mardi 1 octobre 2019

Octobre, c'est l'Halloween !

L'octobre, c'est le moment parfait pour lire sous une couverture chaude, pour regarder des films lors des journées pluvieuses et pour se faire peur un peu ! Je fais donc un retour et je participe au Challenge d'Halloween de Lou et Hilde qui fête cette année ses 10 ans.

Le programme du challenge est très chargé mais facultatif. Nous pouvons publier tout ce que nous voulons qui a un lien avec l'Halloween, le mystère, la peur, etc. Je ne participerai pas à toutes les propositions mais je présenterai des livres et des films (entre autres) qui donnent des frissons tout le mois jusqu'au 31 octobre prochain.

lundi 30 septembre 2019

Les louves : une équipe de soccer au théâtre

Source : espacego.com

Du sport au théâtre, c'est étonnant ! Une distribution 100% féminine, ça l'est aussi. C'est sur une scène tapissée de gazon synthétique qu'une bande de jeunes femmes entrent au pas de course. Elles sont neuf, ont 16-17 ans et forment l'équipe de soccer des Louves. Nous les accompagnons le temps de leurs échauffements d'avant-match tout au long d'une saison. Elles rêvent presque toutes de se faire recruter, au terme de la saison, par une université américaine.

Dès l'entrée des adolescentes sur le terrain, les sujets de discussion fusent de partout. Légèrement chaotique au départ, le rythme ralenti un peu par la suite. Les joueuses discutent autant de menstruation que des Khmers rouges et ce, dans un langage vif et cru mais très réaliste. Elles sacrent et utilisent un "franglais" assumé tout à fait crédible pour des filles de cet âge. Fanny Britt a certainement fait un gros travail pour adapter la langue car la pièce Les Louves est la traduction de la pièce The Wolves écrite par l'américaine Sarah DeLappe qui a eu un énorme succès aux États-Unis. 

C'est donc tout en s'échauffant (réellement) de façon très synchronisée et en discutant que les membres de l'équipe se révèlent. Nous arrivons à saisir qui elles sont individuellement. Subtilement, on aborde les troubles alimentaires, l'hypersexualisation, l'anxiété de performance, l'homosexualité, la scolarisation à la maison, l'inégalité qui existe entre les hommes et les femmes dans le sport, etc. On explore la dualité du collectif et de l'individualité qui règne dans toutes les équipes. Les Louves forment un tout mais elles ne sont pas toujours tendres les unes envers les autres. Les frictions sont omniprésentes mais elles ne durent pas car, bien elles aient des personnalités et des opinions différentes, elles ont un but commun.  Les adolescentes qui verront la pièce se reconnaîtront sans doute. D'ailleurs, j'ai rarement vu autant de jeunes filles dans un public de théâtre.

Les Louves est une pièce dynamique et résolument féministe. Elle est présentée jusqu'au 6 octobre au Théâtre Espace Go de Montréal mais toutes les représentations sont complètes. C'est dire le succès qu'elle remporte !

Source : espacego.com
Les Louves (2019)
Texte : Sarah DeLappe (traduit par Fanny Britt)
Mise en scène : Solène Paré

vendredi 27 septembre 2019

Cultiver l'émerveillement - Catherine L'écuyer

Résumé :

Qui n’aimerait pas que son enfant soit avide d’apprendre et persévérant; qu’il soit capable d’introspection, de contemplation, de concentration; qu’il se montre chaque jour reconnaissant, ne tenant rien pour acquis?

Pourtant, notre époque ne cesse de l’éloigner de ces aspirations, de le détourner de la nature, du jeu libre, du silence… Dans notre monde à bout de souffle, les enfants glissent dès le plus jeune âge dans un milieu contaminé par les bruits, les écrans, les rythmes effrénés. À peine hauts comme trois pommes, ils doivent déjà faire face à des attentes élevées, à une scolarisation précoce, à des journées surchargées. C’est ainsi que sont étouffées la curiosité naturelle et la quiétude qui devraient normalement bercer l’enfance.

Cultiver l’émerveillement, c’est offrir à nos enfants un terreau fertile où ils pourront découvrir tranquillement les mystères et les beautés du monde. Un enfant émerveillé devient un adulte émerveillé, pour qui jamais ne s’éteint la soif d’apprendre.


Parents, éducateurs/éducatrices, enseignant(e)s, ce livre est pour vous ! Je m'éloigne un peu de mon créneau habituel pour vous présenter un essai qui m'a immédiatement intéressée.

Les enfants ont le pouvoir - presque magique - de pouvoir s'émerveiller devant n'importe quoi. Une branche qui flotte dans un lac, une fourmi qui travaille, un escargot qui avance lentement, etc. Ce sont des petites choses que nous ne remarquons plus. Ils sont de nature curieuse. Aristote a déjà dit "Tous les humains ont, par nature, le désir de savoir." Malheureusement, on observe que certains perdent ce désir de savoir, de découvrir et ce, de plus en plus jeune. Il en résulte des enfants et des adolescents blasés, qui s'ennuient et qui cherchent des moyens (parfois déviants) de se stimuler. Ils veulent par-dessus tout se divertir. Il y a des liens évidents à faire avec le TDAH (trouble du déficit d'attention avec/sans hyperactivité). Mais pourquoi en sommes-nous là ?

Catherine L'écuyer est docteure en sciences de l'éducation et en psychologie. Chercheuse, consultante et conférencière, elle est également mère de quatre enfants. Dans ce livre, elle s'intéresse à ce qui a changé dans la vie des enfants : surstimulation, surutilisation des écrans, horaires surchargés par les activités structurées et diminution du jeu libre. Elle propose sa vision d'une enfance saine et des moyens d'offrir un environnement et un emploi du temps propices à l'émerveillement. Elle cite plusieurs pédagogues connus, des philosophes, des chercheurs et même, des auteurs de littérature.

Que peut-on faire comme parent pour cultiver cet émerveillement ? Que peuvent faire les institutions ? Il faut définitivement offrir moins de divertissement et de stimulations externes. Au contraire, il faut plus de simplicité, de moments en famille et en plein air. Les études démontrent que les jeunes enfants apprennent davantage en interagissant avec un adulte significatif et en vivant des expériences sensorielles. Ce livre nous propose plusieurs pistes de réflexions et suggestions. Il y aurait tant à dire !

Dans les pays scandinaves et en Allemagne par exemple, les garderies et les écoles en plein air existent depuis longtemps. Au Québec, il y a aussi de plus en plus d'initiatives prises en ce sens. Pour les petits, j'ai récemment lu des articles concernant un CPE directement situé sur une ferme et des garderies qui offrent plusieurs heures dans la forêt par jour aux petits. L'émission Format familial y a consacré un segment dans cet épisode. Dans le milieu scolaire primaire, on entend beaucoup parler d'aménagement de cour d'école nature ou de cour d'école verte et de classes extérieures. Au secondaire, les projets sont plus rares mais on parle aussi d'apprentissage par le plein air, par exemple cette école de Montréal qui amène un groupe d'élèves dans un shack chaque année, pour 10 jours, où il n'y ni électricité ni réseau de cellulaire.

Comme enseignante et future maman, je me suis sentie très concernée par cette lecture. Je parie que ce sera le cas de plusieurs d'entre vous aussi.

Cultiver l'émerveillement - Catherine L'écuyer
Éditions Québec Amérique 2019
192 pages

mardi 24 septembre 2019

N'essuie jamais de larmes sans gants - Jonas Gardell

Quatrième de couverture :


Rasmus fuit son village et l’étouffant nid familial pour se jeter à corps perdu dans sa nouvelle vie à Stockholm, où brille l’espoir d’être enfin lui-même. Benjamin, lui, est déchiré entre le chemin tracé d’avance par son appartenance aux Témoins de Jéhovah et son simple désir d’aimer quelqu’un qui l’aimera en retour. C’est Paul, mère poule pour les gais égarés, qui les réunit par hasard une nuit de Noël. Ils repartiront main dans la main sans savoir que leur pas de deux enfiévré les mènera au bord de l’abîme. Que l’un d’eux tombera sous la lame d’une faucheuse que personne ne connaît encore : le sida.

Magistral hymne à la vie et à la tolérance vendu à plus d’un demi-million d’exemplaires et adapté à la télévision, N’essuie jamais de larmes sans gants documente parfois crûment une époque incandescente et trouble dans une prose sans compromis. Un témoignage aussi déchirant que nécessaire, pour ne pas oublier le chemin parcouru et pour continuer d’avancer, ensemble.


Un an loin d'ici. Je n'écrirai pas un billet pour chaque lecture que j'ai fait depuis plus d'un an mais seulement à propos de mes lectures les plus marquantes. N'essuie jamais de larmes sans gants n'a été rien de moins que ma lecture coup de cœur de l'année 2018 toutes catégories confondues.

À la base, l'auteur suédois a publié cette histoire en trois livres. Ils sont tous réunis dans cette brique qui fait plus de 800 pages. Dès les premières pages, le ton est donné et les émotions prennent le dessus. L'histoire de Rasmus, jeune adulte qui a quitté la campagne pour la métropole, et de Benjamin, jeune homme témoin de Jéhovah, est aussi belle que triste. Dans leur milieu respectif, leur homosexualité est loin d'être acceptée. Avec Paul, Seppo, Lars-Ake, Reine et Bengt, rencontrés au début du roman, ils peuvent être eux-mêmes et vivent enfin la vie qu'ils désirent. Ils forment désormais une nouvelle famille. Avec eux, la vie est belle. Malheureusement, plusieurs d'entre eux seront touchés par ce qu'on appelle alors le "cancer gay" qui est en fait le Sida. Nous sommes au début des années 80 et l'homosexualité vient tout juste d'être retirée du registre des maladies mentales.

Aux États-Unis, le Sida a frappé plus tôt. D'ailleurs, j'avais lu L'immeuble Christodora de Tim Murphy qui aborde le même sujet dans la ville de New York. Naïfs, les suédois ne croyaient pas que la maladie les rejoindrait dans le nord de l'Europe. Les personnages de Jonas Gardell sont donc étonnés lors de l'éclosion de la maladie. L'histoire de Rasmus et Benjamin est fictive mais l'auteur s'est grandement inspiré de sa propre vie et de celles des gens de son entourage. Par contre, l'auteur, qui affirme s'être documenté pendant des années, a aussi pris soin d'intégrer des passages plus informatifs qui nous font comprendre la pensée ambiante à cette époque.

Un an plus tard, j'en garde encore de très vifs souvenirs...

La toute première scène avec les deux infirmières et le jeune homme qui pleure.
Le coup de foudre de Rasmus et Benjamin au réveillon de Noël.
Leur magnifique promenade dans la tempête de neige.
Les séances très crues de sexe dans les toilettes publiques ou dans les saunas.
Le coming-out de Rasmus à ses parents.
La façon de traiter les cadavres des personnes souffrant du Sida.
Etc.

Un roman puissant, dur et bouleversant mais absolument nécessaire.

N'essuie jamais de larmes sans gants - Jonas Gardell
Éditions Alto 2018
832 pages

vendredi 20 septembre 2019

J'aime Hydro - Christine Beaulieu

Quatrième de couverture :

Hydro-Québec a longtemps symbolisé les plus grands rêves des Québécois, leur prise de pouvoir et leur affranchissement. Mais, plus de 70 ans après la création de cette société d’État, sommes-nous toujours «maitres chez nous»? Envoyée au front par Annabel Soutar et sa compagnie Porte Parole, Christine Beaulieu se fait l’interprète du citoyen dans un feuilleton politique palpitant. Théâtre documentaire exposant les facettes opposées d’un enjeu de société essentiel, «J’aime Hydro» lance une épineuse et passionnante discussion: qu’est devenue la relation entre Hydro-Québec et les Québécois?

J'aime Hydro est une pièce de théâtre documentaire qui se produit un peu partout dans les salles du Québec depuis 2017. Une brève recherche m'a appris que la tournée se poursuivra au moins jusqu'en 2020. Je n'ai pas vu la pièce mais ça ne m'a pas empêché d'apprécier ce texte qui nous est offert dans un très beau livre parsemé de jolies illustrations de Mathilde Corbeil (comme la couverture) et de photos.

Du théâtre documentaire, ça ne me disait pas grand chose… Mais, j'avais tellement lu de bonnes critiques que j'ai voulu aller voir par moi-même. Le livre se lit comme un documentaire mais c'est beaucoup plus dynamique. Christine Beaulieu a retranscrit des dialogues qu'elle a eus avec plusieurs personnes aux opinions et aux croyances divergentes : Roy Dupuis un défenseur des rivières québécoise, le président-directeur général, le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, des travailleurs d'Hydro-Québec, des membres de la communauté Innue, un maire d'une ville environnante, etc.

Tout ça peut paraître très didactique et compliqué mais, au contraire, c'est très accessible même pour les néophytes comme moi. Je n'avais que des connaissances de base mais c'était suffisant car Christine Beaulieu vulgarise et rend le texte très simple et même humoristique par moment ! Elle affirme avoir partie de zéro elle aussi. Il n'y a donc pas de raison de ne pas lire ce texte qui vous questionnera et qui vous fera sans doute réfléchir. Parce que, après tout, Hydro-Québec, ça nous concerne tous.

J'aime Hydro - Christine Beaulieu
Éditions Atelier 10 - 2017
253 pages

mercredi 18 septembre 2019

Le dernier qui sort éteint la lumière - Simon Boulerice

Quatrième de couverture :

On dit que les familles heureuses n’ont pas d’histoire et pourtant…
Arnold et Alia sont jumeaux et vivent avec leurs deux pères qui s’aiment. Tandis qu’Arnold préfère ne pas être remarqué et dessine discrètement des superhéros musclés, Alia parle haut et fort de sa famille particulière. À l’approche de leur treizième anniversaire, leurs pères entreprennent d’écrire 13 lettres qui dévoileront lequel des deux est le père biologique. Au fil des aléas du quotidien, de leurs déductions concernant leur génétique et des émissions de télévision qu’ils ne veulent pas manquer, les jumeaux découvrent que l’histoire d’amour réelle de leur famille vaut bien celles qu’ils écoutent compulsivement à la télé.

J'ai lu ce roman jeunesse il y a quelques mois. Malgré le temps qui a passé, j'en ai gardé un souvenir très clair.

Arnold et Alia sont jumeaux et ils ont deux pères. Pour l'anniversaire de leurs 13 ans, les pères décident de leur écrire 13 lettres. À la fin, ils promettent qu'ils sauront enfin lequel est leur père biologique.

Au début, je m'attendais à du suspense concernant le père biologique. Bien non… Ce n'est pas le suspense qui est mis à l'avant-plan mais bien l'histoire d'amour de leurs pères puis le contexte dans lequel leur projet d'avoir des enfants est né. Les lettres s'intéressent donc à la relation des parents alors que les moments au présent concernent plutôt les adolescents qui ont une vie ordinaire comme tous les ados. Ils vont à l'école secondaire, ils ont des amis, ils regardent beaucoup la télévision et ils ont des passion (le dessin pour Arnold).

Les familles homoparentales sont rares dans la littérature en général. Je ne nierai pas que j'ai un intérêt bien personnel pour ce type de représentation car nous serons bientôt deux mamans. Les questionnements et les malaises des adolescents m'interpellaient donc particulièrement. J'ai apprécié que les jumeaux ne réagissent pas de la même manière. Alia parle sans gêne de sa famille atypique alors qu'Arnold, bien qu'il aime ses parents, est parfois mal à l'aise devant ses pairs. D'ailleurs, la sortie au mini-putt de la famille est très révélatrice.

Le dernier qui sort éteint la lumière est un roman assurément feel-good avec un sujet absolument nécessaire. Merci Simon Boulerice de nous offrir de la diversité !

D'autres livres de Simon Boulerice sur mon blogue : L'enfant mascara, Les garçons courent plus vite et Javotte

Le dernier qui sort éteint la lumière - Simon Boulerice
Éditions Québec Amérique 2017
216 pages

mardi 17 septembre 2019

De retour !

Je sais, il y a plus d'un an que je n'ai rien publié ici. Malheureusement, j'ai manqué de temps durant la dernière année. Mon emploi du temps n'avait ni queue ni tête parfois. Quand j'avais un peu de temps libre, j'en profitais pour lire. Je ne pouvais plus continuer d'alimenter cet espace. Mais, la situation a changé. Je suis en retrait préventif depuis quelques jours car je suis enceinte. Une grand aventure commence ! Ayant plus de temps pour moi pour les cinq prochains mois, j'ai envie de revenir m'amuser ici et de partager mes belles découvertes.

Revenez très bientôt !!!

lundi 23 juillet 2018

Le film Call me by your name

Depuis le début de l'été, j'ai vu plusieurs films. Je tiens à vous parler de Call me by your name car c'est celui que j'ai préféré d'entre tous (il n'est pas dit que je ne parlerai pas des autres à un moment donné) et qu'il est l'adaptation d'un roman de l'auteur André Aciman.

Nous nous retrouvons dans les années 80 en Italie. Comme chaque été, Elio passe ses vacances dans une grande villa avec sa famille. Il partage son temps entre la musique, la lecture et la baignade avec sa copine et ses amis. Son père est professeur et il a pris l'habitude de recevoir un ou une étudiant(e) pendant les semaines d'été dans sa résidence pour travailler. C'est de cette façon que l'étudiant américain, Oliver, se retrouve chez eux. Le grand étudiant  ne laissera pas Elio indifférent. 

D'abord, Call me by your name, c'est l'été, les vacances, la chaleur, la canicule. Rien que pour ça, il vaut la peine. Les paysages et les décors sont magnifiques. Le rythme du film est lent comme le temps qui passe lentement lorsqu'on est jeune, en vacances et que notre programme n'est pas très chargé. Ça rappelle des souvenirs (dans des endroits beaucoup moins beaux que ceux-ci par contre). Le rythme permet d'admirer la beauté des images et d'apprécier le voyage. La musique qui accompagne le film est superbe aussi.

Puis, Call me by your name, c'est aussi la découverte du désir, de la passion et de l'amour. Le personnage d'Elio est brillamment joué par Timothée Chalamet. Il est naturel et touchant. Les autres personnages sont intéressants aussi : Oliver, le père professeur, etc. Impossible d'être insensible aux 2-3 dernières scènes. 

Un film magnifique qui pourrait ensoleiller les prochaines journées d'été qui s'annoncent très pluvieuses !

vendredi 13 juillet 2018

A comme aujourd'hui - David Levithan

Quatrième de couverture :

Chaque matin, A se réveille dans un corps différent, et ne dispose d’aucun moyen de savoir où, et « qui » sera son hôte. Une seule chose est sûre : il n’empruntera cette identité que le temps d’une journée. Aussi incroyable que cela paraisse, A a accepté cet état de fait, et a même établi plusieurs règles qui régissent son existence singulière : ne pas s’attacher ; ne pas se faire remarquer ; ne jamais s’immiscer dans la vie de l’autre. 

Des préceptes qui resteront les siens jusqu’à ce qu’il se réveille dans le corps de Justin, 16 ans, et qu’il fasse la connaissance de Rhiannon, sa petite amie. Dès lors, plus question de subir sans intervenir. Car A vient enfin de croiser quelqu’un qu’il ne peut laisser derrière lui, ce jour-là, le suivant, jour après jour...

Une romance captivante, qui tente de décrypter ce sentiment complexe qu’est l’amour, à travers le destin de ces deux héros que tout semble vouloir séparer. Ou comment parvenir à aimer lorsque l’on est condamné à ne vivre qu’au présent...


Voici un autre roman pour ados ou young adult qui a connu du succès et qui a fait l'objet d'une adaptation au cinéma en 2018. Je l'ai lu récemment dans ma passe "ados" !

Le point de départ est original. C'est d'ailleurs ça qui m'a donné envie de le lire. Tous les jours, A. se réveille dans le corps d'une nouvelle personne. Son "hôte d'un jour" peut être n'importe qui mais il a toujours son âge, soit 16 ans, et il habite toujours aux États-Unis (même si cette règle n'est jamais écrite noir sur blanc). Il peut être un garçon, une fille, hétérosexuel(le), homosexuel(le), en pleine santé, malade, sportif, musicien, etc. Un jour, alors qu'il est un ado plutôt ordinaire prénommé Justin, il tombe amoureux de sa petite amie Rhiannon. Alors qu'habituellement il se contente de vivre la vie de son hôte sans faire de vague, son existence changera drastiquement. Les jours suivants, son but sera de la retrouver.

Les hôtes ont des vies très différentes les unes des autres et c'est ce qui m'a vraiment tenue en haleine. L'histoire d'amour a été reléguée au deuxième plan. J'avais hâte à chaque début de chapitre de découvrir où il serait parachuté : dans une famille ultra religieuse, dans le corps d'un garçon obèse ou d'un garçon dépendant de la drogue, dans celui d'une jeune fille dépressive ou encore d'une fille trop extrêmement jolie. 

Cette histoire est une ode à la tolérance et à l'ouverture d'esprit en plus d'être un véritable page-turner ! D'être dans la peau d'une autre personne, ça rend obligatoirement plus empathique. Cette lecture fait réfléchir autant qu'elle amuse. Je la recommanderais sans hésiter aux jeunes et aux moins jeunes. Il me reste à voir le film intitulé Every day maintenant. J'ai quelques doutes mais j'espère qu'il sera à la hauteur...


Un autre roman de David Levithan sur mon blogue : Une nuit à New York

A comme aujourd'hui - David Levithan
Éditions Gallimard 2013
384 pages

vendredi 6 juillet 2018

Everything sucks ! (saison 1)

Ça y est ! C'est aujourd'hui, 6 juillet, que je tombe en vacances !!! Dernièrement, le temps m'a manqué pour tenir ce blogue à jour. J'ai envie de vous parler de plein de livres, de séries et de films que j'ai lus et vus. Je commence avec cette petite série disponible sur Netflix que j'ai dévorée en quelques jours. Il faut dire qu'elle est courte (10 épisodes d'environ 25 minutes chacun). C'est une série estivale parfaite pour les nostalgiques des années 90 !

Après Stranger Things, 13 reasons whyThe End of the f***ing world, je vous présente encore une série avec des ados ! Celle-ci est beaucoup plus légère par contre. C'est principalement l'histoire du club de vidéo d'une high school qui doit travailler avec le club de théâtre sur un projet de film. Le hic, c'est que les deux clubs sont pratiquement des rivaux habituellement. L'avancement du projet ne se fera donc pas sans heurts ! La série touche aussi plusieurs autres sujets qui touchent les ados mais aussi les adultes. Les personnages des parents sont touchants dans leur maladresse. Il y a plein de mignonnes histoires d'amour aussi.

Le scénario tient la route et certains moments sont drôles mais je ne vous cacherai pas que c'est le côté nostalgique qui m'a surtout plu. Impossible de ne pas sourire en entendant le fameux bruit que faisaient les gros ordinateurs lorsqu'on tentait (le succès n'était jamais garanti) de se connecter à Internet. C'était interminable !

Si les cassettes VHS, les balles Akis et les tamagochis vous manquent aussi, cette série est pour vous ! D'ailleurs, les affiches ci-dessous m'ont vraiment fait sourire !