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samedi 4 novembre 2017

La maison hantée - Shirley Jackson

Quatrième de couverture :

Construite par un riche industriel au XIXe siècle, Hill House est une monstruosité architecturale, labyrinthique et ténébreuse, qui n'est plus habitée par ses propriétaires. 

On la dit hantée. 

Fasciné par les phénomènes paranormaux, le docteur Montague veut mener une enquête et sélectionne des sujets susceptibles de réagir au surnaturel. 

C'est ainsi qu'Eleanor arrive à Hill House avec ses compagnons. 

L'expérience peut commencer, mais derrière les murs biscornus, les fantômes de la maison veillent et les cauchemars se profilent...


Mon mois d'octobre a été plus occupé que prévu. Je croyais pouvoir lire au moins deux romans pour le Défi de l'Halloween mais finalement, j'ai eu du mal à en terminer un seul à temps ! Voici donc l'unique roman qui a été lu pour le challenge (dans un billet en retard). Il s'agit d'un classique fantastique de Shirley Jackson écrit en 1959 et adapté au cinéma plus d'une fois que l'on qualifie de chef-d'oeuvre du genre.

Dans toute la région, on raconte que Hill House est hantée. Cette demeure désormais inhabitée attire le inévitablement Dr. Montague qui effectue des travaux sur les phénomènes paranormaux. Il désire s'y rendre avec quelques convives. Tout commence donc avec les invitations du Dr. Montague envoyées à trois jeunes gens pour diverses raisons. Eleanor et Theodora auraient des facultés de médium alors que Luke sera l'héritier de la maison au cours des prochaines années. Ils répondent tous présents pour vivre une expérience à Hill House.

L'ambiance angoissante d'un huis-clos est bien rendue et le malaise est présent. Par contre, j'attendais plus de ce roman. Je m'attendais surtout à frissonner davantage. Aussi, le récit est très lent. J'apprécie la lenteur dans certains romans mais cette fois, j'aurais aimé plus de péripéties. Les personnages ne m'ont pas particulièrement intéressée non plus. Ils sont plutôt désagréables et antipathiques. 

Bref, sans être une déception, ce ne fût pas le grand moment de lecture auquel je m'attendais malheureusement. 

La maison hantée - Shirley Jackson
Éditions Rivages 2016
270 pages

jeudi 29 juin 2017

Bonjour Tristesse - Françoise Sagan

Quatrième de couverture :

La villa est magnifique, l’été brûlant, la Méditerranée toute proche. Cécile a dix-sept ans. Elle ne connaît de l’amour que des baisers, des rendez-vous, des lassitudes. Pas pour longtemps. Son père, veuf, est un adepte joyeux des liaisons passagères et sans importance. Ils s’amusent, ils n’ont besoin de personne, ils sont heureux. La visite d’une femme de coeur, intelligente et calme, vient troubler ce délicieux désordre. Comment écarter la menace ? Dans la pinède embrasée, un jeu cruel se prépare.


C’était l’été 1954. On entendait pour la première fois la voix sèche et rapide d’un « charmant petit monstre » qui allait faire scandale. La deuxième moitié du XXe siècle commençait. Elle serait à l’image de cette adolescente déchirée entre le remords et le culte du plaisir.


J'ai lu Bonjour tristesse au cours des dernières semaines. C'est un titre que beaucoup connaissent (souvent sans même l’avoir lu) car dès sa parution en 1954, il a connu un grand succès. Une adaptation cinématographique existe aussi. Ce fût une lecture mitigée pour moi mais pas désagréable.

Pour ma part, je ne connaissais rien de l'histoire mis à part qu'elle se déroulait dans le sud de la France. Pour résumer, il s'agit de l'histoire de Cécile, 17 ans, qui est en vacances dans une villa au bord de la mer avec son père Raymond un jeune veuf. Avec eux, voyage Elsa qui est amoureuse de Raymond. Tout va pour le mieux jusqu'à ce qu'un autre personnage débarque pour troubler le trio. Anne est une grande dame qui souhaite conquérir Raymond et éduquer Cécile qui est trop "libre" pour elle et pas assez intellectuelle.

Je n'ai pas détesté mais je m'attendais à autre chose. Les phrases sont courtes et sèches. Les descriptions vont droit au but. Il a fallu que je m'y habitue. Le personnage de Cécile ne m'était pas vraiment sympathique. Je n'ai aimé que son côté décomplexé et libre (surtout pour une jeune femme de 17 ans) qui a certainement dérangé à l'époque mais sa jalousie la rend forcément moins attachante. Par contre, la fin énigmatique est très réussie, elle porte à réflexion et force l'interprétation.

J'ai aussi aimé l'ambiance estivale du sud de la France. J'ai retrouvé des lieux où je suis moi-même allée lors d'un voyage en 2012. Comme les personnages, j'ai mis les pieds à la gare de Fréjus ainsi que sur les plages de Fréjus et de St-Raphaël. J'ai aimé ces petites villes qui semblaient être prisées davantage par les vacanciers français que par les touristes de partout comme dans les grandes villes. Voici quelques-unes de mes photos. 

 À St-Raphaël

 La plage de Fréjus

Ma première fois en Paddleboard, c'était à Fréjus !

Bonjour Tristesse - Françoise Sagan
Éditions Pocket 2009
160 pages

mercredi 2 novembre 2016

Dracula - Bram Stoker

Quatrième de couverture :

Jonathan Harker, jeune notaire, est envoyé en Transylvanie pour rencontrer un client, le Comte Dracula, nouveau propriétaire d'un domaine à Londres. A son arrivée, il découvre un pays mystérieux et menaçant, dont les habitants se signent au nom de Dracula. Malgré la bienveillance de son hôte, le jeune clerc ne peut qu'éprouver une angoisse grandissante. Très vite, il se rend à la terrifiante évidence: il est prisonnier d'un homme qui n'est pas un homme. Et qui partira bientôt hanter les nuits de Londres...

Grand classique de la littérature de vampires, best-seller de tous les temps après la Bible, "Dracula" est une source d'inspiration inépuisable.


En octobre, depuis quelques années déjà, je lis des classiques d'épouvante : Carmilla, Frankenstein, Le fantôme de l’Opéra, L’étrange cas du Docteur Jekyll et de Mr. Hyde, etc. C'était au tour du mythique Dracula cette année. Il serait inutile de faire un résumé de cette oeuvre mais je tiens tout de même à vous partager mon appréciation.

Comte Dracula, Dr. Van Helsing, Jonathan Harker, nous avons tous déjà entendu ces noms mais peut-être que vous avez de fausses représentations en tête comme moi avant ma lecture. Découvrir leur véritable histoire a été un plaisir en ce temps d'Halloween ! Renfield, l'homme interné dans un asile qui mange des mouches et des araignées, est aussi un personnage savoureux que j'ai adoré.

Dracula est presque uniquement composé de journaux intimes et de lettres des différents personnages. J'avais peur que le style épistolaire rende très ardu la lecture de ce roman (qui fait quand même plus de 500 pages). Il n'en est rien. L'écriture de Bram Stoker se lit très bien malgré l'époque. L'atmosphère est envoûtante dès les premiers chapitres. Le fantastique y est présent par petites doses ce qui, selon moi, le rend plus crédible. Nous sommes davantage dans la suggestion que dans l'action.

J'ai seulement été un peu déçue du sort réservé aux personnages féminins qui sont, à chaque fois, des victimes du Comte ou des êtres faibles que les hommes doivent protéger. Si, par bonheur, l'une d'elles est intelligente et brave, on dit d'elle qu'elle "a le cerveau d'un homme". Mais, je ne ferai pas ma féministe avec un roman du IXe siècle, nous n'en sommes plus là.

Bref, j'ai adoré ce classique. J'ai lu une vieille édition qui date de 1963 qui avait beaucoup de charme. Voyez par vous-même !

Dracula - Bram Stoker
Éditions 
507 pages

samedi 21 novembre 2015

Les Plouffe - Roger Lemelin

Quatrième de couverture :


Voici une famille bien ordinaire. Pourtant, elle sera bouleversée par plusieurs événements. La mère, gardienne des valeurs traditionnelles, constate que ses enfants désirent quitter le nid qu'elle couve... Que de drames, que de frustrations, que d'action, que d'amour, que de chaleur humaine, que de rires chez ces Plouffe, où chaque lecteur pourrait croire se retrouver dans sa propre famille!


Plouffe, ce nom de famille ne vous est probablement pas inconnu si vous êtes québécois. Cette famille est désormais célèbre depuis la télé-série qui a marqué la génération de nos grands-parents. Elle a été diffusée à la fin des années 50. Mes parents l'ont vu en rediffusion. Moi, je ne l'ai jamais regardé. Avant de lire le roman, je n'avais aucune idée de quoi il était question. J'ai choisi de lire le roman de Roger Lemelin pour le découvrir. Les livres vieillissent tellement mieux que la télévision ! Maintenant, je peux vous en parler un peu plus longuement.

La Deuxième Guerre mondiale est terminée. Les québécois, même s'ils n'étaient pas au directement au coeur du conflit, ont été échaudés et ils s'en remettent tranquillement. Malgré qu'ils aient un peu perdu leurs repères pendant cette période, ils tentent de conserver leurs valeurs traditionnelles. Alors que l'identité québécoise n'est pas clairement établie, ils s'en remettent plutôt à la religion et vénèrent la famille. Le contexte social est très important pour comprendre les personnages. Le père Théophile voudrait don' qu'un de ses fils devienne homme de Dieu ! Il est aussi bien fier de son fils Guillaume qui est le sportif par excellence du village. En plus de ses fils, il y a Cécile la "vieille fille" souvent de mauvaise humeur. La mère Joséphine, elle, veille sur tout ce beau monde ! Autour d'eux gravitent une panoplie de personnages: le curé Folbèche, Onésime dont Cécile est secrètement amoureuse, Rita la femme libre, etc.

Le ton n'est pas toujours joyeux malgré les pointes d'humour de l'auteur. Je m'attendais à une comédie mais j'ai senti un malaise par moments, une tristesse profonde. Compte tenu de la période, ce n'est pas vraiment surprenant.

J'ai lu ce livre par curiosité et pour mon plaisir. Je n'ai pas cherché à analyser le contexte socio-polique en profondeur mais il y aurait matière à le faire c'est certain! Mais, j'ai compris pourquoi les gens ont aimé ce livre et pourquoi l'adaptation à la télévision fût un grand succès populaire. Ils devaient tous se reconnaître dans cette famille et cette communauté. Ils pouvaient s’identifier à eux. C'était un miroir de leur propre existence.

Les Plouffe - Roger Lemelin
Éditions Stanké 2008
448 pages

lundi 26 octobre 2015

Le fantôme de l'Opéra - Gaston Leroux

Quatrième de couverture :

«Le fantôme de l’Opéra a existé. J’avais été frappé dès l’abord que je commençai à compulser les archives de l’Académie nationale de musique par la coïncidence surprenante des phénomènes attribués au fantôme et du plus mystérieux, du plus fantastique des drames, et je devais bientôt être conduit à cette idée que l’on pourrait peut-être rationnellement expliquer celui-ci par celui-là.»

Avec l’art de l’intrigue parfaitement nouée et l’inspiration diabolique qui ont fait le succès de Gaston Leroux, le père de Rouletabille, Le Fantôme de l’Opéra nous entraîne dans une extraordinaire aventure qui nous tient en haleine de la première à la dernière ligne.


Le fantôme de l'Opéra
est une autre histoire de que je croyais connaître avant même de l'avoir lue un peu comme Frankenstein de Mary Shelley ou encore L'Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde de R.L. Stevenson. J'ai réalisé que je ne connaissais que les grandes lignes et ce, très vaguement.

Je ne sais pas dans quelle catégorie classer ce roman. Est-ce un roman fantastique ? Un roman d'amour ? Un roman d'horreur ? Ou même, un thriller ? Il est un mélange de tout ça et c'est pourquoi j'ai adoré ! Il n'est pas vraiment effrayant mais il peut donner quelques petits frissons s'il est lu tard dans une nuit d'octobre. Il faut aussi garder en tête que l'histoire a été construite à partir d’événements mystérieux réels. J'ai fait mes petites recherches sur Internet. Entres autres, il y a bien un cadavre qui a été retrouvé dans les bas-fonds de l'Opéra et l'immense lustre a réellement tombé sur des spectateurs tuant une femme au passage en 1896. Ce sont ces faits réels qui sont terrifiants !

L'écriture de Gaston Leroux est étonnante pour l'époque. Le texte date de 1910 et pourtant, la lecture est très fluide. Je m'attendais à lire du vieux français mais le texte a bien vieilli. J'ai aussi apprécié que les personnages soient complexes. Ils ne sont pas que des méchants ou des gentils. Ils sont très humains. Les émotions qu'on éprouve à leur égard sont très nuancées également.

Bref, se balader dans les couloirs obscurs de l'Opéra Garnier de Paris, assister à un bal masqué, être témoin de disparitions, de pendaisons et d'apparitions, c'était parfait pour l'Halloween. J'aimerais tant visiter l'Opéra ainsi que la fameuse Loge 5 maintenant !

Le fantôme de l'opéra - Gaston Leroux
Éditions Le livre de poche 1959
496 pages

vendredi 10 octobre 2014

La Dame pâle - Alexandre Dumas

Quatrième de couverture :

Au cœur des Carpathes dans le sombre château de Brankovan, les princes Grégoriska et Kostaki s'affrontent pour conquérir la belle Hedwige. Or Kostaki est un vampire qui revient chaque nuit assouvir sa soif de sang auprès de la jeune femme devenue l'objet d'une lutte sans merci entre les deux frères. Une étrange histoire pleine de romantisme et de fantastique où l'angoisse le dispute au romanesque...

J'ai choisis La Dame pâle pour me mettre dans l'ambiance de l'Halloween hier soir. Je ne ferai pas un résumé car vous risqueriez de tout savoir tant la nouvelle est courte! Elle fait à peine 100 pages. Cependant, j'ai eu beaucoup de plaisir à la parcourir.

Dès les premières pages, la Dame m'a captivé lorsqu'elle a annoncé qu'elle racontait, des années plus tard, sa propre histoire au docteur. "Docteur, vous ne direz pas que l'histoire n'est pas vraie; c'est la mienne..." dit-elle d'emblée. Par la suite, l'histoire devient un mélange d'horreur et de romantisme alors que deux demi-frères luttent pour l'amour de la belle Hedwige. L'écriture est très fluide malgré l'époque (1849). Bref, j'ai passé un bon moment !


lundi 14 octobre 2013

L'Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde - Robert Louis Stevenson

Quatrième de couverture :

Le docteur Jekyll est un médecin londonien, précurseur des tendances de la médecine psychanalytique moderne. Ayant diagnostiqué deux éléments de sa personnalité, il les dissocie grâce à des poudres chimiques. D'où deux personnages distincts : le praticien distingué, le docteur Jekyll, estimé de la haute société, et le monstre abject et dépravé, Mr Hyde. Croyant se libérer ainsi de ses cruelles angoisses, Jekyll tombe en fait sous la domination absolue de Hyde qui finira par le détruire. Dès sa parution en 1896, le roman connut un immense succès qui ne s'est pas démenti de nos jours, et a fait l'objet de nombreuses adaptations cinématographiques.


C'est aujourd'hui que nous devons présenter un classique dans le cadre de l'Halloween. Pour ma part, j'ai lu une nouvelle dont je ne connaissais presque rien. Si j'avais vaguement vu des représentations de Mr. Hyde le monstre dans des dessins animés, je ne connaissais pas du tout cette histoire. À l'instar de Frankenstein de Mary Shelley que j'ai lu au même moment l'année dernière, je m'étais imaginé complètement autre chose.

Cette nouvelle d'un peu plus de cent pages à l'atmosphère gothique m'a vraiment plu. Stevenson a une très jolie écriture et, bien qu'elle soit courte, la nouvelle contient beaucoup de suspense. Elle propose aussi une bonne réflexion sur le bien et le mal des êtres humains. J'imagine qu'on a dû l'étudier en long et en large mais ce n'était pas mon but pour le moment. Je voulais une lecture étrange et mystérieuse pour l'Halloween et c'est exactement ce que j'ai eu avec ce texte qui nous amène directement dans le Londres brumeux des années 1800 avec d'intrigants personnages. C'est une histoire que je n'oublierai pas rapidement.



vendredi 1 février 2013

Sur la route (Le rouleau original) - Jack Kerouac

Quatrième de couverture :

La virée, dans sa bande originale : un long ruban de papier, analogue à celui de la route, sur lequel l'auteur a crépité son texte sans s'arrêter, page unique, paragraphe unique. 


Aujourd'hui, voici qu'on peut lire ces chants de l'innocence et de l'expérience à la fois, dans leurs accents libertaires et leur lyrisme vibrant  ; aujourd'hui on peut entendre dans ses pulsations d'origine, le verbe de Kerouac, avec ses syncopes et ses envolées, long comme une phrase de sax ténor dans le noir.

Telle est la route, fête mobile, traversées incessantes de la nuit américaine, célébration de l'éphémère.

En entamant ce roman phare de la Beat Generation, j'avais quelques appréhensions comme j'en ai souvent en ouvrant un livre dont la réputation est aussi immense. Je me dis toujours : et si je n'aimais pas ? Ça peut arriver mais pas cette fois ! J'en aurais long à dire sur ce roman. Je ne sais pas par où commencer. 

Première constatation : au départ, je ne sais pas si c'est l'écriture très "orale" ou le personnage en cavale qui me rappelait Holden Caufield mais, je ne cessais de comparer avec L’attrape-coeur de J.D. Salinger. J'aime ce style très américain.

Deuxième constatation : si vous ne prenez pas quelques notes concernant les personnages dans les premières pages, vous serez probablement aussi paumée que je ne l'étais. Les personnages sont très nombreux et c'est facile de les mélanger. Une fois leurs noms et quelques détails sur eux notés, tout allait bien. J'ai évidemment pu mieux apprécier l'histoire.

Le rouleau original se divise en trois parties. Les péripéties m'ont tenues en haleine tout au long de cette lecture malgré que l'intrigue soit bien mince. C'est que l'écriture de Kerouac est complètement addictive ! Je ne saurais dire pourquoi, j'ai de la difficulté à exprimer mon ressenti. C'est puissant et honnête. Les personnages sont intéressants également. Dans la deuxième partie, les passages à propos de la ville de La Nouvelle-Orléans sont savoureux. Les odeurs, la chaleur, les saveurs, la musique, on s'y croirait ! Sublime !

Le rôle des personnages féminins m'a un peu choqué.  Je ne veux pas jouer à la féministe outrée mais ça m'a un peu dérangé. Elles ne sont que des parures : elles sont là pour embellir le paysage. Et, pour le sexe aussi bien sûr ! Il fallait bien que j'y reproche quelque chose, la perfection n'existe pas, non ?

Bref, que dire de nouveau sur ce roman lu, relu et mille fois étudié ? Si, malgré mes encouragements, cette lecture vous rebute, vous pouvez toujours rencontrer ces joyeux lurons dans l'adaptation cinématographique de Walter Salles.

Vous avez surement remarqué que j'aime bien ajouter mes photos des endroits mentionnés dans les bouquins où j'ai déjà mis les pieds. Alors en voici encore quelques-unes !

Sausalito, ville de la Bay Area où les personnages de Jack, Henri Cru et Diane ont habité et travaillé


Un vue sur San Francisco, la cité blanche souvent mentionnée dans le récit


Sur les quais de San Francisco

vendredi 5 octobre 2012

Le fantôme de Canterville - Oscar Wilde

Quatrième de couverture :

Le Fantôme de Canterville met en scène un fantôme nommé Sir Simon et un ministre américain. À leur arrivée, Lord Canterville, l'ancien propriétaire des lieux, prévient Mr Otis et sa famille que le fantôme de Sir Simon hante le château depuis que ce dernier a tué sa femme Eleonore voilà quelques siècles. En effet, une tache de sang apparaît de façon récurrente. Mr Otis ne croit pas aux revenants, et ce sera à ses dépens. Sa fille, Virginia, devient amie avec le fantôme.

Le Fantôme de Canterville est la première ouvre de Wilde que je lis au complet. J'ai seulement déjà étudié de courts extraits dans mes cours de littérature mais cette nouvelle fantastique, qui fait 60 pages, m'a surprise. Dans ce que j'avais lu, je n'avais jamais repéré d'humour. Je me trompe peut-être mais Le Fantôme de Canterville me semble bien différent ! Ici, même s'il s'agit d'une maison hantée, pas de grandes frousses ni même de petits frissons. C'est l'humour qui prédomine. Et l'ambiance aussi. J'ai bien aimé cette ambiance très "anglaise" et très "19ème siècle". Le Fantôme est un drôle de personnage et j'ai bien aimé qu'il partage ses pensées. Il est critique et même, parfois, touchant.

Bref, on sent que l'auteur s'est bien amusé à écrire cette nouvelle et son plaisir est contagieux !


mardi 1 novembre 2011

Frankenstein - Mary Shelley

Quatrième de couverture :

En expédition vers le pôle Nord, Robert Walton adresse à sa sœur des lettres où il évoque l'étrange spectacle dont il vient d'être le témoin depuis son bateau : la découverte, sur un iceberg, d'un homme en perdition dans son traîneau. Invité à monter à bord, Victor Frankenstein raconte qu'il n'est venu s'aventurer ici que pour rattraper quelqu'un - qui n'est autre que la créature monstrueuse qu'il créa naguère, et qui s'est montrée redoutablement criminelle. Paru en 1818, Frankenstein est né deux ans plus tôt sur les bords du Léman, un jour où Lord Byron proposait à quelques amis, dont le poète Shelley et son épouse Mary, que chacun écrivît une histoire de spectre. Ce roman fantastique annonce la science-fiction et, depuis près de deux siècles, n'a cessé de susciter un sublime effroi - de terrifier, donc, mais surtout de séduire.


Comme surement plusieurs personnes, je croyais connaitre Frankenstein avant même de l'avoir lu. Ce personnage est tellement encré dans notre imaginaire qu'on lui a façonné une histoire qui n'est finalement pas la sienne. Je m'imaginais un  monstre vert, avec vis et écrous lui sortant du cou, dépourvu de sentiments et qui effrayait les gens. Et pourtant, Frankenstein, c'est loin d'être ça ! Je me demande même comment une oeuvre peut à ce point s'être transformée !

La première chose que j'ai apprise, c'est que Frankenstein n'est pas le nom de la créature mais bien celui de son créateur, le scientifique Victor Frankenstein. Deuxième chose : le monstre n'est pas la bête sans intelligence auquelle je m'attendais. En fait, je m'attendais à une bête de la pire espèce et d'une histoire tout aussi macabre et horrifiante. Le point de départ l'est pourtant. Créer un monstre vivant à partir de parties du corps et d'organes de cadavres est terrible mais le reste du texte ne continue pas en ce sens. Rassurez-vous, ce n'est pas inintéressant pour autant.

La qualité de l'écriture est incontestable. Mais, même si j'étais bien accrochée au début, à certains moments les longues descriptions, de la beauté des paysages par exemple, ont commencé à m'ennuyer. Quand cela s'étendait sur quelques pages, je m'impatientais. Je voulais connaitre la suite des évènements.

Finalement, c'est un classique que je suis contente d'avoir lu malgré mes quelques réserves. Je ne regarderai plus Frankenstein de la même façon maintenant. Et puis, il faut découvrir l'écriture de Mary Shelley !

Je croyais être capable d'écrire ce billet hier pour l'Halloween mais je n'ai pas pu. C'était mon dernier pour le Challenge !

jeudi 13 octobre 2011

Carmilla - Sheridan Le Fanu

Quatrième de couverture :

Dans un château de la lointaine Styrie, au début du XIXe siècle, vit une jeune fille solitaire et maladive.
Lorsque surgit d'un attelage accidenté près du vieux pont gothique la silhouette ravissante de Carmilla, une vie nouvelle commence pour l'héroïne. Une étrange maladie se répand dans la région, tandis qu'une inquiétante torpeur s'empare de celle qui bientôt ne peut plus résister à la séduction de Carmilla... Un amour ineffable grandit entre les deux créatures, la prédatrice et sa proie, associées à tout jamais " par la plus bizarre maladie qui eût affligé un être humain ". Métaphore implacable de l'amour interdit, Carmilla envoûte jusqu'à la dernière ligne... jusqu'à la dernière goutte de sang !

Carmilla est pour moi une petite déception, mais dire que je n'ai pas du tout aimé cette lecture serait un gros mensonge. C'est seulement que j'avais de grandes attentes car on m'avait dit que le texte de Le fanu était un des piliers de la littérature vampirique. Il faut avouer que je ne croyais pas au départ que Carmilla était presque une nouvelle. Il ne fait que 123 pages ! Partant de là, je n'ai pas eu la longue histoire étoffée à laquelle je m'attendais mais je suis très contente de connaitre la vampire culte et sa pauvre victime Laura. J'ai découvert une histoire étonnante pour l'époque agrémentée d'une atmosphère gothique mystérieuse. Avec une  dose de sensualité et des interventions des personnages ecclésiastiques, je ne doute pas que Carmilla ait suscité une certaine controverse. Il est à lire ne serait-ce que pour connaitre une ancêtre de nos nombreux vampires actuels !

mercredi 14 avril 2010

L'attrape-coeurs - J.D. Salinger

Quatrième de couverture :

Phénomène littéraire sans équivalent depuis les années 50, J. D. Salinger reste le plus mystérieux des écrivains contemporains, et son chef-d'oeuvre, " L'attrape-coeurs ", roman de l'adolescence le plus lu du monde entier, est l'histoire d'une fugue, celle d'un garçon de la bourgeoisie new-yorkaise chassé de son collège trois jours avant Noël, qui n'ose pas rentrer chez lui et affronter ses parents. Trois jours de vagabondage et d'aventures cocasses, sordides ou émouvantes, d'incertitude et d'anxiété, à la recherche de soi-même et des autres. L'histoire éternelle d'un gosse perdu qui cherche des raisons de vivre dans un monde hostile et corrompu.

Les avis que j'ai lu à propos de ce roman de Salinger sont très différents et souvent excessifs. D'un côté il y a ceux qui affirment que ce livre a changé leur vie et que c'est un des meilleurs livres jamais écrit. De l'autre, il y a ceux qui ne comprennent pas que l'on puisse crier au génie et qui n'aiment pas le personnage d'Holden. Je me situe entre ces extrêmes, mais j'ai vraiment aimé !

Je ne vous cacherai pas que c'est mon bon ami Paul qui l'a lu plusieurs fois et qui adore qui m'a donné le goût de le lire (cf. Paul à la pêche). Puis, Lorraine Fouchet (oui, l'auteure) me l'avait recommandé ici alors que je l'avais à peine entamé. Je la cite : "je viens de découvrir Salinger avec l'Attrape-Coeurs, et je suis... scotchée, chamboulée, admirative, et heureuse, vraiment, de ce bonheur de lecture..." Je me suis dis que c'était un signe !

Au début, j'ai eu un peu de mal avec le type de langage très familier du narrateur mais contrairement à d'autres lecteurs, j'ai toléré les nombreux "et tout", "ou quoi" et les "ça me tue". Ça fait parti de l'oeuvre et ça devait être drôlement dérageant pour l'époque. Les thèmes abordés tout au long du vagabondage d'Holden Caulfield devaient l'être tout autant. Mais, ce que je trouve vraiment intéressant dans ce roman, c'est d'avoir le point de vue d'un adolescent des années 50. C'est un des premiers auteurs qui a osé aborder le malaise d'un adolescent de l'époque aussi ouvertement. Les oeuvres avaient normalement des héros beaucoup plus matures. J'admire son audace. Les héros n'ont pas à être tous identiques. Il n'est pas nécessaire qu'ils soient matures non plus. Salinger aurait-il influencé la littérature que l'on nomme aujourd'hui la littérature jeunesse ?

J'ai aussi beaucoup aimé me retrouver dans le New York des années 1950. Je n'avais aucune difficulté à m'imaginer les vieux taxis, le collège de Pencey Prep., les costumes vestons-cravates des jeunes étudiants, les vieux bars où l'on jouait du jazz, etc. L'écriture est bien imagée, ça m'a plu.

Finalement, mis à part les tics de langages légèrement agaçants, j'ai vraiment apprécié cette rencontre avec Holden. Je ne regrette absolument pas la lecture de ce classique de la littérature américaine. J'en garderai un très bon souvenir ! Dites, c'est vrai qu'il est censuré aux moins de 16 ans aux États-Unis ?


Défi 100 ans de littérature américaine : 3/3
Pourquoi pas 5 maintenant ? C'est parti pour 2 de plus !



vendredi 18 septembre 2009

Orgueil et préjugés - Jane Austen

Quatrième de couverture :

Orgueil et préjugés est le plus connu des six romans achevés de Jane Austen. Son histoire, sa question, est en apparence celle d'un mariage: l'héroïne, la vive et ironique Elizabeth Bennett qui n'est pas riche, aimera-t-elle le héros, le riche et orgueilleux Darcy ? Si oui, en sera-t-elle aimée ? Si oui encore, l'épousera-t-elle ? Mais il apparaît clairement qu'il n'y a en fait qu'un héros qui est l'héroïne, et que c'est par elle, en elle et pour elle que tout se passe. Drôle, romanesque, le chef-d'oeuvre de Jane Austen reste tout simplement incontournable !


Il s'agit de mes tous premiers pas dans l'oeuvre de Jane Austen. Je n'avais ni lu ses livres ni vu d'adaptions. J'ai opté pour Orgueil et préjugé pour débuter puisqu'il est le plus connu. J'ai beaucoup aimé mais ça n'a pas été le coup de foudre immédiat.

L'écriture est sublime. La plume de Jane Austen est exceptionnellement séduisante: poétique tout en restant efficace et même parfois, humoristique. Cette dame devait être extrêmement talentueuse pour écrire de la sorte. Son personnage, Elizabeth Bennet, est très intéressant avec son intelligence et son humour. Sa confiance en elle-même m'a surprise à plusieurs reprises. Les personnes issues d'un rang social supérieur ne l'intimident en aucun cas. Je lui ai aussi trouvé un petit côté féministe (une avant-gardiste ?) qui me plaisait bien. De même, j'ai adoré la façon de converser des gens de l'époque. Les expressions et les manières de s'exprimer sont exquises. J'aime leurs grandes convenances et leur politesse qui, aujourd'hui, nous semblent malheureusement exagérées.

L'histoire, quant à elle, ne m'a pas renversée. Je m'attendais à autre chose. Elle ne tourne qu'autour des mariages des jeunes filles de l'entourage d'Elizabeth. Je suppose que l'auteur a voulu démontrer que le mariage était la plus grande (et parfois même, la seule) préoccupation des jeunes filles anglaises du milieu mondain. Malheureusement, cela ne m'a pas passionnée du début à la fin.

Ce fût une agréable lecture avec une très belle histoire d'amour même si je n'ai pas ressentie le même engouement que plusieurs lectrices. Peut-être avais-je de trop hautes attentes ? Ou il se peut que ce soit moi qui manque de romantisme, qui sait ? J'ai tout de même le goût de poursuivre ma découverte. Je suis certaine que les autres romans d'Austen valent le détour car Orgueil et préjugés le valait déjà amplement. Peut-être que le souvenir que je garderai de cette lecture s’imprégnera davantage plus tard...

Lu dans le cadre du défi Blog-o-trésors

samedi 7 mars 2009

Dix petits nègres - Agatha Christie

Quatrième de couverture :

L'île du Nègre... Que de bruits courent sur son nouveau propriétaire... Richissime yankee, star hollywoodienne, ou bien encore l'Amirauté britannique ?

Bref, quand tous les dix - du juge au play-boy, sans oublier la secrétaire - reçoivent cette invitation à passer des vacances sur l'île, aucun d'eux n'hésite à accourir... Mais là-bas, dans la somptueuse demeure, personne... sauf, bien entendu, cette voix, sur un disque, qui accuse tour à tour chacun des participants... C'est la panique.

Alors, au rythme des couplets de la ronde des dix petits nègres, le nombre des invités commence à diminuer. Inexorablement...

Un petit polar d'Agatha Christie, c'est toujours distrayant ! Ce roman m'a procuré un réel plaisir. J'avais l'impression, tout au long de l'histoire, de jouer à Clue ! Aussitôt que les nombreux personnages ont été bien identifiés dans ma tête, le rythme rapide m'a tenu en haleine jusqu'à la jusqu'à fin. J'ai particulièrement appréciée que tout se produise dans un endroit clos, où la fuite est impossible, tout comme dans le premier roman que j'ai lu d'Agatha Christie, Mort sur le Nil. Je cherchais le moindre indice dans chacune des morts mais la fin est vraiment imprévisible. J'ai tout de même longtemps soupçonné, par intuition j'imagine, celui qui était le véritable coupable sans, par contre, n'avoir d'idée sur la façon dont il s'y était pris.

Pour ceux qui n'ont pas peur des spoilers -------------------------------------------->
Dans le paragraphe suivant, je dévoile une toute petite partie du mystère. Vous êtes prévenus !

L'idée d'un meurtrier qui veut faire sa propre justice est encore populaire aujourd'hui dans les films et les livres. Ça m'a surprise puisque l'écriture du roman d'Agatha Christie date de 1940 ! Ça m'a vaguement fait penser aux films Saw qui ont la cote de nos jours chez les amateurs de films d'horreur. Ils sont dans un autre registre vraiment plus "hard", j'en conviens, mais le mobile du meurtrier et sa mise en scène s'en approche, non ? Comme quoi ils n'ont rien inventés de nouveau.

Finalement, avec un rythme haletant, une intrigue géniale dans un endroit sinistre et une fin comme celle-là, ce livre n'est pas un classique de la littérature policière par hasard !

dimanche 11 janvier 2009

Tit-Coq - Gratien Gélinas

Quatrième de couverture :

Cette pièce raconte les mésaventures du soldat canadien français Tit-Coq un peu avant la Seconde Guerre mondiale et à son retour du front. Tit-Coq tient son surnom d’être d’un genre nerveux, drôle et irrespectueux. D’être un enfant illégitime pèse lourd dans son esprit, jusqu’à ce qu’il tombe amoureux de Marie-Ange, qui lui promet de l’attendre pendant qu’il sera outre-mer sur le champ de bataille. Tit-Coq a une amoureuse qui l’attend et aussi une famille à qui il s’est attaché. Cédant aux pressions de sa famille, Marie-Ange épouse un autre homme. À son retour de guerre, la nouvelle est un coup dur pour Tit-Coq.


Il s'agit de la toute première pièce de théâtre, toutes catégories confondues, que j'ai eu entre les mains (c'est pourquoi j'en fais un premier billet, d'autres viendront probablement par la suite). Je préfère lire des romans mais j'ai découvert quelques pièces intéressantes. Celle-ci date de 1947 et devait être d'abord un film mais, les fonds étant insuffisants pour le produire, l'oeuvre s'est transformée en pièce de théâtre. Elle a connu un  si grand succès qu'en 1953, on en a finalement fait un film. On dit que c'est le premier grand succès de théâtre québécois. Dans la première année seulement, en 1948, il y a eu 200 représentations à Montréal au Monument National d'abord puis au Théâtre du Gesu. Incroyable!

J'ai bien aimé ce texte lu il y a quelques années et relu tout récemment. Dès les premières pages, alors que le commandant décide de "punir" Tit-Coq et Jean-Paul, j'ai embarqué dans l'histoire. Il est impossible de détester ce Tit-Coq malchanceux ! L'histoire est bien même si elle dépeint des valeurs un peu différentes de celles qui sont véhiculées aujourd'hui. Il faut simplement comprendre le contexte de l'époque. Le meilleur exemple est bien entendu la place qu'occupe la religion. Malgré tout, les réflexions sur la famille et l'amour sont toujours d'actualité. Les formulations de phrases et les expressions ont beaucoup changées également. Parfois, j'avais peine à comprendre tellement certains personnages parlent le "joual". Mais ça fait un texte coloré que j'ai bien aimé. Il était intéressant de lire une pièce qui a fait fureur à l'époque de mes grands-parents.

Tit-Coq - Gratien Gélinas
Éditions Typo 2010
195 pages

*Je n'ai pas lu cette édition mais la mienne, beaucoup plus vieille, est maintenant introuvable.

lundi 22 décembre 2008

Salut Galarneau ! - Jacques Godbout

Quatrième de couverture :

Galarneau, québécois parmi d'autres, a équipé un vieil autobus pour en faire une baraque à "chiens chauds", ce que nous les Français nous appelons des "hot dogs" (rires). Il a un coeur gros comme une maison, ce qui ne l'empêche pas de courir le coeur du monde, tout autant que les rues, les amis, les rêves, pendant que sa femme couche avec des hommes mieux habillés et certainement moins rêveurs (pleurs). Alors Galarneau écrit des poèmes et fait murer sa maison. Question : jusqu'où iront ses rêves ?


La lecture de ce classique de la littérature québécoise date de quelques temps. Des artistes québécois ont révélés, dans une émission culturelle à la télévision, que cette oeuvre les avait marqués et influencés dans leur art. J'ai voulu voir que quoi il s'agissait, évidemment.

L'écriture de Jacques Godbout est fabuleuse. Elle est poétique et garnie de nombreuses jolies métaphores. Certains passages sont désormais connus, plusieurs valent vraiment la peine qu'on s'y attarde. Je relisais certaines phrases deux ou trois fois. Cependant, l'écriture n'a pas suffit, dans mon cas. J'aurais voulu une histoire plus intéressante tout au long du livre bien qu'elle ne soit pas ennuyeuse, je l'admets. C'est que m'attendais à beaucoup mieux que ça. Les personnages ne m'interpelaient pas, j'étais même indifférente à Galarneau. Les métaphores prennaient tellement de place que j'avais de la difficulté à distinguer ce qu'il lui arrivait réellement. La fin m'a déçue, je n'ai jamais tout à fait compris.

Je ne pense pas que cette histoire me marquera ou m'influencera beaucoup. Je retiendrai seulement que Godbout a une très belle plume. Je suis peut-être passée à côté de quelque chose... je ne sais pas.

lundi 17 novembre 2008

Le meunier d'Angibault - George Sand

Quatrième de couverture :

Devenue veuve, la comtesse de Blanchemont songe à épouser Henri Lémor, un jeune homme pauvre. Mais celui-ci, méprisant profondément les privilèges de la fortune, refuse sa main. Grâce à son confident, le meunier d'Angibault, la jeune aristocrate découvre peu à peu les méfaits de l'argent. En effet, la richesse peut faire naître le vice et provoquer le malheur.

Publié pour la première fois en 1845, sous la forme d'un roman feuilleton, dans le journal socialiste La Réforme, Le Meunier d'Angibault est une véritable exaltation de l'homme du peuple. George Sand développe un thème qui lui est cher : l'amour en lutte avec les préjugés et la société.

Un professeur, qui était en total admiration pour cette écrivaine, nous a raconté sa vie de long en large plusieurs fois durant un cours de littérature. J'ai voulu découvrir, il y a quelques années, un peu l'univers de cette femme qui prenait le pseudo d'un homme pour se faciliter la tâche de publier ses romans. J'ai opté pour celui-ci, parce qu'il a été le premier à se présenter à moi, tout simplement.

Cette histoire en est une d'amour et de différences dans les classes sociales. Les personnages sont soit riches soit pauvres et ne devraient pas faire parti du même "monde" mais, malgré tout, deux d'entre eux veulent se marier. Enfin, ça ne se passe pas exactement comme prévu. J'ai aimé lire une vision des choses par rapport aux différentes classes à cette époque. Cependant, j'ai trouvé que le roman comportait plusieurs longueurs. Pendant de longs bouts, l'action était inexistante et mon intérêt n'était pas à son plus haut non plus. En fait, je n'ai pas été vraiment emballé. Je n'ai peut-être pas lu son meilleur roman. Je serais prête à réessayer avec George Sand un jour mais, pour ce faire, je devrais être conseillée. Je ne suis pas comme ce prof qui adorait tout ce qu'elle a écrit, malheureusement.

jeudi 6 novembre 2008

L'étranger - Albert Camus

Quatrième de couverture :

Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s'est ouverte, c'est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j'ai eue lors-que j'ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n'ai pas regardé du côté de Marie. Je n'en ai pas eu le temps parce que le président m'a dit dans une forme bizarre que j'aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français…

Ce livre est le premier, et le seul jusqu'à maintenant, de Camus que j'ai lu. Mais, ce n'est pas parce que je n'ai pas aimé. Je me suis questionnée à la suite de ma lecture, donc forcément, l'auteur a réussit. C'était sans doute son but, non ? Plusieurs m'ont conseillés de relire car, apparemment, il est un de ses livres qui se savoure autant, sinon davantage, à la relecture...

Camus raconte l'histoire de Meursault, un homme bien ordinaire au départ, qui pour un motif quelconque, tue un homme. Tout ça est raconté tellement simplement, avec des phrases courtes et hachées, qu'on banalise un peu le geste. Et le soleil dans tout ça semble même justifier le geste par moment. Ensuite, vient évidemment la condamnation. C'est la qu'on se questionne sur la justice et sur les hommes en général. Bien que la perception de Meursault soit différente de la mienne puisqu'il est fondamentalement malheureux tout au long du livre et considère que la vie ne mérite pas d'être vécue, les réflexions faites sont intéressantes et méritent qu'on s'y attarde.

mardi 21 octobre 2008

Germinal - Émile Zola

Quatrième de couverture :

À Montsou, dix mille mineurs gémissent sous le poids d'une exploitation toujours plus forte ; parmi eux, Étienne Lantier, qui voudrait voir triompher ses idéaux socialistes. Il loge chez les Maheu, une famille de mineurs. Le travail est rude, mal payé, et les conditions de sécurité ne sont pas respectées. Quand la grève éclate, il en devient le chef, guidant les revendications des ouvriers, les incitant à la fermeté. Bientôt le coron est à court de pain, et la rébellion se durcit...

Je change complètement de registre pour vous parler d'un roman, classique de la littérature française, que j'ai lu il y a quelques années. Ce fût, contre toute attente (je l'avoue), une lecture agréable. Je me suis surprise à l'apprécier même si c'était une lecture obligatoire d'un cours de littérature, fait rare dans mon cas. Après celui-ci, j'étais moins fermée aux classiques et aux romans proposés en littérature. Je me dois d'en parler s'il m'a ouvert un peu l'esprit, non ?

L'histoire du personnage principal, dans ce livre-ci, ne m'a pas vraiment marquée. C'est l'histoire d'un peuple entier qui m'a marqué et, surtout celle d'une classe sociale en particulier, le prolétariat en France au XIXe siècle. La pauvreté y est extrêmement bien décrite, j'ai encore des images, dans ma tête, de la maison vide et délabrée des Maheu. Durant la lecture, je trouvais, parfois, les descriptions trop abondantes et trop longues. Je regardais les paragraphes à venir pour voir où recommençait l'action mais, j'imagine que je n'aurais pas de souvenirs aussi précis sans les descriptions de Zola. Les conditions de travail des personnages dans les mines sont abominables et leurs droits inexistants. J'étais désolée pour tous ces gens et je souhaitais vraiment des jours meilleurs pour eux. À d'autres moments, j'étais révoltée; révolte que je partageais avec eux. Ce roman a véritablement fait naître de fortes émotions lorsque je l'ai lu.

dimanche 21 septembre 2008

Le petit prince - Antoine de Saint-Exupéry

Quatrième de couverture :

J'ai ainsi vécu seul, sans personne avec qui parler véritablement, jusqu'à une panne dans le désert du Sahara, il y a six ans. Quelque chose s'était cassé dans mon moteur. Et comme je n'avais avec moi ni mécanicien, ni passagers, je me préparai à essayer de réussir, tout seul, une réparation difficile. C'était pour moi une question de vie ou de mort. J'avais à peine de l'eau à boire pour huit jours. Le premier soir je me suis donc endormi sur le sable à mille milles de toute terre habitée. J'étais bien plus isolé qu'un naufragé sur un radeau au milieu de l'océan. Alors vous imaginez ma surprise, au lever du jour, quand une drôle de petite voix m'a réveillé. Elle disait : "S'il vous plaît... dessine-moi un mouton ! "


Le livre culte ! Je l'avais lu étant petite mais ce n'est que quand je l'ai acheté et relu que je me suis rendu compte à quel point il s'agit d'un merveilleux conte. Sans être moralisateur, il nous communique, d'une belle manière, des vérités, sur la vie, vieilles comme le monde. L'histoire en est une universelle. Mon passage préféré est celui avec le petit renard voulant être apprivoisé. C'est une jolie lecture dans laquelle je replonge avec plaisir régulièrement.