dimanche 13 juin 2010

Les liens de l'amitié (Les nombrils T.3) - Delaf & Dubuc

Résumé :

Jenny, Vicky (les deux pestes top canons) et Karine (la gentille grande bringue) sont de retour ! Au menu de ce troisième album : des coups bas, quelques beaux gars, de la trahison en veux-tu en voilà, bref de l'amour haine et tout le tralala, des oh et des ah et puis aussi un scoop final à en rester baba ! Pas de doute, avec les Nombrils, on ne s'ennuie pas !

Après deux tomes remarquables et remarqués, Delaf et Dubuc reviennent avec leurs trois héroïnes super décapantes. À travers leur série hilarante et très méchante, les deux auteurs québécois nous dressent un portrait au vitriol d'une certaine adolescence où tous les coups sont permis. Une série au graphisme moderne et efficace, aux couleurs pétantes et au ton résolument acide où l'on ne prend pas de pincettes pour parler des préoccupations des ados. De plus, en véritables architectes du gag, Delaf et Dubuc nous livrent des histoires piquantes qui, lorsqu'elles sont lues dans la continuité d'un album, révèlent encore plus la richesse de l'univers et l'intelligence avec laquelle les différents éléments sont amenés. La lecture de ce troisième tome ne laissera aucun lecteur indifférent !


Je me suis offert un agréable moment de rires et de folies avec ce troisième volet des désormais célèbres Nombrils ! Mon appréciation de ces bandes dessinées hautes en couleur peut se résumer en une seule phrase : plus la série avance, plus je l'aime.

Vicky et Jenny sont toujours aussi méchantes mais un nouveau personnage (aperçu pour la première fois dans Sale temps pour les moches), Mélanie, semble être plus futée qu'elles. Karine obtient un peu d'indépendance vis-à-vis de ses "amies" ce que j'ai apprécié, mais tout n'est pas encore gagné pour elle. D'ailleurs, la fin triste donne envie de se jeter immédiatement sur le tome suivant (que je n'ai pas en ma possession pour le moment, snif ! ). Les gags de ce volet sont plus variés et on les sent plus travaillés. Que pourrais-je ajouter au résumé ci-haut déjà bien complet ? Si la tendance se maintient, le quatrième devrait être excellent. Peut-être le meilleur de la série ? Affaire à suivre...

mardi 8 juin 2010

La mélodie des jours - Lorraine Fouchet

Quatrième de couverture :

Se croire seule pour traverser une épreuve, et découvrir qu'on ne l'est pas...
L'histoire de Lucie est une belle histoire d'amour et d'amitié, d'entraide et de solidarité.

Aujourd'hui, on guérit du cancer du sein s'il est pris à temps. C'est ce qu'on dit à Lucie, et c'est vrai. Sauf que... Si on est maman célibataire d'une fillette de onze ans qu'on tient à protéger, et si on se retrouve seule dans une nouvelle ville où on ne connaît personne, où trouve-t-on le soutien pour traverser vaillante l'espace incertain qui sépare le diagnostic de la fin du traitement ? Pour dépasser la peur, pour supporter la radiothérapie, pour remonter en piste ?

Parce qu'elle n'a personne à qui se confier, Lucie demande de l'aide sur le Site des Voisins. Tout de suite, des internautes lui répondent et Lucie découvre à travers ce réseau de proximité une solidarité insoupçonnée. Au fil des jours, ces amitiés virtuelles deviennent réelles, prennent de plus en plus de place dans sa vie. Et puis il y a Charlie, son préféré, le seul qu'elle n'a jamais vu. Charlie et ses messages provocants et drôles, Charlie et ces musiques qu'il lui envoie chaque jour via son iPhone. Autant de messages d'amour, autant de petits cailloux blancs sur le chemin de la guérison...

C'est Schlabaya qui m'a gentiment proposé de lire ce tout nouveau roman de Lorraine Fouchet. D'elle, j'avais déjà lu Le chant de la dune, une agréable histoire d'amour et d'aventure se déroulant dans le désert de l'Aïr. Mais, j'avoue avoir préféré celui-ci, et de loin.

La mélodie des jours est avant tout une histoire optimiste sur un cancer aujourd'hui très répandu, le cancer du sein. J'avais un peu peur de ce thème au départ qui aurait pu facilement verser dans le mélodrame. Il n'en est rien. Le lecteur vit avec Lucie toutes les étapes, de la découverte du cancer jusqu'au nombreux traitements, de façon franche mais sans apitoiement.

La mélodie des jours c'est aussi une ribambelle de personnages forts sympathiques qui se rencontrent principalement sur le Site des Voisins, un site où la solidarité n'a pas de limite. Cependant, je me suis demandé si finalement il n'y avait qu'eux sur le fameux site, il y a en tout cas beaucoup de coïncidences. Peut-être un peu trop, j'ai eu peine à y croire à certains moments.

C'est un roman résolument moderne où la technologie occupe une grande place. Le lecteur ne perd aucunement ses repères. À part le Site des Voisins, Lucie utilise son Iphone pour naviguer sur la toile pendant son hospitalisation et sa fille Léa est une pro de la Wii.

Finalement, l'auteur a ajouté à tout ça quelques secrets de famille bien gardés et une jolie histoire d'amour pour une dose de plaisir supplémentaire. Enfin, vous aurez compris que j'ai beaucoup apprécié cette lecture qui pourrait facilement être catégorisée "lecture doudou". En bonus, elle m'a fait revivre des souvenirs de mon voyage dans le sud de la France. J'ai eu l'impression d'entendre une cigale chanter, de sentir le soleil sur ma peau, de voir ces magnifiques plateaux de fromages et de sentir l'odeur du chocolat.

Merci à Schlabaya d'avoir fait voyager son exemplaire, dédicacé en plus, jusque chez moi !

dimanche 6 juin 2010

Les hommes (Magasin général T.3) - Loisel & Tripp

Résumé :

"Dans un panier, 'y a des pommes... Des belles pommes toutes rouges...
Pis un beau jour, un ver tombe dans le panier...
Le ver attaque la plus belle des pommes, il commence à la gruger...
Il rentre dedans, il gruge, il gruge...
À un moment donné, le ver a fait son chemin jusqu'au coeur de la pomme...
Pis la pomme commence à s'gâter...
Ça fait qu'c'est là qu'on est rendu : à c'te heure, la pomme est pourrit !
... Pis dans pas longtemps, c'est tout le panier qui va l'être... "

Une comédie truculente dans la campagne québécoise des années 20, distillée par Régis Loisel (La Quête de l'oiseau du temps, Peter Pan) et Jean-Louis Tripp (Jacques Gallard, Paroles d'Anges). Réalisant ensemble le scénario aussi bien que le dessin, Loisel et Tripp ont conjugué leurs talents pour donner naissance à un auteur virtuel.
Je poursuis, lentement mais surement, ma découverte de la série Magasin Général avec ce troisième tome. Je me répète un peu mais les dessins sont encore époustouflants. Je ne me tanne pas de regarder les petits détails dans les paysages, les vêtements des personnages puis les effets d'ombre et de lumière. Malgré ces petites merveilles, j'ai eu du mal à embarqué dans ce tome à l'intrigue très lente. Je constate que le rythme de la série en général est très lent. Ça ne m'avait pas agacé dans le précédent puisque l'histoire me plaisait davantage. Là, j'ai patiemment attendu un événement qui n'est jamais venu. J'avais aussi vu venir la révélation de la fin et malheureusement, ça a un peu gâché mon plaisir. J'aurais aimé être surprise, me tromper.

Une petite déception (je dis bien "petite") mais j'ai quand même bien envie de savoir ce qu'il adviendra des habitants de Notre-Dame-des-Lacs. Ma découverte ne s'arrêtera pas là. Qui sait, je n'ai peut-être pas encore lu le meilleur des six !

mercredi 2 juin 2010

Tag : comment choisis-tu tes livres ?

Je n'ai pas été taggée mais je me suis sentie interpellé par Kikine et sa façon de nous parler directement : "Et toi, dis-moi, je suis très curieuse et j'aimerai savoir, moi aussi, comment tu choisis tes lectures ? " J'ai réfléchis à cette question et je me suis dis pourquoi ne pas y répondre sur mon blog ? Avant tout, je dois dire qu'il y a deux époques importantes dans ma vie de lectrice. Il y a avant ma découverte des blogs et le après.

Avant, j'y allais beaucoup au "feeling". Je notais parfois des suggestions d'amis ou des titres suggérés dans une chronique littéraire, mais la plupart du temps je n'avais pas de titre en tête avant d'arriver à la bibliothèque ou à la librairie. Je flânais devant les présentoirs, lisais quelques quatrièmes de couverture, me fiais beaucoup à l'auteur et quelques fois même à la couverture.

Tout a changé depuis le printemps 2008 précisément. Maintenant, j'ai une liste d'un cinquantaine de titres au moins. Quand je vais à la bibliothèque, j'en ai toujours 3-4 en tête. C'est la même chose en librairie. Tout ça à cause des blogs ! Quelle découverte quand même ! Il m'arrive de temps en temps de choisir un livre dont je n'ai pas entendu parlé mais c'est plutôt rare. Je trouve ça dommage un peu d'avoir perdu cette spontanéité.

Je me fis donc énormément aux avis des bloggeurs, mais comme avant aussi, je choisis souvent les auteurs que je connais et que j'ai aimés. Normal non ? Les chroniques littéraires m'influencent encore parfois de même que mes amis. En fait, ce serait plus simple de dire que tout m'influence ! Et vous, comment choisissez-vous vos lectures ?

samedi 29 mai 2010

Sale temps pour les moches (Les nombrils T.2) - Delaf & Dubuc

Résumé :

Après un premier tome très remarqué, Delaf et Dubuc reviennent avec leurs trois héroïnes super décapantes. À travers leur série hilarante et très méchante, les deux auteurs québécois nous dressent un portrait au vitriol d'une certaine adolescence où tous les coups sont permis. Dans le présent album, nous apprenons à connaître un peu mieux nos trois « Nombrils » : doutes et complexe d'infériorité pour Karine ; grande soeur malveillante et cours d'anglais intensif pour Vicky ; mère dépressive et famille « quart-monde » pour Jenny. Car si ces deux dernières sont aussi cruelles et méchantes avec leur meilleure amie, elles ont bien des circonstances atténuantes !

Une série au graphisme moderne et efficace, aux couleurs pétantes et au ton résolument acide où on ne prend pas de pincettes pour parler des préoccupations des ados.

Le premier album des Nombrils intitulé Pour qui tu te prends ? m'avait bien plu mais là, j'ai totalement embarqué dans leurs manigances et leurs folies ! J'ai trouvé ce deuxième album tout simplement excellent ! C'est peut-être dû au fait que je connaissais déjà la clique : Karine (ma préférée), Jenny, Vicky, Dan, Jon-Jon (c'est quoi son secret celui-là ?), Murphy le dépressif et les autres. Les dessins aux couleurs très vives sont agréables. Les gags sont drôles et souvent à double sens (à ne pas mettre entre toutes les mains !). Les liens entre les planches sont encore bien présents. J'apprécie beaucoup qu'il y ait une continuité même si les gags sont courts. J'ai aussi aimé découvrir les familles respectives du trio d'héroïnes ce qui ajoute un peu de profondeur à leurs histoires. Maintenant, je rêve de voir Karine prendre une revanche digne de ce nom !

Bref, jetez-y un oeil mais gare à l'addiction ! Je l'ai fait découvrir à une amie et elle a adoré aussi. Il me faut la suite, j'espère que le troisième est disponible à la bibliothèque !

mardi 25 mai 2010

Eon et le douzième dragon - Alison Goodman

Quatrième de couverture :

Au coeur d'une Chine impériale mythique, Eon s'entraîne avec d'autres jeunes garçons pour être choisi comme apprenti par l'un des douze dragons qui protègent le pays. Mais il porte un dangereux secret. Dans ce monde plein de fausses identités, d'alliances incertaines mais aussi d'amitiés loyales, Eon est en grand péril.

La blogosphère peut être très tentatrice. La preuve ? Normalement, jamais je n'aurais choisi un livre avec des dragons. Le fantastique, ce n'est pas vraiment ma tasse de thé ni dans les livres ni les films. Mais ayant lu plusieurs commentaires très positifs à propos d'Eon et le douzième dragon, j'ai voulu tenter le coup. Et j'ai bien fait !

D'abord, j'ai trouvé que l'auteur ose beaucoup pour un roman jeunesse, ce que j'ai grandement apprécié. Le personnage d'Eon, ou plutôt Eona, est fascinant ! Eon est en fait une jeune fille de seize ans qui refoule sa féminité et la camoufle à l'aide de plusieurs moyens pour avoir une chance d'être élue Oeil de dragon. Pour elle, le fait d'être une fille est un handicap pour réaliser ses rêves. Elle va jusqu'à prendre des infusions d'une faiseuse de fantômes pour enrayer "ses lunes" (ses menstruations). L'Oeil de dragon est la personne qui a le pouvoir de voir et de communiquer avec un dragon. Et celui-ci partage son pouvoir avec cette personne. Dans cette Chine impériale, il est improbable qu'une femme soit choisie pour jouer ce rôle. Alison Goodman a aussi créé des personnages secondaires hors du commun comme un transsexuel qui est devenu une dame de la cour et un gentil et fidèle garde eunuque. Je dois avouer que j'ai dû chercher sur Internet ce qu'était un eunuque. Au moins, j'aurai appris quelque chose ! Et que dire de la drogue solaire consommée par certains personnages ? Fallait oser !

L'atmosphère vieillotte et mythique m'a envoûtée. Cependant, quelques éléments étaient prévisibles. J'ai deviné quelques révélations à l'avance mais ça n'a pas nuit à mon intérêt. Je voulais savoir si j'avais vu juste. Bref, j'ai véritablement embarqué dans cette aventure. Il y aura une suite (existe-t-il encore des auteurs qui écrivent des livres uniques ?) que je lirai, évidemment.

dimanche 23 mai 2010

Le chat de Simon, vous connaissez ?

Une fois n'est pas coutume, en ce dimanche matin, je vous laisse un petit vidéo pioché sur Youtube qui, je crois, fera sourire toutes les amoureuses des chats (et je sais que vous êtes nombreuses). Ce chat, on dirait vraiment le mien. Mon petit compagnon est aussi un chasseur d'insectes professionnel ! Qui sait, peut-être vous fera-t-il penser aussi au vôtre ! Bonne journée !

jeudi 20 mai 2010

Réminiscences (Comptine d'Halloween T.1) - Callede, Denys et Hubert

Résumé :

" Une petite citrouille sourit dans le noir ; Fermez portes et fenêtres c'est la nuit d'Halloween... " Une simple comptine enfantine qui résonne de manière lugubre dans les rues de Creeper Creek, bourgade terne de l'Amérique profonde. Des meurtres y sont commis. Tout le monde connaissait les victimes. Car tout le monde se connaît à Creeper Creek... Mais il y a cette étrangère... Une actrice, dit-on... Betsy Mahorn, coincée en ville après un accident de la route, assiste, horrifiée aux événements. Elle a la sinistre impression de jouer dans un mauvais film d'horreur, mais à Creeper Creek, la magie du cinéma s'est évanouie : les cadavres sont de chair et d'os, le sang est bien réel. Plongée en plein cauchemar, Betsy redevient celle qu'elle a toujours été : une petite fille qui, toute seule, a peur du noir...

J'ai récemment emprunté cette bande dessinée d'épouvante qui fait drôlement penser à un film d'horreur américain du genre de Vendredi 13 ou d'Halloween. Je sais, octobre aurait certainement été un meilleur temps pour me sentir dans l'ambiance de Réminiscences mais j'ai tout de même su l'apprécier. J'ai trouvé le côté un peu rétro original pour une bande dessinée, mais il ne l'est peut-être pas du tout en fait, je m'y connais tellement peu en BD ! J'ai aussi aimé les personnages étranges et la tension qui règne tout au long de l'histoire. J'essayais sans cesse de repérer des indices pour mettre le doigt sur ce qui ne tournait pas rond dans cette petite ville américaine.

Enfin, je ne sais pas si quelque chose m'a échappé mais je n'ai pas trop compris la fin. J'étais un peu frustrée de ne pas avoir eu plus d'explications. Peut-être faut-il continuer la série, mais j'aurais aimé qu'il y ait au moins une fin partielle. Déçue, je n'ai pas le goût de me jeter sur les deux suites pour l'instant. Peut-être en octobre prochain...

dimanche 16 mai 2010

Aurélie Laflamme sur grand écran

Aurélie a beau être ultra populaire, les représentations à 21h30 en semaine sont vides. Nous étions deux dans la salle ! Ça a des avantages d'avoir des goûts d'adolescentes quand nous ne le sommes plus. Bon, aucun rapport. Alors, ce film ?

Pour être honnête, je ne m'attendais pas à aimer autant car je suis bien consciente de ne pas être le public cible. Je suis pourtant ressortie avec un grand sourire aux lèvres ! Je trouve dommage que plusieurs ne le voient pas prétextant qu'il s'agit d'un film que pour les adolescentes. C'est certain qu'il y a quelques clichés mais j'ai aimé ce que les images qui défilaient devant moi dégageaient. Un mélange d'énergie de jeunesse, d'authenticité et de petits bonheurs simples.

J'ai trouvé que la belle relation qu'a Aurélie avec sa mère y est plus travaillée que dans le roman. J'ai aimé cet aspect qui apporte du nouveau au film qui est, sinon, plutôt fidèle au roman mis à part quelque détails. Le souper de fondue de Noël est particulièrement touchant. Aurélie est un personnage qui me plait de plus en plus, si bien que je me suis procurée le deuxième tome. Marianne Verville, la jeune actrice qui l'interprète, se débrouille aussi très bien. Mais, la meilleure pour moi, c'est celle qui joue la petite Sybil ! Absolument adorable !! :)

jeudi 13 mai 2010

Je suis un écrivain japonais - Dany Laferrière

Quatrième de couverture :

Il vit à Montréal, il lit Mishima et Basho, il drague des japonaises, il passe sa journée au café, il projette d’écrire un roman ou de faire un film, mais plus particulièrement un roman ou un film à la manière des maîtres japonais.

C’est ce qu’il raconte à une journaliste japonaise en tournée dans la métropole québécoise, et c’est ainsi que le scandale éclate à Tokyo. Comment peut-on, quand on vit à Montréal, se prendre pour un écrivain et un cinéaste japonais? Jusqu’à son éditeur, qui l’appelle pour lui dire son mécontentement de ne pas avoir reçu ce roman qui l’a déjà rendu célèbre sur les rives du Pacifique.

Dany Laferrière est ici plus que jamais fidèle à lui-même. Fête de l’intelligence et des sens, Je suis un écrivain japonais est une célébration de la littérature et du plaisir, des femmes et des écrivains, dans l’ordre et dans le désordre.
Je n'avais jamais lu un roman de Laferrière mais j'avais envie de découvrir son oeuvre. N'ayant que Je suis un écrivain japonais de disponible à la bibliothèque, je n'ai pas eu à faire de choix, je l'ai mis dans mon sac !

Première constatation : le récit est dénudé. Il y a bien peu de descriptions pour savoir Où ? Quand ? Comment ? Ce côté très minimalisme ne m'a pas déplu, au contraire, j'aime cette écriture originale. L'auteur joue sans cesse avec les mots, et il le fait bien. Ensuite, j'ai aimé sa façon de naviguer entre l'imaginaire et la réalité mais j'ai eu l'impression de m'y perdre parfois. J'ai aussi eu un peu de mal à m'y retrouver avec les noms des jeunes japonaises et ses autres personnages dont on ne sait pas grand chose. Je devais fréquemment me référer aux pages précédentes. L'histoire de l'auteur sans véritable identité est intéressante mais je ne voyais pas toujours le lien entre les péripéties. C'est comme si un avait pris un casse-tête et qu'on avait mêlé toutes les pièces. Il me faudrait peut-être le relire pour avoir une vu d'ensemble du casse-tête et pour apprécier pleinement ce livre. Mais, je ne sais pas si j'ai vraiment le goût d'y retourner.

Je ne considère pas que c'est une rencontre ratée mais elle aurait pu être plus réussie. L'écriture est géniale, l'ambiance est bien et les réflexions pertinentes, mais je n'ai pas totalement embarqué. Dany Laferrière est un écrivain talentueux mais que je devrai lire une autre oeuvre pour m'en faire une meilleure idée. Plusieurs titres me tentent surtout L'énigme du retour qui a beaucoup de succès.