mercredi 15 janvier 2014

Dora (t.1) - Minaverry

Résumé :

Allemagne, 1960. Dora, jeune juive dont le père est mort en camp de concentration, travaille comme archiviste au Berlin Document Center. Confrontée à l’horreur des crimes nazis, elle entreprend sa propre enquête. Elle rejoint sa mère en France, se lie à un groupe de jeunes communistes de Bobigny, puis fait la connaissance d’un espion israélien qui lui propose de partir en Argentine sur les traces de Mengele, le célèbre médecin nazi d’Auschwitz… 

À travers ces rencontres et ces aventures, Dora reconstitue une partie de sa propre histoire et passe de l’adolescence à l’âge adulte. Dora est une aventure passionnante qui nous entraîne dans le contexte géopolitique de l’après Seconde Guerre mondiale. Chasse aux nazis rocambolesque à travers le monde, c’est aussi un récit historique et documentaire, et un roman d’apprentissage palpitant. 

C'est grâce à Maus que j'ai eu envie de lire un autre album sur la Seconde Guerre mondiale. Par contre, l'histoire de Dora ne se passe pas pendant la guerre mais plutôt quelques années après. L'auteur nous fait part des énormes drames humains qui ont eu lieu par le biais d'archives. Il faut savoir que la jeune Dora travaille comme archiviste au départ.

Je n'ai pas détesté cette lecture mais il a fallu parcourir plus de la moitié du livre pour comprendre où voulait en venir Minaverry et entrevoir quelle serait l'intrigue. Je n'avais pas lu le résumé, je ne savais pas que l'héroïne partirait à la recherche du docteur Mengele en Amérique du Sud. Quand je l'ai compris, j'étais plus intéressée. Je sens que le tome suivant sera plus palpitant.

Sans être une historienne aguerrie, je peux m'imaginer le travail de moine derrière cette histoire très documentée. Il fallait rendre le métier de Dora crédible, c'est réussi ! Par contre, il y avait beaucoup trop d'archives à mon goût. Elles ralentissaient le rythme de la lecture. Certaines étaient pertinentes et intéressantes, d'autres moins.

Les dessins, eux, sont très beaux. Je trouve qu'ils ont de la classe malgré les visages qui me semblaient parfois un peu figés. Ce noir et blanc s'harmonise parfaitement avec ce genre d'histoire.

Je crois que je lirai la suite car on a réussi à piquer ma curiosité. Si j'avais un conseil à vous donner, ce serait le suivant : attendez d'avoir les deux tomes sous la main !




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dimanche 12 janvier 2014

Hiver arctique - Arnaldur Indridason

Quatrième de couverture :

Un soir glacial de janvier à Reykjavik, le corps d’un petit garçon est retrouvé au pied d’un immeuble de banlieue. Il avait douze ans, rêvait de forêts, ses parents avaient divorcé et sa mère venait de Thaïlande. Erlendur et son équipe n’ont aucun indice, mais le frère aîné de la victime disparaît avec la complicité de sa mère. Erlendur va explorer tous les préjugés qu’éveille la présence croissante des immigrés dans une société fermée. Une autre enquête mobilise Erlendur. Une femme trompée, qui croyait au grand amour, a disparu, et une femme mystérieuse appelle le commissaire sur son portable pour pleurer, ce qui va permettre au commissaire de révéler ses dons de diplomate. Par ailleurs, son fils et sa fille s’obstinent à exiger des réponses qu’il n’a aucune envie de donner. 

Dans ce dernier roman impressionnant, Indridason surprend en créant un monde à la Simenon. Il a reçu pour ce livre, et pour la troisième fois, le Prix Clé de Verre du roman noir scandinave.

Pendant le temps des fêtes, j'ai lu ce livre (de circonstance) alors qu'il neigeait des centimètres et des centimètres à l'extérieur ! J'aime bien cet auteur et son personnage Erlendur. Mais surtout, ce que j'aime des polars d'Indridason, ce sont les enquêtes. On peut facilement élaborer des théories comme si nous étions enquêteur aussi. Cet opus n'y fait pas exception. J'ai encore eu du plaisir à lire ce polar très efficace qui a aussi un petit côté social. 

On y aborde de façon directe la vie des immigrants venant d'Asie et de l'intégration de leurs enfants à l'école. Le racisme est malheureusement encore une réalité en Islande (comme dans tous les pays je suppose). Indridason a l'habitude des thèmes durs et il en parle bien. Il dénonce sans être moralisateur pour autant. À part le racisme dans celui-ci, il a abordé la violence conjugale dans La femme en vert et la "surveillance mutuelle" dans l'Allemagne des années 60 dans L'homme du lac

Mon seul petit agacement est l'histoire du jeune frère d'Erlendur, qui a perdu la vie dans une tempête, qui commence vraiment à me lasser. On connait les faits depuis le premier titre, La cité des Jarres, et on en reparle régulièrement à chaque nouveau livre malgré que ce dossier n'avance absolument pas. Jusqu'ici, je n'avais presque pas de point négatif à mentionner sur cette série mais en voilà un ! Cela dit, il n'est pas assez agaçant pour m'empêcher de poursuivre.

Hiver arctique - Arnaldur Indridason
Éditions Métailiés 2009
336 pages

mercredi 8 janvier 2014

Mauvais genre - Chloé Cruchaudet

Résumé :

Paul et Louise s'aiment, Paul et Louise se marient, mais la Première Guerre mondiale éclate et les sépare. Paul, qui veut à tout prix échapper à l'enfer des tranchées, devient déserteur et retrouve Louise à Paris. Il est sain et sauf, mais condamné à rester caché dans une chambre d'hôtel. Pour mettre fin à sa clandestinité, Paul imagine alors une solution : changer d'identité. Désormais il se fera appeler Suzanne. 

Entre confusion des genres et traumatismes de guerre, le couple va alors connaître un destin hors norme. Inspiré de faits réels, Mauvais Genre est l'étonnante histoire de Louise et de son mari travesti qui se sont aimés et déchirés dans le Paris des Années folles.

Si la couverture de Mauvais genre vous est étrangère, c'est que vous n'avez pas suivi les blogs de BD ces derniers mois ! On voit Mauvais genre partout depuis un moment. Et partout, on l'encense! Je ne pouvais pas résister à lui jeter un coup d’œil.

Graphiquement, c'est ce qui me plait le plus, côté BD, depuis des lustres ! J'adore ces dessins sans cadrage et les teintes utilisées. J'étais sous le charme tout au long de ma lecture !

Du côté du scénario, je n'ai pas été déçue non plus. Les quelques pages sur la guerre sont bouleversantes et m'ont ébranlées. C'était la première fois qu'une bande dessinée me faisait cet effet-là ! On ne peut que se réjouir du retour de Paul et on comprend son choix même s'il peut être très lourd de conséquences. Par la suite, j'ai été touché par l'histoire de cet homme que la guerre et la peur constante d'être retrouvé ont détruit. Même s'il n'est pas toujours doux avec sa femme, impossible pour moi de détester ce personnage qui s'est jeté dans de vilaines dépendances pour oublier : l'alcool et le sexe. Malgré tout, on ne peut qu'avoir pitié de Louise qui a perdu l'homme qu'elle aimait. Il faut aussi savoir que l'histoire est grandement inspirée d'une histoire vraie. Les dialogues sont justes et crédibles. 

Je craignais avoir de trop grandes attentes et être déçue. Heureusement, j'ai été aussi conquise que les gens dont j'ai lu les commentaires si élogieux. Chloé Chruchaudet est assurément un nom à retenir !



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dimanche 5 janvier 2014

Tag du blogueur convivial !

Une belle surprise m'attendait hier matin sur le joli blog de Cristie ! Elle m'a nommé dans ce tag de la convivialité créé à la base par Mo’. Comme cette dernière le dit sur son blog, il s'agit "d'un nuage de tag pour remercier les internautes des échanges menés sur mon blog". Je suis donc très heureuse d'avoir été choisie par Cristie et ça me fait plaisir de poursuivre en nommant aussi des blogueurs/blogueuses. Cependant, je me suis permis d'en désigner moins que 10 puisque je n'ai pas été aussi active sur mon blog dernièrement... J'espère que Mo' ne m'en voudra pas !


Voici les règles auxquelles tu devras te plier :

1. Lorsque tu apprendras que tu as été désigné, te réjouir tu devras. Danser la gigue et arborer le logo de ce Tag sur ton blog tu feras.

2. Pour remercier celui qui t’a désigné, un petit texte tu rédigeras.

3. Puis, les 10 internautes les plus bavards sur ton blog tu nommeras.

5. Les prévenir (sur leur blog) de ton méfait tu devras.

6. Faire ce tag UNE SEULE FOIS tu pourras.


Voici celles que je nomme pour les remercier de leurs visites, leurs commentaires, nos échanges et leur fidélité :


jeudi 2 janvier 2014

L'adaptation de "L'histoire de Pi"

Chaque année, je regarde la soirée des Oscars. Je m'y intéresse encore plus depuis que j'ai moi-même foulé les marches du Kodak Theater lors d'un voyage sur la côte ouest américaine. L'année dernière, l'adaptation de L'histoire de Pi n'est pas passée inaperçue en y remportant l'Oscar de la meilleure photographie et des effets visuels. Je ne l'avais pas vu à ce moment-là mais, honnêtement, je ne croyais pas qu'on pourrait en faire un bon film. C'est un livre rempli de réflexions et, dans ma tête, ça manquait d'action et de personnages. Il faut comprendre que pendant la majeure partie du film, le personnage principal est seul sur son bateau avec pour unique compagnon, un tigre de Bengale qu'il nomme Richard Parker. Joli nom pour un tigre !

J'ai lu L'histoire de Pi du québécois Yann Martel en 2009. Je lui avais reproché de contenir certaines longueurs mais, au final, j'avais bien aimé. J'y avais noté d'inspirantes réflexions sur le sens de la vie, de la religion, de l'amour, etc. Ce sont des sujets qui, selon moi, sont difficilement abordables dans un grand film hollywoodien. Mais étonnamment, alors que je croyais m'ennuyer ferme, j'ai aimé ! Il n'est pas aussi profond que le livre mais il est intéressant. On y retrouve une petite dose d'humour qui était aussi présente dans le livre. Puis, il mérite amplement son prix pour la magnifique photographie.

Finalement, à l'instar de Cast Away, l'histoire de Piscine Molitor vaut la peine d'être vu... mais Cast Away demeura la référence !

Une preuve de mon passage sur Hollywood Boulevard et au Kodak Theatre, voici un petit cliché que j'ai pris !


dimanche 29 décembre 2013

Polina - Bastien Vivès

Résumé :

Très douée pour la danse, la petite Polina Oulinov est sélectionnée pour suivre les cours de Nikita Bojinski, un maître d’une exigence absolue, à la fois redouté et admiré. 

Au fil de son enseignement, qu’elle suit des années durant, Polina devenue jeune fille développe avec son mentor une relation complexe, entre antagonisme et soumission – et finit par le quitter pour explorer de nouvelles expériences artistiques, en toute indépendance. Plus tard, devenue vedette internationale dans sa discipline, la jeune femme prendra toute la mesure de sa dette à l’égard de ce maître aussi difficile que lumineux.


Polina m'a tout de suite attirée par son épaisseur. J'adore les bandes dessinées bien longues ! Il fallait qu'elle soit assez volumineuse parce qu'on y suit le destin sur plusieurs années de cette danseuse étoile depuis ses 5-6 ans jusqu'à ce qu'elle soit une femme. J'ai lu quelque part que Bastien Vivès s'était inspiré de la vie de Polina Semionova ce que j'ai trouvé doublement intéressant.

La danse n'est pas un de mes sujets de prédilection. Je n'ai jamais dansé et je ne suis pas une fan non plus mais le personnage de Polina est attachant et j'ai adoré le suivre. Je crois vraiment que n'importe qui peut apprécier cet album. Aimer la danse ne serait qu'un plus !

L'écriture m'a plu également. J'y ai relevé de belles citations sur la danse mais aussi, sur l'amour et sur  la vie. Certains moments sont très touchants que ce soit avec son maître, son amoureux ou ses copains.

Le côté graphique ne me plaisait pas totalement au départ, je dois l'avouer. Le nez noir de Polina et ses oreilles "décollées" me rebutaient un peu. Les dessins sont parfois très approximatifs mais, au final, ça fonctionne très bien. Les mouvements des corps qui dansent sont très bien dessinés. C'était aussi un des points forts de l'autre album de Vivès que j'ai lu Le gout du chlore.

Je suis heureuse d'avoir enfin mis la main sur cet album si souvent louangé sur la toile. Lu pendant le temps des fêtes, ça me faisait penser au ballet de Casse-Noisette, ce qui n'était pas pour me déplaire ! Un bon gros album à lire absolument!


Polina - Bastien Vivès
Éditions Casterman 2011
216 pages

vendredi 27 décembre 2013

La journée hivernale idéale... selon Marguerite !

À la campagne, on profite de l'hiver! Hier, c'était vraiment la journée d'hiver idéale! De quoi était-elle composée?

De quelques heures de ça, avec la famille et les amis :



Puis de quelques heures de ça pour se reposer :



Bonne vacances à ceux et celles qui le sont toujours ! Quelques billets de lecture sont à venir bientôt !

mardi 24 décembre 2013

Joyeux Noël à tous !

En cette veille de Noël, je vous souhaite de passer de beaux moments avec vos proches. Profitez des petits bonheurs que ce temps de l'année nous offre (comme ce café "Coureur des bois" et ce joli feu dans la neige qui a illuminé notre soirée du 23 décembre). 
Je vous souhaite tous un très joyeux Noël ! 


mercredi 18 décembre 2013

Maus - Art Spiegelman

Résumé :


Le père de l'auteur, Vladek, juif polonais, rescapé d'Auschwitz, raconte sa vie de 1930 à 1944, date de sa déportation. Ce récit est rapporté sous la forme d'une bande dessinée dont les personnages ont une tête d'animal : les juifs sont des souris, les nazis des chats, les Polonais des porcs et les Américains des chiens.

Maus, je l'ai repéré dès que j'ai commencé à lire des bandes dessinées. Partout, on la cite comme l'une des plus grandes références (ou même, LA référence). Je ne regrette pas d'avoir acheté cette belle édition sortie pour l'anniversaire des 25 ans de Maus.

Quand on ouvre un monument du genre, on s'attend à une claque. Et, ce n'est pas parce qu'on s'y attend que la claque est moins grosse ! Je ne dirai probablement rien de nouveau, rien qui ne s'est jamais dit sur cette bande dessinée mais je dois faire un billet sur pour souligner ma découverte de cette histoire.

Les personnages sont un point fort de Maus selon moi. Ils sont inspirants tout en étant sensibles et humains (malgré leurs têtes d'animaux). Difficile à croire qu'on peut s'attacher autant à de petites souris! Un passage où l'un d'entre eux offre une cuillère et une ceinture de cuir à un ami est particulièrement touchant. Je crois qu'il me marquera pour longtemps. Rien n'est laissé au hasard quant aux animaux choisis pour les représenter, il y a toujours une signification. Les souris sont des juifs, les chats sont des nazis, les cochons sont des polonais, les chiens sont des américains, les grenouilles sont des français, les élans sont des suédois et les gitans épris de liberté, des papillons.

J'ai aimé aussi la relation filiale chaotique entre Artie et Vladek. Leurs rencontres nous montrent comment cet homme blessé dans le passé peut avoir repris le dessus dans son existence. Mais, contrairement à plusieurs survivants de la guerre dépeints dans d'autres oeuvres, on ne le considère pas comme un héros. Art Spiegelman souligne même son caractère de façon peu élogieuse parfois. Malgré ses défauts, on ne peut s'empêcher d'éprouver de la sympathie pour lui. Sa façon de parler et surtout de construire ses phrases le rendent unique aussi. 

Les dessins ne me plaisaient pas particulièrement à première vue mais je les appréciais de plus en plus au fur et à mesure que la lecture avançait.

Cette BD est bouleversante, intelligente et pertinente. Elle prouve que le 9ème art est un excellent moyen de transmettre des émotions et de faire revivre le passé avec des témoignages. Je pourrais continuer à énumérer ses qualités mais franchement, le mieux, c'est de lire ce chef d'oeuvre.



Pour voir ce qu'ont lu les autres participants de la BD du mercredi, c'est chez Mango !

dimanche 15 décembre 2013

Cadeau de moi à moi !

J'ai commencé mon magasinage de cadeaux de Noël pour mes proches et, comme un enfant, j'ai voulu avoir un cadeau tout de suite ! Je me suis offert ce bel album de collection de Paul (on est fan ou on ne l'est pas!) en trèèès grand format, en couleur et avec des bonus. Et surtout, il est signé par Michel Rabagliati ! Wow ! Vous l'avez sans doute remarqué, je suis actuellement dans une passe plus "BD" que roman parce que j'ai malheureusement moins de temps à consacrer à la lecture. Dès que j'ai quelques minutes, je dévore un album. Les vacances du temps des fêtes seront très appréciées !