lundi 23 août 2010

Nouvelles chroniques de San Francisco - Armistead Maupin

Quatrième de couverture :

"Au fil des années 80 et de six volumes, les Chroniques ont connu, aux Etats-Unis un succès croissant, critique autant que public : bien au-delà de San Francisco et d'un lectorat gay, Maupin a peu à peu conquis une audience internationale qui, pas plus que ses personnages, ne se renferme dans un quelconque ghetto. La qualité littéraire y est pour beaucoup : les saynètes qui constituent la trame du récit sont certes tissées de dialogues, mais la justesse parfaite du ton ne doit pas occulter l'écriture. Les Chroniques nous parlent en effet du présent sur un mode désuet (...). Les tableaux nous promènent dans toute la société, du monde au demi-monde, du vernissage au rodéo gay, de la débutante à la punkette, du prêtre au policier, jusqu'à la reine d'Angleterre."
Eric Fassin
Le Monde.

Il y a plusieurs mois que j'ai lu le premier tome de cette série. Je ne sais pas du tout pourquoi j'ai tant tardé à lire le deuxième. Il est aussi bien que le premier sinon plus. Il y a encore plus de rebondissements dans celui-ci.

Après tout ce temps, j'avais un peu de difficulté à replacer les nombreux personnages de cette fresque mais une fois bien réinstallée au 28 Barbary Lane, j'ai pu apprécier les histoires qui se lisent comme un feuilleton. Ce deuxième tome est rempli de révélations surprenantes comme le secret bien gardé que dévoile Mme Madrigal sur son identité. Chaque petite histoire se termine en laissant en suspens une intrigue. C'est parfois un peu tiré par les cheveux mais il n'y a aucun temps mort. De cette manière, il est difficile de ne pas en lire "juste une petite dernière". M. Maupin a le tour avec ses lecteurs !

J'ai adoré faire un retour dans le temps et voyager sur la côte Ouest américaine à nouveau (et un peu au Mexique avec Mary Ann et Michael en croisière). Je lirai avec joie la suite des événements. Je veux connaitre le destin de mes personnages préférés. J'aurai rendez-vous avec Mary Ann, Michael, Brian, Mme Madrigal et Mona.

Défi 100 ans de Littérature américaine : 5/5
Voilà mon défi est maintenant clos !

samedi 21 août 2010

I'm back !

Voilà, je suis de retour après un court voyage chez nos voisins les Ontariens. Nous avons eu du très beau temps là-bas et beaucoup de plaisir ! Niagara Falls n'est pas du tout comme je m'y attendais par contre. La ville est extrêmement touristique. Cliffton Hill Area n'existerait tout simplement pas sans touriste ! Ce coin a des allures de grande foire avec des attractions toutes plus étranges et "débiles" les unes que les autres. Même si ce n'était pas vraiment notre truc, nous avons décidé de jouer le jeu. Nous avons visité un musée de cire de célébrités et une maison hantée.


Les chutes, elles, valent le coup. Nous les avons vu sous toutes leurs angles : d'en haut, d'en arrière, sur le côté, en bateau sur le Maid of the Mist, éclairées en soirée, etc. Nous avons aussi pu apprécier les feux d'artifices qui ont lieu juste au-dessus.

Bref, c'était un beau petit voyage avec son lot de fous rires avec les copines ! Maintenant, je demeure à la maison pour le reste des vacances. Il y aura assurément plus de lectures au programme !

dimanche 15 août 2010

Enfin les vacances !!

Je suis enfin en vacances pour deux semaines ! Pas beaucoup de lectures au programme pour les jours qui viennent puisque je pars en Ontario, à Niagara Falls, pour quelques jours avec des copines. Alors à bientôt !!

dimanche 8 août 2010

Slumdog millionaire

Je suis en retard sur ce coup-là, je sais ! Slumdog millionaire de Danny Boyle a énormément fait parler de lui l'an passé (j'utilise le titre en V.O. même si je l'ai vu en V.F. parce que je trouve que Le pouilleux millionaire, c'est juste horrible). Il n'a pas non plus passé inaperçu dans les grandes soirées de remise de prix : il a remporté 4 Golden Globes, 7 BAFTA et 8 Oscars. Avec tous ces prix, donner mon avis semble presque inutile mais ça me fait plaisir quand même.

Pour faire court, Jamal Malik, un jeune indien participe à un jeu-questionnaire télévisé pour avoir une chance de revoir son amour d'enfance. Par miracle, il réussit à répondre correctement à toutes les questions. Comme il vient d'un bidonville, on le soupçonne d'avoir triché. S'en suit un grand interrogatoire où il doit raconter sa vie et expliquer d'où lui vienne chacune des réponses.

Cette adaptation du premier roman de Vikas Swarup (que je n’ai pas lu) est un film très dur. On y montre la misère des enfants indiens qui doivent subvenir seuls à leur besoin. Selon les rumeurs, les petits acteurs qui incarnent Jamal, son frère et Latika enfants seraient eux-mêmes issus des bidonvilles où ont été tourné les scènes. Je ne sais pas si cela a été vérifié mais leur jeu est très réaliste. J’ai beaucoup aimé les voir jouer. Les différentes vues sur Mumbai sont superbes aussi. Je ne suis pas une habituée des films indiens et de Bollywood donc j'ai apprécié ce dépaysement. Ce n’est pas non plus le genre de films qu’on a l’habitude de récompenser. Et là me vient une question : Est-ce parce qu’il est différent qu’il a fait tant parler de lui ? Car malgré toutes ces qualités, je ne comprends pas pourquoi tant de prix.

Je ne sais pas si je lirai Les Fabuleuses Aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire de Vikas Swarup qui doit être très dur aussi mais j’ai envie de découvrir son autre roman Meurtre dans un jardin indien.

lundi 2 août 2010

Quand souffle le vent du nord - Daniel Glattauer

Quatrième de couverture :

En voulant résilier un abonnement, Emma Rothner se trompe d'adresse et envoie un mail à un inconnu, un certain Leo Leike. Ce dernier, poliment, lui signale son erreur ; Emma s'excuse, et, peu à peu, un dialogue s'engage entre eux, par mail uniquement. Au fil du temps, leur relation se tisse, s'étoffe, et ces deux inconnus vont se mettre à éprouver l'un pour l'autre une certaine fascination. Alors même qu'ils décident de ne rien révéler de leurs vies respectives, ils cherchent à deviner les secrets de l'autre... De plus en plus attirés et dépendants, Emmi et Leo repoussent néanmoins le moment fatidique de la rencontre. Emmi est mariée, et Leo se remet à grand peine d'un chagrin d'amour. Un jour, pourtant enfin ! , ils décident de se donner rendez-vous dans un café bondé de la ville. Mais ils s'imposent une règle : reconnaître l'autre qu ils n ont pourtant jamais vu, avec interdiction formelle de lui parler...

Daniel Glattauer, né à Vienne en 1960, écrit depuis 1989 des chroniques politiques et judiciaires pour le grand journal autrichien Der Standard, Quand souffle le vent du nord, son premier livre traduit en français, est son plus grand succès.



Les personnes qui ne connaissent pas ce livre ne suivent définitivement pas la blogosphère ! Je crois être la dernière à le lire mais je tiens à ajouter mon petit grain de sel car c'est, pour moi aussi, un coup de coeur !

Ce roman surprenant est composé uniquement de courriels que s'échangent Emmi et Léo. Ces courriels sont agrémentés d'humour, de sarcasme, de charme et parfois d'un brin de folie. C'est par leur façon d'écrire que nous arrivons à nous faire une idée de leur personnalité respective. Nous ne connaissons des personnages que ce qu'ils veulent bien révéler à cet être idéalisé qui attend impatiemment derrière son écran. Emmi et Leo sont pleinement conscients qu'ils idéalisent l'autre. C'est pour cette raison qu'ils ne veulent pas du tout se rencontrer au départ. Ils ont une grande crainte, celle de ne pas être à la hauteur des attentes de l'autre et vice versa.

J'ai aimé ressentir cette sorte de dépendance intense que l'on peut facilement développer sur Internet. C'est une réalité déconcertante pour l'entourage mais elle est pourtant bien réelle. Au fur et à mesure que la relation virtuelle s'épanouie, c'est comme si la vie quotidienne de chacun d'eux disparaissait peu à peu. Le virtuel empiète sur le monde réel. L'auteur le démontre habilement. En plus des relations par Internet, il aborde de manière délicate la question de l'infidélité. Il n'y a pas de réponses aux questionnements des protagonistes mais les réflexions valent le détour.

J'ai aussi adoré la fin. Elle en a déçu plusieurs mais je ne fais pas parti de ceux-là. C'est une fin choc, abrupte, j'en conviens mais dans ce cas-ci, j'ai aimé ! Et pour tout dire, je suis déçue qu'il existe une suite. Je ne sais pas si je la lirai. Si je décide de ne pas la lire, ce n'est pas parce que je n'ai pas apprécié ma lecture de Quand souffle le vent du nord. Au contraire.

dimanche 25 juillet 2010

Le colis Swap Littérature Jeunesse - Partie 2

J'ai reçu au milieu de la semaine la suite de mon colis du Swap Littérature Jeunesse ! Ma swappée m'avait promis une enveloppe de "Sweeties" et je peux dire que j'ai été bien gâtée encore une fois !


Voici le contenu de la grande enveloppe : une très jolie carte, des bonbons Gobstoppers (durs à l'extérieur et "chewy" à l'intérieur !), un assortiment de chocolats noirs (délicieux !) et des biscuits-fudges de Londres ! Miam miam ! Merci beaucoup Marion !!

mardi 20 juillet 2010

Docteur à tuer - Josh Bazell

Quatrième de couverture :

Le Dr Peter Brown est interne dans le pire hôpital de Manhattan. Il a du talent pour la médecine, des horaires infernaux et un passé qu'il préférerait taire. Qu'il s'agisse d'une artère bouchée ou d'un projet machiavélique de procès pour erreur médicale, il connaît le mal qui se tapit dans le coeur des hommes. Il faut dire que, dans une autre vie, le Dr Brown a été Griffe d'ours, un tueur à gages pour la mafia. Eddy Squillante, son nouveau patient, n'a plus que trois mois à vivre, et peut-être moins, lorsqu'il découvre que sous les traits de son nouveau médecin se cache Griffe d'ours. Avec la mafia, le gouvernement et la mort en personne qui s'abat sur l'hôpital, le Dr Brown parviendra-t-il à survivre et à saisir sa dernière chance de rédemption ?

Premier roman de Josh Bazell, lui-même médecin, Docteur à tuer est boosté à l'adrénaline et à l'humour. Time Magazine l'a sélectionné pour son originalité parmi les meilleurs romans de l'année 2009. Et Leonardo DiCaprio incarnera prochainement le Dr Brown au cinéma.


J'ai choisis ce livre comme je le fait malheureusement très rarement, c'est-à-dire par hasard. J'avais envie d'un polar puis après avoir lu la quatrième de couverture, j'avais envie de le découvrir.

Le rythme rapide nous offre l'intérêt nécessaire pour tourner les pages les unes après les autres sans s'en rendre compte. L'humour est grinçant et les notes en bas de page sont originales mais le roman en soi est simple. Il aurait gagné à être plus étoffé. J'ai l'impression qu'on a tout misé sur l'humour spécial de Bazell.

Contrairement à ce que j'aurais cru, ce sont les retours en arrière que j'ai préféré. Le personnage principal raconte son enfance, sa rencontre avec la famille Locarno qu'il choisit comme modèle, ses premiers amours et des anecdotes du début de sa "carrière" dans la mafia. Sa nouvelle carrière et son histoire avec Squillante, son patient mourant, ne m'ont malheureusement pas intéressées. Je m'attendais à la fin à une poursuite haletante dans l'hôpital mais la scène finale m'a déçue.

Au final, je dirais que le premier roman de Josh Bazell se laisse lire mais il n'est pas un grand roman. Il aura fait l'affaire pour quelques après-midis ensoleillés sur le patio mais je sais déjà que je n'en garderai pas un grand souvenir.

dimanche 18 juillet 2010

Le colis Swap Littérature Jeunesse - Partie 1

N'étant pas chez moi la semaine dernière, je n'ai déballé mon colis du Swap Littérature Jeunesse que vendredi. Un gros colis m'attendait devant ma porte. Je trouve ça stupide de la part des facteurs de laisser un tel colis devant la porte d'un appartement (surtout avec Amazon.ca écrit dessus, c'est tentant, non ?). Heureusement, j'ai des voisins honnêtes.
Enfin, je veux vous montrer ce que j'ai déballé ! J'ai été bien gâtée. C'est la première partie puisque Marion m'a dit qu'une enveloppe "Sweeties" en provenance de Londres allait suivre. J'ai hâte ! Je vous montrerez ça évidemment !!
Il y avait quatre paquets cadeaux à l'intérieur et sur chacun d'eux, un petite carte avec de gentils petits commentaires de Marion...
Les livres : Au bonheur des ogres de Daniel Pennac (je ne connais pas mais Marion dit avoir beaucoup aimé, j'ai hâte de le découvrir), La fée carabine de Daniel Pennac (la suite du précédent), Treize raisons de Jay Asher (que j'avais dans ma wish list).
Un DVD : Deux aventures de tintin de Hergé : Les 7 boules de cristal suivi de Le temple du soleil (j'ai lu plusieurs de ses aventures en BD mais ce sera la première fois que je regarde une adaptation en dessins animés).
Un gros merci pour tout Marion ! Vivement la suite :)

samedi 10 juillet 2010

L'été meurtrier - Sébastien Japrisot

Quatrième de couverture :

"J'ai dit d'accord.
Je suis facilement d'accord sur les choses. Enfin, je l'étais avec Elle. Une fois, je lui ai donné une gifle et, une fois, je l'ai battue. Et puis, je disais d'accord. Je ne comprends même plus ce que je raconte. Il n'y a qu'à mes frères que je sais parler, surtout le cadet, Michel. On l'appelle Mickey. Il charrie du bois sur un vieux Renault. Il va trop vite, il est con comme un verre à dents. »
Lisez la suite. Ce roman vous tiendra en haleine jusqu'au bout...


À dix-sept ans, Sébastien Japrisot publie sous son vrai nom (Jean-Baptiste Rossi) son premier roman, Les mal partis. Après une période où il écrit directement pour le cinéma (Le passager de la pluie...), il revient à la littérature avec L'été meurtrier (prix des Deux-Magots 1978). Il a écrit plus de dix romans qui ont tous connu le succès.

Comme la quatrième de couverture en dit peu, je vais résumer pour ceux qui, comme moi avant la lecture, ne connaissent pas cette histoire et qui n'ont pas vu l'adaptation avec Adjani apparemment bien connue. L'été meurtrier, c'est l'histoire de Pin-Pon (on le surnomme ainsi parce qu'il est pompier à ses heures) et d'Eliane principalement mais toute une bande de personnages participent aussi à cette fresque. Éliane, dès le début, a un plan : elle veut venger sa mère d'un terrible évènement survenu plusieurs années plus tôt. On ne sait pas pourquoi ni comment elle s'y prendra mais on soupçonne rapidement que sa liaison avec Pin-Pon fait partie du plan. Elle est une fille très spéciale, aux moeurs légères mais à la personnalité forte.

Même s'il fait partie de la collection Folio policier, ce n'est pas l'intrigue policière qui m'a tenu en haleine puisqu'elle est très subtile pendant la majeure partie du roman. Ce n'est que vers la fin que le suspense est plus prenant. Ce sont les personnages originaux qui attirent l'attention. La psychologie des personnages et leurs relations entre eux sont très travaillées. J'ai trouvé par contre qu'il y avait trop de scènes sexuelles qui, finalement, n'apportaient rien au récit. Trop c'est comme pas assez, dit-on.

J'ai apprécié la façon de raconter par le biais de plusieurs personnages qui donne tour à tour leur point de vue. Lorsque certains personnages racontaient, l'écriture devenait semblable à celle de L'attrape-coeur de Salinger. C'est seulement en lisant la quatrième de couverture"[ ] Sébastien Japrisot publie sous son vrai nom Jean-Baptiste Rossi [ ]" que j'ai fait le lien, c'est lui-même, Rossi ou Japrisot (comme vous voulez), qui a traduit l'oeuvre de Salinger.

Mon intérêt a été plutôt inégal pendant la lecture mais je reconnais que Japrisot a écrit un roman complexe, intéressant et bien écrit. Le principal bémol pour moi est qu'il traine un peu en longueur.

jeudi 1 juillet 2010

Bientôt.. le Swap Jeunesse !

C'est aujourd'hui qu'était prévu le grand déballage des colis du Swap Jeunesse. Ma swappée ayant eu des difficultés pour trouver des livres en français (elle est de Londres !!), je vais le recevoir le mien un peu plus tard. Je vous en donne des nouvelles promis ! Si vous êtes curieux de voir les colis des autres participants, allez sur le site du Swap ici.. Et, pour voir celui que j'ai envoyé à Mousse, c'est .