samedi 6 janvier 2018

Un film pour se faire peur : A cure for wellness

Pendant les vacances, j'ai regardé ce film, bien emmitouflée, après une brève balade dehors par une journée de -26°C. A cure for wellness est offert sur Netflix depuis quelques semaines. Un coup d'oeil à la bande-annonce m'a donné le goût de le voir, elle est superbe ! Mais "superbe" dans le sens malaisante aussi... Regardez-là, vous verrez bien !

M. Lockhart est un jeune cadre dans une entreprise américaine. Il est envoyé par ses supérieurs dans une station thermale unique en Suisse pour y retrouver le PDG de l'entreprise, M. Pembroke, qui y est allé et qui n'en est jamais revenu. Déjà à ce point, on sait que quelque chose cloche. Pourquoi M. Pembroke n'est-il jamais revenu ? Est-il au moins vivant ? Que se passe-t'il réellement là-bas ?

La station thermale dans les Alpes suisses est un endroit idyllique. Les images sont extraordinairement belles et pourtant, elles donnent froid dans le dos. J'ai adoré la photographie de ce film. En fait, j'ai un faible pour ces films à l'esthétisme particulièrement léché. Et que dire de la musique ? Elle est parfaite pour nous effrayer ! Le scénario plein de mystère est intéressant aussi. Le suspense est présent du début à la fin. Je n'ai pas vu passer les 2 heures 26 minutes ! Cependant, la fin m'a un peu déçue, je dois l'admettre. Elle est tordue mais pas dans le sens que j'espérais... Quelques questions demeurent aussi sans réponse.

A cure for wellness est un bon film à voir ne serait-ce que pour son esthétisme incroyable et son atmosphère horrifique !


jeudi 4 janvier 2018

Homo Sapienne - Niviaq Korneliussen

Quatrième de couverture :

Révélant une voix exceptionnelle, Homo sapienne suit la vie de cinq jeunes dans la ville de Nuuk, capitale du Groenland. Ils vivent des changements profonds et racontent ce qui, jusqu’à maintenant, a été laissé sous silence : Fia découvre qu’elle aime les femmes, Ivik comprend qu’elle est un homme, Arnaq et Inuk pardonnent et Sara choisit de vivre. Sur «l’île de la colère», où les tabous lentement éclatent, chacune et chacun se déleste du poids de ses peurs.

Niviaq Korneliussen manie une langue crue, sensible et indomptée. Elle parle du désir universel d’être soi, socialement, intimement, confiante que les cœurs et les corps sauront être vrais.

Née en 1990, Niviaq Korneliussen a grandi à Nanortalik, au sud du Groenland. Homo sapienne marque un tournant dans l’histoire littéraire groenlandaise en rejoignant un lectorat en dehors de la terre natale. Selon The New Yorker, l’écrivaine inuite s’affirme avec ce premier livre comme la «nouvelle étoile du Nord».


Niviaq Korneliussen est la première auteure groenlandaise que je lis. À en croire la préface, ils ne sont pas nombreux à être lus en dehors du Groenland non plus. Sa façon moderne d'écrire et ses thèmes se distinguent de ses prédécesseurs. C'est probablement ce qui explique son grand succès en partie.

Homo Sapienne est divisé en cinq parties distinctes et chacune d'elle porte la voix d'un personnage. Cependant, nous recroisons les personnages dans les parties des autres. Ils habitent tous la ville de Nuuk. Comme sa population est limitée, les personnages se connaissent tous ou, du moins, sont reliés entre eux d'une quelconque façon. Fia, Arnaq, Ivik, Inuk et Sara sont jeunes, amoureux et épris de liberté mais aussi, résignés. Ils forment une génération qui se cherche. Ils se cherchent une identité propre, une identité sexuelle et/ou de genre et une identité en tant que Groenlandais. En attendant, ils fêtent, ils boivent et ils couchent ensemble !

J'ai beaucoup aimé que les voix soient différentes les unes des autres. L'écriture est aussi fluide et crue. Elle est parsemée de phrases anglaises ainsi que de termes d'une langue Inuit du Groenland (toujours traduits évidemment). Ce mélange représente parfaitement cette génération qui s'ouvre sur le monde avec l'anglais mais qui conserve aussi la langue de leurs ancêtres. Je comprends tout à fait que ce roman ait fait tout un tabac là-bas. Toute une génération s'est retrouvée dans ce roman. Et même si je n'ai rien d'une Groenlandaise, j'ai adoré aussi !

Homo Sapienne - Niviaq Korneliussen
Éditions La Peuplade 2017
232 pages

mardi 2 janvier 2018

Stranger Things la suite (saison 2)

Je fais partie des gens qui ont dévoré la première saison de Stranger Things offerte sur Netflix. Je vous en avais parlé l'année dernière ici. J'avais eu un gros coup de coeur pour cette ambiance, ces personnages géniaux (surtout Eleven) et le flashback dans les années 80. J'attendais donc avec impatience la sortie de la deuxième saison. J'avais hâte mais j'avais aussi un peu peur d'être déçue. 

Dès que j'ai revu le générique, une excitation s'est fait sentir. Quel beau générique digne des eighties ! Les références aux films et romans d'épouvante des années 80 sont toujours bien présentes. J'ai donc enfilé les trois premiers épisodes. Mais passé le plaisir de retrouver les personnages, j'étais malheureusement nettement moins emballée par ce début de saison. L'esthétisme était toujours au rendez-vous mais le scénario n'était pas aussi entraînant. 

Vers le milieu, deux ou trois épisodes s'élevaient un peu au-dessus des autres pour mon plus grand plaisir. Puis, un épisode est venu assombrir le tout soit le septième, celui consacré à la soeur d'Eleven. Heureusement, les deux derniers valent vraiment le coup. Le dernier épisode, d'une durée exceptionnelle d'une heure, est le meilleur de tous ! Dès qu'il se termine avec la scène du Snow Ball que j'ai vu comme une référence à Carrie, on regrette que ce soit fini. Alors pour les producteurs et les réalisateurs, c'est mission accomplie, nous avons envie de voir une suite ! Et ils nous l'ont promis. Plein de questions n'ont pas trouvé leurs réponses dans cette saison.

Au final, mon appréciation de cette deuxième saison a été en montagnes russe, remplie de hauts et de bas. Mais peu importe, je regarderai la troisième saison, c'est certain !

vendredi 29 décembre 2017

L'heure est aux bilans 2017 : les romans étrangers

Je n'ai pas lu beaucoup de romans étrangers cette année. Et dans cette courte liste, je réalise que je n'ai pas eu un grand coup de coeur qui surpasse tous les autres. Voici donc les 3 lectures de 2017 dont je garde les plus vifs souvenirs...

Mes lectures préférées...



La servante écarlate de Margaret Atwood
Amours de Léonor de Récondo
Homo Sapienne de Niviaq Korneliussen (je vous en parle bientôt...)

jeudi 28 décembre 2017

L'heure est aux bilans 2017 : les bandes dessinées

Cette année encore, j'ai lu de très, très bonnes bandes dessinées ! Le choix a été difficile. J'en aurais retenu au moins 8 si j'avais pu mais je me suis imposée une règle : présenter un top 3 seulement. Il y en a 4 mais une série, ça compte pour 1, non ?

Mes plus gros coups de coeur sont...


Culottées (T.1) de Pénélope Bagieu
Culottées (T.2) de Pénélope Bagieu

Pas loin derrière, il y a...


S'enfuir de Guy Delisle
Winter Road de Jeff Lemire

mercredi 27 décembre 2017

L'heure est aux bilans 2017 : les romans québécois

Mon coup de coeur québécois de l'année est...

La femme qui fuit d'Anaïs Barbeau-Lavalette
(eh oui, je ne l'ai lu que cette année...quel retard, je sais !)

Pas loin derrière, il y a...

Manikanetish de Naomi Fontaine
Le jeu de la musique de Stéfanie Clermont

Demain et après-demain suivront d'autres petits bilans...

mardi 26 décembre 2017

Ce que j'attends avec impatience... cet hiver

J'avais fait ce type de billet en septembre, voilà donc la version pour l'hiver 2018 !

Du côté des bandes dessinées...

Le troisième tome de la série Amorostasia (janvier 2018 au Québec)


J'ai beaucoup aimé le premier tome (je croyais que c'était un "oneshot") puis le deuxième (je croyais encore que la série était terminé). Apparemment la série sera plus longue que je l'avais prévue puisque le troisième est déjà paru en France mais il ne le sera qu'en janvier au Québec.

Du côté des séries télévisées adaptées de livres...

La troisième saison des Pays d'en haut (débute le 8 janvier 2018 au Québec)

Ma série chouchou revient pour une troisième saison cet hiver. Il y a tellllllement longtemps que je l'attends ! La première saison était excellente et la deuxième était géniale ! Les personnages sont savoureux et les décors d'antan très réalistes sont magnifiques. Bref, mes attentes sont très hautes pour cette suite.

La deuxième saison de Thirteen resaons why

Il y a très longtemps, j'avais lu le roman en version française Treize raisons. J'avais plus ou moins aimé ce bouquin pour adolescents. Mon avis complet se trouve ici. Puis, l'année dernière, j'ai regardé la première saison de la série originale de Netflix adaptée du roman. C'est très rare dans mon cas mais j'ai préféré la série télévisée au roman. Je suis donc très curieuse de découvrir la suite surtout en sachant que la première saison se terminait à la fin du roman. Tout ce qui viendra ensuite est vient donc un scénario complètement nouveau !

Retour sur mon dernier billet "Ce que j'attends avec impatience..."

-J'ai lu Routes secondaires d'Andrée A. Michaud. Mon avis est mitigé...

-J'ai regardé toute la deuxième saison de Stranger things, je vous en reparle très bientôt !

-J'ai lu Au 5e de MP Boisvert. J'ai eu un bon moment de lecture avec ce premier roman.

-Je n'ai pas vu l'adaptation Au pire, on se mariera et je n'ai toujours pas lu Aphélie de Mikella Nicol (mais je l'ai acheté par contre). Ce sera pour plus tard.

jeudi 14 décembre 2017

Au 5e - MP Boisvert

Quatrième de couverture :

Alice, Gaëlle, Camille et Simon vivent ensemble au cinquième étage d’un immeuble de Sherbrooke. Camille, Gaëlle et Alice ont une relation toutes les trois, et cette dernière est en relation avec Simon également. Or, voici qu’un cinquième locataire s’ajoute, Éloi, qui est l’ex d’Alice et qui, progressivement, se montrera intéressé par Simon. Bienvenue au 5e !


Au 5e m'a attiré dès sa parution à la dernière rentrée littéraire car il traite d'un sujet très peu commun : le polyamour. C'est un sujet que je ne connais pas ou très peu alors forcément, ça m'intrigue !

Avec une écriture vive et moderne, l'auteure nous fait entrer en même temps que le personnage d'Éloi dans cet appartement où les colocataires entretiennent une relation bien spéciale. Éloi a vécu une relation amoureuse avec Alice il y a plusieurs années. Alors qu'il se retrouve devant le néant, Alice propose de l'héberger le temps qu'il redonne un sens à sa vie. Son arrivée ne passera pas inaperçu au sein de la Famille du 5e.

Je l'ai lu rapidement avec un certain plaisir mais j'aurais aimé que l'auteure s'attarde davantage. Elle survole chacune des situations même les plus graves, celles qui auraient dû nous toucher. Je me suis sentie spectatrice alors que j'aurais voulu être plus impliquée émotivement. Mais, j'ai aimé qu'on ne tombe jamais dans le voyeurisme et que l'auteure conserve une certaine pudeur. L'alternance du point de vue des personnages est aussi intéressant.

Bref, j'ai aimé sans toutefois avoir été complètement conquise par ce petit roman.

Au 5e - MP Boisvert
Éditions La Mèche 2017
216 pages

mercredi 13 décembre 2017

Winter Road - Jeff Lemire

Résumé : Pimitamon, petite ville canadienne au nord de l’Ontario. Derek, ancien joueur de hockey sur glace, vit là entre dépression, alcoolisme et bagarres. Sa vie s’est brisée quelques années auparavant quand un brutal incident l’a contraint à arrêter net sa carrière. Pour gagner sa vie, il a repris le restaurant de sa mère, décédée. Il n’attend plus rien des jours qui passent jusqu’à ce que sa sœur lui revienne, fuyant la violence conjugale, la drogue et la vie de misère dans les rues de Toronto. Ensemble, pour échapper à la spirale infernale de l’ennui et de la pauvreté, ils partent vivre en forêt, renouant avec leurs origines indiennes, et se débattant encore contre de farouches démons…


Jeff Lemire est un de mes bédéiste canadiens (hors Québec) favoris. De sa bibliographie, j'ai d'abord lu Essex County que j'ai bien aimé. Ensuite, j'ai lu Jack Joseph soudeur sous-marin que j'ai préféré à Essex County. Winter Road est mon troisième titre de Jeff Lemire et je crois qu'il est mon préféré jusqu'à maintenant. Le plus beau dans tout ça : Jeff Lemire est très productif, j'ai plein de belles BD de lui à découvrir encore !

Au départ, l'ambiance n'est pas à la fête dans Winter Road. Derek est un ancien joueur de hockey originaire de l'Ontario (tout comme l'auteur) qui a vu sa carrière se terminer suite à une altercation violente sur la patinoire lors d'une partie. Depuis l'enfance, sa vie n'est pas aussi heureuse que ses partisans auraient pu le croire. Depuis qu'il ne joue plus, il est alcoolique et dépressif. Sa vie change lorsque sa soeur réapparaît à Pimitamon, la ville de leur enfance, droguée et fuyant un conjoint violent.

Derek n'est pas un personnage qui plait aux premiers abords, il faut lui laisser une chance de se faire valoir. Les thèmes ne sont peut-être pas très positifs non plus mais rassurez-vous, il y a de l'espoir. Cette BD se lit comme un thriller, elle est réaliste mais enlevante. Les dessins servent tout à fait le propos, ils ni propres ni doux, au contraire ! Les couleurs évoquent bien le froid et les décors enneigés.

J'ai adoré cette BD que j'ai lue d'une traite ! Son seul défaut : la traduction est définitivement trop française. Dire "avec sa crosse" quand on parle d'un bâton de hockey, ça ne juste marche pas !

D'autres albums de Jeff Lemire sur mon blogue : Essex County et Jack Joseph soudeur sous-marin
Winter Road - Jeff Lemire
Éditions Futuropolis 2016
280 pages

vendredi 8 décembre 2017

Ça sent la coupe, l'adaptation

Ça sent la coupe est l'adaptation, parue l'hiver dernier, du roman éponyme de l'auteur Matthieu Simard. Je l'ai lu il y a 8 ans. Si je ne me souvenais pas de tout, je me souvenais tout de même avoir adoré ce roman. Je l'avais prêté à plusieurs personnes et chacune d'elles en avait dit du bien. Il est question de hockey (sport que j'aime bien) mais surtout de relations de couple et de belles amitiés. L'auteur avait une écriture vivante et humoristique qui m'avait plu. Je m'attendais à ce qu'il en soit de même dans le film. Malheureusement, il n'est ni drôle ni bien "vivant". Je l'ai trouvé ennuyant et terne. Je m'attendais à quelques répliques punchées et à un esprit de camaraderie plus intense entre les gars. On a probablement voulu que le ton soit sensible, intime, mais ça ne fonctionne pas...

L'histoire est principalement celle d'une rupture amoureuse douloureuse pour un trentenaire fan de hockey. À mi-chemin entre la comédie dramatique et la comédie romantique, Ça sent la coupe a le mérite de nous livrer le point de vue de l'homme. Nous sommes rarement de ce côté de la médaille dans ce type de film.

Louis-José Houde n'a rien à se reprocher non plus, il joue bien son rôle. La distribution au grand complet a fait un bon travail, la déception n'est pas à ce niveau. Car oui, pour moi, l'adaptation est une déception. Je sais déjà qu'il sera bien vite oublié. Je vous conseille la lecture du roman qui est excellent par contre... si ce n'est pas déjà fait !