté, je me suis beaucoup attaché aux personnages. Marc et Léo sont d'ailleurs mes préférés. C'est peut-être l'espoir de les voir un jour enfin heureux qui m'a fait dévorer ce deuxième tome. Je trouve également intéressant de suivre autant les adultes avec la vie de couple, la vie familiale et la carrière que celles des adolescents qui ont leurs préoccupations bien à eux que ce soit l'école, les relations amoureuses ou les activités sociales. Les romans de la sorte sont rares, celui-ci peut ainsi plaire à un vaste public. Il y a aussi les nombreux rebondissements qui donnent du rythme au récit. Les événements prennent souvent des tournures imprévisibles.

À la fin, ce que j'ai éprouvé ressemble à ce que j'avais ressenti en terminant le premier tome : c'est trop de malheur pour toi, je ne suis pas aussi forte que Léo. J'ai eu envie de lire un roman plus joyeux. L'auteur m'a laissé savoir qu'il y aurait un troisième volet aux aventures de Léo. Je n'en sais malheureusement pas plus mais c'est une bonne nouvelle !

vendredi 1 janvier 2010

jeudi 31 décembre 2009

C'est l'heure des bilans...

J'effectue, pour la première fois, un petit bilan de mes lectures. Je dis "petit" parce que comparé à certaines blogueuses, mon nombre de lectures est infiniment petit. Mais, ce rythme me convient, c'est le plus important ! :)

Alors en 2009, j'ai lu au total 34 romans. Voici des statistiques qui ne servent strictement à rien mais qui m'amusent :
Littérature américaine : 10 livres lus (29 % des mes lectures de 2009)
Littérature québécoise : 9 livres lus (26 % de mes lectures de 2009)
Littératures étrangères : 15 livres lus ( 44 % de mes lectures de 2009)
Parmi ces romans, 6 étaient de littérature jeunesse ce qui représente environ 18 % de mes lectures de 2009.

Maintenant, voici mes bons moments de lecture de l'année 2009 choisis indépendamment de mes coups de coeur. Ce sont ceux qui, peut-être même sans avoir été un véritable "coup de foudre" sur le coup, m'ont marqué. Il est difficile de faire des choix alors j'écris ceux qui me viennent à l'esprit les premiers et dont je garde d'excellents souvenirs.

D'abord, j'ai passé de très bons moments en compagnie d'oeuvres d'auteurs de chez nous. J'ai adoré La suppléante d'Anne Bonhomme et Ça sent la coupe de Mathieu Simard. La série Léo d'Hélène Lucas qui comprend Léo, l'autre fils et Léo, l'ultime solution (que j'ai terminé mais pas assez rapidement pour en faire un billet en cette fin d'année) a été une agréable surprise aussi. De plus, je ne sais pas si on doit le classer dans la littérature québécoise ou française mais le roman Passionnément givrée d'Audrey Parily m'a beaucoup plu aussi. J'attends d'ailleurs la suite !

En littératures étrangères, l'année a été, entre autres, marquée par la lecture des deux romans de Stieg Larsson La fille qui rêvait d'un bion d'essence et d'une allumette et La reine dans le palais des courants d'air. La série Millenium a été un grand coup de coeur. Du bout des doigts de Sarah Waters a aussi été une grande révélation, j'en garde un souvenir très vif.

Dans la littérature jeunesse, la relecture de Cassiopée de Michèle Marineau a été un excellent moment. C'était un de mes coups de coeur étant adolescente et j'ai été étonnée de l'apprécier autant presque dix ans plus tard. Finalement, j'avoue que je repense souvent à Hunger Games ces temps-ci. Je lui prédis un grand succès et au deuxième tome que j'ai horriblement hâte de lire !

Et vous, quels sont vos meilleurs moments ?

mardi 29 décembre 2009

Millenium 2 : Pas à la hauteur de mes attentes

J'ai récemment vu l'adaptation du deuxième tome de la série Millenium, La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette, au cinéma. J'avais vu la première adaptation que j'avais trouvé très réussie. J'avais hâte de voir la deuxième surtout qu'elle est l'adaptation du tome de la série que j'ai préféré. Hélas, le film ne m'a pas plu.

Je plains ceux et celles qui voient le film sans avoir lu les romans. Franchement, avec toutes ces histoires entremêlées et les nombreux personnages aux noms suédois difficiles, ils ne doivent absolument rien comprendre. Moi même, j'étais légèrement perdue parfois. Je pensais qu'on aurait un peu allégée l'histoire surtout que le roman fait plus de 600 pages. Mais, non, tout y est. On ne peut certes pas blâmer le réalisateur de ne pas avoir suivi le roman. Honnêtement, je ne lui en aurais pas voulu d'avoir laisser certaines scènes de côté pour que l'homme moyen ait du plaisir à visionner son film. Je considère qu'un film, même s'il est une adaptation d'un roman, doit se suffire à lui-même. Dans ce cas, j'ai bien l'impression qu'il faut l'avoir lu pour l'apprécier et même dans ce cas...

Bref, le film est trop complexe et un peu long par moment. J'ai quand même eu du plaisir à revoir les personnages de cette série que j'ai adoré mais je n'ai pas été captivée par l'histoire que je connaissais pourtant. Le premier film est largement supérieur. Y aura-t-il un troisième film ? Si oui, je le regarderai probablement (suis-je une inconditionnelle ?) mais je ne payerai certainement pas pour le voir au cinéma.

vendredi 25 décembre 2009

Hunger Games - Suzanne Collins

Quatrième de couverture :

Dans un futur sombre, sur les ruines des Etats-Unis, un jeu télévisé est créé pour contrôler le peuple par la terreur.

Douze garçons et douze filles tirés au sort participent à cette sinistre téléréalité, que tout le monde est forcé de regarder en direct. Une seule règle dans l'arène: survivre, à tout prix.

Quand sa petite soeur est appelée pour participer aux Hunger Games, Katniss n'hésite pas une seconde. Elle prend sa place, consciente du danger. A seize ans, Katniss a déjà été confrontée plusieurs fois à la mort. Chez elle, survivre est comme une seconde nature...

J'avais tellement lu de bons commentaires sur ce livre sur les blogs que je n'ai pas pu m'empêcher de l'acheter dès que j'en ai eu l'occasion. J'étais trop curieuse ! Le début ne m'emballait pas spécialement mais la suite, wow !

La première partie m'a parue longue. Elle n'a pas réussi à susciter mon intérêt même si elle était nécessaire pour la mise en place de ce monde futuriste. Je reproche à l'auteure d'être restée trop en surface. Ce n'est pas suffisamment fouillé au niveau de la psychologie des personnages. L'héroïne s'en va vers une mort quasi certaine étant une tribut pour son district mais j'avais l'impression qu'elle n'était pas plus stressée qu'une adolescente qui va chanter en karaoké devant ses amis ! J'aurais pensé sentir un peu plus de détresse de sa part.

Les deux autres parties ne m'ont absolument pas déçue. Une fois que les Jeux sont commencés, il est très difficile de déposer le livre. Les péripéties surviennent rapidement les unes après les autres. Ce livre plaira assurément à ceux qui aiment retrouver beaucoup d'action. J'ai apprécié aussi le thème très actuel de la télé-réalité en version extrême. Le gouvernement exerce son pouvoir par le biais de la télé-réalité et, honnêtement, ça fait peur. Sans être aussi extrême et cruel, j'ai l'impression qu'on pourrait réellement exercer un certain contrôle de cette manière.

J'ai tout à fait compris l'engouement autour de ce livre. J'imagine qu'on l'a retrouvé sous plusieurs sapins de Noël ! J'ai même failli le classer parmi mes coups de coeur. J'ai hésité, ce qui est déjà très bien surtout compte tenu que je n'aime généralement pas les romans de science-fiction. Je ne lui ai finalement pas attribué à cause de la première partie qui m'a plus ou moins convaincue. Maintenant, j'attends, moi aussi, la sortie de la version française du deuxième tome en mai 2010.

jeudi 24 décembre 2009

Joyeuses Fêtes !

J'ai involontairement négligé mon blog ces derniers jours par manque de temps. Pas le temps de lire et encore moins de blogger ! C'est la faute des travaux de fin de session, du magasinage et de tout le tralala des Fêtes. Tout va bon train maintenant et je reviens.

Ceci dit, je profite de l'occasion pour vous souhaiter à tous de joyeuses Fêtes. Profitez-en bien avec les proches que vous aimez, on ne le fait jamais assez !

mercredi 2 décembre 2009

Chroniques de San Francisco - Armistead Maupin

Quatrième de couverture :

Les seventies sont sur le déclin, mais San Francisco, la fureur au coeur et au corps vibre encore d'une énergie contestataire. La libération sexuelle est consommée et s'affiche dans les rues aux couleurs d'enseignes et de néons tapageurs. Tout droit venue de Cleveland, Mary Ann Singleton, vingt-cinq ans, emprunte pour la première fois les pentes du "beau volcan". Elle plante son camp au 28 Barbary Lane, un refuge pour "chien errants". Logeuse compréhensive et libérale, Mme Madrigal règne en matriarche sur le vieux bâtiment qui abrite une poignée de célibataires : Mona, rédactrice publicitaire, son colocataire Michael, chômeur et discipline de "l'amour interdit" et le beau Brian Hawkins, coureur de jupons insatiable.

Les héros de cette tribu enchantée ont fait le bonheur de millions de lecteurs dans le monde entier, au fil des six volumes de cette saga.

Si je suis de retour sur mon blog, c'est que tout va mieux :) J'ai effacé le petit message précédent qui me rappelait de mauvais souvenirs.

J'avais noté cette série depuis un bon moment mais je ne m'y étais pas encore plongée. C'est maintenant chose faite et je ne regrette absolument pas ma rencontre avec tous ces colorés personnages !

Il y a des années, de petites chroniques étaient quotidiennement publiée dans un journal de San Francisco. Quelqu'un quelque part a eu la brillante idée de les réunir pour en faire des romans. Les chroniques sont maintenant de courts chapitres qui se lisent facilement et qui donnent énormément de rythme. J'avais toujours envie d'en lire un de plus. Finalement, je m'arrêtais une vingtaine de pages plus loin que prévu à chaque fois. Les petites histoires sont parfois banales, parfois pas du tout, mais peu importe car elles sont captivantes. J'ai aimé même si je ne connais rien de cette époque.

Au début, je trouvais que les personnages n'étaient pas assez détaillés sur le plan psychologique. C'était difficile de s'attacher à eux. Mais finalement, on les découvre comme on découvre une personne dans la vraie vie soit à travers des dialogues ou en voyant ses réactions face aux diverses situations. Ça m'a plu finalement. À la fin du livre, on a une bonne idée de la personnalité de chacun. Les nombreuses suites permettront probablement de les connaître et de les apprécier encore plus. Déjà, j'apprécie particulièrement Mme Madrigal qui est charmante et secrète (j'aimerais beaucoup avoir une logeuse comme elle, ce qui n'est malheureusement vraiment pas le cas !), Mary Ann la jeune femme naïve, Michael le sensible et son amie Mona. Bref, j'adore Barbary Lane !

C'était exactement le genre de livre qu'il me fallait, plus joyeux que ma dernière lecture, plus enjoué que mon quotidien et avec une touche d'humour en prime. Disons simplement qu'il est arrivé entre mes mains au bon moment. La suite Nouvelles chroniques de San Francisco me tente beaucoup.


J'avais choisis de lire un seul roman américain pour mon défi. Je l'aurais donc déjà terminé... Allez, je l'augmente à 3 romans !