dimanche 13 octobre 2019

Ça, chapitre 1 & chapitre 2


Chapitre un

Il y a quelques semaines, Netflix Canada a ajouté Ça : chapitre un à sa banque de films ce qui m'a donné envie de le revoir. 

Ce chapitre raconte la première partie de l'histoire du Loser's Club, ces jeunes adolescents qu'on intimide à l'école. Pour la plupart d'entre eux, la situation familiale n'est guère plus réjouissante. Mais, tout débute véritablement lorsque Georgie disparaît, enlevé (dévoré?) par un clown dans une bouche d'égout. C'est LA scène mythique. Puis Bill, le frère aîné de Georgie, et ses amis losers seront témoins d'événements surnaturels et effrayants. Ensemble, ils feront des recherches et essaieront de découvrir la vérité sur cette entité qui revient tous les 27 ans sous différentes apparences pour s'en prendre aux enfants de la ville de Derry.

Il s'agit d'un bien court résumé pour un film de 2 heures 15 minutes (et d'un roman de plus de 1 000 pages). Cependant, je préfère ne pas trop en dire pour ceux qui ne connaîtraient pas déjà l'histoire.

J'ai beaucoup aimé ce film et ce, pour plusieurs raisons. Les jeunes acteurs sont excellents et la chimie entre eux opère dès les premières scènes. Le dosage entre l'horreur et les moments plus légers est parfait. Il y a même de l'humour à certains moments. Puis, ça donne le goût d'être un enfant dans les années 80. Quelle liberté ils ont avec leur vélo ! Les lecteurs de King se souviendront que l'action se déroule dans les années 50 dans le roman. Bien qu'il y ait quelques différences avec le roman, rien n'est dérangeant. L'ambiance des eighties colle parfaitement bien au récit.



Chapitre deux

Je suis allée voir le deuxième chapitre au cinéma récemment. La scène d'ouverture avec le québécois Xavier Dolan est prometteuse. Ensuite, revoir les protagonistes du premier film 27 ans plus tard est vraiment intéressant. Que sont devenus Bill, Beverly, Ben, Stan, Richie, Mike et Eddie ? Cette première partie est sans faute pour moi. Les acteurs sont bons en plus d'avoir une ressemblance évidente avec les jeunes acteurs du premier chapitre. Mais, malheureusement, la chimie entre eux n'opère pas ou du moins, pas autant que lorsque les membres du Loser's Club étaient jeunes. À partir de la réunion du groupe au restaurant, j'ai commencé à décrocher et rien ne s'est arrangé avec la fin.

Les effets spéciaux trop nombreux. Dans le premier film, on suggérait beaucoup plus qu'on ne montrait les différentes formes que prenait l'entité. À trop les voir, ils ne nous effraient plus du tout. Et que dire de la fin ? Elle était visuellement beaucoup trop intense pour moi. Je n'ai pas du tout appréciée.

À noter tout de même : le caméo de Stephen King est une réussite. Quelle surprise de voir qu'il a un petit rôle dans le film ! Il en profite même pour se moquer des critiques qui lui répètent depuis bon nombre d'années que ses fins de romans ne sont pas toujours à la hauteur. 


Pour résumer, j'ai adoré le premier chapitre. Cependant, j'ai beaucoup de réserves pour le deuxième. Je dois spécifier que j'ai vu le premier film en version originale anglaise alors qu'au cinéma, le deuxième était traduit en français. Les Club des Ratés, ça ne m'a pas convaincue et le clown Grippe-Sou ça fait définitivement moins peur que Pennywise, non ?

mardi 8 octobre 2019

L'Outsider - Stephen King



Quatrième de couverture :

Parfois, le mal prend le visage du bien.

Le corps martyrisé d’un garçon de onze ans est retrouvé dans le parc de Flint City. Témoins et empreintes digitales désignent aussitôt le coupable : Terry Maitland, l’un des habitants les plus respectés de la ville, entraîneur de l’équipe locale de baseball, professeur d’anglais, marié et père de deux fillettes. Et les résultats des analyses ADN ne laissent aucune place au doute.
Pourtant, malgré l’évidence, Terry Maitland affirme qu’il est innocent.
Et si c’était vrai ?


Stephen King est un auteur que j'apprécie beaucoup et ce, depuis mon adolescence. Ses premières publications m'attirent davantage mais j'ai voulu jeter un oeil à ce qu'il écrivait présentement. J'ai opté pour L'Outsider paru cette année en français.

L'histoire débute comme un polar traditionnel. Un meurtre sordide, un vieux policier, une jeune victime, un tueur potentiel, un procureur, une enquête : tous les éléments habituels sont là. Puis vient l'alibi béton du présumé coupable qui change tout. À partir de là, l'enquête bascule. Puisque c'est Stephen King, il y a bien entendu un soupçon de surnaturel. Sans trop en révéler, il emprunte quelques éléments à la mythologie mexicaine. Je ne connaissais pas du tout ce folklore mais j'ai été suffisamment intriguée pour faire quelques petites recherches sur Internet par la suite.

Au fil des pages, les morts se succèdent au même rythme que les découvertes. Autour du policier et du procureur, se forme une équipe qui tentera d'éclaircir le mystère et de combattre le mal qui s'abat sur Flintcity, une ville imaginaire située dans le sud des États-Unis. Certains personnages seront familiers à ceux qui ont lus Mr. Mercedes ce qui n'était pas mon cas. 

Cependant, la fin m'a semblé fin trop rapide et un peu trop facile. N'est-ce pas d'ailleurs ce qu'on reproche souvent à Stephen King, de bâcler la fin de ses romans ? Il se moque justement de ces critiques dans son caméo du nouveau film It (je vous en parlerai très, très bientôt).

J'ai été captivée du début à la fin de ma lecture mais, après coup, je réalise qu'il ne figurera pas parmi mes King préférés.

D'autres livres de Stephen King sur mon blogue : Jessie, Carrie, Misery, Salem et Rage.

L'Outsider - Stephen King
Éditions Albin Michel 2019
576 pages


jeudi 3 octobre 2019

Les réservoirs de l'abîme - Stéphane Choquette

Quatrième de couverture :

Janvier 1998. Crise du verglas. Panne généralisée. Nicolas, 14 ans, est confiné dans sa maison avec sa grand-mère malade. Tous les voisins ont déserté le quartier, mais la grand-mère de Nicolas refuse d’aller dans un refuge. Dans cette ville fantôme aux allures apocalyptiques, un homme erre de maison en maison affublé d’un masque à gaz, et des événements inquiétants se multiplient : vols de génératrices, disparitions d’animaux… et enlèvements d’enfants. Nicolas parviendra-t-il à trouver de bonnes âmes pour lui venir en aide?

Une aventure de survie trépidante qui nous fait frissonner aussi bien de froid que de peur.

Tous les québécois de plus de trente ans se souviennent du mois de janvier 1998 et de la fameuse Crise du verglas : pannes d'électricité généralisées et… journées de congé d'école, jeux de société à la chandelle avec la famille, feu de bois dans le foyer. Si la Crise du verglas me rappelle de bons souvenirs, c'est loin d'être le cas du héros de ce roman. Nicolas Picard n'a que 14 ans en janvier 1998 mais il doit composer avec le froid, la noirceur, les déplacements quasi impossibles, les réserves de bois qui s'épuisent et sa grand-mère malade qui semble dépérir à chaque jour. Et puis, il y a ces voleurs qui rôdent, ces animaux qui disparaissent et cet enfant qui manque à l'appel.

Rien n'est facile pour Nicolas. Heureusement, il fait rapidement la rencontre de Sophie et de son père, qui seront ses alliés pendant l'épreuve. J'ai trouvé le personnage de Sophie un peu agaçant au départ mais ça n'a rien gâché. Puis, vers le milieu du roman, tout bascule. Un personnage étonnant et inquiétant fait son apparition et l'histoire prend un tout autre sens. L'action débute véritablement à ce moment. 

Évidemment, face à une telle catastrophe, la vie telle qu'on la connait disparaît peu à peu. Les comportements des gens changent également et c'est fort intéressant. Si certains demeurent altruistes malgré tout, d'autres n'ont plus aucun scrupule et ne pensent qu'à eux et leur bien-être.

Ce roman est parfait pour s'initier aux histoires d'épouvante. Sans être extrêmement effrayant, il donnera certainement quelques frissons aux jeunes lecteurs. Je le conseillerais à partir de 12 ans.

Les réservoirs de l'abîme - Stéphane Choquette
Éditions Québec Amérique 2019
272 pages

mardi 1 octobre 2019

Octobre, c'est l'Halloween !

L'octobre, c'est le moment parfait pour lire sous une couverture chaude, pour regarder des films lors des journées pluvieuses et pour se faire peur un peu ! Je fais donc un retour et je participe au Challenge d'Halloween de Lou et Hilde qui fête cette année ses 10 ans.

Le programme du challenge est très chargé mais facultatif. Nous pouvons publier tout ce que nous voulons qui a un lien avec l'Halloween, le mystère, la peur, etc. Je ne participerai pas à toutes les propositions mais je présenterai des livres et des films (entre autres) qui donnent des frissons tout le mois jusqu'au 31 octobre prochain.

lundi 30 septembre 2019

Les louves : une équipe de soccer au théâtre

Source : espacego.com

Du sport au théâtre, c'est étonnant ! Une distribution 100% féminine, ça l'est aussi. C'est sur une scène tapissée de gazon synthétique qu'une bande de jeunes femmes entrent au pas de course. Elles sont neuf, ont 16-17 ans et forment l'équipe de soccer des Louves. Nous les accompagnons le temps de leurs échauffements d'avant-match tout au long d'une saison. Elles rêvent presque toutes de se faire recruter, au terme de la saison, par une université américaine.

Dès l'entrée des adolescentes sur le terrain, les sujets de discussion fusent de partout. Légèrement chaotique au départ, le rythme ralenti un peu par la suite. Les joueuses discutent autant de menstruation que des Khmers rouges et ce, dans un langage vif et cru mais très réaliste. Elles sacrent et utilisent un "franglais" assumé tout à fait crédible pour des filles de cet âge. Fanny Britt a certainement fait un gros travail pour adapter la langue car la pièce Les Louves est la traduction de la pièce The Wolves écrite par l'américaine Sarah DeLappe qui a eu un énorme succès aux États-Unis. 

C'est donc tout en s'échauffant (réellement) de façon très synchronisée et en discutant que les membres de l'équipe se révèlent. Nous arrivons à saisir qui elles sont individuellement. Subtilement, on aborde les troubles alimentaires, l'hypersexualisation, l'anxiété de performance, l'homosexualité, la scolarisation à la maison, l'inégalité qui existe entre les hommes et les femmes dans le sport, etc. On explore la dualité du collectif et de l'individualité qui règne dans toutes les équipes. Les Louves forment un tout mais elles ne sont pas toujours tendres les unes envers les autres. Les frictions sont omniprésentes mais elles ne durent pas car, bien elles aient des personnalités et des opinions différentes, elles ont un but commun.  Les adolescentes qui verront la pièce se reconnaîtront sans doute. D'ailleurs, j'ai rarement vu autant de jeunes filles dans un public de théâtre.

Les Louves est une pièce dynamique et résolument féministe. Elle est présentée jusqu'au 6 octobre au Théâtre Espace Go de Montréal mais toutes les représentations sont complètes. C'est dire le succès qu'elle remporte !

Source : espacego.com
Les Louves (2019)
Texte : Sarah DeLappe (traduit par Fanny Britt)
Mise en scène : Solène Paré

vendredi 27 septembre 2019

Cultiver l'émerveillement - Catherine L'écuyer

Résumé :

Qui n’aimerait pas que son enfant soit avide d’apprendre et persévérant; qu’il soit capable d’introspection, de contemplation, de concentration; qu’il se montre chaque jour reconnaissant, ne tenant rien pour acquis?

Pourtant, notre époque ne cesse de l’éloigner de ces aspirations, de le détourner de la nature, du jeu libre, du silence… Dans notre monde à bout de souffle, les enfants glissent dès le plus jeune âge dans un milieu contaminé par les bruits, les écrans, les rythmes effrénés. À peine hauts comme trois pommes, ils doivent déjà faire face à des attentes élevées, à une scolarisation précoce, à des journées surchargées. C’est ainsi que sont étouffées la curiosité naturelle et la quiétude qui devraient normalement bercer l’enfance.

Cultiver l’émerveillement, c’est offrir à nos enfants un terreau fertile où ils pourront découvrir tranquillement les mystères et les beautés du monde. Un enfant émerveillé devient un adulte émerveillé, pour qui jamais ne s’éteint la soif d’apprendre.


Parents, éducateurs/éducatrices, enseignant(e)s, ce livre est pour vous ! Je m'éloigne un peu de mon créneau habituel pour vous présenter un essai qui m'a immédiatement intéressée.

Les enfants ont le pouvoir - presque magique - de pouvoir s'émerveiller devant n'importe quoi. Une branche qui flotte dans un lac, une fourmi qui travaille, un escargot qui avance lentement, etc. Ce sont des petites choses que nous ne remarquons plus. Ils sont de nature curieuse. Aristote a déjà dit "Tous les humains ont, par nature, le désir de savoir." Malheureusement, on observe que certains perdent ce désir de savoir, de découvrir et ce, de plus en plus jeune. Il en résulte des enfants et des adolescents blasés, qui s'ennuient et qui cherchent des moyens (parfois déviants) de se stimuler. Ils veulent par-dessus tout se divertir. Il y a des liens évidents à faire avec le TDAH (trouble du déficit d'attention avec/sans hyperactivité). Mais pourquoi en sommes-nous là ?

Catherine L'écuyer est docteure en sciences de l'éducation et en psychologie. Chercheuse, consultante et conférencière, elle est également mère de quatre enfants. Dans ce livre, elle s'intéresse à ce qui a changé dans la vie des enfants : surstimulation, surutilisation des écrans, horaires surchargés par les activités structurées et diminution du jeu libre. Elle propose sa vision d'une enfance saine et des moyens d'offrir un environnement et un emploi du temps propices à l'émerveillement. Elle cite plusieurs pédagogues connus, des philosophes, des chercheurs et même, des auteurs de littérature.

Que peut-on faire comme parent pour cultiver cet émerveillement ? Que peuvent faire les institutions ? Il faut définitivement offrir moins de divertissement et de stimulations externes. Au contraire, il faut plus de simplicité, de moments en famille et en plein air. Les études démontrent que les jeunes enfants apprennent davantage en interagissant avec un adulte significatif et en vivant des expériences sensorielles. Ce livre nous propose plusieurs pistes de réflexions et suggestions. Il y aurait tant à dire !

Dans les pays scandinaves et en Allemagne par exemple, les garderies et les écoles en plein air existent depuis longtemps. Au Québec, il y a aussi de plus en plus d'initiatives prises en ce sens. Pour les petits, j'ai récemment lu des articles concernant un CPE directement situé sur une ferme et des garderies qui offrent plusieurs heures dans la forêt par jour aux petits. L'émission Format familial y a consacré un segment dans cet épisode. Dans le milieu scolaire primaire, on entend beaucoup parler d'aménagement de cour d'école nature ou de cour d'école verte et de classes extérieures. Au secondaire, les projets sont plus rares mais on parle aussi d'apprentissage par le plein air, par exemple cette école de Montréal qui amène un groupe d'élèves dans un shack chaque année, pour 10 jours, où il n'y ni électricité ni réseau de cellulaire.

Comme enseignante et future maman, je me suis sentie très concernée par cette lecture. Je parie que ce sera le cas de plusieurs d'entre vous aussi.

Cultiver l'émerveillement - Catherine L'écuyer
Éditions Québec Amérique 2019
192 pages

mardi 24 septembre 2019

N'essuie jamais de larmes sans gants - Jonas Gardell

Quatrième de couverture :


Rasmus fuit son village et l’étouffant nid familial pour se jeter à corps perdu dans sa nouvelle vie à Stockholm, où brille l’espoir d’être enfin lui-même. Benjamin, lui, est déchiré entre le chemin tracé d’avance par son appartenance aux Témoins de Jéhovah et son simple désir d’aimer quelqu’un qui l’aimera en retour. C’est Paul, mère poule pour les gais égarés, qui les réunit par hasard une nuit de Noël. Ils repartiront main dans la main sans savoir que leur pas de deux enfiévré les mènera au bord de l’abîme. Que l’un d’eux tombera sous la lame d’une faucheuse que personne ne connaît encore : le sida.

Magistral hymne à la vie et à la tolérance vendu à plus d’un demi-million d’exemplaires et adapté à la télévision, N’essuie jamais de larmes sans gants documente parfois crûment une époque incandescente et trouble dans une prose sans compromis. Un témoignage aussi déchirant que nécessaire, pour ne pas oublier le chemin parcouru et pour continuer d’avancer, ensemble.


Un an loin d'ici. Je n'écrirai pas un billet pour chaque lecture que j'ai fait depuis plus d'un an mais seulement à propos de mes lectures les plus marquantes. N'essuie jamais de larmes sans gants n'a été rien de moins que ma lecture coup de cœur de l'année 2018 toutes catégories confondues.

À la base, l'auteur suédois a publié cette histoire en trois livres. Ils sont tous réunis dans cette brique qui fait plus de 800 pages. Dès les premières pages, le ton est donné et les émotions prennent le dessus. L'histoire de Rasmus, jeune adulte qui a quitté la campagne pour la métropole, et de Benjamin, jeune homme témoin de Jéhovah, est aussi belle que triste. Dans leur milieu respectif, leur homosexualité est loin d'être acceptée. Avec Paul, Seppo, Lars-Ake, Reine et Bengt, rencontrés au début du roman, ils peuvent être eux-mêmes et vivent enfin la vie qu'ils désirent. Ils forment désormais une nouvelle famille. Avec eux, la vie est belle. Malheureusement, plusieurs d'entre eux seront touchés par ce qu'on appelle alors le "cancer gay" qui est en fait le Sida. Nous sommes au début des années 80 et l'homosexualité vient tout juste d'être retirée du registre des maladies mentales.

Aux États-Unis, le Sida a frappé plus tôt. D'ailleurs, j'avais lu L'immeuble Christodora de Tim Murphy qui aborde le même sujet dans la ville de New York. Naïfs, les suédois ne croyaient pas que la maladie les rejoindrait dans le nord de l'Europe. Les personnages de Jonas Gardell sont donc étonnés lors de l'éclosion de la maladie. L'histoire de Rasmus et Benjamin est fictive mais l'auteur s'est grandement inspiré de sa propre vie et de celles des gens de son entourage. Par contre, l'auteur, qui affirme s'être documenté pendant des années, a aussi pris soin d'intégrer des passages plus informatifs qui nous font comprendre la pensée ambiante à cette époque.

Un an plus tard, j'en garde encore de très vifs souvenirs...

La toute première scène avec les deux infirmières et le jeune homme qui pleure.
Le coup de foudre de Rasmus et Benjamin au réveillon de Noël.
Leur magnifique promenade dans la tempête de neige.
Les séances très crues de sexe dans les toilettes publiques ou dans les saunas.
Le coming-out de Rasmus à ses parents.
La façon de traiter les cadavres des personnes souffrant du Sida.
Etc.

Un roman puissant, dur et bouleversant mais absolument nécessaire.

N'essuie jamais de larmes sans gants - Jonas Gardell
Éditions Alto 2018
832 pages

vendredi 20 septembre 2019

J'aime Hydro - Christine Beaulieu

Quatrième de couverture :

Hydro-Québec a longtemps symbolisé les plus grands rêves des Québécois, leur prise de pouvoir et leur affranchissement. Mais, plus de 70 ans après la création de cette société d’État, sommes-nous toujours «maitres chez nous»? Envoyée au front par Annabel Soutar et sa compagnie Porte Parole, Christine Beaulieu se fait l’interprète du citoyen dans un feuilleton politique palpitant. Théâtre documentaire exposant les facettes opposées d’un enjeu de société essentiel, «J’aime Hydro» lance une épineuse et passionnante discussion: qu’est devenue la relation entre Hydro-Québec et les Québécois?

J'aime Hydro est une pièce de théâtre documentaire qui se produit un peu partout dans les salles du Québec depuis 2017. Une brève recherche m'a appris que la tournée se poursuivra au moins jusqu'en 2020. Je n'ai pas vu la pièce mais ça ne m'a pas empêché d'apprécier ce texte qui nous est offert dans un très beau livre parsemé de jolies illustrations de Mathilde Corbeil (comme la couverture) et de photos.

Du théâtre documentaire, ça ne me disait pas grand chose… Mais, j'avais tellement lu de bonnes critiques que j'ai voulu aller voir par moi-même. Le livre se lit comme un documentaire mais c'est beaucoup plus dynamique. Christine Beaulieu a retranscrit des dialogues qu'elle a eus avec plusieurs personnes aux opinions et aux croyances divergentes : Roy Dupuis un défenseur des rivières québécoise, le président-directeur général, le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, des travailleurs d'Hydro-Québec, des membres de la communauté Innue, un maire d'une ville environnante, etc.

Tout ça peut paraître très didactique et compliqué mais, au contraire, c'est très accessible même pour les néophytes comme moi. Je n'avais que des connaissances de base mais c'était suffisant car Christine Beaulieu vulgarise et rend le texte très simple et même humoristique par moment ! Elle affirme avoir partie de zéro elle aussi. Il n'y a donc pas de raison de ne pas lire ce texte qui vous questionnera et qui vous fera sans doute réfléchir. Parce que, après tout, Hydro-Québec, ça nous concerne tous.

J'aime Hydro - Christine Beaulieu
Éditions Atelier 10 - 2017
253 pages

mercredi 18 septembre 2019

Le dernier qui sort éteint la lumière - Simon Boulerice

Quatrième de couverture :

On dit que les familles heureuses n’ont pas d’histoire et pourtant…
Arnold et Alia sont jumeaux et vivent avec leurs deux pères qui s’aiment. Tandis qu’Arnold préfère ne pas être remarqué et dessine discrètement des superhéros musclés, Alia parle haut et fort de sa famille particulière. À l’approche de leur treizième anniversaire, leurs pères entreprennent d’écrire 13 lettres qui dévoileront lequel des deux est le père biologique. Au fil des aléas du quotidien, de leurs déductions concernant leur génétique et des émissions de télévision qu’ils ne veulent pas manquer, les jumeaux découvrent que l’histoire d’amour réelle de leur famille vaut bien celles qu’ils écoutent compulsivement à la télé.

J'ai lu ce roman jeunesse il y a quelques mois. Malgré le temps qui a passé, j'en ai gardé un souvenir très clair.

Arnold et Alia sont jumeaux et ils ont deux pères. Pour l'anniversaire de leurs 13 ans, les pères décident de leur écrire 13 lettres. À la fin, ils promettent qu'ils sauront enfin lequel est leur père biologique.

Au début, je m'attendais à du suspense concernant le père biologique. Bien non… Ce n'est pas le suspense qui est mis à l'avant-plan mais bien l'histoire d'amour de leurs pères puis le contexte dans lequel leur projet d'avoir des enfants est né. Les lettres s'intéressent donc à la relation des parents alors que les moments au présent concernent plutôt les adolescents qui ont une vie ordinaire comme tous les ados. Ils vont à l'école secondaire, ils ont des amis, ils regardent beaucoup la télévision et ils ont des passion (le dessin pour Arnold).

Les familles homoparentales sont rares dans la littérature en général. Je ne nierai pas que j'ai un intérêt bien personnel pour ce type de représentation car nous serons bientôt deux mamans. Les questionnements et les malaises des adolescents m'interpellaient donc particulièrement. J'ai apprécié que les jumeaux ne réagissent pas de la même manière. Alia parle sans gêne de sa famille atypique alors qu'Arnold, bien qu'il aime ses parents, est parfois mal à l'aise devant ses pairs. D'ailleurs, la sortie au mini-putt de la famille est très révélatrice.

Le dernier qui sort éteint la lumière est un roman assurément feel-good avec un sujet absolument nécessaire. Merci Simon Boulerice de nous offrir de la diversité !

D'autres livres de Simon Boulerice sur mon blogue : L'enfant mascara, Les garçons courent plus vite et Javotte

Le dernier qui sort éteint la lumière - Simon Boulerice
Éditions Québec Amérique 2017
216 pages

mardi 17 septembre 2019

De retour !

Je sais, il y a plus d'un an que je n'ai rien publié ici. Malheureusement, j'ai manqué de temps durant la dernière année. Mon emploi du temps n'avait ni queue ni tête parfois. Quand j'avais un peu de temps libre, j'en profitais pour lire. Je ne pouvais plus continuer d'alimenter cet espace. Mais, la situation a changé. Je suis en retrait préventif depuis quelques jours car je suis enceinte. Une grand aventure commence ! Ayant plus de temps pour moi pour les cinq prochains mois, j'ai envie de revenir m'amuser ici et de partager mes belles découvertes.

Revenez très bientôt !!!