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jeudi 31 octobre 2019

Shining, le film par Stanley Kubrick

C'est aujourd'hui que le Challenge Halloween se conclut pour moi et ce, même si l'Halloween est reportée à demain presque partout au Québec (du jamais vu!). Pour ce dernier billet, je vous parle un film qui n'a besoin d'aucune présentation. Je l'ai regardé la fin de semaine dernière, je devais bien être une des seules personnes à ne jamais l'avoir vu. Comme vous le savez, j'ai lu le livre ce mois-ci et j'ai écrit un billet ici. Je ne résumerai donc pas l'histoire une seconde fois. Je vais plutôt comparer les deux oeuvres qui sont totalement différentes. 

Je le dis d'emblée : j'ai préféré le roman de Stephen King à l'adaptation de Stanley Kubrick. Je m'explique. J'aurais probablement beaucoup aimé le film si je n'avais pas lu d'abord le livre. Cependant, la descente aux enfers des personnages est beaucoup plus crédible dans le roman. Nous arrivons à comprendre les motivations qui poussent Jack, le père de famille, à vouloir rester dans l'hôtel alors que c'est nébuleux dans le film. Il est aussi décrit de façon beaucoup plus humaine par Stephen King. Il sombre plus lentement dans la folie. De son côté, la Wendy du livre me semblait moins insignifiante que celle du film. Cette dernière est complètement insouciante lorsqu'elle apprend qu'elle vivra à l'écart du reste du monde pendant tout l'hiver alors que dans le livre, elle s'y résigne mais n'hésite pas à communiquer ses réticences. Et ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. Ce personnage est très peu exploité dans le film et c'est dommage.

Il n'y a pas que les personnages qui diffèrent, les scènes ne sont pas identiques non plus. Plusieurs ont été modifiées mais ça ne m'a pas gênée. Les décors quant à eux sont fidèles aux descriptions mis à part les buis en forme d'animaux remplacés par un immense labyrinthe. Je n'étais pas déçue qu'ils aient disparus dans l'adaptation. Ce sont les passages que j'ai le moins apprécié dans le livre, je l'ai d'ailleurs mentionné dans mon précédent billet. L'hôtel est parfait avec son look art-déco, ses tapis aux motifs psychédéliques et son grand hall muni d'incroyables lustres et d'un immense foyer. L'ambiance est très bien rendue.

Et maintenant, que dire de la fin ? Elle a été complètement réécrite pour l'adaptation. Rien n'est comme dans le livre, même pas le nombre de survivants ! Si certains lecteurs ont été choqués, ce ne fût pas mon cas. J'ai aimé être surprise une deuxième fois. Je ne saurais dire laquelle je préfère, les deux ont leurs propres qualités.

Bref, comme c'est le cas la plupart des cas, j'ai préféré le livre. Par contre, je ne me suis pas du tout ennuyée pendant le film qui dure plus de 2 heures 20 minutes. C'est un excellent film qui n'est pas un classique pour rien !

dimanche 13 octobre 2019

Ça, chapitre 1 & chapitre 2


Chapitre un

Il y a quelques semaines, Netflix Canada a ajouté Ça : chapitre un à sa banque de films ce qui m'a donné envie de le revoir. 

Ce chapitre raconte la première partie de l'histoire du Loser's Club, ces jeunes adolescents qu'on intimide à l'école. Pour la plupart d'entre eux, la situation familiale n'est guère plus réjouissante. Mais, tout débute véritablement lorsque Georgie disparaît, enlevé (dévoré?) par un clown dans une bouche d'égout. C'est LA scène mythique. Puis Bill, le frère aîné de Georgie, et ses amis losers seront témoins d'événements surnaturels et effrayants. Ensemble, ils feront des recherches et essaieront de découvrir la vérité sur cette entité qui revient tous les 27 ans sous différentes apparences pour s'en prendre aux enfants de la ville de Derry.

Il s'agit d'un bien court résumé pour un film de 2 heures 15 minutes (et d'un roman de plus de 1 000 pages). Cependant, je préfère ne pas trop en dire pour ceux qui ne connaîtraient pas déjà l'histoire.

J'ai beaucoup aimé ce film et ce, pour plusieurs raisons. Les jeunes acteurs sont excellents et la chimie entre eux opère dès les premières scènes. Le dosage entre l'horreur et les moments plus légers est parfait. Il y a même de l'humour à certains moments. Puis, ça donne le goût d'être un enfant dans les années 80. Quelle liberté ils ont avec leur vélo ! Les lecteurs de King se souviendront que l'action se déroule dans les années 50 dans le roman. Bien qu'il y ait quelques différences avec le roman, rien n'est dérangeant. L'ambiance des eighties colle parfaitement bien au récit.



Chapitre deux

Je suis allée voir le deuxième chapitre au cinéma récemment. La scène d'ouverture avec le québécois Xavier Dolan est prometteuse. Ensuite, revoir les protagonistes du premier film 27 ans plus tard est vraiment intéressant. Que sont devenus Bill, Beverly, Ben, Stan, Richie, Mike et Eddie ? Cette première partie est sans faute pour moi. Les acteurs sont bons en plus d'avoir une ressemblance évidente avec les jeunes acteurs du premier chapitre. Mais, malheureusement, la chimie entre eux n'opère pas ou du moins, pas autant que lorsque les membres du Loser's Club étaient jeunes. À partir de la réunion du groupe au restaurant, j'ai commencé à décrocher et rien ne s'est arrangé avec la fin.

Les effets spéciaux trop nombreux. Dans le premier film, on suggérait beaucoup plus qu'on ne montrait les différentes formes que prenait l'entité. À trop les voir, ils ne nous effraient plus du tout. Et que dire de la fin ? Elle était visuellement beaucoup trop intense pour moi. Je n'ai pas du tout appréciée.

À noter tout de même : le caméo de Stephen King est une réussite. Quelle surprise de voir qu'il a un petit rôle dans le film ! Il en profite même pour se moquer des critiques qui lui répètent depuis bon nombre d'années que ses fins de romans ne sont pas toujours à la hauteur. 


Pour résumer, j'ai adoré le premier chapitre. Cependant, j'ai beaucoup de réserves pour le deuxième. Je dois spécifier que j'ai vu le premier film en version originale anglaise alors qu'au cinéma, le deuxième était traduit en français. Les Club des Ratés, ça ne m'a pas convaincue et le clown Grippe-Sou ça fait définitivement moins peur que Pennywise, non ?

lundi 23 juillet 2018

Le film Call me by your name

Depuis le début de l'été, j'ai vu plusieurs films. Je tiens à vous parler de Call me by your name car c'est celui que j'ai préféré d'entre tous (il n'est pas dit que je ne parlerai pas des autres à un moment donné) et qu'il est l'adaptation d'un roman de l'auteur André Aciman.

Nous nous retrouvons dans les années 80 en Italie. Comme chaque été, Elio passe ses vacances dans une grande villa avec sa famille. Il partage son temps entre la musique, la lecture et la baignade avec sa copine et ses amis. Son père est professeur et il a pris l'habitude de recevoir un ou une étudiant(e) pendant les semaines d'été dans sa résidence pour travailler. C'est de cette façon que l'étudiant américain, Oliver, se retrouve chez eux. Le grand étudiant  ne laissera pas Elio indifférent. 

D'abord, Call me by your name, c'est l'été, les vacances, la chaleur, la canicule. Rien que pour ça, il vaut la peine. Les paysages et les décors sont magnifiques. Le rythme du film est lent comme le temps qui passe lentement lorsqu'on est jeune, en vacances et que notre programme n'est pas très chargé. Ça rappelle des souvenirs (dans des endroits beaucoup moins beaux que ceux-ci par contre). Le rythme permet d'admirer la beauté des images et d'apprécier le voyage. La musique qui accompagne le film est superbe aussi.

Puis, Call me by your name, c'est aussi la découverte du désir, de la passion et de l'amour. Le personnage d'Elio est brillamment joué par Timothée Chalamet. Il est naturel et touchant. Les autres personnages sont intéressants aussi : Oliver, le père professeur, etc. Impossible d'être insensible aux 2-3 dernières scènes. 

Un film magnifique qui pourrait ensoleiller les prochaines journées d'été qui s'annoncent très pluvieuses !

samedi 6 janvier 2018

Un film pour se faire peur : A cure for wellness

Pendant les vacances, j'ai regardé ce film, bien emmitouflée, après une brève balade dehors par une journée de -26°C. A cure for wellness est offert sur Netflix depuis quelques semaines. Un coup d'oeil à la bande-annonce m'a donné le goût de le voir, elle est superbe ! Mais "superbe" dans le sens malaisante aussi... Regardez-là, vous verrez bien !

M. Lockhart est un jeune cadre dans une entreprise américaine. Il est envoyé par ses supérieurs dans une station thermale unique en Suisse pour y retrouver le PDG de l'entreprise, M. Pembroke, qui y est allé et qui n'en est jamais revenu. Déjà à ce point, on sait que quelque chose cloche. Pourquoi M. Pembroke n'est-il jamais revenu ? Est-il au moins vivant ? Que se passe-t'il réellement là-bas ?

La station thermale dans les Alpes suisses est un endroit idyllique. Les images sont extraordinairement belles et pourtant, elles donnent froid dans le dos. J'ai adoré la photographie de ce film. En fait, j'ai un faible pour ces films à l'esthétisme particulièrement léché. Et que dire de la musique ? Elle est parfaite pour nous effrayer ! Le scénario plein de mystère est intéressant aussi. Le suspense est présent du début à la fin. Je n'ai pas vu passer les 2 heures 26 minutes ! Cependant, la fin m'a un peu déçue, je dois l'admettre. Elle est tordue mais pas dans le sens que j'espérais... Quelques questions demeurent aussi sans réponse.

A cure for wellness est un bon film à voir ne serait-ce que pour son esthétisme incroyable et son atmosphère horrifique !


vendredi 8 décembre 2017

Ça sent la coupe, l'adaptation

Ça sent la coupe est l'adaptation, parue l'hiver dernier, du roman éponyme de l'auteur Matthieu Simard. Je l'ai lu il y a 8 ans. Si je ne me souvenais pas de tout, je me souvenais tout de même avoir adoré ce roman. Je l'avais prêté à plusieurs personnes et chacune d'elles en avait dit du bien. Il est question de hockey (sport que j'aime bien) mais surtout de relations de couple et de belles amitiés. L'auteur avait une écriture vivante et humoristique qui m'avait plu. Je m'attendais à ce qu'il en soit de même dans le film. Malheureusement, il n'est ni drôle ni bien "vivant". Je l'ai trouvé ennuyant et terne. Je m'attendais à quelques répliques punchées et à un esprit de camaraderie plus intense entre les gars. On a probablement voulu que le ton soit sensible, intime, mais ça ne fonctionne pas...

L'histoire est principalement celle d'une rupture amoureuse douloureuse pour un trentenaire fan de hockey. À mi-chemin entre la comédie dramatique et la comédie romantique, Ça sent la coupe a le mérite de nous livrer le point de vue de l'homme. Nous sommes rarement de ce côté de la médaille dans ce type de film.

Louis-José Houde n'a rien à se reprocher non plus, il joue bien son rôle. La distribution au grand complet a fait un bon travail, la déception n'est pas à ce niveau. Car oui, pour moi, l'adaptation est une déception. Je sais déjà qu'il sera bien vite oublié. Je vous conseille la lecture du roman qui est excellent par contre... si ce n'est pas déjà fait !

vendredi 27 octobre 2017

1922... à l'écran

Les fans de Stephen King sont comblés cette année. Pas moins de 5 adaptations sont déjà sorties : The Mist (Brume), Gerald's game (Jessie), It (Ça), The Dark Tower (La tour sombre) et 1922. J'ai lu plusieurs romans du maître de l'horreur mais je n'ai pas lu le recueil de nouvelles Nuit noire, étoiles mortes dans lequel se retrouve 1922. L'histoire de 1922 m'était donc complètement inconnue. La voici donc :

En 1922, un homme planifie de tuer sa femme qui désire divorcer et vendre la terre que lui a légué son père pour vivre en ville. Puisqu'il ne possède qu'une infirme partie de leur ferme, il devra se résoudre à quitter la campagne lui-aussi si elle part. Refusant de partir, il manipule son propre fils et le convainc de commettre l'irréparable avec lui. Mais après le passage à l'acte, tout s’effondre petit à petit, son existence bascule dans l'angoisse et la paranoïa.

1922 est principalement un drame psychologique mais il fait frémir aussi à certains moments (particulièrement si vous avez la phobie des rats). Thomas Jane, l'acteur principal, me faisait déjà peur au début avec son regard et sa voix très grave. Il faut le regarder en V.O. absolument, le doublage ne fait vraiment pas le même effet. Et il excelle pendant tout le film ! Il joue à merveille cet homme troublé qui perd graduellement le contact avec la réalité.

Le scénario tient la route (évidemment, c'est Stephen King quand même!) mais je m'attendais à quelque chose de plus à la fin. Elle n'est pas décevante mais sachant que c'est l'adaptation d'une nouvelle, je m'attendais à une chute plus surprenante. Quoi qu'il en soit, c'est un bon film. C'est dit !

mardi 18 juillet 2017

Nelly le film


Nelly Arcan a marqué le monde littéraire québécois à sa manière dès la parution de son premier roman Putain. Elle était une femme aux multiples personnalités et aux nombreux talents. J'ai regardé récemment ce film biographique qui est paru l'année dernière soit huit ans après qu'elle se soit enlevée la vie.

Dans Nelly, on pourrait croire qu'on a affaire avec plusieurs personnages différents : l'escorte, la junkie, l'écrivaine, la star, l'amoureuse. Les scènes se succèdent mais l'ambiance change. Seul le malaise reste. Mylène MacKay interprète à merveille cette femme insaisissable et torturée. Certaines scènes sont marquantes, d'autres fascinantes. La photographie du film est léchée et magnifique.

Il m'a semblé qu'on entremêlait parfois la réalité et la fiction. A-t-elle utilisé ce même procédé dans ses romans ? C'est fort possible. Malheureusement, je n'ai jamais lu ses romans (mais je le ferai un jour) et cela m'a sans doute empêché de saisir quelques détails. Je n'ai pas l'impression d'en avoir appris beaucoup sur Nelly Arcan mais plutôt d'avoir baigné dans sa mélancolie et son mal de vivre le temps du visionnement. J'ai passé un très bon moment de cinéma malgré tout.

samedi 24 juin 2017

The King Girl le film

Je vous avais parlé de Christine la reine-garçon en mai dernier, vous vous souvenez ? J'avais également mentionné que la pièce de théâtre avait été adaptée au grand écran. Et bien, j'ai regardé l'adaptation de 2015 intitulée The Girl King. Bien qu'elle soit finlandaise, le scénario est aussi du dramaturge québécois Michel Marc Bouchard.

The Girl King commence alors que Kristina vient d'avoir 18 ans et qu'elle accède au trône par défaut puisque que son père n'a pas d'héritier mâle. Elle régnera véritablement sur la Suède pendant une vingtaine d'année mais ici, on ne s'intéressera qu'à une brève partie de sa vie. À ce moment, la jeune reine a un rêve : que son pays cesse la guerre. Curieuse, elle est aussi très animée par le savoir : la science, la philosophie, les lettres. Les hommes de son entourage lui font sans cesse la cour et espèrent la marier. Malheureusement pour eux, ils essuient refus après refus car elle est secrètement amoureuse d'une de ses dames de compagnie. En faisant une brève recherche sur Internet, j'ai découvert qu'elle avait eu par la suite des "amis intimes" masculins également. La reine Kristina a certainement eu une vie très mouvementée ! Elle était résolument moderne et ne se laissait dominer par personne. Kristina est un personnage féminin fort qui n'en faisait qu'à sa tête (elle aurait été à sa place dans un album de Culottées tiens!). Et pour ça, je l'aime bien !

L'ambiance du film est particulière et froide mais j'ai bien aimé.  Les décors enneigés sont très beaux de même que les costumes. La musique classique ajoute aussi au caractère solennel du film. Ce n'est pas un style que j'écoute beaucoup mais j'aime bien la plupart du temps. J'ai retrouvé la chanson thème ainsi qu'un beau montage (ce n'est pas la bande-annonce mais vous saurez la trouver facilement).


Mon billet à propos du texte de la pièce de théâtre : Christine la reine-garçon

vendredi 10 mars 2017

J'ai vu... Juste la fin du monde

Je suis une fan du réalisateur Xavier Dolan depuis ses débuts. J'ai vu les six films qu'il a réalisés (j'ai d'ailleurs déjà parlé de Mommy et de Tom à la ferme ici). Lors de la sortie en salles de Juste la fin du monde, j'avais manqué de temps pour le voir. Je me suis repris dernièrement.

Louis, le personnage principal, est un jeune écrivain qui n'a pas visité sa famille depuis douze ans. Son retour surprend et questionne. En réalité, s'il revient ce weekend-là, c'est pour annoncer qu'il va mourir prochainement.

Le casting soit cent pour cent français est étonnant. Le réalisateur ne nous a pas habitués à ça mais j'ai compris son choix après avoir entendu les dialogues. Le texte provient d'une pièce de Jean-Luc Lagarce. Il aurait été très difficile de l'adapter en "québécois". Ce serait comme adapter Michel Tremblay en français de France...

C'est un film avec beaucoup de subtilités et de finesse qui commence très lentement mais qui va crescendo. L'émotion dans les dernières scènes est incroyable. Les acteurs livrent une belle performance. J'ai senti que la caméra (ou le réalisateur) était complètement "en amour" avec l'acteur principal. Les plans rapprochés sur son visage sont interminables. Ça m'a un peu dérangée. Fidèle à ses habitudes, Xavier Dolan nous offre aussi des moments musicaux marquants. D'ailleurs, j'ai adoré la pièce Home is where is hurts de Camille en ouverture du film.

Juste la fin du monde n'est pas mon préféré mais, comme tout le répertoire de Dolan selon moi, il est à voir. Il est possible de lire la pièce de Jean-Luc Lagarce, une nouvelle édition est parue chez Septentrion.

dimanche 18 décembre 2016

Le film The Martian

En août dernier, j'ai lu le roman Seul sur Mars d'Andy Weir qui m'a complètement sortie de ma zone de confort. La science-fiction et moi, ça fait deux mais il m'intriguait car il semblait faire l'unanimité, fan de SF ou non. En conclusion : je l'ai dévoré ! Comme le film de Ridley Scott est très fidèle au livre, j'ai beaucoup aimé aussi.

J'avais des appréhensions par rapport à la narration car le roman est en grande partie un journal que tient l'astronaute Mark Watney laissé pour mort par son équipage sur Mars. J'ai aimé qu'il se filme avec son ordinateur et qu'il parle à haute voix. Il le fait pour laisser une trace de sa présence sur la planète rouge s'il meurt. Le procédé nous permet d'avoir accès à ses pensées sans avoir recours à une voix off par exemple. Avec ce personnage seul et amaigri, impossible de ne pas avoir une petite pensée pour Cast Away. Cependant, comme dans le roman, ce sont les scènes où il y a des interactions avec l'équipage d'Arès 3 ou les travailleurs de la NASA que j'ai le plus appréciés. 

Je ne m'y connais pas assez pour savoir si les décors et les effets spéciaux sont réalistes. Ils l'étaient sans doute juste assez pour que j'embarque sans trop me poser de questions. 

Selon moi, le roman est légèrement supérieur mais cette adaptation est un bon divertissement aussi. Et puis avec le film, on évite le looooooooong et pénible passage sur la culture des patates !

Mon billet à propos du roman : Seul sur Mars

dimanche 1 novembre 2015

Soirée d'horreur : La conjuration

Hier, c'était l'Halloween. Pour l'occasion, j'avais prévu une soirée plutôt calme entre amies avec un bon repas, une bouteille de vin, une panoplie de bonbons et chocolats pour le dessert puis des films d'horreur. Nous n'avons regardé qu'un seul film finalement car le repas s'est éternisé mais ce n'était pas plus mal. Nous avons eu du plaisir !

Un seul film, c'est vrai, mais c'était une grosse pointure, ouf ! L'élu a été La conjuration (The conjuring). Heureusement, on m'avait dit qu'il était vraiment effrayant ! Une phrase écrite au tout début et à la fin, avant le générique, m'a fait vraiment flipper : Based on a true story. À partir de là, j'étais déjà nerveuse !

Le scénario n'a rien de bien nouveau à offrir au genre mais il est très efficace. Au début des années 1970, la famille Perron emménage dans une nouvelle maison. Elle a choisi cette demeure parce qu'elle est immense et qu'elle peut accueillir leurs cinq filles. Il y a de longs couloirs, de grandes chambres et plusieurs penderies. Elle est spacieuse mais vieille, elle craque de partout. Dès le premier jour, le chien de la famille refuse d'y entrer. Les oiseaux heurtent régulièrement les vitres des fenêtres et se cassent le cou. Les portes s'ouvrent et se ferment même s'il n'y a pas de brise. Ce sont les premières manifestations de cette chose qui habite sous le même toit qu'eux désormais. La mère, Caroline Perron, décide donc de demander de l'aide à Ed et Lorraine Warren qui sont respectivement démonologue et médium.

Si au départ nous n'apercevons rien, ce n'est pas moins effrayant. Parfois, c'est l'obscurité qui est la plus flippante, celle qui cache quelque chose qu'on ne connait pas encore. J'ai sursauté à quelques occasions. Je vais aussi me souvenir de ce jeu de cache-cache épouvantable.

Il y avait longtemps que je n'avais pas eu vraiment peur en regardant un film. Je n'avais pas besoin de bonbons sucrés pour me tenir éveillée ! La soirée d'Halloween fût donc tout à fait réussie. Ce billet vient clore mon Challenge Halloween 2015.


vendredi 25 septembre 2015

Paul au cinéma

Paul à Québec, il fallait que j'aille le voir, c'était obligé ! Je suis une fan de Paul. J'ai relu les bandes dessinées plusieurs fois et j'attends chacune des nouvelles parutions avec impatience. J'avais à la fois très hâte de voir l'adaptation et très peur d'être déçue. Au final, bien que la BD soit mieux selon moi, je n'ai pas été déçue. Le film est excellent.

L'adaptation débute par une animation réussie mélangeant les dessins de Michel Rabagliati et les décors de François Bouvier. Une fois la disparition en fondu terminée, les acteurs ont toute la place et ils la prennent de façon remarquable. J'ai toujours hâte de voir la tête des acteurs lorsqu'un film est une adaptation. Dans celle-ci, j'ai été agréablement surprise de voir à quel point ils ressemblent physiquement aux personnages de la BD. François Létourneau n'a pas seulement les gros sourcils de Paul, il a quelque chose d'autre de lui aussi. Je n'ai jamais vraiment aimé ses rôles (dans Série noire ou encore Québec-Montréal) mais il était parfait dans celui de Paul. Ils ont tous fait un excellent travail. La jeune interprète de Rose était aussi éblouissante. Elle m'a particulièrement touchée avec sa casquette de grand-père. Je revoyais la petite Rose du livre ! Les plus allumés auront remarqué la présence de Michel Rabagliati, le dessinateur de Paul, dans une chorale. 

L'histoire, vous la connaissez sans doute, est celle d'une famille tissée serrée qui doit faire face à la maladie d'un des leurs. Il s'agit de Roland qui est le mari de Lisette, le père des "lapins", le grand-père des "petits lapins" et le beau-père des autres. La maladie amène inévitablement des sautes d'humeur et de la tristesse mais aussi de la tendresse et de l'entraide.  Ils se serrent les coudes pour offrir une belle fin de vie à Roland. Plusieurs familles ont vécu ce que vit celle de Paul dont la mienne. C'est la raison pourquoi ce film est si touchant et si vrai. Roland, pour moi, c'est Edouard mon grand-père.

J'ai retrouvé dans le film ce que j'aime tant dans les albums : des personnages qui nous ressemblent, des liens familiaux forts, des moments de bonheur, de l'amour et de l'humour. Je suis encore plus impatiente de lire le prochain album de Rabagliati Paul dans le nord qui paraîtra en octobre.

Mon billet à propos du roman : Paul à Québec

vendredi 7 août 2015

Le mirage : tout a l'air tellement beau vu de loin

Dès que j'en ai entendu parler, j'ai eu envie de voir ce film Le mirage de Ricardo Trogi avec un scénario de Louis Morissette. Ce mercredi orageux me semblait être le moment parfait ! Les films de Ricardo Trogi me plaisent généralement et j'admire le travail de Louis Morissette. J'aime pratiquement tout ce qu'il fait. J'avais bien aimé sa série C.A. il y a quelques années. Derrière son humour se cachent toujours des réflexions intéressantes et importantes. C'est encore le cas avec ce nouveau film.

Aussi acteur dans son propre film, Louis Morissette incarne Patrick, un jeune père de famille et propriétaire d'une franchise de magasin de sport. En apparence, il a une famille idéale. Sa femme et lui forment un beau couple, ils ont deux enfants épanouis, ils habitent une immense maison avec piscine creusée et spa et ils ont des emplois stables. Cependant, si on creuse un peu (et pas nécessairement beaucoup), on découvre bien vite qu'ils ne sont pas heureux. Ni les parents, ni les enfants. Les petits sont surmenés. Travaillant moi-même dans les écoles, ces passages où l'ont découvre qu'ils fréquentent une école trilingue, qu'ils suivent des cours de piano, de natation, de danse et de soccer m'ont bien fait sourire. J'en vois à l'année des enfants qui ont des horaires de premier ministre ! Ils doivent être polyvalents et performants alors qu'ils ont seulement envie de jouer ! Pour ajouter au malheur de la famille, le couple bat de l'aile depuis longtemps et ils ne savent plus comment faire pour se retrouver.

Le scénario n'a rien de bien original. Avec un point de départ comme celui-là, il aurait aussi bien pu être mauvais mais il ne l'est pas. Il dépeint avec justesse notre société de consommation. Pour les personnages du film, le bonheur semble venir avec les biens matériels. Ou du moins, c'est ce qu'ils semblent croire. Certaines images sont saisissantes comme lorsque Patrick fait son jogging sur un tapis roulant, devant sa porte de garage ! Les réflexions sur la vie de couple valent aussi le détour.

C'est cliché de dire qu'on passe par toute la gamme des émotions mais c'est vrai ! On rit beaucoup à certains moments puis cinq minutes plus tard, on a "le moton". La fin est prévisible mais, en même temps, c'est exactement celle que je souhaitais. 

Pour les questionnements qu'il a soulevés ainsi que les belles discussions que j'ai eues après son visionnement, je suis contente de l'avoir vu.

jeudi 19 mars 2015

Mommy... un peu en retard !

J'ai vu tous les films de Xavier Dolan au cinéma depuis Les amours imaginaires. Je suis une inconditionnelle de Dolan. Encore dernièrement, lors d'une soirée en famille, je l'ai défendu dans un grand débat ! C'était un intéressant débat puisque les arguments étaient de valeur de part et d'autre. J'aime aussi beaucoup les muses de Dolan et ça aide à apprécier les oeuvres. Anne Dorval et Suzanne Clément sont deux de mes actrices québécoises préférées. 

Alors, si j'ai vu Mommy au cinéma en septembre dernier, pourquoi est-ce que j'en parle seulement maintenant ? Parce que les mots ne me venaient pas sur le coup et que je ne voulais pas les forcer. Ce n'est pas parce que je n'ai pas aimé par contre. Loin de là ! J'ai revu le film dernièrement et j'ai été aussi secouée par ce drame. Le jeu d'acteur du principal trio est impressionnant. On n'a pas fini de voir le jeune Antoine Olivier Pilon au grand écran ! Je l'avais remarqué dans la télé-série Mémoires vives mais le rôle de Clovis était loin d'être aussi exigeant que celui de Steve dans Mommy. Les personnages sont atypiques, intenses et intéressants. Cela donne des scènes très différentes les unes des autres. Elles sont parfois belles et émouvantes et, ensuite, très violentes. Dolan sait jouer avec les émotions et c'est pourquoi il excelle comme réalisateur. Ça ne s'apprend pas ça.

Je n'ai qu'un seule petite réserve: j'ai trouvé le tout un peu trop criard. Le fils et sa mère ne semblent pas pouvoir se comprendre autrement qu'en hurlant. Par chance, il y a Kyla, interprétée par Suzanne Clément, qui a perdu la faculté de parler normalement et qui apporte un peu de calme dans ce boucan ! 

samedi 24 janvier 2015

Good neighbors ou Notre-Dame de Grâce

Good neighbours (ou Notre-Dame de Grâce en V.F.) est un film sorti en 2010. Pourquoi est-ce que je l'ai regardé récemment ? Simplement pour me remémorer le personnage de Louise de Chère voisine et l'univers de Christine Brouillet. J'ai envie de lire la suite Louise est de retour ainsi que le troisième roman la mettant en scène La mort mène le bal. Il fera parti de la rentrée d'hiver 2015. Il paraîtra en février. Je veux vous prévenir, je n'ai pas particulièrement apprécié. Il me semble que l'adaptation de Chère voisine aurait pu être bien meilleure.

Un quasi huis-clos dans un immeuble d'appartements de Montréal est un bon point de départ. Le trio de voisins, personnages étranges et originaux, offrait beaucoup de possibilités. D'ailleurs, ils représentent la grande force du roman. J'ai l'impression qu'on n'a pas su saisir leurs personnalités décalées et leur humour noir. Victor qui tente d'être drôle m'a plutôt tombé sur les nerfs. Les voix m'ont aussi énormément dérangée dans la version française. Certains acteurs québécois bien connus (Micheline Lanctôt, Anne-Marie Cadieux ou encore Xavier Dolan) avaient leur véritable voix alors que celles des trois personnages principaux, des acteurs anglophones, étaient doublées. Déjà, c'est étrange. Pour ajouter à la bizarrerie, j'ai eu l'impression qu'elles étaient doublées par des français malgré les jurons bien québécois. Je vous conseille donc fortement de le voir en V.O.

Au moins, j'ai aimé retrouver la ville de Montréal comme décor (même si l'histoire originale se situait plutôt à Québec) et l'ambiance du référendum de 1995. La photographie est soignée et agréable. J'ai aussi aimé le twist final alors qu'on ne sait pas qui va se faire prendre.

Si le but était de me donner envie de replonger dans cet univers, ce n'est pas une grande réussite. J'espère m'attaquer bientôt à Louise est de retour malgré tout.

Mon billet à propos du roman se trouve ici : Chère voisine

samedi 3 janvier 2015

L'adaptation de Wild

Je rédige ce billet à chaud. Je viens de rentrer chez moi après le visionnement de Wild au cinéma. J'avais de très hautes attentes, le livre Wild ayant été un vrai coup de coeur. Jean-Marc Vallée, Reese Witherspoon et les autres ne le savaient peut-être pas mais ils en avaient de la pression ! Au final, le pari est relevé, le film est aussi beau et touchant que les écrits de Cheryl Strayed.

Jean-Marc Vallée m'a déjà conquise plus d'une fois. C.R.A.Z.Y et Dallas Buyers Club figureraient certainement sur la liste de mes meilleurs films toutes catégories confondues si jamais elle existait. Encore une fois, je suis ébahie. La mise en scène est remarquable. C'était un défi de rendre un périple solitaire aussi intéressant. L'histoire est déjà touchante mais on a su bien retransmettre les émotions par les images. Reese Witherspoon était parfaite dans son rôle. Et que dire de tous ces magnifiques paysages ?

La chronologie n'est pas exactement la même que dans le livre mais ça ne m'a pas du tout gênée. Aussi, certains passages ont été écourtés ou complètement effacés mais tout tient la route. J'ai seulement trouvé drôle, par exemple, de voir Cheryl marcher avec son t-shirt de Bob Marley alors qu'on n'a pas vu le moment où elle le recevait. Seuls les "vrais" auront remarqué ces menus détails !

C'est un superbe film, et surtout, n'y voyez pas un Into the wild (vraiment excellent aussi) version féminine. Il y a beaucoup de différences en commençant par les motivations du personnage principal. L'un veut à tout prix se faire oublier de la société de consommation et la fuir alors que l'autre veut faire la paix avec son passé et espère une renaissance à la fin de son périple.

Mon billet à propos du livre se trouve ici : Wild

vendredi 20 juin 2014

La petite reine...

Parce que oui, parfois je regarde aussi des films qui ne sont pas des adaptations de livres. Une fois n'est pas coutume, j'ai envie de débattre sur ce film québécois vu dans les derniers jours. Autant le dire tout de suite, j'ai beaucoup aimé !

Au Québec, personne n'ignore qui est la cycliste Geneviève Jeanson. C'est probablement la cycliste la plus connue mais ce n'est pas uniquement dû à ses succès. Son gros secret a été une affaire très médiatisée. Elle a avouée publiquement avoir pris de l'EPO depuis ses débuts en compétition à l'âge de 16 ans. Mais quelle adolescente pourrait s'injecter ça sans l'aide de complice? Son principal complice: son entraîneur. Un homme qui a soif de victoire et de reconnaissance au détriment de la santé physique et psychologique de son athlète.

L'histoire de Geneviève Jeanson a été l'inspiration du réalisateur de La petite reine, un film haletant très fort en émotions et ce, dès les premières minutes. On le dit librement inspiré mais certaines scènes m'ont semblé identiques à la réalité comme lorsqu'elle est en conférence de presse après que son médecin l'ait dénoncée. La Julie Arseneault du film s'exprime exactement sur le même ton que Jeanson et prononce les mêmes phrases. 

Après la première compétition, sur le Mont Royal à Montréal, on voit une longue scène de célébration sur la ligne d'arrivée. Sa famille est là, aveuglément fière d'elle. Ses amis accourent et lui sautent dans les bras. Tout le monde hurle son nom. C'est à ça que Julie Arseneault est accroc... et son entraîneur aussi. L’entraîneur manipulateur et trop exigeant est très bien joué par Patrice Robitaille. Laurence Leboeuf qui tient le rôle principal est également très convaincante. Je découvre son talent avec ce film.

J'ai lu quelques critiques qui reprochent d'avoir fait un film à propos d'une tricheuse, une menteuse. Le but n'était surement pas de faire de ce personnage une héroïne respectable mais de présenter un personnage tourmenté, victime de manipulation et à peine consciente de tout le mal qu'elle s'impose. Son quotidien n'est fait que de mensonges, d'isolement et de violence psychologique.  Elle est prise dans un engrenage où la tension devient de moins en moins soutenable. Avouons-le, les personnages lisses et gentils, ça ne fait pas de bons films ni de bons romans ! Ce n'est pas la première fois qu'on s'inspire de quelqu'un qui n'est pas un modèle dans la société mais l'art ne sert pas à donner l'exemple. Enfin, c'est mon opinion !

La chanson thème interprétée par Émilie McAll Pinard (que je ne connaissais pas du tout) est aussi un coup de coeur. Vous pouvez l'écouter ici.

samedi 17 mai 2014

Un autre Dolan : Tom à la ferme

Je ne m'en cache pas, j'adore le cinéma québécois ! Je trouve qu'il se fait de très bons films chez nous. Je parle rarement cinéma ici mais j'avais bien envie d'écrire un petit billet sur le nouveau film de Xavier Dolan. Je ne m'attarderai pas sur le jeune réalisateur qui déclenche des débats partout où il passe mais plutôt sur cette oeuvre qui se distingue de ce qu'il a fait auparavant sans trop s'en éloigner (je sais, c'est paradoxal).

Tom à la ferme est un drame et un thriller psychologique adapté d'un texte de pièce de théâtre du même nom. Déjà, ça change des autres Dolan. Et, dans Tom à la ferme, il n'y a pas une abondance de chansons rétro ni de personnages en paillettes. Des agriculteurs en paillettes, ça n'aurait pas fonctionné. Par contre, psychologiquement, le film est aussi consistant que ses prédécesseurs. 

Tom est un jeune publicitaire de Montréal en deuil. Son amoureux est décédé dernièrement. Il décide d'aller à ses funérailles en campagne et de rencontrer sa belle-famille que son "chum" n'a jamais voulu lui présenter (et pour cause!). Tout démarre à son arrivée à la ferme donc.

Le suspense est présent du début à la fin et, à certains moments, la malaise nous gagne. La scène dans la grange où le beau-frère demande de danser est marquante. La violence et les sentiments malsains prennent beaucoup de place. On se sent perdu, comme le personnage, dans cette maison austère à l'atmosphère étouffante. La tête du spectateur fonctionne au quart de tour avec toutes ces questions qui nous viennent à l'esprit et cette histoire qui ne nous offre aucun répit.

J'ai envie de m’intéresser au texte de la pièce maintenant. Je suis curieuse de comprendre davantage le travail d'adaptation.

dimanche 9 mars 2014

La vie d'Adèle

Il y a trois ans, je découvrais les bandes dessinées. J'avais mis la main sur Le bleu est une couleur chaude de Julie Maroh et eu un énorme coup de coeur ! J'ai été très surprise d'apprendre qu'on en ferait une adaptation cinématographique premièrement parce que les BD sont rarement adaptées et, deuxièmement, parce que l'histoire peut sembler destinée à un public précis et limité. J'ai été encore plus surprise d'apprendre l'année dernière que le film remportait la Palme d'or au Festival de Cannes 2013. 

J'avais hâte de voir la vie de Clémentine (ou Adèle) sous un autre angle. Le début du film est très fidèle au livre mais il s'en éloigne plus les minutes (ou les heures) avancent. J'ai apprécié qu'on y change quelques éléments de façon à permettre à ceux qui ont lu la bande dessinée de vivre de nouvelles émotions et d'être surpris à nouveau. 

Emma du film ne ressemble pas à Emma du livre mais sa partenaire se rapproche beaucoup de Clémentine je trouve. Ce qui est certain c'est que les deux actrices jouent très bien. On croit à leur complicité sauf pendant les scènes de sexualité que j'ai trouvées trop froides et trop longues. Je n'ai pas trouvé l'utilité de si longues scènes. On a vraiment le goût d'appuyer sur "forward" et c'est dommage. Heureusement, il y a bien autre chose dans ce film. Les réflexions sur la vie de couple sont incontournables de même que celles sur la vie en général et ce qu'on en fait. Les milieux familiaux des personnages principaux sont très différents. Alors que les parents libéraux de l'une trouve qu'être institutrice n'est qu'un métier et non une passion, les autres, très pragmatiques, s'inquiètent pour l'artiste et lui demandent si son "mari" pourra assurer les revenus du foyer avec un emploi plus conventionnel. Emma, dans le même état d'esprit que sa famille et ses amis, insiste même pour que sa jeune compagne trouve une passion artistique afin de se réaliser. Elle ne peut concevoir qu'on puisse être heureux sans ça.

J'ai particulièrement aimé la présence du bleu dans le film qui est un rappel de la bande dessinée. Le bleu représente le désir et on le retrouve à plusieurs moments révélateurs. Mis à part sur les cheveux d'Emma, j'ai remarqué sa présence sur les ongles de l'amie d'Adèle qui l'embrasse dans les escaliers de l'école, sur les toiles peintes par Emma ou, encore, sur la robe d'Adèle dans la scène finale. 

Bref, je pourrais continuer à déblatérer sur ce film longtemps puisqu'il est vraiment consistant. Il ne dure pas trois heures pour rien ! Mais je préfère vous laisser faire votre propre idée.

samedi 1 février 2014

Joyeux Noël ! Non je ne suis pas en retard...

Tout juste après les vacances des fêtes, j'ai revu un film sorti en 2005 que je trouve absolument génial ! Je tenais à en parler sur mon blog mais c'est encore plus pertinent maintenant alors que je participe au défi "Une année en 14". 

Joyeux Noël raconte un page d'histoire qu'on ne m'a jamais enseigné à l'école mais elle a bien eu lieu. C'est la trêve de Noël de 1914 lors de la Première Guerre mondiale. En d'autres mots, les soldats anglais, allemands et français ont décidé, d'un commun accord et à l'insu de leurs généraux respectifs, de célébrer la nuit de Noël ensemble sans aucune violence. L'histoire a été romancée pour les besoin du film mais elle est inspirée de faits réels comme cette fameuse partie de football entre des différents camps.

Les héros, peu importe à quel clan ils appartiennent, sont très attachants. Ils ne sont présentés ni comme des héros ni comme des méchants mais plutôt comme de pauvres hommes qui subissent, bien malgré eux, les horreurs de la guerre. La fraternisation, dans les tranchées, en cette nuit de Noël fait vraiment plaisir à voir. 

Passez votre chemin si vous souhaitez voir un film de guerre rempli d'effets spéciaux, celui-ci est plutôt plein de bons sentiments malgré le contexte difficile. Mais si ce sont les émotions qui vous intéressent, foncez ! À voir dans le temps de Noël, ou pas !